Catégorie : Communiqués

  • 75 ans de la victoire sur le fascisme

    75 ans de la victoire sur le fascisme

    Le 8 mai 1945, la Seconde Guerre mondiale prit fin en Europe. L’Armée rouge de l’Union soviétique socialiste vainquit le « Troisième Reich » fasciste et fut la force motrice pour la libération de millions de personnes dans les pays occupés, les camps de concentration et les prisons. Elle rendit possible la libération de peuples entiers et la construction de démocraties populaires en Europe de l’Est.

    Le 8 mai 1945, le fascisme hitlérien allemand capitula. Pendant six ans, la Seconde Guerre mondiale avait fait des ravages sur tous les continents et plus de 60 millions de victimes, entraînant dans son sillage, encore des années après sa fin, des souffrances et des morts incommensurables. Mais le résultat de cette lutte héroïque et de la victoire sur le fascisme fut que les peuples des pays sous domination capitaliste renforcèrent leur lutte de libération nationale contre l’impérialisme, et dans les pays de démocratie populaire les peuples intensifièrent la lutte pour la construction du socialisme. Ainsi, un tiers de l’humanité fut libéré de l’impérialisme et du capitalisme – des démocraties populaires et le socialisme furent construits   

    Les Alliés occidentaux capitalistes avaient longtemps hésité à entrer dans cette guerre contre Hitler pour des raisons anticommunistes, car ils voulaient parvenir autant que possible à ce que l’impérialisme allemand agressif combatte et fasse échouer la construction du socialisme en Union soviétique et chez ses alliés parmi les travailleurs et les larges masses dans le monde entier. Ils n’y étaient pas parvenus avec la guerre d’intervention de 1918 à 1920 en soutien à la Terreur blanche. Ils avaient de nouveau fait le calcul sans la classe ouvrière et les larges masses en Union soviétique. Celles-ci ont combattu et gagné ensemble avec la résistance héroïque des communistes et des partisans des pays européens contre Hitler avec la ferme conviction de l’édification du socialisme dans leur propre pays. 

    Le fascisme est l’ennemi mortel de la classe ouvrière et des peuples du monde, du socialisme et du communisme et de ses organisations. L’impérialisme et le colonialisme sont le ventre duquel le fascisme surgit constamment. Dans le sillage de la crise actuelle du Coronavirus, des gouvernements fascistes ou fascisants comme ceux de Hongrie, de Brésil, d’Israël, d’Inde et de Turquie tentent aussi d’organiser la transition vers le fascisme ou ont mis en place un système fasciste. Aussi dans d’autres pays impérialistes tels que les États-Unis, l’Allemagne, la France ou la Grande-Bretagne, le développement des gouvernements vers la droite se poursuit. Cette droitisation a également abouti dans certaines parties de la population, à l’acceptation d’idées fascistes. Au sommet de tout cela se trouve l’impérialisme américain.

    Dans différentes parties du monde, le fascisme a progressé sous le couvert de la crise du Coronavirus. 

    Les 8/9 mai, le 6 août (Hiroshima) et le 1er septembre (début de la Seconde Guerre mondiale), sont la journée internationale de lutte contre le fascisme et la guerre pour l’ICOR. 

    « Chaque nation peut célébrer cette journée à sa manière. Mais l’essence reste la même : à bas le fascisme ! À bas les guerres capitalistes ! » (extrait d’un appel du KSRD d‘Ukraine) 

    L’ICOR, en tant qu’organisation mondiale révolutionnaire, encourage la révolution socialiste et la construction du socialisme, la démocratie et la liberté dans le monde entier. Célébrer 75 ans de victoire sur le fascisme et en tirer les leçons aujourd’hui signifie de tout faire pour renforcer le mouvement révolutionnaire dans le monde, comme il est dit dans sa Résolution de fondation : « Les aspirations et la recherche d’une société libérée de l’exploitation et de l’oppression doivent devenir une force transformant la société, une force qui surmonte les maux fondamentaux du système impérialiste mondial. » (Documents, 6/10/2010)

    Poursuivons la construction du Front uni anti-impérialiste et antifasciste !

    En avant dans la construction de partis et organisation forts et révolutionnaires au niveau mondial !

    En avant dans la construction de l’ICOR !

    En avant vers la démocratie, la liberté et le socialisme !

    Signataires (en date du 07/5 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    6. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    7. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    18. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    25. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    28. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  • Message de l’ICOR aux organisations communistes de France.

    Message de l’ICOR aux organisations communistes de France.

    Ce document est un message envoyé par la coordinatrice principale de l’ICOR aux organisations communistes et anti-impérialistes présentes en France. Ce message a été distribué le plus largement possible aux organisations dont l’ICOR possède les adresses. Mais plus largement il s’adresse à tous ceux et toutes celles qui se retrouvent dans la volonté de participer à la lutte pour la construction d’une coordination internationale. Nous saluons cette initiative que nous jugeons pertinente dans la période actuelle, et nous appelons nous même à rejoindre l’ICOR et à rejoindre le Front Uni des organisations impulsé par l’ICOR et l’ILPS.

    Chers camarades,
    Chères camarades,

    En tant que coordinateur principal de l’ICOR, nous vous adressons ce courrier.

    Nous pensons que nous partageons plusieurs constats sur la situation actuelle. Elle est particulièrement grave et emplie d’incertitude. Nous pensons également que nous partageons tous et toutes la volonté de pouvoir poursuivre et intensifier les luttes. Nous vous adressons donc ce courrier, dans le but de proposer de coopérer ensemble.

    Nous voulons serrer les rangs, accroître la coopération entre les différentes forces, et permettre de faire face aux défis de la situation actuelle.

    Il existe des incertitudes immenses sur les issues politiques et sociales de la crise économique et sanitaire. Des incertitudes sur le bilan humain, des incertitudes sur le bilan économique, des incertitudes sur la situation géopolitique.

    Mais il existe également des certitudes. Deux d’entre elles peuvent être tenues pour acquises :

    • Les bourgeoisies vont essayer de tirer profit autant que possible de la situation. Les méthodes ne sont pas forcément tout à fait connues, mais les buts le sont : compenser les pertes et engranger de nouveaux profits. 
    • Les forces progressistes, révolutionnaires, et particulièrement le mouvement communiste auront un rôle de premier plan à conquérir et à jouer. 

    Dans cette situation, la manière dont le mouvement communiste réagira peut être décisif. Nous pouvons sortir renforcés de cette épreuve et en capacité de pouvoir mener de nouvelles batailles. Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible.

    Nous vous invitons, d’ailleurs, à devenir un participant de l’AIAFUF (Front uni international anti-impérialiste et antifasciste). Cette initiative a été lancée par les deux formations internationales les plus importantes et les plus actives à l’heure actuelle, l’ICOR et l’ILPS.  Avec ces deux formations internationales, environ 500 organisations du monde entier forment la fondation. Les participants du front uni peuvent être des formations internationales, des organisations individuelles ou des personnes. La construction résolue de ce front uni nous semble nécessaire de toute urgence dans un monde où la rivalité inter-impérialiste s’accroît, où le danger de guerre augmente et où les possibilités même de la vie sont détruites de plus en plus rapidement. Le front uni est plus large dans sa diversité politique que l’ICOR, c’est une forme d’organisation plutôt large : c’est un mouvement organisé, dans laquelle chaque organisation peut choisir de s’impliquer et chacun décide lui-même comment et sous quelle forme il participe aux activités. 

    Cependant, nous n’en faisons pas une condition pour coopérer. Nous respectons les stratégies et les positionnements des organisations politiques. Cependant, nous désirons pouvoir travailler localement, régionalement, au niveau des États et plus largement avec toutes les forces qui veulent coopérer. Cela dans le but notamment d’organiser une solidarité locale, de répondre politiquement aux projets de la bourgeoisie, mais aussi de préparer les mouvements de masses qui naîtront lors de la décrue. 

    Nous partageons certains constats simples et unitaires : 

    • Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. 
    • A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité. 
    • La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coût astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
    • Le système capitaliste n’est pas réformable, il n’est pas conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète.

    Nous pensons qu’il existe des tâches immédiates sur lesquelles il est possible de travailler.

    • Impulser & renforcer les réseaux d’entraide et de solidarité. 
    • Faire en sorte de pouvoir mutualiser nos forces pour les faire vivre, les faire grandir et les faire fusionner. Nous voulons rationaliser les efforts, non les disperser. 
    • Construire des réseaux de solidarité d’auto-organisation de la classe ouvrière et des masses populaires pour soutenir les personnes les plus touchées dans leur vie quotidienne. 
    • Lutte pour les revendications sociales et politiques de masse au sens de la résolution ICOR – Corona au niveau local, régional, national et international. 


    Nous pensons que ces éléments forment la base minimale de travail commun et de mise en œuvre de campagnes communes. Ils peuvent être discutés. Nous voudrions proposer un communiqué unitaire le plus largement partagé possible entre toutes les organisations politiques qui veulent lutter pour le socialisme et pour la révolution. Nous voulons, camarades, parler avec vous, vous connaître, coopérer, répondre à l’immense tâche qui s’ouvre devant nous ! 

    A lire :

    https://unitecommuniste.com/international/appel-de-licor-et-de-lilps-pour-la-construction-dun-front-mondial/
  • Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Communiqué et prise de parole du 1er mai.

    Nous ne pouvons pas nier que ce premier mai est spécial. Il est le premier mai d’une époque nouvelle. Une époque d’incertitude et d’inquiétude.

    Nous sommes à la charnière entre deux ères. Si la crise économique et les conflits étaient déjà là avant la pandémie, ils se sont accrus comme jamais, faisant tomber les bourses, accélérant l’effondrement de l’Union Européenne et de l’Euro, plongeant le monde dans le chaos.

    Ce premier mai confiné est un premier mai terrible pour tous, mais surtout pour les plus précaires et les plus vulnérables.

    Nous le dédions à toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui, en plus de l’exploitation quotidienne, se confrontent à la maladie et la mort.

    Les soignantes et les soignants, les travailleuses et les travailleurs de la distribution, du transport, du ramassage de déchets, le secteur de l’industrie, de l’agriculture, de l’énergie, de la recherche… Ceux et celles qui retrouvent, dans la crise, leur centralité, leur caractère essentiel, vital…et pourtant déconsidérés, sous-payés, endettés, exploités.

    Mais nous pensons aussi à ceux et celles qui ont perdu, dans cette crise, leurs sources de revenus, qui s’inquiètent de voir les dettes s’accumuler, sans qu’il ne semble y avoir une issue à court terme.

    Nous pensons aux femmes, qui subissent les violences conjugales et la charge des tâches domestiques. Nous pensons à ceux qui n’ont pas de chez eux. A ceux qui sont dans les prisons et dans les centres de rétention. Nous pensons à ceux qui, ailleurs, même dans des pays riches, n’ont pas de place dans les hôpitaux, où se soigner est un luxe, et se confiner une impossibilité.

    Une nouvelle ère naît. Elle est inquiétante.

    Les certitudes que nous pouvions avoir sur l’avenir, même proche, sont réduites au rang d’hypothèses. Aurais-je encore mon emploi ? Aurais-je encore un salaire ? Des aides ? Un avenir ? Un diplôme ?

    D’autres questions, sinistres, apparaissent aussi. « Que se passera t-il si je tombe malade ? Est-ce que mes parents, mes amis, mes proches risquent de mourir ? » Une angoisse étreint toute la société. Une angoisse qui ne trouve pas de remède simple.

    Les périodes d’incertitudes font aussi naître de faux-espoirs, portés par des vendeurs de remèdes miraculeux, par ces explications simplistes, rassurantes et fausses, basées sur des bouc-émissaires, sur des forces occultes tapies dans les ténèbres. Ceux qui les répandent servent souvent de bien sinistres maîtres, qui n’ont qu’une hâte : reprendre et accroître l’exploitation.

    D’autres attendent, tapis dans l’ombre, leur heure. Ils essaient d’instiller la haine entre tous ceux et toutes celles qui courbent l’échine sous le poids des mêmes chaînes. Ils appellent à la guerre raciste, cannibale, des exploités les uns contre les autres. Ces individus se disent du côté du peuple, mais ils ne désirent qu’une chose : devenir les nouveaux maîtres, ceux qui manieront le fouet.

    En ces temps de trouble, les charlatans et les faux-prophètes sont légion. Ils sapent toute unité, toute solidarité, tout espoir commun.

    A l’inverse, comme d’autres, nous pensons que ce sont justement ces valeurs qui nous unissent. Nous appelons tous et toutes à travailler en commun, dans un esprit de front uni, sans sectarisme, sans chauvinisme.

    Quelque soit la situation sanitaire, la période qui s’ouvre doit être celle de luttes renouvelées, d’une solidarité accrue et d’une plus grande fermeté. Il est évident que cette crise devra être payé. Il est tout aussi évident que ceux et celles qui sont en première ligne pour la payer sont les mêmes : ces travailleuses et travailleurs essentiels hier, demain à presser au maximum. De toutes les solutions envisagées pour régler le solde de cette pandémie, les seules qui sont retenues sont celles qui exonèrent les plus riches et font payer les plus précaires et les plus vulnérables.

    Allonger le temps de travail, réduire les salaires, prendre sur les maigres épargnes… mais surtout pas rétablir l’ISF ou taxer le capital !

    Les notions de démocratie et de liberté seront peut-être, demain, réduites à leur plus simple expression, tant la pression est forte. Si nous ne voulons pas que demain ressemble au siècle dernier, nous allons devoir nous mobiliser et nous battre avec la dernière énergie.

    Cette nouvelle ère peut être aussi une ère d’espoir et de victoire.

    Derrière cela il y a le fait que tous les gouvernements précédents, quelque soient les partis au pouvoir, ont contribué à cette crise sanitaire, sociale, et politique. Quelle que soient leurs bannières, ils se sont tous compromis dans la liquidation des hôpitaux, dans la fragilisation de notre système de santé et de solidarité. Ce n’est pas un hasard si celui-ci a du être arraché, sous le menace des armes, il y a 75 ans.

    Nous ne pouvons rien attendre d’une alternance, d’une nouvelle clique nommée pour appuyer la même politique, aux intérêts des mêmes personnes : cette poignée de milliardaires, parasitaires, vampires des richesses produites par d’autres, et par la nature.

    Nous ne pouvons pas non plus oublier que la pandémie est aussi une illustration de la menace immense qui sur l’humanité. La destruction des espaces naturels contribue à des contaminations par des zoonoses de plus en plus fréquentes. Plus grave encore, le déséquilibre toujours croissant entre les capacités de régénérations de la planète et les exigences de croissance absurde menacent la survie même de l’humanité.

    Il n’est pas possible de se contenter d’espérer qu’un « bon prince » ou qu’un « bon gouvernement », règle la question. Le poids des intérêts économiques est trop fort. Nous devons prendre les choses en main, construire un système réellement démocratique. Une démocratie populaire qui puisse remettre la réalité du pouvoir entre les mains de celles et ceux qui, avec la nature, produisent les richesses. Une démocratie qui puisse faire de l’économie un moyen de satisfaction des besoins, non plus une fuite en avant éperdue pour les rendements financiers, pour les banques, pour les rentiers et les rentières.

    Pour parvenir à cela, nous avons besoin d’être soudés, d’être nombreux et nombreuses, d’être organisés. Au niveau mondial, de plus en plus de groupes se lient, se rassemblent, pour avancer en commun vers de même but. Nous devons faire de même. Nous, l’UCL, avec d’autres, voulons tenir notre rôle.

    Vous qui voulez lutter, vous qui voulez défendre vos droits, vous qui voulez en gagner d’autres, rejoignez-nous !

    Ensemble, bâtissons et forgeons les moyens d’en finir avec la dictature des exploiteurs, des profiteurs, de celles et ceux qui nous écrasent !

    Prise de Parole :

    En ce premier mai, nous prenons la parole.

    Nous la prenons comme nous le pouvons dans une situation imposée par ces circonstances exceptionnelles.

    Le premier mai est, depuis 1886, un jour de lutte important pour l’ensemble des travailleurs et des travailleuses.

    Mais cette année, ce jour se déroule dans des circonstances exceptionnelles, dramatiques. Ce premier mai, confiné, doit cependant être célébré.

    Pour saluer celles et ceux qui font face au virus, dans les hôpitaux, dans les EHPAD, dans les laboratoires. Celles et ceux qui, subissant la liquidation des hôpitaux par les gouvernements successifs, risquent leur santé jour après jour.

    Pour saluer ceux qui produisent la nourriture, ceux qui produisent les biens manufacturés, ceux qui les transportent, ceux qui les vendent, et ceux qui font fonctionner le ramassage de déchets. Ce n’est pas un hasard si ces professions méprisées ont été reconnues essentielles. Elles le sont.

    Au delà de cela, comment ne pas penser aux enseignants et enseignantes, qui, eux aussi continuent leur activité.

    Beaucoup les nomment héros, même dans le camp de ceux qui ont tout fait pour réduire leurs salaires, leurs droits, leurs protection sociale. C’est là un cynisme innommable et un opportunisme ignoble.

    Dans cette période d’incertitude, nous avons tous et toutes eu des pensées sombres, des inquiétudes, des moments durs. En particulier les plus précaires, les femmes, les plus jeunes et les plus âgés. Le confinement n’est un jeu que pour une frange extrêmement faible et privilégiée de la société.

    Mais dans ces moments durs et sombres, nous avons aussi pu voir un espoir.

    L’entraide, la solidarité, la protection, le soutien…. Dans chaque ville, dans chaque quartier, dans de nombreux immeubles, des réseaux de solidarité, d’entraide, se sont formés. Beaucoup veillent les uns sur les autres, et cela est irremplaçable.

    Personne ne peut prédire précisément de quoi demain sera fait.

    Cela dépend des choix politiques d’un gouvernement qui a toujours travaillé pour les intérêts d’exploiteurs, de profiteurs, de rentiers. Il est clair, il est limpide que ceux-ci veulent renvoyer au travail au plus vite, pour ne pas perdre un centime de leurs fortunes ; pour ne pas être concurrencés ; pour espérer engranger des richesses supplémentaires malgré la catastrophe.

    Mais cela dépend aussi, surtout, de nous.

    Ce nous, ce sont les ouvriers et ouvrières, les employés et employées, les travailleurs et travailleuses de l’agriculture, des service, de la santé… Ce sont aussi ceux et celles qui sont privés d’emploi, les précaires, les saisonniers et les saisonnières. Ceux et celles qui risquent de tout perdre, sous les dettes, sous les impayés, sous la pression…

    Ensemble, cela représente une force immense. Une force capable de partir à l’assaut du ciel. Unis, organisés, nous pouvons faire face aux défis qui attendent l’humanité.

    La crise sanitaire, la crise économique, la crise écologique sont les grands défis de l’humanité entière. Partout dans le monde, ce premier mai, d’autres répercutent les mêmes discours, poursuivent les même buts. Ensemble, nous pouvons triompher, ensemble nous pouvons reléguer les horreurs de la pandémie, de la famine, de la crise, de la guerre, dans les oubliettes du passé.

    Ensemble, nous pouvons remettre entre les mains de ceux qui produisent les richesses les rênes du pouvoir. Décider en commun, démocratiquement, de notre avenir.

    Ce premier mai 2020 peut être le premier jalon, le point de départ, d’une ère d’espoir. Construisons la !

  • Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    A l’initiative de nos camarades de l’Uruguay, cette déclaration a été rédigée par l’ICOR pour le premier mai. Nous publierons nous-même notre propre position nous même pour le 1er mai proprement dit. Nous saluons le travail réalisé par l’ICOR et l’ILPS pour essayer de faire vivre cette date essentielle malgré le contexte extrêmement complexe. Nous appelons tous ceux et toutes celles qui le désirent à se mettre en relation avec le Front Uni animé par les deux coordinations internationales.

    En ce 1er mai, la classe ouvrière internationale et ses alliés doivent mener la lutte pour surmonter la double crise du système impérialiste-capitaliste – la pandémie du coronavirus et la grave crise économique et financière. De nouvelles maladies frappent gravement et de plus en plus souvent la population mondiale. Le système impérialiste a créé un monde dans lequel le climat et l’environnement changent d’une manière qui constitue une réelle menace pour la vie humaine.

    La voracité du système capitaliste, avec le capital financier et les monopoles au sommet, les politiques des gouvernements bourgeois ont conduit, entre autres par le biais des privatisations, à une orientation accrue des systèmes de santé sur le profit, et ont sapé en particulier le système de santé publique. C’est pourquoi ils sont souvent au bord de l’effondrement face à la pandémie actuelle.

    Cette crise économique et financière, qui touche déjà les principales puissances impérialistes, a entraîné une forte baisse de la production en Chine ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans la plupart des pays opprimés. Historiquement, cette crise économique et financière mondiale aura une profondeur, une durée et des conséquences imprévisibles.

    Nous rejetons le fait que les dirigeants tentent d’utiliser la pandémie du coronavirus pour couvrir l’évolution de cette crise économique et se décharger de son poids sur le dos des larges masses !

    Ces gouvernements fournissent des milliards de dollars aux banques et aux entreprises, argent qui n’est pas utilisé comme il se doit pour améliorer immédiatement les systèmes de santé, la protection de l’environnement et la sécurité sociale urgente des grandes masses.

     Dans de nombreux cas, les dirigeants tentent de maintenir la production industrielle à tout prix et dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, voire d’accroître l’exploitation même dans ces circonstances.

    Le l’ICOR salue, encourage et soutient les grèves comme en Italie, en Espagne, aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays, les mobilisations et d’autres formes de protestation des travailleurs et des secteurs populaires !

    Dans les pays opprimés, il y a un pourcentage particulièrement élevé de chômeurs, et des milliers de travailleurs qui vivent d’un travail occasionnel, de la vente dans la rue, du travail indépendant et des petits commerçants, qui restent sans moyens dans cette situation, même pour se nourrir. Dans le cas des aides d’État celles-ci sont généralement totalement insuffisantes.

    C’est pourquoi, dans plusieurs pays, comme en Argentine ou en Uruguay, il y a un grand développement de cuisines populaires dans les quartiers prolétariens, expression de la solidarité, premier grand pas et germe de l’organisation autonome des masses dans la perspective d’affronter les effets de la crise actuelle de manière combative. Il existe également des réseaux de solidarité en Colombie, en Haïti, en Équateur, au Pérou, au Chili, aux Philippines et dans de nombreux autres pays. Dans les pays impérialistes aussi, une immense solidarité et une volonté de s’entraider se sont développées parmi les masses.

    Les classes dirigeantes de nombreux pays profitent de la crise sanitaire et de la nécessité de contraintes sociales pour restreindre les droits et libertés démocratiques en interdisant les manifestations et les protestations, ce qui va souvent jusqu’au couvre-feu, en mobilisant non seulement la police mais aussi les forces armées. Ces mesures sont très dangereuses et sont dirigées contre la lutte des travailleurs et des larges masses ! Ces mesures sont utilisées par les dirigeants pour faire avancer la fascisation à l’intérieur.

    Cette réalité aggrave également la situation des femmes qui, outre les effets de la crise, assument davantage de tâches domestiques et de responsabilités dans les soins aux enfants et aux personnes âgées, et qui sont elles-mêmes victimes d’un plus grand nombre de cas de violence domestique patriarcale.

    Les tensions internationales se sont accrues en raison des menaces de guerre, du chantage et des sanctions des États-Unis contre des pays comme l’Iran, Cuba, la Chine, le Venezuela ou le Nicaragua.

    Cette double crise sanitaire et économique va tôt ou tard ouvrir la voie au développement de crises politiques, déjà très prononcées dans de nombreux pays. Cela peut déboucher sur une fermentation révolutionnaire.

    Mais seulement la lutte du prolétariat international et de ses alliés peut surmonter ce système de manière révolutionnaire ! Pour cela, nous avons besoin de fortes organisations révolutionnaires et une ICOR forte ! Un système qui a pour but le profit maximum des monopoles et non l’humanité, ses besoins et le respect de la nature appelle à relancer la lutte pour le socialisme ! Le principe directeur du socialisme est de surmonter l’exploitation de l’humanité et de la nature et de développer les forces productives dans l’unité de l’économie et de la santé. Seul le pouvoir de la classe ouvrière garantira ces lignes directrices !

    Ce 1er mai, l’ICOR, qui promeut la coordination et la coopération internationales des partis et organisations révolutionnaires dans une perspective révolutionnaire et socialiste, appelle à développer la solidarité, l’organisation et la lutte avec la plus grande énergie et propose la construction d’un Front anti-impérialiste et antifasciste mondial et un programme actualisé pour celui-ci :

    • Une véritable suspension des paiements de la dette nationale imposée aux  pays opprimés !
    • Création de nouveaux emplois à grande échelle dans le secteur de la santé et augmentation des salaires dans ce secteur !
    •   Luttons pour un changement du système de santé qui place les humains au centre.
    • Renforcement immédiat des mesures de protection pour tous les travailleurs du secteur de la santé et des autres secteurs qui continuent à travailler. Luttons contre l’égoïsme national et la concurrence dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Un débat scientifique compréhensible par les masses !
    • Non à la tentative réactionnaire de déplacer le poids de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Non aux restrictions des libertés et des droits démocratiques !
    • Arrêt immédiat de toute production actuellement non essentielle dans la société ! Dispense des travailleur.se.s et des employé.e.s de ces industries, avec compensation intégrale du salaire !
    • La production, dont l’entretien est actuellement indispensable, doit être réalisée avec les plus grandes garanties sanitaires possibles, avec la désinfection des machines et des outils et en respectant une distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide d’urgence de l’État et soins d’urgence pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant besoin d’aide. Aide d’urgence pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire ! Mesures de grande envergure pour des soins de santé gratuits, avec de la nourriture et des médicaments pour tous au détriment des profits du gros capital !
    • Renforcez votre activité organisée d’entraide et de solidarité, dans la lutte contre le transfert du fardeau de la crise sur les masses populaires !

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

    Pour la fin de toutes les guerres impérialistes d’agression et des blocus contre les peuples opprimés du monde !
    Pour un 1er Mai Internationaliste et la lutte pour une perspective Révolutionnaire et Socialiste!

    Vive le renforcement de l’union mondiale dans l’ICOR !
    Vive le Front anti-impérialiste et antifasciste mondial !
    Vivent la santé, la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (état actuel 27/4/2020, d’autres signataires sont les bienvenus):

    1. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo
    6. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    7. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    8. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    12. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    17. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    21. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    24. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    27. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    34. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  • Message sur le plan de création de l’ILPS-Europe

    Message sur le plan de création de l’ILPS-Europe

    En tant que communistes et plus particulièrement en tant qu’organisation membre du Front Uni International, impulsé par l’International League of People Stuggle (ILPS) et l’International Coordination Of Revolutionnaries Parties and Organisations (ICOR), nous saluons le plan de création de l’ILPS-Europe. Nous leur souhaitons un développement rapide et de grands succès. Leur développement consolide celui de l’ensemble du mouvement communiste international.

    E.V.

    Jose Maria Sison, Président émérite de la Ligue internationale de lutte des peuples

    4 avril 2020

    Chers collègues,

    La Ligue internationale de lutte des peuples est un front uni d’organisations de masse pour la lutte anti-impérialiste et démocratique à différents niveaux. Depuis sa fondation en 2001, elle a une portée internationale. Mais pour atteindre la profondeur, elle doit construire ses forces composites aux niveaux régional, national et local.

    Elle peut gagner du souffle à chaque niveau en ayant davantage d’organisations de masse comme composantes de chaque préoccupation.

    Pr. Jose Maria Sison

    Elle peut également gagner en ampleur en pouvant s’allier à d’autres formations de front unique à tous les niveaux. On peut appeler cela l’élargissement de l’alliance pour rassembler la plus grande force possible afin d’isoler et de submerger l’adversaire.

    Pour construire l’ILPS à n’importe quel niveau, vous devez connaître la situation dans son champ d’application géographique et vous devez rassembler les organisations de masse que vous pouvez à un moment donné. Vous devez réunir les délégations de ces organisations afin d’échanger des points de vue et des expériences, de convenir d’un programme d’action et d’élire l’organe qui dirigera le travail et la lutte qui découlera de l’assemblée.

    Je suis heureux que dans votre projet de création de l’ILPS-Europe vous appréciez sa place dans la structure de l’ensemble de l’ILPS et que vous ayez fait des préparatifs pour la mise en place de cette formation régionale en connaissant la situation en Europe, en réunissant des délégations de différents pays, en formulant un programme d’action et en élisant votre organe directeur régional.

    Sur la formation de l’ILPS-Europe

    En formant l’ILPS-Europe, vous prenez en compte et tirez profit de la charte et du programme de l’ensemble de l’ILPS et vous vous concentrez sur les conditions, les préoccupations et les demandes des peuples de la région et des pays qui la composent afin de poursuivre et de faire progresser la lutte anti-impérialiste et démocratique pour le socialisme et la solidarité dans l’intérêt des peuples d’Europe.

    Vous devez construire l’ILPS-Europe comme un front uni de formations de masse définies en son sein aux niveaux régional et national. Vous pouvez attirer dans le giron de l’ILPS plus d’organisations anti-impérialistes et démocratiques intéressées par l’une des préoccupations de l’ILPS. En même temps, vous pouvez avoir une alliance et une coopération consensuelle, consultative et pratique avec d’autres organisations qui sont indépendantes de l’ILPS mais qui ont un intérêt commun avec l’ILPS.

    En raison de l’aggravation de la crise du système capitaliste dans le monde et en Europe, il existe des formations de masse anciennes et nouvelles qui mènent des luttes anti-impérialistes et démocratiques sur un large éventail de questions de nature économique, sociale, politique, culturelle et environnementale et qui touchent la classe ouvrière en général, les migrants et les réfugiés, les femmes, les jeunes, l’intelligentsia et d’autres secteurs de la société.

    Le capitalisme monopoliste a aggravé l’exploitation du prolétariat et du reste de la population, en particulier sous la politique du néolibéralisme. Il leur a infligé le chômage, la précarité de l’emploi, des salaires réels plus bas, un coût de la vie plus élevé, l’érosion des services sociaux, des mesures d’austérité, la discrimination sexuelle, la diminution des opportunités pour les jeunes, la dégradation de l’environnement et une augmentation de la fiscalité sur les personnes (mais pas sur les sociétés commerciales) sous divers prétextes.

    Dans le même temps, le capitalisme monopoliste a aggravé l’oppression du peuple. Des lois, des politiques et des pratiques anciennes et nouvelles sont utilisées pour restreindre les droits démocratiques et les libertés fondamentales. Les moyens d’information et d’éducation dominants répandent des préjugés chauvins, racistes et fascistes. Pire encore, des mouvements fascistes sont apparus et collaborent avec les forces coercitives de l’État contre le peuple et les forces démocratiques.

    Vous construisez l’ILPS-Europe à un moment où le prolétariat et les peuples de la région s’élèvent, comme dans d’autres régions du monde, contre l’escalade de l’exploitation et de l’oppression en raison de la politique néolibérale de cupidité débridée, du terrorisme d’État, de la montée du fascisme et des guerres d’agression sans fin déclenchées par l’impérialisme américain. Votre lutte en Europe est nécessairement liée aux luttes des peuples à l’échelle mondiale.

    En harmonie avec le Front uni international

    Tout en construisant l’ILPS-Europe, vous devez également être en harmonie avec l’engagement international et la politique de l’ILPS en front uni avec d’autres formations internationales et organisations individuelles. En ce moment, l’ILPS initie conjointement avec la Coordination internationale pour la révolution (ICOR) la formation du Front uni international anti-impérialiste et antifasciste (AIAIUF), qui vise à inclure d’autres formations internationales.

    Dans ce type de front uni international de plus en plus large, l’ILPS espère amplifier les forces communes et individuelles des participants, s’entendre par consensus sur des tâches et des actions communes et maintenir des relations consultatives et consensuelles entre des participants égaux et se respectant mutuellement.

    Les participants ont le droit à l’indépendance et à l’initiative et ne sont pas liés par le centralisme démocratique. Ils s’accordent à conserver et à accroître leurs forces et leurs capacités respectives, à faire des déclarations communes ou similaires, à entreprendre des actions et des campagnes communes sur certaines questions à certaines dates ou périodes convenues.

    Nous pouvons nous attendre à ce que les protestations de masse mondiales qui ont éclaté de façon spectaculaire depuis l’année dernière continuent de s’étendre et de s’intensifier et prennent des formes plus élevées de lutte non seulement pour un changement de régime mais aussi pour un changement de système. Elles signalent la transition vers des luttes anti-impérialistes plus importantes et la résurgence de la révolution prolétarienne-socialiste mondiale.

    La montée des luttes anti-impérialistes et démocratiques est la conséquence de l’aggravation rapide de la crise du système capitaliste mondial. La crise de surproduction a été aggravée et accélérée par l’adoption de technologies plus avancées, la diminution délibérée des revenus réels et nominaux des travailleurs, l’accumulation rapide du capital dans les mains de la bourgeoisie monopoliste et l’émergence de nouvelles puissances impérialistes en plus des puissances traditionnelles.

    Intensification des contradictions inter-impérialistes

    Toutes les puissances impérialistes, traditionnelles et nouvelles, semblaient bien s’entendre sous les auspices de la mondialisation néolibérale tant qu’elles pouvaient exploiter les travailleurs de tous les pays et transférer le fardeau de la crise aux pays sous-développés et moins développés. Mais la crise de surproduction s’est aggravée trop vite pour perturber l’équilibre des forces entre les puissances impérialistes, au point que la concurrence économique et la rivalité politique sont devenues de plus en plus prononcées.

    Le changement le plus spectaculaire a été le déclin stratégique des États-Unis, qui sont passés du statut de superpuissance unique de 1991 à 2008 à celui de simple puissance dans un monde multipolaire. La Chine a développé son économie à un point tel que les États-Unis la considèrent comme son principal concurrent économique et son principal rival politique. L’Union européenne elle-même est ébranlée par la sortie de la Grande-Bretagne et est mise à rude épreuve par la récession prolongée depuis la crise financière de 2008.

    Le prolétariat et les peuples d’Europe de l’Est et de Russie sont scandalisés par la dégradation des conditions de passage d’un régime révisionniste à un capitalisme débridé. Ils s’indignent de la montée du chômage, de la perte drastique des services sociaux et des mesures répressives. Ils ont un fort désir de changement de système du capitalisme au socialisme.

    Les puissances impérialistes d’Europe occidentale sont encore principalement alignées sur les États-Unis et le Japon au sein du FMI, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du G-7, du G-20 et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mais certains pays ont des besoins particuliers qui les obligent à avoir des relations amicales avec la Russie et la Chine. L’alliance des États-Unis et des puissances d’Europe occidentale est mise à l’épreuve et mise à rude épreuve par les fréquentes demandes de sanctions et d’actions d’agression des États-Unis contre leurs ennemis.

    A l’exception de l’Asie du Sud-Est où la Chine revendique 90 % de la mer de Chine méridionale et est agressive, les Etats-Unis restent le premier fauteur de troubles du monde capitaliste. Mais ils ont décliné précisément à cause de l’excès de zèle impérial, en dépensant trop dans les bases militaires à l’étranger et les guerres d’agression sans fin, et en ayant fait des concessions économiques, commerciales et technologiques majeures à la Chine jusqu’en 2018.

    Alors que les contradictions inter-impérialistes s’aggravent, nous pouvons nous attendre à ce que les puissances impérialistes fassent davantage d’efforts pour transférer le fardeau de la crise aux États clients ainsi qu’à leur propre classe ouvrière et à la classe moyenne. Nous devons être très attentifs à la manière dont la bourgeoisie monopoliste exploite la classe ouvrière et dont elle génère le chauvinisme, le racisme et le fascisme afin d’obscurcir les racines de la crise et de prévenir la montée des forces révolutionnaires.

    La crise du système capitaliste mondial qui s’est développée depuis le krach financier de 2008 n’a pas été résolue par la bourgeoisie monopoliste et a conduit à une crise plus profonde et plus grave en cette année 2020. La ligne néolibérale de la mondialisation impérialiste s’est effilochée après plus de 40 ans de domination.

    Alors qu’elle fonctionne et alarme la plupart des pays, la pandémie de Covid-19 est utilisée par les gouvernements bourgeois pour renforcer le contrôle social et appliquer des mesures répressives. Mais elle sert également à exposer et à souligner le caractère antisocial du capitalisme monopoliste et les déprédations flagrantes que la politique néolibérale a engendrées. Les larges masses populaires sont donc incitées à se rebeller.

    Elles sont scandalisées par le fait que la bourgeoisie monopoliste utilise depuis longtemps le mode néolibéral d’exploitation effrénée et se sert de la pandémie comme excuse pour prendre des mesures de sauvetage financier et bénéficier de prétendus plans de relance. Ils sont révoltés de voir qu’ils sont soumis à des conditions de vie pires, à savoir des revenus faibles, le chômage, l’absence de domicile fixe, l’érosion des prestations sociales et la privation de soins de santé et d’autres services sociaux.

    Construire le mouvement de masse à travers le Front uni

    Nous pouvons nous attendre à ce que, dans les mois et les années à venir, la lutte de classe entre la bourgeoisie monopoliste et le prolétariat s’intensifie et à ce que la lutte entre les mouvements fascistes et antifascistes s’intensifie en Europe ainsi que dans d’autres régions du monde. Il est urgent de construire le mouvement de masse par le biais du front uni des forces révolutionnaires dans les luttes anti-impérialistes et démocratiques pour la libération nationale, la démocratie et le socialisme.

    En Europe, nous devons être capables d’éveiller, d’organiser et de mobiliser le prolétariat (y compris les travailleurs migrants) et la classe moyenne, qui se réduit et vit dans la précarité. La politique économique néolibérale a fait ressortir le pire caractère antisocial, antiprolétarien et antipopulaire du capitalisme monopoliste.

    Quel que soit le taux de croissance du PIB, il signifie l’augmentation implacable de la dette publique insoutenable au profit de la bourgeoisie monopoliste, la maximisation du profit privé en comprimant les revenus de la classe ouvrière, la montée du chômage, les mesures d’austérité, l’érosion des prestations sociales et la diminution des services sociaux.

    En Europe occidentale, le prolétariat et les populations de tous les pays souffrent de l’aggravation des conditions de la crise économique et financière, celles de certains pays étant plus touchées que celles d’autres pays. En Europe de l’Est et en Russie, le prolétariat et la population sont dégoûtés par la nouvelle détérioration de leurs conditions, de la période de régime révisionniste à la période actuelle de capitalisme débridé.

    Alors que la crise du capitalisme s’aggrave, chaque clique dirigeante de la bourgeoisie monopoliste utilise les appareils coercitifs de l’État pour réprimer la montée du mouvement de masse révolutionnaire et génère les courants de chauvinisme, de racisme et de fascisme. Le prolétariat et le peuple sont ainsi mis au défi de riposter avec le mouvement anti-impérialiste et démocratique pour le socialisme.

    De nombreuses questions se posent et appellent à l’action de la part des larges masses populaires. Mais la tâche principale est de construire le mouvement de masse par le front uni des forces révolutionnaires et de faire avancer la lutte de classe contre la bourgeoisie monopoliste et de viser le socialisme. Les forces révolutionnaires en Europe doivent faire avancer les luttes anti-impérialistes et démocratiques de concert avec les peuples des autres régions et du monde entier.

    Merci.

  • Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France.

    Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France.

    Nous avons rédigé cet appel avec nos camarades de l’UPML, faisant suite à deux lettres ouvertes proposant un travail conjoint des communistes. Nous considérons que la situation actuelle ne nous autorise pas à rester dispersés et désunis. Nous avons, en tant que militants et militantes communistes, une « obligation de moyens » dans le fait de lutter et de chercher, constamment, les moyens de pouvoir progresser et avancer. Nous relançons donc cet appel, et nous invitons celles et ceux qui se retrouvent dans son analyse et ses mots d’ordres à prendre contact avec nous. Ripostons ensemble, construisons ensemble, gagnons ensemble.

    21 Avril 2020.

    La crise mondiale liée à la pandémie représente la situation la plus grave qu’a connu la planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle secoue de fond en comble le monde. Avec plus de la moitié de la population en confinement, elle fournit également l’expérience la plus universelle de l’histoire de l’humanité.

    Toujours est-il que cette situation chaotique peut déboucher soit sur une aggravation générale et durable de la situation sur la planète entière, soit sur des perspectives nouvelles de lutte et de victoire pour le mouvement ouvrier, le mouvement des opprimés et opprimées, le mouvement communiste. Nous considérons que cela dépendra de notre action et de notre capacité à travailler ensemble.

    Les bourgeoisies préparent leur sortie de confinement. Elles développent des plans pour passer à l’offensive sur les droits sociaux, profiter de la période de trouble pour justifier un durcissement des institutions et de la répression.

    La crise sanitaire a de nouveau démasqué les gouvernements et leur vraie nature : des agents serviles des intérêts capitalistes, prêts à sacrifier la santé et la vie des travailleuses et des travailleurs. Elle rétablit également la vérité sur le caractère essentiel du travail des ouvrières et des ouvriers, des agricultrices et des agriculteurs…etc. Par opposition, elle rappelle le caractère parasitaire de la grande bourgeoisie, laquelle ne vit que comme un vampire sur le dos de celles et ceux qui, avec la nature, produisent toutes les richesses. Il existe parmi les masses populaires un immense désir de justice sociale, tout comme une immense combativité potentielle. Cependant, l’efficacité de la propagande réactionnaire peut également faire basculer l’issue de la crise en faveur du chauvinisme, du fascisme, de la collaboration de classe.

    Nous avons un travail massif immense à réaliser, quelles que soient nos stratégies.

    Le mouvement communiste international peut sortir renforcé de cette épreuve. Le fait de parvenir à réaliser cette tâche immense dépend en partie de la capacité des organisations politiques qui composent ce mouvement de coopérer et de surmonter les écueils pour travailler ensemble.

    Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible. Que des fronts unis puissent naître et se renforcer, pour contrer les plans de la bourgeoisie et des impérialistes, mais également pour faire naître ou pour renforcer les forces qui rendront la victoire possible.

    Un travail défensif est nécessaire, pour protéger les droits sociaux, économiques et politiques des masses populaires, pour s’opposer à la guerre, au fascisme… dans le cadre de fronts unis les plus larges possibles. Mais également un travail offensif, pour conquérir de nouveaux droits sociaux, économiques et politiques, pour rassembler et organiser largement les masses vers la lutte politique. Une lutte politique pour une nouvelle société, à laquelle toujours plus de travailleuses et de travailleurs aspirent. Cette société ne peut être que le véritable socialisme.

    Nous mêmes, membres de l’UCL et de l’UPML, soucieux de collaborer systématiquement, travaillons au sein de la Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR). Cette coordination fait partie du Front Uni International construit avec la Ligue internationale de luttes des peuples (ILPS). Nous avons fait ce choix car nous considérons qu’on ne pouvait se contenter de notre activité isolée. Nous respectons les choix stratégiques de toute organisation et le fait qu’elles puissent ne pas souhaiter adhérer à la coordination dans laquelle nous sommes. Ce n’est pas le but de notre courrier mais celui de nous rapprocher pour agir ensemble.

    Travaillons ensemble, discutons, rencontrons-nous dans la mesure du possible. On pourrait s’imaginer des campagnes de solidarité commune – au niveau local, régional, national, continental, pour construire une défense et une riposte la plus large possible. Mais faisons un premier pas par cet appel commun !

    Nous pensons que les positions à défendre en commun peuvent se résumer simplement autour de constats :

    • Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité.
    • L’échec du libéralisme : Même les États les plus ouvertement libéraux ont pris des mesures pour protéger les intérêts de leurs bourgeoisies. C’est une démonstration de plus de la collusion entre États et exploiteurs & exploiteuses.
    • La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coûts astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
    • Le système capitaliste n’est ni réformable ni amendable. Il doit être détruit et remplacé par un système économique, planifié, conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète. Place à la société du futur – le socialisme révolutionnaire !

    Notre propagande prend vie en lien avec les luttes des masses :

    • Pour un système de santé répondant aux besoins réels et prévisionnels.
    • Aucune législation spéciale du travail et aucun recul du droit du travail durant la crise et après celle-ci.
    • Non à une reprise économique et scolaire sans protection
    • Apporter de l’aide aux plus démunis, protéger et organiser les personnes les plus vulnérables dans un esprit internationaliste.
    • Condamnation et sanctions pour les responsables des victimes, dues à la gestion bourgeoise de la crise sanitaire.
    • Contre la droitisation des politiques, contre la militarisation des appareils d’États et la fascisation. Pour la défense et l ‘élargissement de nos droits et libertés démocratiques. Lutter contre l’action des forces réactionnaires, qui utilisent régulièrement les crises pour faire du prosélytisme ou instiller des idées racistes / réactionnaires.
    • Halte à toutes les guerres de rapine et à toutes les opérations de repartage du monde entre puissances impérialistes.

    Au delà de ces tâches immédiates, et en lien étroit avec elles, préparons les luttes à venir dans une période qui va ébranler les bases économiques et surtout politiques d’un système dépassé. On verra des révoltes, des insurrections et des effervescences révolutionnaires naître. La crise engendrera d’énormes souffrances pour les masses, mais aussi des potentialités pour renverser le capitalisme. La bourgeoisie s’y prépare – et nous !? Ces mouvements forts auront-ils une perspective et une direction unifiée ?

    • Parlons-nous entre organisations et mettons ensemble ce que nous avons en commun, sans esquiver le débat sur nos divergences. L’heure est à la coopération, à l’unité d’action !
    • La voix de la révolution socialiste doit se faire entendre. Développons des méthodes et des moyens pour une propagande, pour un débat large sur l’alternative socialiste au niveau de la société. Combattons l’anticommunisme à l’œuvre comme « dernière arme » de la bourgeoise pour défendre son système pourri.
    • Apprenons les uns des autres et soutenons mutuellement nos efforts pour construire une alternative révolutionnaire.

    Camarades, travaillons ensemble, agissons ensemble. Le temps du confinement, qui concerne plus de la moitié de la population mondiale, est un temps que nous devons mettre à profit pour préparer l’après-pandémie.

    Faisons avancer la lutte du prolétariat, faisons de cette crise sanitaire le point de départ d’une grande victoire politique, d’un nouveau jalon vers le socialisme !

    UPML et UCL, membres de l’ICOR

    ANNEXE : Nos constatations sur la situation actuelle.

    • Cette pandémie est coûteuse en termes de vies humaines. Si les critiques occidentales se portent principalement vers la Chine, en l’accusant de minimiser sa surmortalité, il ne fait aucun doute que chaque État tend à pratiquer une politique similaire. Cette surmortalité est un critère qui dévoile publiquement l’insuffisance des moyens sanitaires, y compris dans des pays considérés comme développés ou dans des puissances impérialistes.
      • La première vague, qui a déferlé sur l’Asie-Pacifique, semble stoppée pour le moment. Cependant, rien ne permet de s’assurer qu’elle ne réapparaisse pas.
      • La seconde vague touche l’Europe et les USA. Elle a stoppé l’activité économique de la plupart des États du « vieux continent ». Les USA deviennent le nouveau centre de celle-ci. La politique de Trump semble être celle d’un « darwinisme immunologique », laissant vivre ceux qui survivent, et mourir ceux qui n’ont pas de mutuelle.
      • Une troisième vague, sur les pays les plus pauvres et les plus dominés, pourrait naître. Ce serait elle qui serait la plus dévastatrice tant les infrastructures sont défaillantes.
    • Cette pandémie était envisagée et considérée comme une certitude. De nombreux acteurs ont dénoncé l’impréparation des systèmes de santé face à son irruption. Cependant, pour des raisons d’austérité et de rentabilité, l’ensemble des pays impérialistes ont eu tendance à réduire leur possibilité de soigner massivement la population, et ont remis sans cesse à plus tard toute politique de santé publique sur cette question et toute politique de coordination sérieuse.

    • Cependant, ce n’est pas tant la hausse de la mortalité qui pose problème, pour la bourgeoisie, que le coup d’arrêt porté à l’économie mondiale. La bourgeoisie peut sans problème accepter des génocides ou des massacres. Mais elle n’accepte pas le moindre ralentissement de ses rendements. Or, la pandémie a accéléré le développement de la crise économique. Elle préexistait à celle-ci, mais la maladie a eu un effet catalyseur. En désorganisant les chaînes de production, cette situation met en péril les pays dépendant des importations pour leurs denrées alimentaires. Ce sont souvent des pays de monoculture, comme les États dominés d’Afrique ou d’Asie. Ces États produisent pour l’export, et ne sont absolument pas auto-suffisants. Une famine mondiale peut se profiler.
    • Dans l’ensemble des pays touchés, le coût économique de cette crise risque de créer des vagues de chômage immenses. De plus, les différentes bourgeoisie en profitent pour s’attaquer aux droits sociaux, y compris les plus élémentaires. Non seulement elles comptent faire payer la crise aux masses populaires, mais elles escomptent même en tirer profit. Elles ont invoqué une économie de guerre pour justifier que les pertes soient socialisées, tandis que les profits tombent toujours dans la poche des mêmes bandits.
    • La politique de confinement, qui concerne plus de la moitié de l’humanité, accentue les inégalités de classe et les inégalités entre hommes et femmes. Les prolétaires et les femmes en subissent les conséquences les plus néfastes. Désignés « travailleuses et travailleurs essentiels », les prolétaires sont constamment exposés, sans protection, aux risques de contamination. Les femmes subissent de manière accrue la pression des tâches domestiques ainsi que les risques de violence et de viols.

    • Le durcissement de la situation économique se traduit mécaniquement par un durcissement de la situation politique interne aux pays. Déjà dans certains États comme la Hongrie, le spectre du fascisme se fait menaçant.
    • La situation est propice également au développement d’idées chauvines, bellicistes ou réactionnaires. Dans certains États, le racisme décomplexé a frappé. Les étrangers et les étrangères sont accusés de propager le virus. Un climat pogromiste s’installe. Les théories conspirationnistes et les rumeurs les plus folles circulent. Les peurs peuvent être employées comme une épée par les réactionnaires, pour frapper dans l’intérêt des bourgeois et des bourgeoises.

    • L’affaiblissement de certaines puissances entraîne de fait un risque accru de guerre. Nul ne sait, à l’heure actuelle, dans quelle situation seront les États d’occident à la sortie de cette crise. Les choix qui sont faits à l’heure actuelle peuvent les avoir durablement affaiblis. Il ne fait aucun doute que d’autres États en profiteront logiquement. Peut-être pour certaines nations, cela sonne l’heure de la liberté, mais pour d’autres, cela se résumera à un changement de maître. Il y aura certainement des luttes de libération qu’il faudra soutenir, mais également des affrontements inter-impérialistes qu’il nous faut dénoncer et combattre.

  • Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

    Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

    Résolution de l’ICOR

    L’impérialisme américain a épuisé toutes les formes d’agression – jusque’á preśent, à l’exception d’une invasion directe –  contre le peuple vénézuélien pour renverser le gouvernement légitimement élu et présidé par Nicolás Maduro.

    L’impérialisme ne permet pas à une nation d’agir selon ses décisions, avec sa souveraineté et de se débarrasser de la tutelle dont elle fait l’objet depuis près de 200 ans.

    Les impérialistes ont attaqué la monnaie, contrôlé les mécanismes du commerce intérieur, généré des pénuries, bloqué l’argent que la nation possède dans les banques du monde entier, ainsi que l’entrée de produits essentiels tels que la nourriture et les médicaments. Toutes ces mesures visent à provoquer une explosion de la population contre le gouvernement en raison d’un mécontentement croissant.

    Dans le même temps, l’impérialisme a réalisé des coups d’État, promu des gouvernements parallèles, organisé des actions terroristes, attaqué la production d’électricité et les services de transport public volé des entreprises publiques nationales à l’étranger et contrôlé leurs ressources.

    Toutes ces actions ont finalement été vaines bien qu’elles aient laissé de terribles conséquences sur les infrastructures nationales. Le peuple vénézuélien a maintenu une forte résistance, attaché à un processus de libération nationale qui a commencé il y a plus de 20 ans.

    Ainsi, au milieu d’une crise qui n’est pas seulement due à des menaces et des actions extérieures, mais aussi à des erreurs de leadership du gouvernement lui-même, où le système de santé a été considérablement affecté, et où malgré le fait que les salaires réels et donc la qualité de vie se sont détériorés, les gens ont été prêts à défendre leurs conquêtes.

    Récemment, une nouvelle agression est venue s’ajouter à cette liste déjà longue, du fait que le procureur général des États-Unis a offert une récompense pour le président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela et pour d’importants responsables du pays, tels que le président de l’Assemblée nationale constituante, le ministre de la défense et le président de la plus haute cour de justice.

    Cette mesure fait partie d’une nouvelle tactique, déjà appliquée en République du Panama, qui consiste à accuser le président d’un crime de droit commun tel que le trafic de drogue, puis à agresser le pays avec des unités de commando et le kidnapper.

    Ce plan a été découvert par le gouvernement vénézuélien. Des unités paramilitaires s’entraînaient en Colombie et acquéraient des armes, en attendant le moment où le gouvernement américain offrirait la récompense, afin que l’action de kidnapping puisse avoir lieu et qu’à partir de là, on chercherait à démoraliser le peuple vénézuélien.

    Ensuite, le président des États-Unis dirige une flotte navale et l’aviation dans la mer des Caraïbes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Alors qu’Il est bien connu que la plupart des drogues dans la région quittent la Colombie par l’océan Pacifique. Par conséquent, il est clair que l’action militaire proposée correspond en réalité à un blocus, qui pourrait être le prélude à une intervention militaire au Venezuela ou produire un nouveau coup d’État. Il s’agit de la plus grande opération militaire américaine dans cette région depuis 30 ans. Les observateurs compétents établissent un lien avec l’invasion américaine du Panama en 1989. Il est clair qu’il y a aussi une intention politique intérieure de la part de Trump : il veut détourner l’attention des dizaines de milliers de morts dont il doit répondre pour sa banalisation ignorante de la pandémie de coronavirus.

    Cette nouvelle agression contre le Venezuela et son peuple se produit à un moment où la population est en quarantaine, conséquence de la politique judicieuse du gouvernement qui a pris des mesures immédiates pour sauvegarder la santé du peuple vénézuélien, en luttant contre la pandémie de coronavirus. Cette quarantaine aiguise la lutte quotidienne des masses ouvrières et populaires pour leur survie. Mais elle est menée avec beaucoup de discipline et d’organisation. Le Venezuela présente aujourd’hui une croissance très modérée de la transmission de la pandémie, malheureusement au milieu d’un blocus impitoyable.

    Les partis et mouvements organisés au sein de l’ICOR sont solidaires du peuple vénézuélien, de son admirable résistance, de sa capacité de lutte et d’organisation. Nous appelons les peuples démocratiques du monde entier : ne permettez pas que les effets graves, l’attention des médias sur la pandémie de coronavirus, ainsi que les effets massifs de la crise économique et financière mondiale sur votre vie qui commencent à se faire sentir, vous empêchent de développer la solidarité nécessaire d’urgence avec le Venezuela.

    Et nous soulignons également la perspective nécessaire de cette lutte pour lutter pour les conditions socialistes. 

    Au milieu de la pandémie qui secoue aujourd’hui l’humanité entière, nous appelons à exprimer notre solidarité avec le Venezuela : Réalisons une journée mondiale de communication le 2. Mai 2020 dans les réseaux sociaux avec des messages de solidarité au peuple vénézuélien ! Utilisons les slogans et labels suivants pour les réseaux sociaux 

    Non au blocus  du Venezuela !

    Les agressions impérialistes contre le Venezuela ne cesseront  que si nous nous y opposons! Ils ne réussiront pas ! 

    Les peuples du monde doivent s’unir contre l’impérialisme !

    Pour la démocratie et la liberté – le socialisme !

    #LesSanctionsSontUnCrime #SanctionsAreACrime

    #NeTouchezPasAuVenezuela #HandsOffVenezuela

    #PlusDeTrump #NoMoreTrump

    Signataires (en date du 18.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. PCC CPI (ML)   Provisional Central Committee Communist Party of India (Marxist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste))
    10. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    14. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    16. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    18. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
    28. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    29. Sympathisants de la PFLP
    30. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    31. NCPH Haiti
  • Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Comme l’ensemble de la population, nous avons pris note de la déclaration d’Emmanuel Macron relative au déconfinement.

    Nous considérons que nous sommes hostiles, dans l’état actuel des choses, à ce que l’activité des écoles et d’un grand nombre de lieux de travail reprennent le 11 mai.

    Nous considérons que, à l’heure actuelle, il n’existe aucune des conditions qui puisse permettre à cette reprise d’avoir lieu dans des conditions de sécurité suffisantes.

    A l’heure actuelle, les études sur l’immunité acquise contre le virus donnent des résultats plutôt déprimant.

    • A Wuhan, seul 2 à 3 % du personnel médical, pourtant très exposé, a développé des anticorps.
    • Il y a eu des cas de recontamination (il y a eu plusieurs cas recensés en Corée du Sud), ce qui laisse supposer une caractère cyclique de l’épidémie, notamment du fait des mutations du virus.
    • Certaines études laissent supposer que les réactions immunitaires, plus fortes après la première exposition, pourraient en réalité aggraver l’état de santé des patients. L’une des causes des décès étant une surréaction immunitaire.

    Donc il n’y a pas, de très loin, d’immunité de masse, ni en Chine, ni en France.

    • Les test sont particulièrement faibles, la France est un des pays qui a le moins dépisté : 5000 dépistages par million. C’est 5 fois moins que la Suisse, 4 fois moins que l’Allemagne.
    • Il n’y a toujours pas de matériels qui permettent une protection suffisante de la population, et donc de pouvoir faire passer le taux de contamination en dessous de 1.
    • Le système hospitalier, sans être complètement saturé, reste sous une tension forte, avec un personnel, un matériel, qui s’épuise. Il a besoin de pouvoir souffler.

    Aussi terrifiant que cela puisse paraître, il faut envisager que la sortie réelle, définitive, peut potentiellement arriver uniquement après la mise en œuvre d’un vaccin définitif.

    Nous jugeons que la réouverture des lieux d’éducations, sous un prétexte cynique (le risque de décrochage et d’accroissement des inégalités), n’a vocation qu’à décharger les parents pour qu’ils retourner travailler. Elle fait courir des risques immenses tant à la communauté éducative qu’aux élèves, et, par voie de conséquence, à leur parents et leurs proches…

    Ce sont uniquement des impératifs économiques qui dictent cette reprise prématurée. Dans son rapport du 7 avril, l’OIT estime que 2,7 milliards de travailleurs et de travailleuses sont touchés par le confinement, soit 81 % de la main d’œuvre mondiale. La productivité mondiale a diminué de 6,7 %, ce qui correspond à 195 millions d’emplois à plein temps.

    1,25 milliards de personnes (soit 38 % de la main d’œuvre mondiale) est menacée soit dans son salaire, soit dans son temps de travail. Le commerce de détail, l’hôtellerie, la restauration, l’activité manufacturière sont les plus touchés par la crise économico-sanitaire.

    Les femmes, en particulier dans l’aide à la personne et les tâches domestiques, et les populations des pays dominés (dans lesquels le secteur informel représente une part immense de l’économie) sont les plus touchés.

    L’effondrement du secteur informel ailleurs aura d’ailleurs des répercutions sur l’économie ici-même, accentuant par là même la crise économique mondiale.

    C’est donc devant cette situation que la bourgeoisie envisage de passer les morts en perte et profit.

    • D’une part, il y a l’avidité et l’appât du gain, la contraction de près de 10 % du PIB effraie les exploiteurs.
    • Il y a la peur panique qu’une fraction de la bourgeoisie puisse tirer profit de la situation mieux qu’elle, et capter les intérêts des investisseurs.
    • Surtout, une inquiétude immense les étreint : le premier pays qui lâchera le confinement sera probablement bien placé pour occuper les vides dans le commerce international, et donc prendre l’ascendant sur les autres.

    Cette panique doit les empêcher de dormir, sachant que la Chine est économiquement sur le pied de guerre, alors que l’Europe et les USA sont au point mort. Une grande partie de la bourgeoisie se converti alors progressivement à une ligne que nous pourrions qualifier de Raoult-Trumpienne. Cette ligne est répercutée massivement dans les journaux bourgeois, tels que le Figaro.

    • Elle appelle à un déconfinement le plus rapide possible.
    • Elle considère qu’il faut « prendre des risques », risques que la bourgeoisie est prête à faire assumer aux classes populaires.
    • Elle offre, en échange, un élixir de longue vie, une promesse de soin, le fameux traitement à la chloroquine. Ce traitement, qui a suscité des espoirs immenses, est devenu un enjeu plus politique que médical. L’étude d’impact de ce produit a d’ailleurs été maquillée grossièrement pour permettre d’être élogieuse. Voir ici

    Elle s’accompagne donc d’une intense propagande de défiance envers le confinement et envers une politique d’État jugée trop timorée. Même le poulain des exploiteurs, Macron, a du mal à prendre une posture aussi radicale, qui le mettrait dans une position très inconfortable. Sa rencontre avec Raoult ne peut être cependant comprise que comme un premier pas vers un déconfinement.

    Nous redoutons que celui-ci prenne la forme d’un déconfinement « à la hongroise », c’est à dire d’une possibilité de sortie qui se limite au travail et qui remette à d’autres lendemain la possibilité d’exercer les droits démocratiques, notamment celui de manifester.

    L’Unité Communiste de Lyon s’inquiète également du caractère hégémonique des théories conspirationnistes.

    L’inquiétude face à la situation, le sentiment d’impuissance nourrissent ces théories. A cela s’ajoute une peur panique devant le sentiment d’être le jouet de la nature et des éléments, cette peur panique pousse à chercher des boucs-émissaires et des explications « rassurantes », « rassurantes » car faisant intervenir des acteurs humains, identifiables.

    Elles place des biais d’intentionnalité dans chacune des actions qui ont pu donner naissance au virus et le disséminer. Ainsi, il y a eu des controverses sur l’origine du virus, sur son « utilité » ou sur l’attitude des autorités par rapport à la crise. Or, nous remarquons des similitudes frappantes et classiques :

    • Un biais d’intentionnalité : il existe un « but » à ce qui se passe.
    • Des acteurs nébuleux et monolithiques.
    • Une aggravation volontaire de la situation par les autorités.

    Elles ont été souvent diffusées et soutenues par des acteurs en mal de reconnaissance, à l’exemple du très controversé Dr Luc Montagnier, qui préconisait la papaye pour guérir le VIH ; ou encore par les groupes fascisants, pour semer les germes de la terreur et de la discorde.

    En revanche, ce qui devient inquiétant, c’est sa diffusion larvée par des médias « mainstream », comme le Nouvel Obs ou le Point, qui mettent en avant des titres racoleurs et répugnants.1 Elle est reprise également au niveau des directions politiques, telle Trump ou même Macron2. A noter que le Figaro, qui défend une ligne libérale, s’est empressé de démonter l’argumentaire. L’idée d’un virus de longue durée, du type VIH, ne fait effectivement pas les affaires de la politique anti-confinement.

    • Nous dénonçons cette campagne de désinformation propre à stimuler l’inquiétude et à anesthésier toute analyse rationnelle de la situation.
    • Nous soutenons que les processus d’apparition des virus et des zoonoses sont suffisamment maîtrisés pour qu’une origine naturelle et une diffusion par les canaux de la mondialisation soit la théorie centrale.
    • Nous constatons que les États ont agi de manière différentes, et que des contradictions très importantes sont apparues dans les gouvernements, montrant qu’il n’y a pas de plan unique et que les États ont souvent réagi dans la panique et la précipitation.
    • Que, selon l’adage de « à quelque chose malheur est bon », certaines cliques de la bourgeoisie utilisent cette catastrophe sanitaire. Les investisseurs, d’ailleurs, sans vergogne, se sont reconvertis vers les secteurs sanitaires. Cela ne signifie pas qu’elles l’aient provoquée.
    • Nous considérons que la politique de lutte contre les Fake News, menée par Facebook, est faite sous une forme contre-productive. En permettant de créer un sentiment de persécution, elle donne un caractère de prophétie autoréalisatrice aux théoriciens du complot.
    • Nous dénonçons également la préparation mentale à une ère de dureté.

    D’autant qu’il y aura des tensions extrêmement fortes à l’issue de ce confinement. Des tensions économiques, sociales, et donc, par voie de conséquence, politiques. Si le spectre du chômage est une peur constante, quotidienne, il s’ajoute à cela d’autres phénomènes. Notamment, l’effondrement d’une partie de la petite bourgeoisie commerçante, petite-manufacturière, sous-traitante (notamment dans l’automobile) pose des questions inquiétantes. L’attitude de 3 000 000 d’artisans et d’artisanes, ruinés, peut créer une situation d’instabilité politique majeure, voire de crise de régime.

    L’Unité Communiste de Lyon, ainsi que l’UPML en France, mais aussi les coordinations mondiales de l’ICOR et de l’ILPS appellent à préparer une solidarité active et à construire un mouvement pour défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs.

    Nous appelons :

    • A ne faire aucun sacrifice pour les intérêts de la bourgeoisie et de militer pour un report du déconfinement dans les secteurs à risque.
    • A la construction de front uni locaux, avec l’ensemble des forces progressistes, anticapitalistes et populaires.
    • A la coordination des organisations politiques pour préparer un premier mai offensif, malgré la situation.
    • A la réunion et la coordination des organisations communistes dans le but de faire entendre une position politique claire et à construire un mouvement de masse.
    • A une diffusion la plus large possible d’explications scientifiques et rationnelles sur la pandémie, permettant de lutter tant que le conspirationnisme, mais également d’être armé politiquement pour affronter la situation future.

    1https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200417.OBS27646/comment-est-apparu-le-coronavirus-la-pression-monte-sur-pekin-qui-se-defend-de-toute-desinformation.html

    2https://www.atlantico.fr/pepite/3588872/gestion-du-virus-en-chine–emmanuel-macron-estime-qu-il-y-a-des-choses-qui-se-sont-passees-et-qu-on-ne-sait-pas-

  • Déclaration sur la pandémie de Corona

    Déclaration sur la pandémie de Corona

    La pandémie de Corona s’est transformée en une crise sanitaire mondiale aux conséquences drastiques et menaçantes pour la masse des êtres humains. Il est clair que nombre de ces nouvelles maladies et de ces nouveaux virus apparaissent à un rythme accéléré. SRAS 2003, MERS 2012 et maintenant COVID-19, on pourrait en déduire que l’impérialisme a créé un monde où le climat et l’environnement changent de telle manière qu’il est devenu une menace réelle pour la vie humaine. Dans de nombreux pays impérialistes, notamment en Europe, le principal problème est actuellement la propagation exponentielle du virus. Dans de nombreux pays,, cela se heurte à une situation où les systèmes de santé ont été ruinés à force d’économies orientées vers le profit maximum, à tel point qu’ils sont sur le point de s’effondrer ou se sont déjà effondrés. Dans d’autres pays, il n’y a plus de système de santé publique qui fonctionne depuis des années. C’est pourquoi l’ICOR est avec toutes les victimes précédentes, leurs proches et avec ceux qui sont tombés malades.

    Dans le même temps, la pandémie de Corona est utilisée pour masquer l’émergence d’une crise économique et financière mondiale et pour en faire retomber la charge sur les grandes masses. Plusieurs gouvernements rendent disponibles des milliards pour les groupes industriels – mais pas pour les masses et le système de santé. De plus, la production industrielle doit souvent être maintenue à tout prix dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, et l’exploitation doit même être augmentée (En France par exemple, augmentation des durées journalière et hebdomadaire du travail). En Italie et en Espagne, par contre, des grèves se sont développées que l’ICOR encourage et soutient.

    Les armées sont déployées à l’intérieur, tandis que les manifestations et les protestations sont annulées ou interdites. Les publications scientifiques sur une origine artificielle du virus, éventuellement en rapport avec la recherche militaire sur les armes biologiques, doivent être poursuivies et ne doivent pas être reléguées au domaine des théories  conspirationnistes. Bien que la situation soit urgente, dans de nombreux cas, chaque État agit pour lui-même et contre les autres en termes de recherche, de diagnostic et de traitement. Aujourd’hui, la plus grande partie du monde est en « lockdown » (arrêt). Dans cette situation, la plupart des gouvernements n’ont adopté aucune réglementation pour fournir aux masses les matériaux essentiels. La nourriture, les médicaments et les fournitures médicales ne sont pas mis à leur disposition. C’est comme si la seule option pour les exploités et les opprimés les plus pauvres  était de mourir. Seuls les gens au pouvoir et les riches ont le droit de survivre.

    Bien que la Chine et Cuba ne soient pas ou plus des pays socialistes, les infrastructures qui restent de l’ère socialiste leur permettent de protéger au mieux la santé publique. [Sur ce paragraphe, nos opinions ont tendance à diverger : Cuba est-elle parvenue à atteindre le stade du socialisme ? Comment caractériser cette île aujourd’hui ? Ce sont des questions auxquelles l’UCL ne prétend pas avoir de réponse préconçue dans l’immédiat.]

    Cette situation montre la pourriture et l’incompétence du système impérialiste mondial ! Elle montre que l’impérialisme a sérieusement atteint un stade où il n’est plus compatible avec les épreuves à venir. Le socialisme est la seule réponse. L’ICOR, quant à elle, représente la coordination et la coopération de partis et organisations révolutionnaires pour la préparation de la révolution socialiste internationale.

    Le virus ne connaît pas de frontières de classe. Mais les services de santé sont des systèmes à deux classes. Il est désormais absolument clair que l’avenir de l’humanité réside dans une solidarité communiste sans classes et dans la construction de la communauté mondiale sans exploitation de l’homme et de la nature.

    L’ICOR revendique :

    • Des mesures de santé impératives pour les peuples ! De la nourriture, des produits médicaux et d’autres biens essentiels pour les masses populaires !
    • De nouveaux emplois tout azimut dans le système de santé !
    • Mesures immédiates de protection globale pour tous les travailleurs du secteur de la santé et d’autres secteurs vitaux !
    • Augmentation immédiate des salaires des travailleurs du secteur de la santé !
    • Une éducation sanitaire approfondie et des soins de santé gratuits pour tous !
    • Mettre fin à l’égoïsme national et la concurrence dans l’étude des causes, dans le diagnostic et dans le traitement. Pour une discussion scientifique ouverte, mais compréhensible par tous !
    • Pas de transfert des fardeaux de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Démission des politiciens et politiciennes irresponsables !
    • Arrêt immédiat de la production industrielle non nécessaire sur le plan social ! Congés pour les travailleurs et des employés avec compensation intégrale du salaire !
    • Désinfection des machines et des outils pendant la production nécessaire, en respectant la distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide immédiate et soins d’urgence par les l’États pour les enfants et les personnes âgées et toute personne dans le besoin ! Aide immédiate pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire !
    • Mise en place d’installations nationales de stockage d’urgence dans tous les pays – pour stocker des fournitures médicales d’urgence, des produits chimiques contre les feux de brousse, des pompes à eau et d’autres produits nécessaires pour faire face à des pandémies critiques sans précédent et à des catastrophes climatiques naturelles, et les mettre à disposition pour une utilisation immédiate. 
    • Suspension du fardeau de la dette pour les pays opprimés !

    L’ICOR fait appel à ses organisations membres :

    • Envoyez des rapports sur la situation des masses dans vos pays ! Quelles sont les revendications de vos partis ?
    • Faites connaître les protestations dans d’autres parties du monde ! Veuillez propager la page d’accueil de l’ICOR !
    • Racontez votre travail dans l’aide de voisinage, vos discussions sur l’alternative sociale du socialisme !
    • Racontez comment vous pouvez faire connaître vos partis et les renforcer, gagner de nouveaux membres pour l’ICOR et de nouveaux participants pour le Front uni anti-impérialiste !
    • Mobilisez les scientifiques et les experts autour de vous pour rechercher les causes du virus !

    Avec les masses populaires du monde entier, l’ICOR prend l’initiative :

    • Luttons contre la répercussion des fardeaux de la crise et la restriction des droits et libertés démocratiques !
    • Coopération internationale en matière d’étude des causes, de diagnostic et de traitement – au lieu du nationalisme, du chauvinisme et du racisme !
    • Luttons pour la santé, le travail, le pain et la paix – le socialisme !

    En avant pour la construction de l’ICOR – en avant pour le socialisme !

    Signataires (en date du 03.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    19. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    20. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
    28. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    29. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    30. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

  • Résolution sur l’irruption de l’Inde au Népal. 

    Résolution sur l’irruption de l’Inde au Népal. 

    L’Inde a publié une nouvelle carte politique le 2 novembre 2019, qui incorpore une zone du Népal d’environ 372,37 kilomètres carrés, de Limpiadhura à Kalapani, dans son territoire. Kalapani est situé à la frontière occidentale de trois pays, où le Népal, l’Inde et la Chine se rencontrent. La rivière Mahakali prend sa source à Limpiadhura, Kalapani. Selon le traité de Sugauli signé en 1816 entre la Compagnie des Indes orientales de l’époque et le Népal (article 5), le fleuve constitue la frontière entre l’Inde et le Népal. Cependant, l’Inde revendique désormais officiellement le territoire de Kalapani pour elle-même. Ce faisant, elle ignore et méprise le traité existant et le droit international.

    C’est cet acte d’agression de l’Inde qui met le Népal en grand danger de perdre son précieux morceau de terre. Après leur humiliante défaite lors de la guerre sino-indienne de 1962, les troupes indiennes ont envahi le Kalapani du Népal et ont établi des avant-postes militaires. Depuis lors, l’Inde a progressivement accru son occupation, ce nouveau pas ayant provoqué l’indignation de l’opinion publique au Népal. Lors des récentes protestations, les Népalais se sont indignés de l’acte de l’Inde qui a justifié son exigence par une carte révisée. La nouvelle carte de l’Inde publiée après l’occupation du Jammu-et-Cachemire comprend l’ensemble du territoire de Kalapani, qui fait partie de l’État indien d’Uttarakhanda.

    Le résultat en est la colère dans les rues de Katmandou, mais les dirigeants de Singhadurbar hésitent encore à aborder la question avec une réelle détermination envers l’Inde. Bien que le gouvernement actuel et son premier ministre aient déclaré catégoriquement que Kalapani est une région du Népal et qu’ils résoudront le problème avec l’Inde par la voie diplomatique, le gouvernement n’a pas été en mesure d’obtenir un résultat concret, si ce n’est l’envoi d’une note diplomatique à l’Inde. L’Inde a confirmé la réception de la lettre népalaise et n’a pas donné de date fixe pour l’ouverture d’un dialogue avec le Népal sur le conflit de Kalapani.

    Il convient de rappeler que feu le Premier ministre indien A. B. Vajpayee en visite en 1997 et l’actuel Premier ministre Narendra Modi en visite en 2014 ont convenu de trouver une solution au conflit de Kalapani par des entretiens diplomatiques bilatéraux, mais le gouvernement indien prétend maintenant que sa nouvelle carte est correcte. Le Népal doit donc réaffirmer sa détermination à reprendre le pays occupé à l’Inde, notamment pour défendre sa souveraineté.

    Le Népal est menacé par une puissance relativement supérieure, l’Inde, qui semble avoir été encouragée à occuper le territoire népalais après l’invasion du Cachemire par ses propres troupes, malgré le fait que cet État est un territoire contesté entre l’Inde et le Pakistan. L’Inde a fait preuve de peu de respect pour le droit international, et le Népal est victime de l’agression d’une puissance plus forte. En effet, Kalapani est devenu un excellent exemple de la façon dont une grande puissance émergente occupe militairement un territoire stratégique d’un voisin plus petit. L’Inde a occupé le territoire du Népal pendant les six dernières décennies avant que celui-ci ne soit récemment officiellement inclus dans sa carte nationale.

    La valeur stratégique de l’occupation de Kalapani pour l’Inde est avant tout d’obtenir un avantage sur son rival supérieur, la Chine. Dans ce contexte, le Népal pourrait avoir besoin tactiquement de coopérer avec la Chine pendant la dispute sur l’agression indienne afin d’exploiter les contradictions. Depuis la guerre de 1962, la Chine a dépassé l’Inde en termes de force économique et militaire. C’est pourquoi l’Inde a peut-être occupé Kalapani afin d’obtenir un avantage militaro-industrielle sur la Chine.

    Quels que soient les exigences et les objectifs de l’Inde, Limpiadhura, Kalapani, c’est la source du fleuve Mahakali qui, selon le traité de Sugauli, constitue la frontière du Népal. Une autre raison de l’occupation de cette région par l’Inde est son accessibilité par rapport aux autres montagnes environnantes. Cela offre un excellent emplacement pour une base militaire indienne. La revendication du Népal est soutenue par le traité signé entre le Népal et la Chine le 20 mars 1960. Dans ce contexte, la Chine pourrait soutenir positivement la revendication du Népal et en même temps terminer le différend avec l’Inde.

    Des experts en eau du Népal et de la Grande-Bretagne avaient publié en 1916 le fait que le fleuve Kutiyangdi, qui traverse Limpiadhura, est le fleuve Mahakali. Toutes les cartes publiées entre 1818 et 1856 montrent que le même fleuve est à l’origine de la rivière Mahakali. Dans le traité avec la Chine, la même preuve a été donnée pour accepter le fleuve comme une ligne à trois frontières. Toutes ces preuves parlent pour le Népal, mais l’Inde a déformé les faits et les chiffres pour statuer un exemple de son hégémonie sur le Népal. Le Népal s’était défendu contre la Chine et l’Inde lorsqu’elles ont convenu en 2015, sans consultation avec le Népal, de faire de Lipulekh le point d’échange commercial entre les deux pays.

    Le Népal a élevé la voix pour ramener le pays occupé, et des gens de tous horizons soutiennent la position du Népal. Cependant, le gouvernement actuel a été très lent et n’a pas poursuivi l’affaire avec une grande urgence. Nous voulons que le gouvernement agisse avec fermeté et détermination. Si l’Inde ne vient pas à la table des négociations, le Népal devrait internationaliser la question et la porter devant l’ASACR [Association sud-asiatique de coopération régionale], l’ONU et les forums internationaux. Les cartes publiées avant et après le traité de Sugauli de 1860 se trouvent à la Library of Congress, Washington, et à la British Library, Londres, ainsi que dans les bibliothèques de Chine, d’Inde et de Russie. Maintenant, certaines personnes au Népal ont également emporté des copies de ces cartes pour les remettre au gouvernement népalais. Le fait que le fleuve qui prend sa source à Limpiadhura soit le Kalinadi est également étayé par les bases des sciences de l’eau. Le recensement de 1964 prouve également que l’ensemble du Kalapani est une région du Népal. Lors des élections de 1958, les habitants de Kalapani ont voté pour les candidats de différents partis népalais. La liste électorale de cette année-là est toujours une preuve certaine de soutien à la revendication népalaise. Toutes ces preuves et documents sont suffisants pour une contre-réaction à l’Inde, pour récupérer le pays occupé par l’Inde avec suspension de toutes les normes pour les relations internationales.

    Signataires (en date du 25/3 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    11. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    12. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    13. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    14. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    15. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    16. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    17. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    19. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    20. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    21. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    22. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    23. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    25. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    28. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))