Catégorie : Communiqués

  • Déclaration du Parti Communiste du Liban : un appel à l’aide.

    Déclaration du Parti Communiste du Liban : un appel à l’aide.

    Nous reproduisons ici la déclaration du Parti Communiste du Liban suite à l’explosion de Beyrouth. Nous nous joignons à cet appel. Depuis l’explosion, la solidarité joue un rôle extrêmement important pour les Libanais et Libanaises. Le pays est en crise, le gouvernement réprime férocement (avec l’appui inconditionnel de la France) et l’explosion vient parachever cette situation de détresse. Nous considérons que les offres d’aides faites par la France ont un goût de cadeau empoisonné. Nous nous méfions de ces ingérences, qui, sous couvert d’humanitaire, peuvent parfois servir de sinistres desseins, telles les réformes exigées par Macron. Réformes qui ne peuvent qu’aller dans le sens des intérêts de la bourgeoisie de France. Il existe des relents nostalgiques de l’ère du mandat français sur le Levant. Nous saluons le courage de ceux et celles qui, là bas, tentent de faire face à la situation. Nous ne pouvons non plus pas ne pas songer à Georges Abdallah, dont la libération – entravée par la France – sera perçue comme un symbole fort pour les Libanais et les Libanaises.

    L’explosion qui s’est produite hier mardi 4 dans le principal port de Beyrouth a eu des effets catastrophiques, non seulement dans la capitale, mais sur tout le territoire libanais. Selon certains experts, la force explosive de cet incident était similaire à celle d’une petite bombe nucléaire, soit l’équivalent de 1000 tonnes de matériaux hautement explosifs. La force de l’explosion a atteint une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, et le bruit de l’explosion a été entendu dans toutes les régions du Liban, et dans certaines parties de la Syrie et de Chypre.

    Le bilan des victimes est encore préliminaire, avec des dizaines de martyrs jusqu’à la rédaction de cette déclaration. Ainsi que des milliers de blessés. Les maisons d’environ un million de citoyens ont été endommagées, car leurs portes ont été enlevées, leurs fenêtres brisées et leurs meubles soufflés, tandis que des milliers de maisons dans la zone proche du port ont été complètement démolies et rendues inhabitables.

    Beyrouth vit aujourd’hui une catastrophe nationale. Le port de Beyrouth est complètement rasé et toute importation dans le pays est complètement stoppée. Cette tragédie nationale est complétée par un effondrement économique et une profonde crise financière, les Libanais ayant perdu leur pouvoir d’achat, leur monnaie s’étant effondrée et leur argent public et privé ayant été pillé. Le processus de redressement sera difficile et exigera du temps et des efforts de la part des personnes et des entités, qu’elles résident au Liban ou à l’étranger.

    C’est pourquoi nous adressons notre appel aux institutions, organisations et organismes amis du monde entier, ainsi qu’aux expatriés libanais et à tous ceux qui sont désireux et aimants, et nous leur demandons de recueillir d’urgence et exceptionnellement des dons financiers et en nature, et de nous contacter pour coordonner autour d’eux, car c’est la tâche de solidarité sociale et humaine qui s’impose aujourd’hui.

    Des contributions de toute sorte et de toute nature sont nécessaires aujourd’hui afin de fournir une aide pour la restauration des maisons, des centres, des institutions, et pour fournir de la nourriture et des médicaments. En outre, les fournitures médicales sont très nécessaires étant donné le nombre élevé de blessés.

    C’est un appel au devoir humanitaire. Pour le bien de Beyrouth, pour le bien des personnes qui sont mortes ou blessées. Pour le bien des personnes qui sont maintenant sans abri, pour le bien du Liban, nous avons besoin de votre aide et de votre soutien.

    Pour les transferts financiers vers le Liban, vous pouvez utiliser le lien suivant associé à un compte bancaire de l’association libanaise d’aide populaire, par le biais de transactions par carte de crédit en ligne.

    Nous vous demandons cordialement votre contribution en ces temps difficiles et urgents.

    https://www.gofundme.com/f/SUPPORT-FOR-LEBANON-AFTER-THE-EXPLOSION-ISASTER
  • Élevons le niveau de la lutte contre l’impérialisme et le fascisme. Appel commun ICOR.

    Élevons le niveau de la lutte contre l’impérialisme et le fascisme. Appel commun ICOR.

    Cet appel a été proposé par le CPA-ML Australien, membre de l’ICOR. Il sort de la grille de lecture centrée sur l’Europe. Nous le retransmettons, les signataires seront rajoutés au fur et à mesure. Nous appelons à le diffuser, mais également à soutenir et rejoindre l’ICOR tout comme l’alliance internationale construite autour de la coordination et de l’ILPS.

    Le 6 août est commémoré dans le monde entier comme la journée d’Hiroshima. Ce jour-là, puis le 9 août à Nagasaki, constitue la première utilisation de bombes atomiques. L’utilisation de l’arme nucléaire sur des populations civiles constitue un crime de guerre. Le 15 août 1945 (14 pour les USA), le Japon annonçait sa capitulation. Ce jour a longtemps été célébré dans toute l’Asie comme le jour de la victoire sur le Japon (VJ Day).

    La défaite de l’impérialisme japonais, qui faisait partie des puissances de l’Axe, a été, de manière concomitante, le développement de l’impérialisme US-américain et sa volonté d’assurer une hégémonie en Asie. Il a soutenu et appuyé les impérialismes anglais et français, perpétuant les dominations coloniales et néocoloniales dans le but de briser l’expansion des forces révolutionnaires.

    75 ans plus tard, les rivalités ne sont pas éteintes. Elles sont aiguillonnées par la crise économique et financière mondiale, ainsi que par la pandémie de Coronavirus. Ces crises et ces tensions se traduisent par la droitisation, voire la fascisation, qui ont lieu dans de nombreux pays.

    L’impérialisme US-américain avait survécu relativement indemne à la guerre contre les puissances fascistes. Il s’est affirmé comme le leader des puissances colonialistes, impérialistes et anticommunistes. L’URSS, en tant que puissance socialiste, a été défaite tant à l’intérieur, par la chute de la direction socialiste et par la restauration progressive du capitalisme, qu’à l’extérieur, dans une série de conflits. Aujourd’hui, la Chine est le nouveau challenger. Progressivement, le capitalisme s’y développe et elle mène une politique d’ambition impérialiste.

    La rivalité entre les États-Unis et la Chine est particulièrement aiguë dans la région asiatique, car chacune des deux puissances joue un jeu dangereux de pression économique et militaire sur l’autre. Elle s’exprime également en Afrique, en Europe, voire en Amérique Latine. Dans le même temps, la pandémie est utilisée pour saper les droits des hommes et pour amortir la crise économique des capitalistes en imposant des fardeaux économiques plus lourds aux travailleurs.

    Dans ces circonstances, il est impératif que nous trouvions des moyens d’élever le niveau de la lutte contre l’impérialisme et le fascisme.

    Les rassemblements de la journée d’Hiroshima et autres événements commémoratifs, même avec les restrictions en matière de distanciation sociale, donneront des occasions de participation et de transmission correcte de messages.

    Mais nous devons aussi construire une organisation. Cela signifie que nous devons renforcer et élargir nos propres partis et organisations individuels, et que nous devons développer l’adhésion, la portée et l’influence de l’initiative ICOR-ILPS du Front uni international anti-impérialiste et antifasciste.

    Soutenez cet appel le 9 août :

    Luttons contre l’impérialisme et mettons fin aux provocations militaires et aux exercices de guerre dans notre région !

    Luttons pour la défense des droits et libertés démocratiques et mettons fin aux tendances au fascisme dirigées par l’État !

    Construisons le Front uni international anti-impérialiste et antifasciste !

  • Nous méritons mieux que Thiers !

    Nous méritons mieux que Thiers !

    Nous avons pris l’initiative de renommer symboliquement l’avenue Adolphe Thiers (Lyon 6e) pour la rebaptiser « Avenue de la Commune de Paris ». Pour nous, ce nom, comme d’autres à Lyon, est une injure à la mémoire des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées. La rue Bugeaud, la rue Faidherbe, le quartier du Tonkin… sont tout autant de toponymes d’un passé qui ne passe pas.

    Un passé qui ne peut s’effacer car ses conséquences sont toujours là. Conséquences du colonialisme, qui maintient toute une partie de l’humanité dans la domination et le sous développement. Conséquences racistes, xénophobes, impérialistes. Conséquences sociales, aussi, car l’exploitation ne s’est pas éteinte. Aujourd’hui, elle s’accroît.

    La Commune de Paris représente toujours, 150 ans après sa proclamation, un des points d’orgue de la lutte sociale et politique. Elle est la première démocratie populaire. Elle est le premier gouvernement des classes populaires, des travailleurs et des travailleuses. Une démocratie sans leurs exploiteurs et contre leur ordre.

    La Commune de Paris a été l’aube d’une ère nouvelle. Elle fait partie du passé, mais elle incarne l’avenir. Un avenir collectif, émancipateur, libérateur. Un avenir qui nous propose ce que le capitalisme ne peut faire : un futur.

    Thiers, son fossoyeur, incarne un présent dont on ne parvient pas à s’extraire : celui de la répression, celui de l’écrasement, de la domination et de l’exploitation.

    L’espace public possède un très fort caractère prescriptif. Il détermine la mémoire jugée légitime. Il détermine ce qui représente la mémoire et l’histoire officielle. Les bourreaux y sont encensés comme ayant contribué à la grandeur du pays, tandis que leurs victimes sont rejetés dans l’anonymat ou dans l’oubli. Nous méritons mieux qu’une avenue Thiers. Nous méritons une avenue qui célèbre la force créatrice des masses.

    Oui, il existe des rues qui portent le nom de héros populaires. Mais ces petits espaces laissés aux progressistes, aux révolutionnaires, aux combattants et combattantes du progrès et de l’égalité sont vidés de leur contenu. Ils sont également accaparés par leurs ennemis. Beaucoup de ceux qui se réjouissent des victoires du progrès, contre le fascisme, contre l’esclavagisme, pour des droits sociaux, contre les guerres… sont les héritiers directs de ceux qui étaient les acteurs de ces crimes. Ils se sont battus pour que ces avancées n’aient pas lieu. Ils se battent pour que de nouvelles ne puissent naître. Ni les abolitions, ni les droits sociaux, ni quelque progrès que ce soit n’ont été données. Elles ont été arrachées, par la lutte, par le sang, par la souffrance. Les prochaines victoires demanderont, elles aussi, leur Livre de chair.

    Les toponymes représentent cette réalité, ces oppositions dans la société. Nous affirmons qu’il existe et qu’il existera des mémoires contradictoires et antagoniques tant qu’il y aura des oppositions d’intérêt dans la société. La mémoire de la bourgeoisie, des capitalistes, des réactionnaires est celle de l’oppression, de l’exploitation, de l’âge d’or du commerce triangulaire, des colonies, du servage, de l’exploitation la plus poussée et la plus criminelle.

    La nôtre, celle des classes populaires, est celle des luttes sociales, de la résistance à l’oppression, à la répression. De la lutte antiraciste, antifasciste, anticoloniale. Celle de la construction d’un monde nouveau. Un monde que nous appelons toujours de nos vœux. Celle de la liberté, la vraie, celle dont la base ne peut être que l’égalité réelle. Notre mémoire est celle d’un avenir en gestation, qui n’attend plus que de naître et de recouvrir l’ancien monde.

    Que faire de Thiers ? Il ne s’agit pas d’effacer l’histoire. Oublier ces personnages, être sans histoire, c’est perdre tout repère. Mais il s’agit aussi de lui rendre sa complexité. Une rue Thiers pourrait exister. Il ne faut pas en faire un « non-être ». Mais elle se doit de rendre sa cohérence au personnage. Il n’existe pas un Thiers des « libertés nécessaires » et un Thiers fossoyeur de la Commune. Thiers a défendu la liberté, celle de la bourgeoisie, dont il représentait les intérêts. Ce sont ces mêmes intérêts qu’il défendait en massacrant les communards. C’est ce que tout toponyme doit rappeler. Un jour, cette histoire apaisée pourra trouver sa place.

    Mais dans l’intervalle nous réclamons le fait que nos rues portent les noms de nos héros et de nos héroïnes. Ceux et celles qui ont combattu pour la liberté, pour l’émancipation de l’humanité, pour l’égalité. Ceux et celles qui ont fait avancer le progrès. Ceux et celles qui sont porteur d’un avenir, avenir qui est le grand enjeu de cette période de crise.

    Vive la Commune de Paris ! Vive les révolutionnaires, les révoltés et révoltées, vive les luttes et les combats pour un monde juste !

  • L’ICOR admet son 60e membre

    L’ICOR admet son 60e membre

    Nous sommes heureux de l’admission récente d’un nouveau membre de l’ICOR, le Socialist Party of Bangladesh (SPB). L’ICOR (Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) est ainsi passée à 60 membres, dont dix sont basés sur le continent de loin le plus peuplé, l’Asie. Ce renforcement de l’ICOR est un signe important dans une période de crise croissante du capitalisme, actuellement de la profonde crise économique et financière mondiale et de la pandémie de corona associée aux crises. Le SPB représente le deuxième parti de l’ICOR au Bangladesh. Ainsi, leur appartenance exprime également le fait que les révolutionnaires se rapprochent aujourd’hui les uns des autres.

    Le SPB est un parti dont les racines remontent jusqu’à la lutte de libération contre l’impérialisme britannique. Avec sa fondation en 1980, il a tiré les conséquences de la trahison révisionniste du socialisme en Union soviétique et en Chine. Il est étroitement lié aux luttes multiples des masses populaires, en particulier des ouvriers et des paysans au Bangladesh. Diverses organisations de masses, entre autres des scientifiques et des médecins, y sont affiliées, et aussi une plate-forme pour enfants. Pour la formation idéologico-politique de ses membres, il organise un système de groupe d’études. Dans sa demande d’adhésion à l’ICOR, Khalequzzaman, secrétaire général, écrit: « Nous pensons que nos luttes actuelles sont presque de même nature. Lorsque nous serons membre de l’ICOR, nous pourrions mieux échanger nos points de vue, et cela nous aidera à mener nos luttes ensemble contre les dirigeants capitalistes dans nos pays respectifs et aussi contre le pouvoir de l’impérialisme mondial. »

    Depuis 1999, le SPB travaille pour une alliance de toutes les forces de gauche au Bangladesh. Actuellement, il s’agit de la Left Democratic Alliance (LDA) dans laquelle coopèrent entre autres les deux partis de l’ICOR. De telles expériences sont particulièrement importantes pour la construction du Front uni internationale anti-impérialiste et antifasciste que l’ICOR et l’ILPS (Ligue internationale de lutte pouur la libération) ont entreprise. Plus d’informations sur la page d’accueil www.icor.info.

    Nous souhaitons chaleureusement la bienvenue à nos camarades du Bangladesh. Welcome SPB !

    Monika Gärtner-Engel

    Coordinatrice principale de l’ICOR

  • Être révolutionnaire n’est pas un crime : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich !

    Être révolutionnaire n’est pas un crime : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich !

    Le 28 juillet, dans le procès sur le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/ML), le tribunal de Munich/Allemagne a rendu son jugement sur les révolutionnaires de Turquie. Lors d’une opération dans toute l’Europe, dirigée par l’Allemagne , en 2015 contre le TKP/ML, 10 révolutionnaires dirigeants de l’ATiK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) avaient été arrêtés en France, en Suisse, en Grèce et en Allemagne. On ne reproche rien de criminel aux accusés, seulement leur appartenance au TKP/ML qui, selon Erdogan serait une « organisation terroriste ».

    « La justice allemande a condamné mardi 28 juillet à des peines de prison ferme dix membres du parti communiste turc TKP/ML pour leur soutien à ce groupe considéré comme «terroriste» par Ankara, au terme d’un procès controversé. La Cour d’appel allemande de Munich a condamné le principal suspect, Müslum Elma, à «six années et six mois de prison», et les neuf autres accusés, tous d’origine turque, à de peines «entre deux ans et neuf mois et cinq ans». » (Source Figaro)

    Cette action a mis une fois de plus en évidence la profonde collaboration entre les États impérialistes européens et le gouvernement fasciste du président turc Erdogan, au niveau économique et politique jusqu’au niveau juridique.
    Mardi 28 juillet, une manifestation à Munich exprimera la résistance et la solidarité contre la répression et l’anticommunisme. Des délégations de différents pays européens sont également attendues. Dans le même temps, des rassemblements sont prévus devant les consulats allemands du monde entier.
    De nombreuses organisations appellent à la solidarité contre l’oppression politique et juridique. Protestations et résistances doivent renforcer la construction du Front Uni international contre le fascisme et la guerre initié par l’ICOR * et l’ILPS **.

    Appel : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich

    Le 28 juillet, dans le procès du TKP/ML, le tribunal de Munich va rendre son jugement sur des révolutionnaires de Turquie. Le tribunal veut prononcer un détestable jugement scandaleux!
    Nous exigeons l’acquittement de tous les accusés et la liberté de Müslüm Elma
    Lors du procès qui dure depuis quatre ans accusant de «terrorisme» dix militants révolutionnaires turque devant le tribunal régional supérieur de Munich, le bureau du procureur de la République a exigé des punitions draconiennes.
    Les accusés ne sont même pas accusés de crimes concrets, mais seulement d’appartenance ou d’être des « chefs de file » du TKP / ML, ce qui n’est pas interdit en Allemagne. Il s’agit donc de juger plus leur état d’esprit et leur organisation révolutionnaires! Le parquet fédéral souhaite qu’ils soient punis de peines de prison allant de trois ans et six mois à six ans et neuf mois. Si neuf accusés depuis 4 ans sur dix ont été libérés, ils devraient tout de même retourner en prison.
    En raison de l’accusation construite de soi-disant « chef de file » d’une telle association, le principal accusé Müslüm Elma est le seul qui est toujours en détention après cinq ans et près de trois mois.
    Dans les plaidoiries et les déclarations finales des accusés, la procédure d’accusation par la justice bourgeoise a été exposée comme étant une manœuvre anticommuniste, utilisée pour protéger le régime fasciste d’Erdoğan dans sa lutte contre les forces révolutionnaires et le mouvement de libération kurde, mais aussi pour criminaliser l’idéologie communiste de liberté.
    Müslüm Elma a souligné dans son discours de clôture devant le tribunal le 29 juin 2020
    «Nous venons de la tradition de la résistance. L’accusation de ‘terrorisme’ est l’un des plus grands mensonges des 20e et 21e siècles, que les voleurs impérialistes et leurs collaborateurs ont rassemblés pour cacher les crimes qu’ils ont commis contre les peuples opprimés du monde et pour diffamer leur lutte légitime. Mais tous ces mensonges ne pourront empêcher la disparition des impérialistes. Nous sommes des révolutionnaires internationalistes … vous ne pouvez pas nous juger … « 
    Ces paroles claires de Müslüm sont une preuve supplémentaire du moral élevé et de la volonté indomptable de tous les accusés de rejeter l’accusation calomnieuse et construite de terrorisme et de montrer la collaboration de l’impérialisme allemand avec le terrorisme d’État de l’État turc.

    Mais pourquoi cette persécution acharnée contre des opposants turcs?
    D’une part, c’est une faveur du gouvernement fédéral, complice du régime Erdoğan. Le tribunal de Munich n’est pas intéressé par le fait qu’une partie importante des «preuves» a été apportée par les services secrets turcs par le biais d’espionnage illégal. Pas intéressé non plus qu’Erdogan a établi un régime fasciste, envahi Efrin (en Syrie) en violation du droit international, a occupé des parties du Rojava et récemment bombardé des colonies kurdes et yézidies dans le nord de l’Irak.

    Ce procès est un instrument pour renforcer la droitisation en Allemagne.
    Il s’agit explicitement d’une procédure pilote anticommuniste, qui, basée sur l’interdiction du KPD (Parti Communiste d’Allemagne) en 1956, vise à aider à criminaliser l’activité révolutionnaire. Un jugement modèle qui vise à créer de nouvelles opportunités d’accuser les syndicalistes, les grévistes, les antifascistes, les militants écologistes, les militants de gauche et les révolutionnaires et – s’ils ne sont pas allemands les expulser. Comme déjà dit, ce ne sont pas pour des actes précis qu’ils sont inculpés ici, mais bien pour leur état d’esprit.
    Ce processus est lié à l’extension de lois d’exception adoptées en 1968 : étendre la répression étatique, par exemple à travers la nouvelle loi sur les tâches de la police, et exploiter actuellement la pandémie du corona pour réduire les droits politiques démocratiques et étendre les pouvoirs de la police.
    Ce que les dirigeants craignent, c’est notre union.
    La crise économique et financière mondiale qui a éclaté en 2018 – aggravée par la crise du corona – aggravera encore les contradictions sociales. Elles mèneront à de nouvelles luttes de masse et à des crises politiques. Le système capitaliste est dépassé depuis longtemps. Le nombre de personnes augmente qui s’y opposent et qui sont dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression.
    Dans ce contexte, l’union de toutes les forces progressistes est à l’ordre du jour. Ce n’est que par une coopération active, dans la perspective d’un front uni antifasciste et anti-impérialiste, que Müslim Elma formulera à juste titre: «Ce procès ne sera pas conclus dans la salle d’audience, mais dans la rue».
    – Nous n’accepterons pas une condamnation!
    – Pour l’acquittement de tous les accusés
    – Liberté pour Müslüm Elma
    – Abolition du §129a + b et fin de «l’autorisation de persécution»
    – Mettre fin à la coopération avec le régime Erdogan par le gouvernement fédéral
    – Vive la solidarité internationale


    Manifestation le 28 juillet à 10h, jour de prononcé du verdict, devant le tribunal régional supérieur à Munich, Nymphenburgerstrasse
    L’image contient peut-être : 1 personne, texte qui dit ’Europe-wide Demonstration the the judgment will pronounced the Munich Higher Regional Court Avrupa Merkezi Yürüyüş Kararını Açıklayacağı Yen samidoun ourage July 28th 2020 at 10 a.m Nymphenburger Str. 16, 80335 München DGB AYRUPA MAKİBAKA RMLPD FIDEF AZADI MÜSL CARC 斑 WŁADZARAD FREHET FOR INFO: .tkpml prozess- 129b. www.atik-online.net www.rote-hilfe.de www.inter-buendnis.de’


    Signataires:
    ATİK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe), Rote Hilfe, UPOTUDAK (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux), Alliance internationaliste, ADGB (Plate-forme pour les forces démocratiques en Europe), MLPD (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne), Association des femmes Courage, Yeni Kadın, Gauche anticapitaliste, Anticapitaliste Linke, Roter Jugendaufbau, Union des travailleurs, Front révolutionnaire, Wladza Rad Polonya, Revolutionaire Eenheid Holland, AFA Fryslan Hollanda, Secours Rouge (Belgique, France, Allemagne, Suisse, Italie), CCFR (Collectif des Combattantes et Combattants Franchophones du Rojova), NDF (Front National Démocratique des Philippines), MAKIBAKA (Libre Mouvement des Nouvelles Femmes), Réseau de Solidarité des Prisonniers Palestiniens Samidoun, Parti Communiste de Grande-Bretagne (Marxiste-Léniniste), Anti-Fascistes de Londres, Action Anti Impérialiste Irlande, CARC (Parti des comités de soutien à la résistance – pour le communisme en Italie), Komintern (Initiative Syndicale communiste – International), AZADÎ eV, ADDKİ (Initiative européenne des communautés démocratiques révolutionnaires), ADHK (Confédération pour les droits démocratiques en Europe), KCDK-E (Congrès de la société démocratique du Kurdistan – Europe), KKP (Parti communiste du Kurdistan), SYKP Europe (socialiste Building Party), YSP (Parti vert de gauche), AvEG-KON (Confédération des personnes opprimées en Europe), FİDEF (Fédération des associations de travailleurs de la République fédérale d’Allemagne), Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste/France

    * Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR)

    ** Ligue Internationale pour la Lutte des Peuples (ILPS)

  • 105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques

    105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques

    Communiqué du Conseil populaire des Araméens d’Europe, que soutiennent les Araméens communistes de Mésopotamie (membre de l’ICOR), 15 juin 2020

    Le 15 juin marque le 105ᵉ anniversaire du génocide des Araméens, des Arméniens et des Grecs Pontiques, qui a été commis par l’Empire ottoman en 1915.

    Deux mois plus tôt, les « Jeunes Turcs », partisans d’un parti nationaliste ottoman, avaient expulsé des intellectuels arméniens de Constantinople, aujourd’hui Istanbul.

    Un mois plus tard, la « loi sur la « réinstallation de la population ». Talat Pacha, alors ministre de l’Intérieur par intérim, a ordonné une « réinstallation massive », qui s’appliquait à tous les Araméens, Arméniens et Grecs Pontiques vivant dans l’Empire ottoman.

    Les réinstallations massives se sont transformées en marches de la mort, des centaines de milliers d’Araméens ont erré sans but dans le désert mésopotamien et y sont morts. Les soldats ottomans ont exécuté des Araméens au bord de la route. En désespoir de cause, les femmes araméennes jetèrent leurs bébés dans le Tigre.

    Les femmes enceintes qui se sont défendues ont été tuées vivantes. Les enfants ont été éventrés. Les filles araméennes étaient violées et gardées dans des harems turcs ou kurdes. Les enfants étaient arrachés à leur famille et enlevés. Pour survivre, certains se sont convertis à l’Islam.

    Le génocide a coûté la vie à 500 000 Araméens, 1,5 million d’Arméniens et 300 000 Grecs Pontiques, soit un total de plus de 2,3 millions de personnes.

    Les faits historiques à ce sujet sont toujours niés en Turquie, les livres d’histoire restent falsifiés et quiconque mentionne le génocide en tant que journaliste, par exemple, s’expose à de graves représailles.

    Le 19 janvier 2007, le journaliste arménien Hrant Dink, qui a fait un reportage sur le génocide, a été abattu par un fasciste turc à Istanbul. Les responsables de cette tentative d’assassinat au sein de l’appareil d’État turc n’ont toujours pas été appelés à rendre des comptes.

    Les biens et les terres des Araméens et des autres minorités chrétiennes ont été confisqués par les gouvernements ottoman et turc. Les biens confisqués de la minorité non musulmane constituaient la base économique de la République turque.

    L’appropriation et le pillage des richesses araméennes, arméniennes et grecques, mais aussi juives, ont également servi de base à la création d’une nouvelle bourgeoisie turque.

    De nombreux individus et entreprises turques, dont les grandes familles d’industriels Sabancı et Koç, ont bénéficié directement ou indirectement de l’expulsion et de l’élimination des Araméens et de la confiscation de leurs biens.

    L’exécution de l’oligarque Özdemir Sabanci à Istanbul en 1996 par le « Front populaire révolutionnaire de libération » (DHKP-C) a fait sensation sur la scène internationale.

    Le DHKP-C a justifié cette exécution en disant qu’il s’agissait de représailles pour les peuples opprimés et massacrés en Mésopotamie, ainsi que pour la classe ouvrière exploitée par la famille Sabanci en Turquie.

    Tous les registres fonciers ont reçu l’instruction en 1983 et 2000 : Quiconque s’enquiert d’une propriété de 1915 ne reçoit aucune information et ses données personnelles doivent être communiquées au gouvernement.

    En 2005, le Conseil national de sécurité de Turquie a en outre décidé que toutes les questions concernant la propriété des terres par les chrétiens relèvent de la sécurité nationale. Aujourd’hui, en Turquie, les inscriptions au cadastre sont donc devenues une question de sécurité nationale.

    La Turquie et l’Allemagne étaient alliées pendant la Première Guerre mondiale. Au moment du génocide, de nombreux Allemands se trouvaient en Turquie et sont devenus des témoins oculaires ou des témoignages. Ils sont également devenus des auteurs de crimes. En voici quelques exemples :

    Les plans de déportation des Arméniens et des Araméens ont été élaborés par Colmar Feiherr von der Goltz, qui était actif comme instructeur et organisateur militaire dans l’Empire ottoman depuis 1883, où, en tant que maréchal turc, il ne s’appelait que « Golz-Pascha ».

    En 1913, sous le commandement du général Liman, quelque 800 officiers allemands se sont rendus à Istanbul pour armer militairement le futur allié. Certains de ces officiers ont participé à la planification et à l’exécution des déportations.

    Le général allemand Fritz Bronsart von Schellendorf, le chef d’état-major général de l’armée ottomane à Istanbul, a justifié ses actions criminelles contre les Arméniens même après la guerre et a écrit en 1919

    « L’Arménien, comme le Juif, est un parasite hors de sa patrie, absorbant la santé de l’autre pays où il s’est installé. C’est de là que vient la haine qui, à l’époque médiévale, s’est déchaînée contre eux en tant que peuple indésirable et a conduit à leur assassinat ».

    En revanche, les grands philosophes Karl Marx et Friedrich Engels ont décrit la situation des chrétiens dans l’Empire ottoman dès 1853 dans les termes suivants

    « Seuls les Turcs appartiennent « à la religion et à la nation privilégiées » et auraient « le droit de porter des armes, et le chrétien le plus haut placé doit donner au musulman le plus bas un chemin clair s’il le rencontre ».

    Le député communiste Karl Liebknecht déclare en janvier 1916 au Reichstag :

    « Le gouvernement turc a causé un terrible massacre parmi les Arméniens ; le monde entier est au courant – et le monde entier blâme l’Allemagne parce qu’à Constantinople, les officiers allemands commandent le gouvernement. Il n’y a qu’en Allemagne qu’ils ne savent rien, parce que la presse est bâillonnée ».

    La communiste Rosa Luxemburg parle spécifiquement des intérêts allemands impériaux en Turquie asiatique :

    Il s’agirait de maintenir ensemble ce « tas de décombres pourris et désintégrés » de ce despotisme oriental des Turcs en tant que « petite minorité » d’une « caste de conquérants au pouvoir » avec ses multiples « questions nationales qui ont brisé l’État turc » : arménien, kurde, araméen, arabe, grec ».

    Les persécutions, les crucifixions, les décapitations et la destruction des biens culturels font à nouveau partie de la vie quotidienne des Araméens au Moyen-Orient. Les crimes de l’Empire ottoman contre les chrétiens se répètent aujourd’hui par la persécution et l’oppression persistantes et constantes des Araméens par l’État fasciste turc.

    En turc, les Araméens chrétiens sont appelés “Süryaniler” (de aram. Suryoye). Les Araméens ne sont pas reconnus en Turquie comme un peuple indépendant avec une langue, une histoire et une culture.

    Par exemple, l’acquisition de biens immobiliers, la construction ou l’entretien des édifices religieux sont associés à des difficultés, la formation de la prochaine génération de prêtres et l’enseignement officiel de la langue araméenne sont interdits.

    Les Araméens sont dénigrés dans les manuels scolaires turcs comme étant des traîtres à leur pays. Les champs araméens sont régulièrement incendiés par l’armée turque sous prétexte de combattre le PKK.

    En juin 2017, l’État turc, dans le cadre d’une opération d’expropriation, a confisqué au moins 50 églises, monastères et cimetières chrétiens anciens, de vastes terres ainsi que des monuments, et a transféré les églises en tant que « lieux de culte » à l’autorité religieuse sunnite d’État, la Diyanet.

    L’expropriation des propriétés remonte à 2008, lorsqu’un tribunal a exproprié le monastère de Mor Gabriel, fondé en 397, ainsi que de nombreux autres monastères, églises et maisons privées.

    Avec la récurrence de l’occupation de la Turquie par le droit international dans le nord de la Syrie et le soutien des milices terroristes fascistes djihadistes comme la soi-disant « armée nationale syrienne » ou « l’État islamique », la Turquie commet un nouveau génocide contre le peuple araméen en Syrie et en Irak.

    Les massacres et les génocides sont caractérisés par les cent ans de coopération militaire, économique et politique de l’impérialisme allemand avec le gouvernement de l’État fasciste de Turquie.

    Et parce que le premier génocide a été nié et n’a pas été traité, le deuxième génocide est entré dans l’histoire du monde.

    Ainsi, quelques jours avant l’invasion allemande de la Pologne, le fasciste Adolf Hitler a demandé lors d’une réunion, dans laquelle il a, entre autres, exprimé sa désapprobation de l’action dure des unités SS à tête de mort contre la population civile :

    « Qui parle encore d’exterminer les Arméniens ? »

    C’est une citation remarquable, qui montre que le génocide arménien et araméen était déjà largement connu à l’époque et a servi de modèle à des nationalistes fanatiques comme Hitler.

    C’est également ainsi que les armes chimiques du massacre à Dersim de dizaines de milliers d’Alévis et de Zazas dans le Reich allemand fasciste ont été produites et livrées à la Turquie.

    Lors de la destruction des villages araméens et kurdes dans les années 1990, l’armée turque a principalement utilisé des armes fournies à la Turquie par le gouvernement allemand.

    Et actuellement, ce sont des armes allemandes qui sont utilisées par la Turquie dans l’occupation de la Syrie du Nord et qui terrorisent les chrétiens ainsi que les Yidis.

    Les meurtriers de 1915 ont largement échappé aux procès d’Istanbul immédiatement après la Première Guerre mondiale. Dans ce contexte également, l’Allemagne s’est distinguée en accueillant des meurtriers recherchés. Par exemple, Talaat Pasa, qui vivait à Berlin en 1921 en tant que citoyen respecté.

    Il a ensuite été abattu par l’étudiant patriote arménien Solomon Teilirian, dont la famille a été victime du génocide.

    Aujourd’hui, l’impérialisme allemand poursuit sa politique de défense des intérêts avec et pour le gouvernement fasciste de l’État turc, et il criminalise et traque les révolutionnaires araméens en Allemagne.

    Neuf militants du mouvement populaire araméen Revolutionary Suryoye doivent être jugés en Bavière en raison de leurs activités en faveur du peuple araméen.

    Le principal accusé dans ce procès est Sami Grigo Baydar. Ce jeune homme de 28 ans est théologien de l’Église orthodoxe syrienne d’Antioche. En tant que militant politique de gauche, il défend les droits des Araméens en Turquie.

    Le ministère public fédéral de Karlsruhe a également entamé une procédure d’examen contre Baydar. Il accuse le théologien d’avoir « formé une organisation criminelle et terroriste à l’étranger », selon le paragraphe 129b du Code Pénal Allemand.

    Le « Conseil populaire des Araméens d’Europe » demande des comptes aux peuples d’Anatolie, de Mésopotamie et du Moyen-Orient qui sont devenus les victimes de cette politique impérialiste allemande d’intérêts avec le gouvernement d’État fasciste de Turquie

    Le « Conseil populaire des Araméens d’Europe » demande des comptes aux peuples d’Anatolie, de Mésopotamie et du Proche-Orient qui sont devenus victimes de cette politique impérialiste allemande d’intérêts avec le gouvernement d’État fasciste de Turquie et la fin des poursuites contre les membres du Suryoye révolutionnaire.

    Ce n’est que lorsque le règne de l’impérialisme sera brisé dans le monde entier, lorsque la dictature du capital sera enfin abolie, que les victimes de ce massacre se verront accorder le droit et la justice.

    La solution au problème des minorités populaires est une lutte anti-impérialiste et anti-oligarchique pour une révolution populaire socialiste.

    Conseil populaire des Araméens d’Europe

  • « Maintenant Lyon », place aux actes : Fermons les locaux fascistes !

    « Maintenant Lyon », place aux actes : Fermons les locaux fascistes !

    Lyon, le 06 juillet 2020

    Communiqué unitaire.

    Faisant suite à l’élection des listes « Maintenant Lyon » à la ville de Lyon et à la métropole du Grand Lyon, le « Collectif pour la fermeture des locaux fascistes » appelle les assemblées nouvellement élues à se prononcer fermement pour la fermeture des locaux fascistes sur notre territoire. 

    Le 28 juin 2020, la liste « Maintenant Lyon », soutenue par EELV et diverses organisations se revendiquant de gauche, remportait la mairie de Lyon mettant ainsi fin à 19 années de gouvernance de Gérard Collomb. Cette ère Collomb a été marquée par une inaction totale vis-à-vis de l’implantation de groupuscules fascistes dans notre ville et plus particulièrement dans le quartier du Vieux-Lyon. Ainsi le groupuscule Génération Identitaire dispose depuis 10 ans d’un local, « La Traboule », mais également d’une salle de boxe appelée « l’Agogée » (réservée aux blancs) en plein cœur du Vieux Lyon. Cette implantation entraine un climat de tension et de menaces pour les habitant·e·s mais aussi pour les associations culturelles de quartier ou de jeunesse qui peuvent s’opposer à leur idéologie. 

    L’implantation de ces groupuscules s’accompagne systématiquement d’une augmentation des agressions commises par leurs membres. Violences ciblant particulièrement les personnes racisées, les personnes LGBTI+, les militant·e·s politiques et syndicaux mais également les habitant·e·s du Vieux-Lyon ou des personnes rencontrant par hasard ces groupuscules lors de leurs descentes. Parmi les nombreuses agressions dont sont responsables des membres de Génération Identitaire, on retrouve des agressions avec armes et notamment celle durant laquelle 3 mineurs avaient été poignardés en plein cœur du Vieux-Lyon par des militants identitaires. L’une des personnes condamnées pour ces faits est toujours active dans le groupuscule Génération Identitaire. 

    La fermeture des locaux fascistes serait une étape importante pour stopper ces actes car ils servent de lieux de rendez-vous, de formation et de repli aux fascistes lors de leurs actions violentes.

    Suite à la mobilisation populaire des habitant·e·s du 5ème arrondissement et de notre collectif contre le « Bastion Social », la municipalité dirigée à l’époque par Georges Képénékian avait été contrainte d’agir constatant que le local le « Pavillon Noir » ne respectait pas les règles de sécurité d’accueil du public. A Larajasse, petite commune de l’ouest lyonnais, le conseil municipal a voté à l’unanimité contre l’implantation du local fasciste « Terra Nostra » et acté un arrêté municipal demandant la fermeture du lieu.

    Nous appelons donc la nouvelle équipe municipale à prendre une position claire sur cette question et agir dès le début de sa mandature pour faire fermer les locaux fascistes de notre ville. 

    Il est évident que, si la réponse n’est pas satisfaisante, notre collectif continuera de mobiliser la population contre les groupuscules fascistes ainsi que leurs locaux. 

    Collectif pour la fermeture des locaux fascistes – Jeune Garde Lyon, Planning Familial du Rhône, Parti de Gauche 69, Union Communiste Libertaire Lyon, France Insoumise, Solidaires Rhône,  CNT, Unité Communiste.

  • Des nazis dans le KSK ?

    Des nazis dans le KSK ?

    Article du MLPD sur la crise du KSK.

    Le MLPD exige la dissolution de l’ensemble du KSK – une organisation terroriste fasciste financée et équipée par l’État
    Le 30 juin, la ministre de la défense Annegret Kramp-Karrenbauer a annoncé, entre autres, la dissolution de la deuxième compagnie opérationnelle du commandement des forces spéciales (KSK) à Calw. Dans le même temps, elle a accordé au KSK « une chance de mise à l’épreuve ».

    Gabi Fechtner, chef du parti MLPD, explique : « Il était grand temps que le KSK intervienne. Annegret Kramp-Karrenbauer a dû réagir face à la prise de conscience antifasciste croissante et à la large critique du racisme et du fascisme. Mais au lieu de vraiment faire le ménage, elle essaie de sauver ce qui ne peut pas être réformé – il faut dissoudre intégralement le KSK« .

    Elle poursuit : « Il ne s’agit pas d’une faute individuelle au sein du KSK. Tout le caractère du KSK est celui d’une organisation terroriste fasciste. Cela va des déploiements impérialistes à l’étranger, à l’adoration d’Hitler, à la participation à des conspirations meurtrières. Les dirigeants de la KSK sont organisés et reliés à d’autres réseaux fascistes. Vous y trouverez des listes de meurtres de politiciens démocratiques et au moins 85.000 cartouches tout comme 62 kg d’explosifs ont été détournés. Cette organisation terroriste est financée et équipée par l’État. Certaines parties de MAD [Amt für den Militärischen Abschirmdienst : contre espionnage Allemand] tiennent même leur main protectrice au-dessus et avertissent les suspects« .

    Gabi Fechtner explique ce lien : « Selon son propre témoignage, le KSK est censé fournir des « forces spéciales de réaction rapide pour des opérations nationales et multinationales dans le monde entier ». Les soldats dits d’élite s’entraînent également pour les opérations anti-insurrectionnelles dans leur pays. Dans le cadre des lois d’urgence, la KSK doit soutenir la Bundeswehr dans des tâches contre-révolutionnaires spéciales contre les « insurgés armés et organisés », c’est-à-dire dans la lutte contre le mouvement ouvrier révolutionnaire. Résistez à ses prémices ! »

    Le MLPD exige la dissolution immédiate du KSK, un éclaircissement complet, la punition de tous les fascistes, la démission des responsables et l’interdiction de toutes les organisations fascistes et de leur propagande.

    Source : https://www.mlpd.de/2020/07/mlpd-fordert-aufloesung-des-gesamten-ksk-einer-staatlich-ausgeruesteten-und-finanzierten-faschistischen-terror-organisation?fbclid=IwAR3hmlAqc55txBuQs7bkySoQVHB_WnJ0Gmdwv0SmyNPDAkLk26YOdPN6JH0

    MLPD fordert Auflösung des gesamten KSK – einer staatlich ausgerüsteten und finanzierten faschistischen Terror-Organisation
    https://unitecommuniste.com/analyses/75e-anniversaire-de-la-fin-de-la-guerre-en-europe-le-grand-bluff-lequivalence-nazisme-urss/
    Sur les survivances du nazisme en RFA.
  • Déclaration du Front Uni International (ICOR – ILPS)

    Déclaration du Front Uni International (ICOR – ILPS)

    Front uni international
    anti-impérialiste et antifasciste

    Déclaration commune de l’AIAFUF sur la crise actuelle du capitalisme en plein milieu de Covid

    L’ère industrielle a fait progresser le capitalisme, extorqué des profits du travail humain, accumulé de grandes richesses pour un petit nombre et appauvri les masses. Le XXsiècle a vu la montée des monopoles, la formation d’oligarchies financières, l’exportation de capitaux, les groupes internationaux et un monde divisé et reparti par les guerres. C’était aussi un champ de bataille pour le socialisme. La classe ouvrière et les peuples opprimés se sont battus, ont gagné et ont subi des revers. Mais l’histoire continue.

    La réintégration des pays anciennement socialistes dans le système mondial du capitalisme monopoliste a aggravé les crises systémiques et périodiques de l’accumulation du capital sous le capitalisme. Avant la fin du siècle dernier, il y a eu un changement de paradigme en faveur du néolibéralisme et de la démocratie libérale. La « guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, et plusieurs changements de régime n’ont pas réussi à relancer l’économie. Le fascisme a levé sa sale tête et a transféré la crise impérialiste aux travailleurs et aux nations pauvres.

    Le krach financier de 2008 a conduit à une crise plus grave du système capitaliste mondial et à un déclin beaucoup plus important du système financier et économique en 2020, et cela à un rythme plus rapide que celui de la Grande Dépression de 1929. Le régime politique néolibéral est plus que jamais en faillite, ce qui a entraîné une accumulation et une inflation sans précédent des actifs de l’oligarchie financière et de la bourgeoisie monopoliste, des dettes insoutenables, une dépression de l’économie due à l’appauvrissement de la société de consommation et l’escalade de l’affrontement des courants fascistes et antifascistes dans le monde entier.

    L’effondrement actuel du système capitaliste mondial coïncide avec la propagation de la pandémie de Covid 19. La pandémie est devenue une crise plus importante qu’elle ne devrait l’être, car le système impérialiste dominant et les politiques économiques néolibérales actuelles ont détruit les systèmes de santé publique et contraint également à imposer des mesures d’austérité aux populations, qui sont renforcées par la politique néo-conservatrice de mesures de plus en plus répressives et militaires. L’accélération de la crise environnementale exacerbe aussi les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la pandémie et est l’une des causes de l’émergence de nouvelles pandémies.

    Le nombre de malades et de mourants est bouleversant. La moitié de l’humanité est confinée. Des mesures de quarantaine désespérées ont entraîné des pertes massives d’emplois et de revenus. Les plus touchés sont les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les femmes et les enfants, les migrants, les personnes de couleur, les pauvres des zones rurales et les personnes vivant dans des prisons surpeuplées.

    Des billions de dollars, d’euros et de yuans cherchent à sortir de la crise. La police et l’armée, qui sont le cœur du pouvoir de l’État, imposent un verrouillage plus strict et répriment les opinions dissidentes. Les gens, même à la maison, sont agités. Ils veulent trouver une issue à la crise. Ils veulent un avenir stable et durable.

    Plus d’un siècle d’impérialisme, de pillage à but lucratif et de guerres ont tué des millions de personnes et ne sauveront pas l’humanité. Les gens réclament à grands cris un changement de système. Utilisons la richesse sociale créée par les travailleurs pour garantir des emplois et des revenus, pour fournir une aide économique et des soins médicaux. Redistribuer la richesse en taxant les riches ne suffit pas. Les opérations de sauvetage ne devraient pas être destinées aux entreprises. La production et l’échange devraient être pour les gens. Le socialisme est la seule alternative viable. Nous devons nationaliser les secteurs stratégiques, y compris les banques et les systèmes financiers, et les mettre entre les mains des travailleurs. L’ère du bien commun devrait commencer maintenant.

    Conformément à nos aspirations à long terme, nous formulons ces demandes immédiates et urgentes :

    1. Un revenu et des prestations garantis, des allocations en espèces et des allégements pour les travailleurs.
    2. Gestion des épidémies dans le respect des droits de l’homme, les tests de masse et des services de santé adéquats pour la population.
    3. Protection sociale pour les paysans, les travailleurs et les masses laborieuses.
    4. Pas d’opérations de sauvetage pour les grandes entreprises, effectuer des opérations de sauvetage pour la classe ouvrière.
    5. Annulation, et pas seulement allégement, de la lourde dette extérieure des pays pauvres les moins développés.
    6. Suspension et renégociation des accords commerciaux inégaux.
    7. Mobiliser la science et la technologie au service de la population.
    8. Nationalisation des systèmes de santé publique, contestation et condamnation des politiques néolibérales.
    9. Respect des droits démocratiques et des droits de l’homme ; libération de tous les prisonniers politiques.
    10. Levée des sanctions contre 30 pays et territoires, dont la Cuba, le Venezuela, la Palestine et la RPD de Corée.
    11. Transfert du budget militaire vers la santé publique et les services sociaux.

    Nous devons informer le peuple, découvrir les racines de la crise, connaître les besoins de la population et trouver des moyens de le soutenir et résister au militarisme croissant et aux mesures fascistes.

    Nous devons combattre l’impérialisme et le fascisme ! Faire respecter le bien-être et les droits de la population ! Luttez pour la souveraineté, la démocratie et le socialisme !

  • Lénine trône à Gelsenkirchen (Allemagne).

    Lénine trône à Gelsenkirchen (Allemagne).

    L’Unité Communiste adresse ses félicitations au MLPD pour la mise en place de la statue de Lénine à Gelsenkirchen.

    La mise en place de cette statue, dans le contexte actuel, est un coup d’éclat.

    Elle démasque l’hypocrisie des capitalistes et des anticommunistes.

    Quand les statues représentes des gens de leur classe, des colonialistes, des esclavagistes ou des criminels économiques, ils considèrent que les déboulonner serait nier l’histoire. Qu’il faut faire avec, et qu’il faut les accepter.

    En revanche, le MLPD a du mener une bataille judiciaire et obtenir l’arbitrage d’un tribunal pour avoir gain de cause. C’est bien une preuve éclatante que la toponymie, les statues, les symboles occupent un espace mental. Qu’elles contribuent à définir les parts du passés jugés légitimes par l’historiographie dominante.

    C’est donc une victoire symbolique importante.

    Elle rentre dans le cadre d’une reconquête de l’espace urbain par les symboles de la révolution. Elle contribue à lutter contre l’effacement de la mémoire révolutionnaire et du mouvement internationaliste.

    Nous pensons également que, au-delà du symbole, cette statue joue un rôle dans notre actualité politique. Nous regardons cette statue non pas comme un élément du passé, anachronique. Elle est un point d’encrage dans un avenir qui va naître. Dans un avenir qui est le seul à pouvoir détourner de la catastrophe écologique, économique, sanitaire et sociale.

    Le capitalisme, en dépit de son triomphe, a montré ses limites. En fait de fin de l’histoire, il incarne la fin de l’espoir. Il a montré que la sommes des égoïsmes ne faisait pas avancer l’humanité vers le mieux, mais vers un crépuscule de misère, de stagnation, de guerres. Il n’est plus porteur d’utopie, à part pour une poignée de super-capitalistes, qui vivent sur la misère de milliards d’êtres humains.

    Aujourd’hui, devant cette statue, nous voyons le choix, un choix important qui reflète comment nous la considérons. Comme une chose morte ou comme une chose vivante.

    Nous, qui tournons les yeux vers nos prédécesseurs, bénéficions d’un immense avantage. Nous avons leur expérience. Leur histoire. Leurs victoires et leurs revers. Nous pouvons soit les confiner dans le fétichisme et le folklore, les utiliser comme des excuses pour refuser d’avancer, soit en tirer la substance profonde, en tirer les enseignements, et avancer.

    Cette statue, nous qui sommes en France, doit nous interroger. Le mouvement communiste dans notre pays, malgré des progrès importants, ne parvient pas à franchir l’étape de la secte. Nous pouvons continuer ainsi, végéter, rester marginaux, nous mépriser les uns et les autres et refuser de reconnaître nos existences mutuelles.

    Nous pouvons continuer à fuir nos responsabilités vis-à-vis des travailleurs et des travailleuses de notre pays, vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de notre impérialisme.

    Nous pouvons attendre, en ordre dispersés, que la pandémie ressurgisse. Que nous soyons dans la situation de payer la crise. Que nous soyons face à une nouvelle guerre.

    Ou nous pouvons prendre comme point de ralliement la mise en place de cette statue. En faire un symbole de l’unité renouvelée et de la volonté commune d’avancer. Dépasser le sectarisme. Briser le chauvinisme d’organisation. Travailler ensemble, sur la base de nos expériences aux uns et aux autres, et forger la synthèse qui correspond à notre époque et à nos tâches. Ce choix dépend de nous, mais nous devrons en accepter les conséquences.

    Nous avons fait le notre. Il est dans l’élaboration commune, au sein de l’ICOR, avec l’expérience et le savoir commun, par le débat démocratique prolétarien, d’une voie pour la révolution et pour apporter une nouvelle utopie.

    Nous saluons Lénine. Nous saluons le MLPD. Nous saluons l’ICOR. Nous saluons le Front International Anti-impérialiste.

    Ensemble vers la victoire !

    Die Kommunistische Einheit gratuliert der MLPD zur Aufstellung der Lenin-Statue in Gelsenkirchen.


    Die Errichtung dieser Statue ist im gegenwärtigen Kontext eine große Leistung.

    Sie entlarvt die Heuchelei der Kapitalisten und Antikommunisten.
    Wenn Statuen Menschen ihrer Klasse, Kolonialisten, Sklavenhändler oder Wirtschaftskriminelle darstellen, sind sie der Ansicht, sie zu entlarven, hieße, die Geschichte zu leugnen. Dass mit ihnen umgegangen werden muss und dass sie akzeptiert werden müssen.
    Die MLPD hingegen musste einen Rechtsstreit ausfechten und ein Schiedsverfahren vor einem Gericht erwirken, um ihren Fall zu gewinnen. Dies ist ein klarer Beweis dafür, dass Toponymie, Statuen und Symbole mentalen Raum einnehmen. Dass sie dazu beitragen, jene Teile der Vergangenheit zu definieren, die von der herrschenden Geschichtsschreibung als legitim angesehen werden.
    Es ist daher ein wichtiger symbolischer Sieg.
    Es ist Teil einer Rückeroberung des städtischen Raums durch die Symbole der Revolution. Sie trägt zum Kampf gegen die Auslöschung des revolutionären Gedächtnisses und die internationalistische Bewegung bei.

    Wir glauben auch, dass diese Statue über das Symbol hinaus eine Rolle in unseren politischen Nachrichten spielt. Wir betrachten diese Statue nicht als ein anachronistisches Element der Vergangenheit. Es ist ein Einfärbungspunkt in einer Zukunft, die im Begriff ist, geboren zu werden. In einer Zukunft, die als einzige von ökologischen, wirtschaftlichen, gesundheitlichen und sozialen Katastrophen ablenken kann.

    Der Kapitalismus hat trotz seines Triumphes seine Grenzen gezeigt. Tatsächlich verkörpert sie am Ende der Geschichte das Ende der Hoffnung. Sie hat gezeigt, dass die Summe des Egoismus die Menschheit nicht zum Besten geführt hat, sondern zu einem Zwielicht von Elend, Stagnation und Kriegen. Sie ist nicht mehr der Träger der Utopie, abgesehen von einer Handvoll Superkapitalisten, die vom Elend von Milliarden von Menschen leben.

    Heute, vor dieser Statue, sehen wir die Wahl, eine wichtige Wahl, die widerspiegelt, wie wir sie sehen. Als totes Ding oder als lebendes Ding.
    Wir, die wir unsere Augen auf unsere Vorgänger richten, haben einen immensen Vorteil. Wir haben ihre Erfahrung. Ihre Geschichte. Ihre Siege und Rückschläge. Wir können sie entweder auf Fetischismus und Folklore beschränken, sie als Entschuldigung dafür benutzen, dass wir uns weigern, vorwärts zu gehen, oder wir können die tiefste Substanz aus ihnen ziehen, aus ihnen lernen und vorwärts gehen.

    Diese Statue, wir, die wir in Frankreich sind, müssen uns in Frage stellen. Die kommunistische Bewegung in unserem Land schafft es trotz wichtiger Fortschritte nicht, die Bühne der Sekte zu überschreiten. Wir können so weitermachen, dahinvegetieren, am Rande bleiben, uns gegenseitig verachten und uns weigern, unsere gegenseitige Existenz anzuerkennen.
    Wir können uns weiterhin unserer Verantwortung gegenüber den Arbeitern unseres Landes entziehen, gegenüber denen, die unter dem Joch unseres Imperialismus leiden.
    Wir können verstreut warten, bis die Pandemie wieder auftaucht. Dass wir in der Lage sind, für die Krise zu zahlen. Dass wir vor einem neuen Krieg stehen.

    Oder wir können die Aufstellung dieser Statue als Sammelpunkt nehmen. Machen Sie sie zu einem Symbol der erneuerten Einheit und des gemeinsamen Willens, vorwärts zu gehen. Überwindung der Bigotterie. Organisatorischen Chauvinismus abbauen. Auf der Grundlage der gegenseitigen Erfahrungen zusammenarbeiten und eine Synthese schmieden, die unserer Zeit und unseren Aufgaben entspricht. Diese Entscheidung liegt bei uns, aber wir werden die Konsequenzen tragen müssen.

    Wir haben unsere gemacht. Es geht darum, innerhalb der ICOR mit gemeinsamer Erfahrung und gemeinsamem Wissen durch proletarisch-demokratische Debatten einen Weg zur Revolution und zur Verwirklichung einer neuen Utopie auszuarbeiten.

    Wir grüßen Lenin. Wir grüßen die MLPD. Wir grüßen die ICOR. Wir grüßen die Internationale Antiimperialistische Front.

    Gemeinsam dem Sieg entgegen!