Catégorie : Communiqués

  • Rassemblement pour les sans-facs : appel unitaire.

    Rassemblement pour les sans-facs : appel unitaire.

    Nous sommes signataires de cet appel à rassemblement. Chaque année, depuis des décennies, la situation se dégrade davantage dans les universités. Parcoursup, dans ce cadre, a été un coup supplémentaire, terrible, pour l’accès aux études. La seule garantie pour parvenir à l’université : lutter.

     ETUDIER EST UNDROIT, PAS UNPRIVILÈGE : NOUS DEMANDONS L’INSCRIPTIONDES SANS-FACS ! 

    Chaque année, l’université publique se ferme un peu plus aux étudiant-es : loi ORE, arrêté Licence, ParcourSup, Bienvenue en France … Ce sont toujours les mêmes que l’on discrimine à travers les plateformes sélectives d’admission à l’université : les étudiant-es originaires de quartiers populaires, les enfants d’ouvrier-es, d’immigré-es, les étudiant-es étranger-es… Cette année encore, la sélection a laissé des milliers d’étudiant-es sur la touche, plus durement encore que les autres années du fait de la situation sanitaire. 

    En effet, le confinement a eu pour effet d’accélérer drastiquement les inégalités: les jeunes devant travailler à côté de leurs études ont pour la plupart perdu leur emploi, précarisant encore leurs conditions de vie, alors même que les cours à distance étaient difficiles à suivre en cette période de stress et d’isolement social. 

    Alors que les étudiant-es les plus précaires ont été laissé-es seul-es, dépendants d’aides alimentaires pour survivre, et que la rentrée qui s’annonce nécessite un investissement massif pour garantir les conditions sanitaires et des places suffisantes pour accueillir les nombreux et nombreuses bachelièr-es, le gouvernement ne laisse pas une miette, préférant accorder des milliards aux entreprises. Frédérique Vidal, ministre de l’ESR, semble pourtant nier l’urgence de la situation lorsqu’elle affirme que tou-tes les étudiant-es auront une place. Il est surréaliste de penser que sans moyens supplémentaires alloués à l’enseignement supérieur il sera possible d’accueillir plus de monde sur les bancs de la fac ! 

    Contre la sélection, pour que toutes et tous puissent poursuivre leurs études supérieures, nous réaffirmons que le droit d’étudier est fondamental et que l’université doit être ouverte à toutes et à tous, et non pas réservée à une élite. Nous demandons à Nathalie Dompnier, présidente de l’université Lumière Lyon 2 de prendre ses responsabilités et d’inscrire les sans-facs, ces étudiant-es et néo-bachelier-es qui se retrouvent sans aucune affectation en cette rentrée à cause de la sélection et du manque de moyens alloués aux universités publiques. Nous appelons également l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives à soutenir la lutte des sans-facs et à rejoindre les prochains rassemblements pour l’inscription de celles et ceux encore laissé-es sur le carreau et en attente d’inscription! La casse de l’université et des services publics a assez duré, nous nous devons de contre-attaquer ! 

    Rassemblement mardi 29/09 à 10h – Campus de Lyon 2 Quais (cour centrale) pour exiger l’inscription de tou-tes les sans-facs ! 

  • Liberté pour Georges Abdallah !

    Liberté pour Georges Abdallah !

    APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH 

    Depuis l’arrestation de Georges Abdallah, nombreux ont été les collectifs et comités de soutien qui peu à peu se sont créés pour  défendre avec acharnement notre camarade et exiger sa libération. Cet héritage fondateur de cette lutte, nous l’avons depuis  toujours reconnu et clamé. En 2015 néanmoins, pour le cinquième anniversaire de la manifestation organisée à Lannemezan par  ces militants de longue date, volonté a aussi été exprimée d’intensifier ce combat et de coordonner les forces existantes pour  amplifier la mobilisation et parvenir à établir un véritable changement du rapport de force appelé par notre camarade lui-même.  De-là, l’acte de naissance de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah sur la base de la déclaration suivante,  rédigée à l’époque : 

    « Nous, les participants à la réunion de soutien de Lannemezan ayant eu lieu après la manifestation du 24 octobre 2015 pour Georges Abdallah, appelons à l’intensification de la campagne de mobilisation pour la libération de notre camarade Georges  Abdallah. 

    Nous nous reconnaissons dans l’identité politique de Georges Abdallah, combattant et résistant arabe, communiste libanais, symbole d’aujourd’hui du combat contre l’impérialisme, le sionisme, le capitalisme et les Etats réactionnaires arabes. Georges  Abdallah est un prisonnier politique de l’Etat français depuis plus de trois décennies et ce sous les applaudissements des  Etats-Unis et de l’entité sioniste. Son combat est le nôtre. Nous voulons une Palestine libre et victorieuse. Nous voulons la  fin du colonialisme à travers le monde et sous toutes ses formes, la fin du capitalisme et de l’exploitation et nous soutenons  la lutte des peuples contre toutes les oppressions. Nous nous reconnaissons dans le combat de Georges Abdallah contre la  guerre d’invasion du Liban par les sionistes et pour la libération de la Palestine qu’il a mené avant d’être arrêté en 1984 par  la police française. Nous nous reconnaissons dans son engagement révolutionnaire sans faille durant ses 3 décennies  d’incarcération et sa farouche détermination combattante face à une justice de classe. Et nous serons à ses côtés le jour de  sa libération pour continuer à lutter avec lui. 

    Nous sommes internationalistes et nous avons pleinement conscience que c’est l’Etat français qui maintient Georges  Abdallah en prison. C’est cet Etat français et ses gouvernements successifs de droite et de gauche se disant républicain ou se disant socialiste qui met comme condition à la libération de ce militant intransigeant son reniement. Depuis plus de 30 ans, Georges Abdallah est debout face à ses geôliers et comme les milliers de prisonnières et prisonniers palestiniens, il ne cède rien. Il résiste et se bat pour la liberté. 

    La décision de non libération de Georges Abdallah est une décision politique et c’est pourquoi nous nous battons sur le  terrain politique. 

    Nous appelons toutes les forces militantes, comités de soutien, associations, partis, syndicats à exprimer leur solidarité et à  multiplier les initiatives pour faire connaître la cause de Georges Abdallah et pour que s’élève l’exigence de sa libération.

    Nous appelons à une campagne nationale pour la libération de Georges Abdallah, menée dans le respect de ses engagements  et de son parcours. Nous appelons également à la multiplication des initiatives internationales : Leila Khaled du FPLP le  déclare si justement : « Georges Abdallah est un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde ». 

    Nous appelons à ce que cette campagne soit menée sur deux axes principaux :  

    1. soutien au peuple palestinien et à son combat pour la victoire ; solidarité avec la lutte des prisonnières et des  prisonniers palestiniens et défense du droit au retour et à l’autodétermination des Palestiniens. 2. soutien aux quartiers populaires et à leurs luttes d’émancipation ; solidarité avec les inculpés de la répression ;  soutien aux révoltes contre les violences policières ; lutte contre le racisme d’Etat. 

    Nous appelons d’ores et déjà à des temps forts de mobilisation : rassemblements et manifestations à Lannemezan, Paris,  Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Bruxelles, Beyrouth… A des meetings dans différentes villes de France, d’Europe ou du  monde arabe. A l’implication des forces libanaises et palestiniennes qui mettent en avant la cause de Georges Abdallah (FPLP,  PCL) ; à un appel à soutien des partis politiques et syndicats en accord avec la demande de libération de Georges Abdallah  (PCF, NPA, CNT, FA, PIR…). A l’organisation d’événements lors de dates communes de mobilisation (journée de la terre,  journée internationale des prisonniers politiques, 1er mai…). A la multiplication des efforts de sensibilisation et d’information  auprès des médias à diffusion large (L’Humanité, Politis, Le monde diplo, radios et presses militantes). 

    Nous désignons dès à présent les cibles communes à interpeller : les autorités françaises et libanaises. Plusieurs  interpellations ont eu lieu dans différentes villes de France (Valls, Taubira, F. Hollande) et il faut multiplier ces interpellations.  Les Etats-Unis, partie civile dans le procès et toujours actifs pour bloquer la libération de Georges Abdallah, doivent  également être interpellés et les autorités libanaises doivent se positionner fermement pour la libération de Georges  Abdallah. 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Lannemezan, le 24 octobre 2015 » 

    Cette ligne de défense de notre camarade sur cette base politique est aujourd’hui toujours la nôtre : Georges Abdallah, au quotidien,  est de nos luttes et pas un acte militant n’est mené sans que nous réaffirmions que nous sommes de son combat. Depuis cinq ans,  cette bataille sur le terrain politique, effectivement conduite dans le respect des engagements de notre camarade et de son  parcours, est menée partout et par nous tous, selon les axes cités dans la déclaration de 2015 mais aussi plus largement au sein  de toutes les luttes sociales et politiques, à travers des manifestations, des rassemblements, des meetings, des repas solidaires,  des appels à signatures, des courriers adressés aux autorités françaises et libanaises et des semaines d’actions coordonnées entre  toutes les forces engagées dans ce combat pour la libération de Georges Abdallah. Cet engagement à Paris, dans les régions, sur  le plan national et désormais aussi largement sur le plan international – du fait de l’investissement de tous les soutiens à Georges  Abdallah, dans la diversité de nos expressions – accroit chaque jour un peu plus la pression exercée ; et les multiples réactions – lues dans la presse, perceptibles aussi à travers les réponses des Gardes des sceaux et des ministres de l’Intérieur qui se sont  succédé aux courriers d’élus ou encore traduites par les visites exceptionnelles menées auprès de notre camarade par des 

    représentants politiques et religieux haut placés ou par la réponse lancée par le Président français, lors de sa visite à Beyrouth,  aux militants libanais réclamant la libération de Georges Abdallah – toutes ces réactions sont autant de signes à saisir de la justesse  de la lutte menée et qu’il nous faut poursuivre sur la même dynamique et énergie en cherchant à interpeller encore plus directement  les représentants de l’Etat français quand cela est possible ou encore en se mobilisant tous ensemble pour frapper d’une seule  main. 

    Cette ligne de conduite, Georges Abdallah ne cesse de nous en donner les clés quand à plusieurs reprises, dans ses déclarations, il met en exergue la force de cette solidarité unitaire et coordonnée. Ainsi, rappelons simplement là encore quelques-uns de ses  messages où il nous encourage à poursuivre dans ce sens : 

    « Encourageons, toujours plus camarades, les divers processus de convergence des luttes aussi bien au niveau local qu’au niveau régional et à plus forte raison au niveau international » (Georges Abdallah – déclaration du 20 octobre 2018) 

    « Ce changement du rapport de force passe avant tout par l’inscription de cette démarche solidaire dans la dynamique globale de la  lutte en cours en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste et antiimpérialiste » car « il ne s’agit pas de faire comme  si nous ne savons pas que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la  dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale » (Georges Abdallah – déclaration du 23 juin 2018). 

    C’est en ce sens et toujours fidèles à cette ligne et aux principes d’action politiques rappelés ici que nous appelons aujourd’hui à,  non plus une semaine internationale d’actions mais à un mois complet d’actions pour que nous tous, les soutiens à notre camarade,  nous ne laissions pas un espace politique libre sur le plan local, régional, national et international sans que soit mise à l’ordre du  jour l’exigence de la libération de notre camarade Georges Abdallah.  

    A Albertville, Amiens, Annecy, Aubagne, Aubervilliers, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Gennevilliers, Grenay, Grenoble,  Lannemezan, Lille, Lyon, Marseille, Montauban, Montpellier, Morlaix, Nanterre, Nîmes, Paris, Pau, Saint-Denis, Saint-Etienne, Tarbes,  Thionville, Toulouse, Troyes ; dans les Alpes-Maritimes, en Corse, dans le Finistère, le Gers, en Gironde, en Haute-Marne, dans les  Hautes-Pyrénées, l’Hérault, l’Ile de France, le Lot-et-Garonne, dans le Nord et le Pas de Calais, au Pays de Cornouaille, en Poitou 

    Charentes, au Puy-de-Dôme, en région Rhône-Alpes, en Seine-Maritime et dans le Tarn-et-Garonne. ; en Algérie, en Allemagne, en  Angleterre, en Argentine, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Espagne, en Grèce, en Inde, en Italie, au Kurdistan, au Liban, au  Luxembourg, au Maroc, en Palestine occupée, au Pérou, en Pologne, en Roumanie, en Tunisie, en Turquie – partout en France et dans  le monde où le combat de Georges Abdallah est relayé et l’exigence de sa libération portée, partout où nous sommes tous – soutiens  solidaires actifs à notre camarade – , multiplions les actions de mobilisation et intensifions la pression sur les représentants et les  lieux du pouvoir de l’Etat français pour qu’enfin soit signé par le ministre de l’Intérieur actuel l’avis d’expulsion conditionnant la  libération de notre camarade et que soit gagné ce combat de mise à mort de cette perpétuité réelle inique. 

    Nous tous, – anarchistes, autonomes, antifascistes, anti-impérialistes, antisionistes, communistes, démocrates, écologistes,  internationalistes, libertaires, marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes, républicains insoumis, révolutionnaires,  trotskystes ; engagés dans des partis, syndicats, fronts, campagnes, associations, collectifs, comités, mouvements et réseaux  multiples ; engagés aux côtés de notre camarade dans les luttes politiques pour la Palestine, en soutien à l’Intifada et contre la  Normalisation ; pour la défense des luttes des peuples et de leurs résistances ; pour la défense des prisonniers politiques et des  prisonniers révolutionnaires ; contre l’enfermement carcéral ; contre les violences policières ; pour la défense des immigrations et des  quartiers populaires ; contre le racisme ; pour la défense des travailleurs, de leurs acquis et de leurs droits ; pour celle des gilets jaunes ;  pour le combat de l’émancipation des femmes ; contre la torture et la peine de mort – mobilisons-nous une fois de plus, tous ensemble  là où nous sommes, dans cette diversité qu’est la nôtre, du 22 septembre 2020 au 24 octobre 2020 pour qu’à cette date, la dixième 

    manifestation à Lannemezan soit la dernière et que nous puissions enfin concrétiser ce désir profond que nous portons tous en nous  depuis ces si nombreuses années : « nous serons à ses côtés le jour de sa libération pour continuer à lutter avec lui ! ». 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Paris, le 19 septembre 2020 

    Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com 

    Premiers signataires : Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Campagne internationale pour la libération  de Georges Abdallah – Samidoun Palestinien Prisoner Solidarity Network – Campagne internationale pour la libération  d’Ahmad Sa’adat et ses camarades – CLGIA – Le CRI Rouge pour la défense des prisonniers révolutionnaires – Comité d’action  et de soutien aux luttes du peuple Marocain – CAPJPO-EuroPalestine – PIR – ANC – UJFP – Collectif Palestine Vaincra – FUIQP  (Istres – Martigues) – Association Car t’y es libre 

    Agenda non exhaustif des actions programmées sur Paris et sa région durant le mois international d’actions

    Du 22 septembre au 24 octobre sont d’ores et déjà programmées à Paris et sa région les initiatives suivantes : 

    – 19 septembre 2020 : « Ils roulent pour le Tour de France / Nous pédalons pour la Palestine ! » : participation à la déambulation en  vélo pour la Palestine dans les rues de Paris (initiative organisée par de nombreuses organisations de soutien à la Palestine) en  parallèle à l’arrivée du tour de France dans la région parisienne, pour dénoncer la participation de l’entité sioniste à cet événement  sportif. 

    – 26 septembre 2020 : participation à la « soirée des solidarités internationales », organisée à Nanterre en lien avec l’Arène et l’AFPS  locale 

    – 30 septembre 2020 : soutien à l’un de nos camarades qui passe en procès au tribunal de grande instance pour son implication dans  les manifestations contre la COP21 

    – 1 octobre 2020 : présence à la conférence avec Pierre Stambul dont l’intitulé est « Proche-Orient : la paix est-elle encore possible ? » – 7 octobre 2020 : participation au rassemblement pour exiger la libération de Mumia Abu Jamal 

    – 10 octobre 2020 : participation à la rencontre nationale et au meeting d’Ile de France de l’ANC à Saint-Denis, sur le thème : Une  exigence : retrait de tous les soldats français d’Afrique ! » 

    – 17 octobre 2020 : participation à l’accueil de la marche de la solidarité des sans-papiers à Paris et aussi au rassemblement aussi au  pont Saint-Michel en hommage aux victimes du 17 octobre 1961 

    – 23 octobre 2020 : départ du car de Paris pour Lannemezan 

    – 24 octobre 2020 : 10ème manifestation à Lannemezan 

    A prévoir aussi : un rassemblement devant le Ministère de l’Intérieur et un rassemblement hebdomadaire sur 4 semaines dans le  quartier populaire de Ménilmontant à Paris. 

    Merci de faire connaître à l’adresse de la campagne unitaire les initiatives programmées dans le cadre de ce mois international  d’actions pour aider à leur diffusion. 

  • La pandémie continue ! Tract de l’Unité Communiste.

    La pandémie continue ! Tract de l’Unité Communiste.

    Les chiffres sont alarmants, les foyers de contamination se multiplient : Les conditions sont réunies pour une crise dépassant la première.

    Les dirigeants sont incapables de contenir la pandémie.

    Contraint de trancher entre les intérêts des capitalistes et la santé des travailleuses et des travailleurs, ils choisissent de protéger les riches, négligent les alertes du Conseil scientifique et nient leurs responsabilités pour préparer leur réélection !

    Ils ont menti et caché l’état terrible de l’hôpital affaibli par des décennies de précarité et de réformes libérales, l’incapacité des écoles à faire face à la rentrée, l’absence de stocks et l’importance des masques…
    Résultat : La France, 4ᵉ pays au plus fort taux de contamination, est classée 50ᵉ au rang mondial de la gestion pandémique, loin derrière des pays « pauvres » (Deep Knowledge Group).

    Protégez-vous, vos proches, les autres ! Mais n’oublions pas les coupables !

    Après la pandémie : La Crise.

    La menace du chômage et de la pauvreté grandis, mais pas pour tous le monde ! Certains vont profiter du business de la misère et rester protégé des conséquences économiques. Nos conditions de vie, notre santé et l’environnement sont l’objet de négociations pour des profits qui nous appauvrissent, nous empoisonnent et tuent. Allons-nous nous laisser faire ?

    Les bourgeois mobilisent leurs médias et font diversion ! Ils dévient notre attention de nos réels ennemis avec des faits divers choquant et des menaces imaginaires. N’ayons confiance qu’en nous-mêmes qui subissons la même dictature, regroupons et organisons-nous. Nous voulons renverser ce système criminel !
    Construisons une démocratie du peuple pour le peuple : Prenons le pouvoir !

    L’Unité Communiste, membre de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires travaille à organiser, former et unifier ceux et celles qui veulent un changement révolutionnaire de la société.

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  • Appel des femmes de Moria – Grèce.

    Appel des femmes de Moria – Grèce.

    Depuis l’ICOR : Nous vous transmettons le bref appel des coordinateurs européens de la Conférence mondiale sur les femmes de Moria, en Grèce.

    Nous soutenons cette demande de solidarité – organisez des rassemblements, des actions de solidarité, des veillées dans toute l’Europe !

    Dans la nuit du mercredi 9 septembre 2020, un incendie catastrophique a détruit la quasi-totalité du camp de réfugiés de Moria, en Grèce. 12.000 personnes doivent vivre dans le chaos dans les rues, il n’y a pas de rapports fiables sur les blessés et les morts. Les causes sont toujours ouvertes.
    « Il y a 5000 réfugiés qui ont tout perdu et qui n’ont rien d’autre que ce qu’ils portent sur leur corps. Ces personnes ont besoin d’une aide immédiate. Les 35 personnes infectées par le Coronavirus font partie des réfugiés. Ce sera très grave. On l’a fait savoir et les habitants ont très peur. Les fascistes crient : « Brûlez-les » … La division s’approfondit, à partir de la peur du Corona. » (Michalis Aiwaliotis, partenaire du pacte de solidarité entre l’organisation de solidarité et de secours Solidarité Internationale (SI) et l’organisation OXI, qui se compose de locaux qui aident les réfugiés dans le camp)

    Il est honteux que, même face à cette catastrophe, l’UE ne soit pas prête à accepter plus de 400 enfants non accompagnés !

    Les demandes de l’ICOR dans différentes résolutions sur la question des réfugiés :
    Le mouvement de réfugiés, qui a été multiplié par un million, a pour cause la politique impérialiste mondiale de guerres, de destruction de l’environnement, de catastrophes dues à la faim … ! Le problème est l’impérialisme – pas le mouvement des réfugiés. Ces femmes et ces hommes, ces enfants, ces jeunes font partie des opprimés du monde entier. Menons ensemble la lutte contre la division, le racisme et le fascisme. Par conséquent : Renforçons la construction du front uni anti-impérialiste !

    Pour le droit à l’asile !
    Solidarité avec les luttes de libération révolutionnaires !
    Les réfugiés sont nos frères et sœurs !

    Luttez dans les pays de l’UE contre les causes d’exode, pour l’accueil des réfugiés dans les pays de l’UE et pour leur intégration dans les masses en lutte du pays respectif !
    Intensifions la solidarité internationale !

    Ci-joint :

    Au mouvement des femmes militantes en Europe ! Chères femmes du monde !
    Un incendie a détruit le camp de réfugiés Moria. 12. 000 réfugiés se trouvent sur les routes et sont surveillés par la police. Les conditions dans le camp ont été intolérables pendant longtemps, maintenant c’est le chaos. Les réfugiés ont besoin de notre solidarité et de notre aide. Nous proposons d’organiser des rassemblements appelant à un accueil non bureaucratique des réfugiés dans les pays d’Europe. Malgré tous les problèmes dans nos propres pays, nous sommes solidaires avec les réfugiés, ils font eux aussi partie du mouvement mondial des femmes. Nous disons : ne laissez personne derrière vous !

    Suse Bader, Allemagne et Halinka Augustin, Pays-Bas, coordinatrice européenne
    Zaman Masudi, Allemagne, députée.

  • Non au rassemblement raciste du 12/09 – Communiqué unitaire.

    Non au rassemblement raciste du 12/09 – Communiqué unitaire.

    Nous retransmettons ce communiqué du collectif pour la fermeture des locaux fascistes à Lyon. A peine élue la nouvelle mairie de Lyon provoque une certaine déception quant à la question de ces locaux. La Traboule a ainsi pu rouvrir ses portes, en dépit d’une fermeture administrative. Si les possibilités laissées par le droit bourgeois sont limitées (elles avantages en réalité complètement les fascistes, qui bénéficient de l’argent et du soutien des réseaux de la bourgeoisie réactionnaire), cela représente néanmoins un revers. Nous nous posons la question de savoir si la nouvelle équipe de la mairie va reprendre les réseaux de discussion et d’entraide mis en place par Gérard Collomb. Il a toujours couvé les fascistes lyonnais, fils et filles de notables locaux, et, donc, point d’appuis à courtiser. EELV se montrera-elle plus ferme ?

    Non au rassemblement raciste du 12/09 devant le Palais de Justice du Vieux Lyon

    La fachosphère lyonnaise (dont notamment Lyon Populaire – ex Bastion Social, et Génération Identitaire) organise un rassemblement « contre l’insécurité » à Lyon devant le Palais du Justice du Vieux Lyon le samedi 12 septembre à 14h.

    Ce rassemblement, sur un thème ultra médiatisé ces derniers temps, est utilisé comme tremplin par ces groupuscules fascistes afin d’occuper la rue. Grâce au travail des collectifs luttant contre ces groupuscules, nombre de leurs actions ont été interdites ces dernières années. 

    Ce n’est pas le cas pour celle du 12 septembre où les fascistes avancent masqués mais nous ne sommes pas dupes.

    La fachosphère utilise aujourd’hui des drames (mort d’Axelle) ou en invente (« agression » d’Augustin) pour pouvoir déverser sa haine sur les réseaux sociaux puis dans la rue le 12 septembre. Ils essaient même de généraliser la thématique du rassemblement « l’insécurité à Lyon » pour passer inaperçu mais il est très facile de retrouver leurs traces et leurs liens avec l’ultra droite sur les réseaux sociaux.

    Nous refusons l’instrumentalisation notamment des droits des femmes, des violences envers les femmes, comme par exemple le harcèlement de rue, à des fins racistes.

    Ce rassemblement raciste ne peut avoir lieu !

    Le même jour, ces groupuscules prévoient un programme très chargé, visant à donner à Lyon une place centrale dans l’extrême-droite française : Lyon Populaire organise une conférence le même jour à Lyon et Génération Identitaire tient un pot de rentrée dans leur local « la Traboule ». 

    Il y aura forcément la présence de militants fascistes d’autres villes de France à Lyon le 12 septembre pour grossir les rangs. A noter que ce local « La Traboule » a reçu l’aval, de la nouvelle majorité de la Ville de Lyon, pour sa réouverture…

    Quelle sera la réaction des pouvoirs publics face à ce rassemblement ? Faudra-t-il une mobilisation contre celui-ci ?

    Pour nous, la réponse est claire : le rassemblement raciste du 12/09 ne peut et ne doit pas se tenir !

    Collectif pour la fermeture des locaux fascistes

    Contact : fermonsleslocauxfascistes@riseup.net

  • Communiqué commun Ukraine-Russie-Bélarus sur la situation en Biélorussie.

    Communiqué commun Ukraine-Russie-Bélarus sur la situation en Biélorussie.

    Nous retransmettons la position de nos camarades de l’ICOR de Biélorussie « Coin Rouge », de la Russie «Plate-forme Marxiste-Léniniste» et de l’Ukraine «Conseil de Coordination du Mouvement Ouvrier». Etant directement aux prises avec la question et avec l’impérialisme Russe, leur position est plus tranchée que celle que nous avons pris jusqu’à présent. Leur positionnement tend à prendre bien plus en considération les dynamiques internes du Bélarus, tandis que nous avons tendance à prendre en considération davantage les dynamiques géopolitiques et la mainmise de notre impérialisme. Loukachenko, bien que représentant une certaine indépendance pour le Bélarus, ne s’est pas moins mouillé dans une libéralisation du pays et dans des négociations avec l’occident comme avec la Russie. Nous avons cependant tendance à ne pas placer spontanément sa chute – qui pourrait faire basculer encore davantage le Bélarus dans une orbite ou une autre – au premier plan, par rapport à la question de victoires sociales et politiques dans le cadre actuel. Dans tous les cas, le mieux que nous puissions faire est de militer contre les aventures militaires de notre impérialisme dans ce pays et dans cette région, et à mobiliser et sensibiliser face aux risques de guerre.

    « Pour le moment, il s’agit de la chute de Loukachenko »
    Déclaration commune de trois organisations de l’ICOR: de Biélorussie « Coin Rouge », de la Russie «Plate-forme Marxiste-Léniniste» et de l’Ukraine «Conseil de Coordination du Mouvement Ouvrier»

    Le 9 août 2020, les élections présidentielles régulières ont eu lieu en République de Biélorussie. La campagne électorale a été caractérisée par le fait que les personnages les plus importantes, susceptibles d’influencer le résultat des élections, ont été exclues du champ politique. Les personnes suivantes ont été arrêtées: le candidat à la présidentielle Viktor Babariko, le chef de cabinet de l’une des candidates, et Sergueï Tikhanovskyle, mari de Svetlana Tikhanovskaïa,. La Commission électorale centrale n’a pas compté plus de la moitié des signatures recueillies pour le candidat à la présidentielle  Zepkalo, de sorte qu’il n’a pas été enregistré.

    Pendant la campagne électorale, les autorités ont activement empêché les candidats de communiquer avec leurs électeurs en limitant le temps et le nombre de lieux de communication entre les candidats et leurs électeurs. Des arrestations sélectives de citoyens lors des rassemblements électoraux ont eu lieu.

    Suite à l’annonce des résultats préliminaires des élections le 9 août 2020, un rassemblement pacifique de citoyens, voulant protester contre la fraude électorale, a été brutalement réprimé par la police spéciale et des troupes du ministère de l’Intérieur avec des balles en « caoutchouc », des grenades éclair et des canons à eau. Des collaborateurs du ministère de l’Intérieur ont dirigé des voitures sur les manifestants et leur ont tiré dessus. La première nuit après les élections, environ trois mille citoyens ont été arrêtés dans diverses villes biélorusses, principalement dans la capitale de la République. Parmi eux se trouvaient de nombreux journalistes, entre autres aussi de la Fédération de Russie et de l’Union européenne, qui étaient venus pour rendre compte du déroulement des élections en Biélorussie. Afin de limiter la diffusion des informations sur les événements dans les rues et la possibilité de mobilisation et d’auto-organisation des citoyens, les autorités ont désactivé Internet, y compris les serveurs proxy et VPN.

    L’affrontement entre les citoyens et la milice a duré trois nuits. Pendant cette période, plus de 7 000 citoyens ont été arrêtés, dont de nombreux journalistes, des ouvriers et des militants de divers partis et mouvements, y compris des militants de gauche. L’accès à l’information a été et est toujours fortement restreint. Des centaines de personnes ont été blessées à des degrés divers. Trois personnes ont été tuées : Alexander Taraikovsky – abattu par la milice près de la station de métro Pushkinskaya à Minsk ; Alexander Vichor – battu à mort par des policiers à Gomel, et Gennady Schutow – d’une balle dans la tête à Brest. Plus de 10 personnes sont actuellement portées disparues.

    Après la libération des prisonniers, il s’est avéré que les gens avaient été torturés, battus, abusés sexuellement aux postes de police, qu’ils n’avaient pas été autorisés à utiliser les toilettes, ils n’étaient pas autorisés à aller aux toilettes, n’avaient pas reçu de nourriture et seulement peu d’eau et on les empêchaient de dormir. L’assistance médicale n’était fournie que lorsque les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur se rendaient compte qu’autrement le détenu risquait de mourir.

    A partir du 12 août, les manifestations sont entrées dans une phase pacifique. Les effectifs des travailleurs ont commencé à parler d’une grève sur tout le territoire de la République contre la fraude électorale et les violences policières. Malheureusement, la plupart des grévistes ont été réprimés. Menaces et licenciements effectifs, menaces d’être obligé de réparer les dommages causés par la grève, expulsions (une part importante des travailleurs et leurs familles vivent dans des appartements et des foyers appartenant aux usines), procédures pénales et arrestations de militants des comités de grève. En particulier : Sergueï Dylewski, président du comité de grève de l’usine de tracteurs de Minsk, et Aleksandr Lavrynowitsch, président du comité de grève de l’usine de tracteurs à roues de Minsk, ont été arrêtés. Actuellement, les travailleurs de nombreuses grandes entreprises dotées d’un comité de grève actif mènent une «grève italienne», démissionnent des syndicats officiels et se préparent à créer leurs propres syndicats.

    Les 16 et 23 août, des Marches de protestation ont eu lieu à Minsk, auxquelles plus de 200 000 personnes ont participé. Les Marches ont été soutenues par la plupart des agglomérations en Biélorussie. Les autorités ont fait sortir contre eux des troupes du ministère de l’Intérieur et des milices. Le 23 août, des unités militaires régulières avec des véhicules blindés de transport de troupes et un armement mortel ont été rajoutées. Loukachenko a menacé qu’en cas de « provocations », il utiliserait des armes létales contre les manifestants.

    La situation au Biélorussie change de jour en jour. Nous sommes conscients que ceux qui participent aux manifestations et ceux qui luttent pour le pouvoir, ne travaillent pas tous pour l’idée socialiste. Mais pour le moment, il s’agit du renversement de l’usurpateur qui a restreint au maximum les droits de la population (et surtout ceux des salariés des entreprises) dans le domaine de la démocratie, de la liberté de réunion et de la liberté d’expression. Un personnage qui a changé les droits et libertés de tous les Biélorusses, peu importe leurs opinions politiques, leur religion, leur âge ou leur sexe.

    Tout au long de son règne, Loukachenko a tenté de faire passer son pouvoir pour un régime «socialiste» qui plaçait la justice sociale et la protection des citoyens par l’État avant tout. Toutes ces années, il était clair pour les militants de gauche que le régime de Loukachenko n’avait rien à voir avec la justice sociale, car il n’était pas juste de maintenir le prolétariat au travail avec de petits salaires, sans allocations de chômage et sans syndicats libres. L’ensemble du système de pouvoir en Biélorussie est dirigé contre les travailleurs, qui sont totalement privés de la liberté de pensée et de leur propre opinion. 

    Les lois sont réécrites de telle manière que le travailleur n’a aucun droit de grève, aucun droit de réunion et même pas le droit d’exprimer son opinion au travail. 

    Il peut être licencié à cause de toutes actions ou déclarations, dépouillé de son salaire additionnel s’ajoutant à son misérable salaire et de sa maison ; ses enfants peuvent être placés sous la tutelle de l’État. Ce que Loukachenko appelle un «État-providence» est en fait un camp de concentration avec des allègements économiques pour que les gens acceptent la voie de l’État.

    Malgré les protestations et l’apparente illégitimité du régime actuel, il est toujours possible qu’il persiste. Il peut rester à flot par la violence armée et la propagande. Mais dans les six prochains mois, il devra faire face à une vague massive d’émigration, à une dévaluation et à une détérioration catastrophique du niveau de vie de la population, ce qui conduira à une nouvelle vague de protestations et au renversement du régime.

    Avec détermination, nous disons non:
    – à l’usurpation du pouvoir
    – à la fraude électorale
    – aux violences policières
    – aux violations des droits de l’homme
    – à la violation de la liberté de réunion

    Loukachenko et ses partisans ne sont même pas des tigres en papier, mais juste une ombre. Et les premiers rayons du soleil suffiront pour disperser celle-ci. Vive la Biélorussie!

  • Le Liban explose ! – Résolution ICOR.

    Le Liban explose ! – Résolution ICOR.

    Le Liban a été un pays de larmes et de luttes ! En octobre 2019 un mouvement s’est formé à Beyrouth contre la politique gouvernementale qui a commencé avec l’insurrection du 17 octobre. Il appela à la construction d’un Liban indépendant et démocratique. Il comporte aussi la majorité des forces qui s’opposent à la politique des États-Unis et de l’Israël sioniste et à celle de presque toutes les autres puissances impérialistes et régionales qui essaient de déstabiliser et dominer le Liban. En font partie également l’Arabie saoudite et l’Iran, ce dernier surtout à travers le Hezbollah. Bien que ce mouvement fût atténué par l’apparition de la pandémie mondiale de Covid-19 les protestations continuèrent jusqu’au janvier 2020. 

    Beyrouth a été la cible de bombardements sionistes israéliens et autres depuis des décennies. L’explosion de bombes est devenue la norme plutôt que l’exception à Beyrouth.

    Le 4 août il y a eu une énorme explosion dans le port de Beyrouth par laquelle des dizaines de morts et des milliers de blessés et 300 000 personnes sans-abri sont à déplorer. Cela a été attribué aussi à la corruption du gouvernement et l’apathie de la population. Ce dernier aspect, nous le rejetons résolument. 

    Malgré un couvre-feu et l’imposition de la loi martiale, il y a eu de nouveau des protestations massives appelant à la démission du gouvernement et à la formation d’un gouvernement démocratique. Les manifestants ont pris le contrôle du ministère des Affaires étrangères et l’ont rebaptisé « ministère de la révolution ». Le 10 août, le gouvernement de Hassan Diab, qui avait pris le pouvoir en janvier, a démissionné et le président Michel Aoun lui a demandé de continuer jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement prenne la relève.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste impérialiste, et la Chine se sont accusés réciproquement de contrôler cette partie importante de l’Asie occidentale. Après tout, la « nouvelle route de la soie » prévue par la Chine est censée passer par le port de Beyrouth. Le soutien chinois au Liban est bien connu, et les États-Unis accusent maintenant la Chine de tendre un « piège de la dette ». Ils oublient que le plus grand piège de la dette a été mis en place par le FMI, qui est contrôlé par les États-Unis. D’autre part, les bombardements israélo-sionistes au Liban, avec l’approbation des États-Unis, sont trop brutaux pour être oubliés. L’Israël sioniste ne peut pas être exclu comme auteur possible de l’explosion, même maintenant. Nous appelons le peuple libanais à résister aux tentatives de toutes les puissances étrangères et impérialistes d’accaparer leur combat légitime pour la liberté, la justice sociale et la démocratie, comme, par exemple, la France en tant qu’ancienne puissance coloniale tente de le faire.

    Pour le droit du peuple libanais à l’autodétermination ! Pour un changement révolutionnaire selon la volonté des masses populaires !

    Au moment actuel nous soutenons l’appel du Parti communiste libanais (PCL) qui a appelé le mouvement du 17 octobre à converger de nouveau. Ils demandent à juste titre une politique au sens de la classe ouvrière et des larges masses de la population et veulent construire un Liban véritablement démocratique et progressif. Nous appelons à tous les forces démocratiques au Liban de se rallier et invitons tous les secteurs des ouvriers et d’autres masses travailleuses à s’organiser et lutter dans ce but. L’ICOR soutient ce mouvement dans l’esprit de la Conférence de l’ICOR sur le Moyen Orient de Beyrouth en solidarité et encourage son révolutionnarisation ensemble avec des forces révolutionnaires au Liban pour un Liban démocratique et socialiste.

    Renforcez les forces révolutionnaires au Liban et l’ICOR ! 

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

    Ouvriers et peuples opprimés du monde, unissez-vous !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    Signataires (situation 26 août 2020, d’autres sont possibles) :

    1. ORC – Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. UPC-Manidem – Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. CPK – Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL – Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. CPSA (ML) – Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    6. PPDS – Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. MLOA – Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    8. CPB – Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. SPB – Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    10. CPI (ML) Red Star – Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    11. PPRF – Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. CPA/ML – Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП – Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) – Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH – Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD – Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. Symp.PFLP – Sympathisanten der PFLP (Les sympathisants du PFLP), Allemagne
    18. UnCo – Unité Communiste, France
    19. BP (NK-T) – Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    20. KOL – Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    21. RM – Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. MLGS – Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TIKB – Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    24. MLKP – Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD – Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. PCC-M – Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    27. PCP (independiente) – Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP – Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PC (ML) – Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U – Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  • Nouvelles brochures.

    Nouvelles brochures.

    Nous publions aujourd’hui deux nouvelles brochures mises en page et disponibles à l’impression ou auprès de nos camarades.

    La bataille de l’histoire.

    La bataille de l’histoire pose la question de notre propre connaissance et de notre compréhension de notre histoire. Elle soulève le fait que nous avons tendance à reconstruire a postériori les débats, les conflits et les trajectoires des uns et des autres. Comprendre les mécaniques de l’histoire révolutionnaire, c’est aussi connaître les difficultés de l’expérience socialiste sans non plus surestimer celles auxquelles nous faisons face. Extrait de l’introduction :

    L’Histoire de l’URSS et des expériences socialistes, tout comme des démocraties populaires, est un champ de bataille. Un champ de bataille contre la falsification, d’une part, mais également pour comprendre réellement ce qui s’est déroulé.

    Les enjeux autour de cette histoire sont immenses. Ils le sont autant pour les capitalistes que pour nous. Pour eux dans le but de démontrer le caractère génétiquement criminel du communisme et sa faillite en tant que modèle économique et social. Pour nous, militants et militantes communistes, pour être capable de leur répondre, mais surtout pour pouvoir en tirer des conclusions justes sur les moyens et les fins de notre mouvement.

    Dans l’ensemble, nous connaissons assez mal notre histoire, ou le plus souvent de manière superficielle. Les grandes lignes sont relativement connues, mais elles font écho à des événements confus.. Il en ressort une part importante de folklore, de mythologie, de mélange d’une histoire scolaire anticommuniste et holistique, avec la conviction que les 1/6e du monde cherchaient à œuvrer pour le plus grand bien. Difficile cependant de jeter la pierre  : nous faisons avec ce que nous avons sous la main. Et encore, internet et la numérisation permettent de mettre à disposition des ressources qui, sans cela, seraient perdues. Auparavant, la situation était bien pire.

    De plus, régénérer l’histoire de notre expérience est un travail immense. La vulgariser et la rendre compréhensible en est encore un autre, tout aussi immense. Cela demande une disponibilité et des moyens qui ne sont pas à la portée de toutes et tous, tant individus qu’organisations. Cela influe fortement sur la possibilité de réaliser des travaux d’ensemble et de qualité.

    La fin de la guerre en Europe.

    Cette brochure s’insère dans une série d’autres écrits sur la Seconde Guerre mondiale et sur ses suites. Elle traite de la fin des hostilités et des crimes qui ont été commis durant la guerre. Extrait de l’introduction :

    La victoire soviétique à Berlin mettait fin au « Reich millénaire » de Adolf Hitler. Les troupes de toutes les Républiques soviétiques, commandées par les maréchaux Joukov, Koniev, Rokossovski et Tchouïkov brisaient la résistance autour des lieux stratégiques du pouvoir nazi. Le Führer était mort. Mussolini était mort. Les régimes cobelligérant et collaborationnistes étaient défaits. Seul le Japon se dressait encore comme un obstacle à la paix. L’Europe découvrait la réalité du génocide Juif, celle du génocide Tzigane. Elle découvrait aussi l’étendue des dévastations et des crimes de guerre.

    Les efforts combinés de la coalition anti-fasciste ont permis de mettre un terme au projet de partage du monde de l’Axe. Ils ont également stoppé le projet d’annihilation de populations entières. 75 ans après, il ne faut pas l’oublier ou en faire une exception du passé. La victoire contre le nazisme
    doit être célébrée et doit être commémorée. 40 millions d’Européens et d’européennes, de tout âge, de toutes confessions, de tout bord sont morts.
    A cela, il faut ajouter plus de 20 millions de victimes en Asie. La grande majorité de celles-ci sont des civils et des civiles, principalement des citoyens
    et des citoyennes de la Chine et de l’URSS.

    Ne les laissons pas tomber dans l’oubli, ne les laissons pas non plus être le marchepied de gens cyniques. Oui, il faut célébrer la victoire contre le fascisme, le nazisme et le militarisme japonais. Mais cette célébration, pour ne pas être creuse, doit être accompagnée d’un certain recul, d’un regard
    critique sur la manière dont doivent être considérée tant la guerre que la victoire finale. La Seconde Guerre mondiale est une guerre d’étape. Elle s’intercale dans un court XXe siècle (1914-1991) marqué par la Première Guerre mondiale, les révolutions, la montée des fascismes, la Seconde Guerre mondiale, puis la Guerre Froide. Elles n’est pas un événement isolé. Elle est donc dans un ensemble qui ne peut être découpé artificiellement en ranches, mais qui forme, au contraire un continuum. C’est ce qui explique la nature particulière, complexe, contradictoire, et le paroxysme de violence de son événement central.

  • Déclaration du parti maoïste russe : « Pour une Biélorussie sans Loukachenko et sans capitalistes ! »

    Déclaration du parti maoïste russe : « Pour une Biélorussie sans Loukachenko et sans capitalistes ! »

    Nous reproduisons ici la déclaration du Parti Maoïste Russe, membre de l’ICOR, sur la question de la Biélorussie et des manifestations qui ont eu lieu à la suite de la réélection d’Alexandre Loukachenko. Nous publierons prochainement notre propre positionnement quant à cette question d’actualité brûlante.

    Le régime d’Alexandre Loukachenko n’est ni « rouge » ni progressiste. Objectivement, il exprime les intérêts du capital monopolistique d’État, lié à l’impérialisme russe et essayant de manœuvrer entre lui et l’Occident. Les espoirs qui avaient été placés dans Loukachenko au milieu des années 1990 en tant qu’ »homme du peuple » ne se sont pas réalisés. Aujourd’hui, c’est un régime du type de celui de Poutine ou de Nazarbaïev (ex-président du Kazakhstan). Il est tout aussi libéral en économie (il procède à des privatisations, restreint les droits des travailleurs, relève l’âge de la retraite) que répressif et antidémocratique en politique (il a purgé le champ politique des libéraux et des nationalistes, et des gauchistes et des communistes réels – non contrôlés par son administration). Loukachenko fait des clins d’œil au passé soviétique, mais dans la Biélorussie moderne, ce qu’il en reste est au mieux une coquille extérieure à contenu bourgeois. Et soutenir quelqu’un par nostalgie de l’URSS est une grave erreur.

    L’opposition au régime de Loukachenko, pour l’instant unie par la figure de Svetlana Tsikhanovskaya (bien sûr, elle n’est qu’une figure symbolique), représente les intérêts d’une partie de la bourgeoisie mécontente du régime en place. Tant Tsikhanovskaïa que l’opposition biélorusse bénéficient du soutien de l’Union européenne et des États-Unis, et s’orientent vers eux. Ils ont également des liens commerciaux avec la Russie, avec, par exemple, l’un des candidats à la présidence du Belarus, Viktor Babariko, de 2000 à 2020 à la tête d’une banque filiale de Gazprom – Belgazprombank 1. Selon les communistes locaux, la majorité des manifestants dans les rues étaient initialement des étudiants, des écoliers et des membres de la petite et moyenne bourgeoisie. Selon les médias, des rassemblements de travailleurs ont également commencé dans les entreprises industrielles 2. Le programme « candidat unique à la présidence » 3 est un programme de réformes néolibérales qui exige directement une privatisation à grande échelle, la déréglementation de l’économie, l’attraction des capitaux des STN, « l’optimisation du nombre d’anciens emplois » (en d’autres termes, des licenciements massifs), etc. Le programme du « candidat unique » et le programme de Tsikhanovskaya contiennent également des demandes progressistes de démocratisation (pour limiter les pouvoirs du président et la durée du mandat à ce poste, etc. Toutes choses étant égales par ailleurs, des élections compétitives et ouvertes sont meilleures, mais il ne faut pas oublier que la « liberté » et l’ »honnêteté » sous le capitalisme sont des conventions qui ont un sens dans la mesure où elles peuvent servir le mouvement socialiste en éliminant l’exploitation et l’oppression. D’autre part, parmi l’opposition, il y a aussi des forces d’extrême droite qui prônent la décommunisation, etc. Avec les forces disponibles et en quelques jours, cette situation ne peut être inversée – c’est clair en théorie et on peut l’observer dans la pratique.

    Le prolétariat et les couches semi-prolétariennes ne sont presque pas représentés dans la politique biélorusse, comme ailleurs dans les anciennes républiques soviétiques. Le mouvement dit de gauche, divisé en de nombreuses petites organisations, tente de défendre leurs intérêts. La création de conseils d’ouvriers et la victoire de la démocratie populaire, comme alternative au « Loukachisme » et à l’opposition libérale-nationaliste, ne sont possibles que s’il existe un parti communiste d’avant-garde puissant qui s’appuie sur les masses ouvrières prolétariennes et semi-prolétariennes des villes et des campagnes. Une telle structure n’existe pas encore en Biélorussie, notamment en raison de la longue domination du révisionnisme de type Khrouchtchev-Brezhnev, et aussi en raison du régime capitaliste d’État, qui a détruit les institutions de la démocratie bourgeoise et la possibilité de créer des structures politiques incontrôlables, bien qu’il serait naïf d’espérer que la démocratie libérale en elle-même ouvre automatiquement les voies du développement pour les communistes. Le moment actuel peut devenir une chance pour les communistes biélorusses de sortir de cet État fragmenté s’ils peuvent utiliser la poussée sociale pour se mobiliser, renforcer les liens avec les travailleurs et se maintenir dans le domaine juridique. Lorsque le prolétariat redeviendra une entité politique, alors et seulement alors, les forces bourgeoises-libérales ne pourront plus utiliser les travailleurs dans leurs jeux politiques comme chair à canon.

    La tâche de définir la stratégie et la tactique du prolétariat dans la Biélorussie moderne appartient aux communistes biélorusses. Nous saluons leur travail prometteur dans ce sens, notamment leur participation à l’organisation de rassemblements et de grèves avec des revendications qui expriment les intérêts de la classe ouvrière et des masses laborieuses. Pour notre part, nous condamnons la violence des autorités bélarussiennes actuelles et soutenons la démocratisation du système politique – sans toutefois soutenir Tsikhanovskaya et l’opposition libérale bélarussienne – nous sommes favorables à la nationalisation au lieu de la privatisation, et contre l’ingérence des impérialistes, qu’ils soient russes ou occidentaux, dans les affaires du pays. Nous devons également développer la solidarité prolétarienne internationale et la coopération communiste dans notre cause commune de propagande, de construction organisationnelle et de préparation du socialisme.

    Longue vie au peuple Biélorusse


    Vive le Belarus indépendant, démocratique et socialiste !

    P.S. Pendant que nous travaillions sur ce texte, la situation a continué à évoluer, et des informations sont apparues sur l’intervention possible de la Russie dans la crise d’État au Belarus. Le 15 août, Loukachenko, après des négociations avec Vladimir Poutine, a déclaré que « à notre première demande, une assistance complète sera fournie pour assurer la sécurité du Belarus ». Le Kremlin ne l’exclut pas non plus, laissant entendre qu’il est « prêt à fournir l’assistance nécessaire pour résoudre les problèmes qui sont apparus sur la base des principes du traité sur la création de l’État de l’Union ». 4. La formulation est assez vague, car la Russie joue un jeu prudent, en soutenant Loukachenko, tout en laissant ouverte la possibilité d’un accord avec l’opposition si elle arrive au pouvoir. Dans une conversation avec la chancelière allemande Angela Merkel le 18 août, Poutine a déclaré que la Russie est contre « toute tentative d’ingérence de l’extérieur dans les affaires intérieures de la république, conduisant à une nouvelle escalade de la crise ». Cela peut être interprété à la fois comme un avertissement à l’Union européenne (qui s’est toujours limitée à la menace de sanctions), et comme une promesse de ne pas s’ingérer elle-même. Bien sûr, les impérialistes mentent toujours, ils vont s’ingérer et s’ingèrent effectivement dans les affaires des pays relativement faibles, en leur dictant leur volonté. Dans le cas du Belarus, cela est particulièrement vrai de l’impérialisme russe, qui domine la république. Il est naïf d’espérer, comme certains le font, que lorsque « la Russie viendra » ou « nous serons dans l’Union européenne », la vie s’améliorera spontanément. Les travailleurs, non sans raison, craignent qu’une rupture avec la Russie ne conduise à l’effondrement de l’industrie et au chômage, mais un autre scénario n’est pas moins probable : dans le cas de concessions à la Russie, il exigera un prix élevé – la privatisation des entreprises d’État biélorusses, à laquelle viendront les « gestionnaires efficaces » russes, qui mettront en fait à exécution la menace de Loukachenko, qui a franchement parlé du « nombre excessif » de travailleurs dans les usines. Il est nécessaire de faire appel non pas à la Russie ou à l’Union européenne, mais aux masses. Elles seules peuvent faire preuve d’une réelle solidarité et faire pression sur leurs gouvernements pour qu’ils respectent l’indépendance des autres pays.

    Notes :

    1. Gazprom est le plus grand monopole russe contrôlé par l’État.
    2. Le 16 août, un rassemblement des partisans d’Alexandre Loukachenko et des opposants à l’opposition libérale a eu lieu à Minsk, et le 17 août, Loukachenko est arrivé à l’usine de tracteurs à roues de Minsk (MZKT) pour parler aux travailleurs.
    3. C’est-à-dire le programme réunissant Svetlana Tsikhanovskaya, Valery Tsepkalo et Victor Babariko.
    4. La Russie et la Biélorussie forment ensemble officiellement « l’État de l’Union ».
  • Condoléances pour le camarade Fidel.

    Condoléances pour le camarade Fidel.

    Communiqué de l’ICOR.

    chers camarades, amis, anti-impérialistes

    Avec le CPP Philippines et le NDFP, l’ICOR déplore la mort du camarade Fidel V. Agcaoili, président du groupe de négociation de paix du Front démocratique national des Philippines. Fidel est décédé le 23 juillet 2020 à Utrecht, Pays-Bas, où il vivait en exil. Il a consacré toute sa vie de manière désintéressée à la lutte de libération du peuple philippin et a joué un rôle de premier plan dans cette lutte. Il a été le prisonnier politique le plus longtemps détenu pendant la dictature de Marcos.

    Dans les négociations de paix compliquées avec le gouvernement philippin, il a dirigé la délégation de négociation du NDFP.

    Il était donc logique qu’il accueille dès le début l’idée commune de l’ICOR et de l’ILPS de créer un front uni international anti-impérialiste et antifasciste (AIAFUF) et qu’il prenne la responsabilité de cet objectif qui est si urgent aujourd’hui. Il a fait partie d’une délégation de l’ILPS lors d’une réunion du CIC de l’ICOR. Lors de cette réunion, il s’est également exprimé avec force en faveur du projet d’une conférence mondiale des paysans de l’ICOR.

    En raison de la pandémie de la Corona, la phase de construction du front uni n’a pas pu avoir lieu comme prévu au premier semestre 2020 et Fidel n’en fera pas l’expérience aujourd’hui. Mais les graines de son rôle actif, clarificateur, directeur et toujours médiateur dans ce processus porteront leurs fruits au profit du mouvement ouvrier international et des masses populaires. Fidel est resté fidèle aux objectifs de sa vie pendant de nombreuses décennies, même sous la plus dure des répressions. Cela fait de lui un modèle de ténacité, en particulier pour l’apaisement de la jeunesse.

    Au nom de la CPI, j’exprime nos sincères condoléances au Front national démocratique des Philippines, à ses enfants, à sa veuve et à tous les compagnons d’armes et amis de Fidel. J’informerai bien entendu tous les partis membres de l’ICOR.

    Monika Gärtner-Engel

    Coordinatrice principale de l’ICOR