Catégorie : Communiqués

  • Attaquons le sionisme et défendons la résistance palestinienne !

    Ce 5 mai, Israël a annoncé un plan de « conquête » de Gaza. Cette nouvelle opération, qui comprendrait dans un premier temps le déplacement des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza dans le sud de l’enclave, serait une étape majeure dans la réalisation du colonialisme sioniste : le déplacement forcé des Palestiniens et Palestiniennes hors de Palestine.

    La guerre d’Israël à Gaza, qui a commencé en 2023, fait partie de la guerre coloniale d’Israël en Palestine, qui a commencé 75 ans plus tôt, en 1948, et qui se poursuit toujours aujourd’hui partout en Palestine par l’expulsion, l’emprisonnement et le massacre des Palestiniens et Palestiniennes. La guerre d’Israël contre la Palestine, depuis 1948, est une guerre contre tout le peuple palestinien.

    Le siège de Gaza par Israël, pas seulement depuis 2023, mais depuis 2007, est un acte de génocide sur la population palestinienne gazaouie, selon la définition internationale du génocide.1 Depuis 2023, Israël intensifie son génocide des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza, autant par les bombardements que par la famine. Pendant son offensive sur Gaza, Israël a méthodiquement détruit les infrastructures et le matériel agricoles et piscicoles, et dans le même temps, a drastiquement limité l’approvisionnement humanitaire. Ce 2 mars, Israël a unilatéralement rompu les accords de cessez-le-feu et a totalement bloqué l’approvisionnement humanitaire. Depuis 2023, Israël laisse les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza mourir de faim.

    En Palestine, il y a une guerre entre l’impérialisme et les peuples opprimés. Les communistes ont une responsabilité historique révolutionnaire envers la libération nationale des peuples opprimés. Depuis le 7 octobre 2023, la résistance nationale palestinienne a fait la démonstration d’un héroïsme dont nous — communistes — devons être dignes. Face à la barbarie colonialiste, dont le sionisme n’est qu’une expression particulière en Palestine, nous ne devons tolérer aucune lâcheté : tous les lâches sont complices du génocide des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza !

    Toutes celles et ceux qui défendent une résistance imaginaire et abandonnent la résistance réelle ; qui refusent de mettre leur scolastique à l’école de l’Histoire ; qui oublient l’analyse matérialiste dialectique révolutionnaire de Marx, Engels et Lénine sur les peuples opprimés ; qui nient que la lutte de classe du prolétariat des nations dominées est la lutte de libération nationale ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui capitulent devant l’idéologie bourgeoise-coloniale dominante dans les pays impérialistes ; qui s’interdisent de choisir entre « l’humanité » du colon et du colonisé par sensiblerie humaniste ; qui dépravent le marxisme avec le colonialisme sioniste ; qui réclament un internationalisme respectueux des réactionnaires de droite et de gauche, impérialistes et sociaux-impérialistes, colonialistes et sociaux-colonialistes ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui préfèrent le parlementarisme social-impérialiste et social-colonialiste à la libération nationale des peuples opprimés ; qui répondent de la légalité en France avant de répondre de la victoire en Palestine ; qui circonscrivent la portée de leur engagement aux manœuvres opportunes ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui n’approuvent la résistance qu’aux méthodes réformistes des compradores et des ONG ; qui croient dans les rêveries pacifistes, celles de l’ONU et celles d’Oslo, mais pas dans la lutte concrète et immédiate ; qui défendent le droit international bourgeois avant de défendre la lutte armée des masses palestiniennes ; sont complices !

    Dans la lutte entre l’impérialisme et les peuples opprimés, une position intermédiaire, d’« entre-deux », est objectivement une position impérialiste. Le demi-soutien à la libération nationale palestinienne, c’est aussi le demi-soutien au colonialisme sioniste, donc le soutien du dominant contre le dominé !

    Le demi-soutien est la plus éclatante preuve de l’indolence des réformistes et des demi-marxistes. Le soutien n’est pas une idée, c’est une action, et il n’y a pas de demi-actions : il y a faire ou ne pas faire. Il n’y a qu’une seule résistance palestinienne à soutenir, il n’y a alors que le soutien total ou l’abandon total de la libération nationale palestinienne, la position révolutionnaire, la position réactionnaire et la lutte entre les deux.

    Les communistes doivent avoir une position ferme — révolutionnaire — sur la libération nationale des peuples opprimés en général, et sur la libération nationale palestinienne en particulier.

    Partout et par tous les moyens, attaquons le sionisme et défendons la résistance palestinienne !

    1 « L’espoir des colonisés », Unité communiste, 10 octobre 2023. À l’adresse :

    https://unitecommuniste.com/articles/lespoir-des-colonises/
  • Commémoration de la victoire antifasciste : la lutte antifasciste a toujours été et sera révolutionnaire !

    Communiqué unitaire

    Le 8 mai, nous allons avoir le droit aux grands discours hypocrites des capitalistes se félicitant d’une victoire contre le fascisme, qui serait, d’après leur discours, un ennemi extérieur au capitalisme.

    Dans les faits, nous le savons, le fascisme n’est rien d’autre que la manifestation la plus violente du capitalisme et la période de 39-45 nous l’a bien montré : les monopoles, notamment ceux de l’industrie de la guerre, n’ont fait que grandir au péril des travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi il est d’autant plus pénible de voir le gouvernement français, à la botte des monopoles français, souillait la victoire antifasciste en se la réappropriant.

    Effectivement, que ce soit en effaçant des pans entiers de la résistance, de ses organisations, en effaçant les luttes de ses figures les plus combatives ou encore en omettant le rôle décisif et clé de l’URSS dans la victoire antifasciste, les révisionnistes historiques veulent nous faire oublier que la résistance était communiste, syndicaliste, et que son fer de lance était notamment la structure communiste du FTP-MOI composée de travailleuses et travailleurs immigré.e.s.

    N’oublions pas l’insurrection de Villeurbanne, visant à libérer la ville des fascistes et menée par le bataillon « Campagnole » du FTP-MOI.

    N’oublions pas Lucien Sportisse résistant communiste juif Algérien luttant contre le colonialisme et le fascisme, assassiné par l’État fasciste à Lyon.

    N’oublions pas Pierre Semard, cheminot et résistant syndicaliste lyonnais assassiné par l’État fasciste.

    N’oublions pas Rosa Arpe Brunel, militante communiste italienne organisant la résistance sur Vaulx-en-Velin.

    N’oublions pas Henri Krischer, résistant communiste juif polonais organisant la résistance sur Villeurbanne, du bataillon « campagnole » FTP-MOI.

    N’oublions pas Yvonne Chanu, luttant pour l’émancipation des femmes aux côtés du parti communiste et organisant la résistance sur Villeurbanne.

    N’oublions pas que c’est la bourgeoisie française qui construit la tombe des conquis de cette victoire, et, qui précipite le processus de fascisation tout en étant responsable de la montée de la réaction.

    C’est cette même bourgeoisie qui hérite directement des crimes coloniaux commis par le gouvernement mis en place le jour même de la victoire antifasciste :

    Le 8 mai, n’oublions pas de commémorer également les crimes coloniaux commis en Algérie, le massacre de Sétif, Guelma et Kherrata commis par l’armée française, sans cesse effacés des mémoires de la « victoire républicaine contre le nazisme ».

    Ces crimes coloniaux commis pour maintenir le joug de la bourgeoisie française sur le peuple algérien ont les mêmes racines que les crimes fascistes commis sur le territoire français et surtout, le même criminel : l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. N’oublions pas que les résistantes et résistants qui ont lutté contre le fascisme étaient les mêmes qui luttaient contre le colonialisme français qui maintenait sa poigne, notamment sur l’Algérie. Encore aujourd’hui, la bourgeoisie française poursuit ces crimes coloniaux sans vergogne, que ce soit en Kanaky occupée, en Palestine ou encore avec le pacte colonial. L’État français condamne et déporte les résistants kanaks qui luttent en Kanaky occupée contre le colonialisme français et réprime les militants pour la lutte du peuple palestinien.

    Le 8 mai 1945 nous montre que la lutte contre le fascisme ne peut être que révolutionnaire et ne peut être efficace que si elle lutte contre le système qui met en place le fascisme : le capitalisme.

    La lutte antifasciste sera révolutionnaire et luttera pour une nouvelle société : le socialisme-communisme. La lutte antifasciste pour vaincre doit être dirigée contre le capital. Sa victoire sera celle du prolétariat révolutionnaire vers une nouvelle société : le socialisme vers le communisme. Derrière le fascisme se cache le capital — la lutte antifasciste est internationale.

    Union de la jeunesse communiste – cellule de Lyon

    Ligue de la jeunesse révolutionnaire

    Comité féminin populaire

    Unité communiste

  • 8 mai : luttons pour la paix !

    Communiqué unitaire d’Unité communiste et de Reconstruction communiste

    Ce 8 mai 2025, nous célébrons le 80anniversaire de l’armistice de la Seconde Guerre mondiale en Europe. L’actualité récente a vu l’intensification des discours militaristes. Il ne fait donc nul doute que cette journée qui marque la fin de la boucherie de 39-45 aux 80 millions de morts — dont une majorité de civils — sera mobilisée par les discours impérialistes français et occidentaux. Ce 8 mai, nous rendons hommage aux peuples balayés par cette guerre injuste, et à toutes celles et ceux qui se sont sacrifiés pour combattre le fascisme européen, tandis que la classe dominante pave aujourd’hui la voie à de nouvelles guerres.

    Face à la flambée du militarisme, la nécessité d’un front uni anti-impérialiste contre les guerres injustes n’est que plus éclatante. Le mouvement communiste, faible en France, doit se mobiliser pour faire gagner une ligne juste pour tous les peuples : celle du combat contre les guerres impérialistes à venir. Face aux appétits bellicistes, notre réponse doit être à la hauteur de l’enjeu !

    L’objectif de la lutte politique et idéologique contre notre propre bourgeoisie doit être double : pour la fin de la guerre interimpérialiste en Ukraine ; et pour la fin du militarisme naissant dans notre pays.

    Ces derniers mois, les discours militaristes se sont concentrés sur la guerre en Ukraine, nous éclairant sur la véritable nature du conflit. L’impérialisme américain, qui représente à lui seul la moitié du financement occidental de la guerre, conditionne désormais son soutien à l’exploitation du sous-sol ukrainien, tout en écartant l’Ukraine et l’UE des négociations avec la Russie. En réaction à cela, les autres puissances occidentales se sont opposées aux propositions américaines et ont annoncé qu’elles étaient prêtes à assumer le soutien financier et militaire de l’Ukraine pour empêcher l’avancée russe et assurer leur propre domination sur l’Ukraine. Les dernières annonces de Macron ont exprimé explicitement les intérêts de la bourgeoisie française. Face au possible retrait américain, elle est prête à lutter pour ses intérêts en Ukraine contre l’impérialisme russe.

    La nature interimpérialiste du conflit nous apparaît évidente. Nous sommes ici face à une guerre dont le but principal est le repartage politique et économique du monde, la reconfiguration des rapports de force et les bénéfices du marché ukrainien. Les bourgeoisies impérialistes convoitent l’Ukraine, dont le peuple, pris en étau entre tous les camps, est transformé en chair à canon.

    L’Ukraine n’est pas le seul terrain de développement de tensions interimpérialistes, mais son importance, particulièrement récemment, témoigne de leur intensification. Les États-Unis changent de stratégie ; les intérêts occidentaux, jusque-là convergents, semblent désormais divergents. En réaction, les autres impérialismes occidentaux, essentiellement européens, dont les intérêts en Ukraine sont plus importants que ceux des États-Unis, se réorganisent.

    Partout, les contradictions interimpérialistes s’accentuent. Alors que les profits de la surexploitation des peuples dominés baissent, l’émergence des puissances challengeuses (la Russie et la Chine) menace directement les puissances hégémoniques (l’Occident et le Japon). Ces contradictions sont les causes de la guerre en Ukraine et des récentes dissensions au sein du bloc occidental, et elles engendreront à l’avenir de nouvelles guerres pour le contrôle de la plus-value mondiale.

    Face à la menace de guerre, les réactions opportunistes ont pu prendre des formes différentes : dénonciation de l’impérialisme russe, dénonciation de l’impérialisme américain, ou non-alignement. Ces réactions manquent toutes un élément important : l’impérialisme français. Il est facile de dénoncer les puissances extérieures et d’en oublier celle dans laquelle nous vivons. Or, il ne faut pas être aveugles aux intérêts de notre propre bourgeoisie et à sa propre mobilisation dans la « défense européenne ».

    La priorité des communistes français est de dénoncer l’impérialisme français. Combattre ses concurrents, ennemis ou alliés, avant l’impérialisme français lui-même, c’est le défendre objectivement. Les communistes luttent contre tous les impérialismes, mais notre propre impérialisme doit être la cible principale !

    Dans le conflit en Ukraine, les communistes ne doivent pas avoir de camp : ni français, qui ne ferait que défendre l’Ukraine contre l’agression russe, en alliance avec les autres impérialismes occidentaux ; ni russe, qui ne ferait que se défendre contre l’expansion de l’OTAN. L’impérialisme « démocratique » de la France et de l’Occident ne vaut pas mieux que l’impérialisme « multipolaire » de la Russie !

    La tâche des communistes est l’union des prolétaires de tous les pays et la transformation de la guerre interimpérialiste entre les nations en guerre civile entre les classes. Cette tâche ne peut jamais être réalisée par la collaboration de classe avec la bourgeoisie. Plus d’un siècle après la chute de la IIde Internationale dans le social-chauvinisme, nous devons apprendre de ses erreurs pour remplir notre rôle historique : la défaite de notre impérialisme en Ukraine et dans le monde, et le renversement de notre bourgeoisie en France.

    Les réactions opportunistes témoignent de la faiblesse du mouvement communiste. Aujourd’hui, ni les organisations révolutionnaires ni le mouvement ouvrier dans son ensemble ne sont assez développés pour représenter une alternative politique crédible pour les masses populaires en France.

    La marche vers la guerre n’est cependant pas une fatalité et la guerre elle-même est encore loin d’être une réalité immédiate sur le territoire des pays occidentaux. Il ne faut donc pas se résigner, ni se réfugier dans la collaboration de classe. Au contraire, la marche vers la guerre doit motiver l’engagement dans la reconstruction des organisations révolutionnaires et dans la lutte antimilitariste et anti-impérialiste. Il faut renforcer le mouvement communiste, jusqu’à donner naissance à un véritable Parti communiste capable de diriger ces luttes pour les transformer en lutte révolutionnaire.

    Nous appelons les révolutionnaires, toutes celles et ceux qui veulent mettre en échec les préparatifs de la guerre impérialiste, à participer à la constitution d’un front anti-impérialiste et antimilitariste. Engagez-vous, rejoignez les organisations antimilitaristes et anti-impérialistes révolutionnaires. Le combat contre l’impérialisme français est un puissant acte de solidarité envers les peuples du monde entier.

    Faisons triompher notre mot d’ordre : il n’y a qu’une seule guerre juste, la guerre des peuples contre leurs oppresseurs !

  • La résistance populaire ne se dissout pas ! Solidarité avec la Jeune garde et Urgence Palestine !

    Unité communiste exprime sa pleine solidarité avec la Jeune garde antifasciste et le Collectif urgence Palestine, tous deux l’objet d’une procédure de dissolution administrative par le ministère de l’Intérieur. Plus tôt dans l’année, en février, le Collectif Palestine vaincra avait déjà été victime d’une même procédure pour les mêmes motifs réactionnaires hypocrites.

    La Jeune garde antifasciste et le Collectif urgence Palestine sont accusés de faire la promotion de la violence et du terrorisme. Derrière ces mots diffamants, il y a l’autodéfense populaire et la libération nationale palestinienne ! La lutte de la Jeune garde antifasciste et du Collectif urgence Palestine sont nos luttes, et celles de tous les progressistes conséquents.

    Un mouvement profondément populaire animé par une cause profondément juste ne peut pas être dissout. Nous avons une conviction totale dans la résilience du mouvement antifasciste et anticolonial et dans la victoire de leur cause. La résistance antifasciste et anticoloniale sont nécessaires, la Jeune garde antifasciste et le Collectif urgence Palestine survivront à toutes les tentatives de dissolutions et en ressortiront renforcés.

    Dans tous les pays impérialistes, comme la France, la réaction antipopulaire grandit. Avec elle, la répression s’intensifie contre les révolutionnaires, les syndicalistes, les antifascistes, les anticolonialistes, les antiracistes, les féministes, les LGBTI, les écologistes, les animalistes, etc. En tant que communistes, nous devons défendre toutes les luttes progressistes contre la montée de la réaction. Leur répression est notre répression. Leur force est notre force.

    Aucune lâcheté devant l’État français, bourgeois, impérialiste et colonialiste ! Vive la lutte antifasciste et anticoloniale en France ! Vive la Jeune garde antifasciste et le Collectif urgence Palestine !

  • 1er mai prolétarien et internationaliste !

    Contre la guerre impérialiste, la réaction, le fascisme, la répression, la misère et l’oppression, prolétaires et peuples opprimés du monde, unissons-nous !

    Nous n’avons rien à perdre que nos chaînes et nous avons un monde à gagner !

    Descendons dans la rue le 1er mai, journée internationale de lutte de la classe ouvrière et des peuples opprimés qui cette année se tient dans un contexte de contradictions croissantes du système impérialiste, de répression croissante ; à laquelle s’oppose une résistance croissante des prolétaires et des peuples.

    Les attaques féroces de l’impérialisme, de ses États et de ses gouvernements contre les prolétaires et les masses représentent le déchargement sur les prolétaires et les masses de l’aggravation de la crise générale.

    Tous les États et gouvernements impérialistes augmentent les dépenses militaires de manière disproportionnée et disent explicitement qu’il est nécessaire de se préparer à la guerre.

    Les puissances impérialistes US/OTAN/UE s’équipent d’armes de plus en plus modernes et dévastatrices et prévoient l’utilisation d’armes nucléaires ; ils renforcent les armées, militarisent les territoires, développent l’économie de guerre.

    L’impérialisme russe et le social-impérialisme chinois sont du côté cible de cette offensive et, d’autre part, ils surfent sur la crise de l’impérialisme US/OTAN/UE pour préparer un nouvel ordre mondial qui leur est plus favorable.

    La guerre impérialiste a son origine dans la crise économique mondiale du système capitaliste impérialiste qui exige un nouveau partage du monde.

    L’invasion russe de l’Ukraine, le génocide en cours en Palestine par l’État sioniste d’Israël, les attaques contre le Liban, le Yémen, la Syrie, l’occupation du Kurdistan et les massacres du peuple kurde par l’État fasciste turc, les préparatifs des États-Unis pour attaquer et encercler la Chine à travers les Philippines avec les alliances dans l’indopacifique sont des aspects de la marche vers la guerre de partition dans le monde.

    À cela s’oppose la Chine dans l’arène économique mondiale, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’alignement progressif d’autres pays du monde dont les régimes réactionnaires aspirent à devenir et à se convertir en gendarmes dans leurs zones au sein du système impérialiste, de la Turquie à l’Inde, en passant par le Brésil, etc.

    La guerre et le réarmement se déchargent sur les prolétaires et les masses populaires avec le coût de la vie élevé, le chômage, la précarité, la réduction des dépenses sociales, l’attaque contre les droits et les luttes des prolétaires et des masses populaires. Les capitalistes intensifient l’exploitation et transforment de plus en plus les prolétaires et les secteurs les plus exploités d’entre eux en esclaves modernes au service du profit.

    Dans les pays opprimés par l’impérialisme, la misère et l’oppression des peuples s’aggravent, ce sont les pays qui paient également pour la crise climatique environnementale mondiale et les effets des catastrophes naturelles.

    Les États et les gouvernements impérialistes, tout en se préparant à la guerre à l’extérieur, font progresser à l’intérieur la tendance au fascisme moderne combinée à la crise de l’impérialisme et à la tendance à la guerre impérialiste mondiale qui trouvent aujourd’hui dans la présidence Trump et dans la fraction de la classe dirigeante de la bourgeoisie impérialiste qui a pris le pouvoir aux États-Unis un point de référence, en réduisant et supprimant les vestiges de la démocratie bourgeoise elle-même, en attaquant les libertés démocratiques et remplissant les prisons, en établissant des formes de gouvernement de plus en plus dictatoriales, à l’intérieur desquelles les partis fascistes et le fascisme moderne progressent, en fonction des caractéristiques des différents pays.*

    Les droits des femmes et la liberté de pensée sont attaqués, la haine est fomentée, le chauvinisme et le nationalisme viennent frapper la résistance populaire, diviser les prolétaires et les masses, au service de la domination des classes dominantes et de leurs serviteurs. Le racisme s’intensifie avec des attaques contre les immigrants sous toutes leurs formes, des décès en mer aux camps de concentration, de l’exploitation des esclaves aux expulsions et aux déportations. Le monopole des anciens et nouveaux moyens de communication s’accroît entre les mains d’oligarchies technologiques qui font d’immenses profits, de plus en plus ils veulent imposer la culture obscurantiste dans les écoles et les universités.

    Partout dans le monde, les prolétaires et les peuples se rebellent et résistent contre l’impérialisme, le fascisme, l’aggravation des conditions de vie et de travail.

    Dans les pays impérialistes et capitalistes, les ouvriers mènent des grèves générales, comme en Grèce ; ils bloquent les navires transportant des armes de guerre, comme en Italie, en Grèce, etc. Les jeunes remplissent les places contre le fascisme et le racisme.

    La nouvelle présidence fasciste-impérialiste de Trump avec le bras opérationnel sioniste Netanyahou a lancé un plan de « solution finale », de génocide et de déportation contre le peuple palestinien. Contre tout ça se développe la résistance héroïque du peuple palestinien, de ses organisations qui, également avec l’action du 7 octobre, ont ramené au centre du monde l’objectif d’une Palestine libre et d’un État palestinien « du fleuve à la mer ». La lutte du peuple palestinien nourrit le réveil de toutes les masses arabes, pour une lutte de libération des régimes arabes complices du sionisme et en tout cas inféodés à l’impérialisme.

    La solidarité internationaliste avec le peuple palestinien est un grand drapeau qui appelle les peuples à la lutte contre l’impérialisme. En Turquie, les étudiants, les femmes, les travailleurs, les masses opprimées s’opposent au régime fasciste d’Erdogan, le mettant de plus en plus en crise.

    Dans divers pays opprimés, de l’Amérique latine à l’Asie, de l’Afrique au Moyen-Orient, les protestations et les soulèvements populaires progressent, exigeant l’intensification de la bataille révolutionnaire en direction de révolutions de Nouvelle Démocratie marchant pour le socialisme. À l’avant-garde de ces luttes se trouvent les femmes guérillas, les ouvrières, les organisations de femmes révolutionnaires qui attisent le feu de la résistance et la lutte nécessaire pour la libération des femmes combinée à la lutte des classes.

    Dans de nombreux pays, la jeunesse se rebelle et est en première ligne de l’opposition qui exige et cherche la voie de la révolution.

    Dans le contexte des luttes révolutionnaires et anti-impérialistes dans le monde, les guerres populaires menées par les forces marxistes-léninistes-maoïstes, en particulier en Inde et aux Philippines, inspirent et montrent au prolétariat international et aux peuples opprimés du monde la voie d’une véritable libération de l’impérialisme, ce qui exige l’abandon de toutes formes de révisionnisme et de réformisme, ainsi que de toutes les formes de liquidationnisme et de défaitisme pour affirmer que la seule véritable alternative à la barbarie capitaliste et impérialiste est la révolution prolétarienne et que la seule solution est le socialisme. Nous dénonçons et mobilisons toutes les forces possibles contre l’opération Kagar du régime indien réactionnaire de Modi contre le Parti communiste d’Inde (maoïste) et les luttes des masses exploitées, des Adivasis et des nationalités opprimées luttant pour la libération et la dignité.

    Le soutien aux guerres populaires prolongées est un devoir et une tâche fondamentale des partis et organisations communistes révolutionnaires du monde entier.

    Le prolétariat est la plus grande armée qui existe, si les exploités et les opprimés s’unissent, ils peuvent mettre fin au système capitaliste mondial.

    Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de l’unité des partis et des organisations communistes dans le monde sur la base des grands enseignements du marxisme-léninisme-maoïsme qui se développent de plus en plus dans le feu de la lutte de classe, devenant de plus en plus l’avant-garde de la classe ouvrière, noyau dirigeant de l’ensemble du prolétariat et du peuple, promoteurs et élément central de la construction d’un front uni révolutionnaire contre l’impérialisme, le fascisme, l’exploitation et l’oppression.

    L’internationalisme prolétarien exige la marche pour avancer par l’unité et la lutte pour une nouvelle Internationale communiste. En ce 1er mai, il est nécessaire de promouvoir cette tendance et de l’affirmer dans les rangs du prolétariat et des peuples opprimés engagés dans la lutte révolutionnaire.

    EN CE 1ER MAI, NOUS LEVONS DE PLUS EN PLUS HAUT LE DRAPEAU ROUGE DE LA RÉVOLUTION !

    Arrêtons la guerre impérialiste, transformons-la là où elle se développe et éclate en une guerre révolutionnaire pour le pouvoir prolétarien !

    Mort au fascisme sous toutes ses formes !

    Palestine libre du fleuve à la mer !

    Mort à l’impérialisme, l’avenir appartient au socialisme et au communisme !

    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan

    Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)

    Comité de construction du Parti communiste maoïste de Galicie

    Parti communiste d’Inde (maoïste)

    Parti communiste de Turquie marxiste-léniniste

    Union ouvrière communiste (marxiste-léniniste-maoïste) — Colombie

    Unité communiste — France

    Parti communiste maoïste — Italie

    Comité communiste maoïste — Brésil

    Parti prolétarien de Purbo Bangla — Bangladesh

    Parti communiste révolutionnaire du Népal

    Voie rouge d’Iran (groupe maoïste)

    Unité démocratique des étudiants du peuple — Bangladesh

    Parti elkadihines — Tunisie

    * Unité communiste n’adhère pas à la théorie du fascisme moderne et ne pense pas que la progression contemporaine de la réaction (néolibéralisme, xénophobie, racisme, masculinisme, répression, etc.) dans les pays impérialistes soit une fascisation.

  • Appel international de l’ICSPWI

    Nouvelle semaine d’action internationale et internationaliste du 7 au 12 avril. Vers une campagne d’un an pour soutenir la guerre populaire en Inde et le Parti communiste d’Inde (maoïste).

    La campagne mondiale contre l’opération Kagaar, en cours, a dénoncé et impacté les impérialistes et le gouvernement de Modi qui s’était fixé comme objectif d’anéantir les mouvements démocratiques, populaires et révolutionnaires indiens et la guerre populaire menée par le CPI(maoïste), qui constituent la véritable alternative politique pour les prolétaires et le peuple d’Inde.

    Toutes les campagnes du régime fasciste de Modi développées ces dernières années, depuis « Green Hunt » [2009], ont échouées à atteindre l’objectif que le régime s’était fixé.

    Aujourd’hui, Modi affirme qu’il anéantira la guerre populaire, le mouvement révolutionnaire et le CPI(M) d’ici mars 2026. Le Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde (ICSPWI) appelle tous les partis et organisations communistes marxistes-léninistes-maoïstes, les partis révolutionnaires, les forces anti-impérialistes, à relever le défi lancé par le gouvernement de Modi avec une campagne d’un an, d’avril 2025 à mars 2026.

    C’est à une année de mobilisation et de soutien à la révolution indienne que l’ICSPWI appelle. Elle débutera par une semaine d’action internationale et internationaliste du 7 au 12 avril.

    Le CPI(maoïste) et les masses populaires résistent et rejettent la campagne Kagaar avec détermination et héroïsme. Dans tous les secteurs de l’économie, le régime de Modi se décharge sur les masses de la crise provoquée par l’impérialisme, ses laquais et les politiques au service des grands capitalistes, comme Adani, Ambani, etc., et les propriétaires terriens d’Inde.

    Modi a été le premier chef d’État au monde à aller rencontrer et rendre hommage au nouveau chef de l’impérialisme américain, Trump. Ils se sont rencontrés le 12 février pour réaffirmer l’importance de leurs relations dans le cadre des alliances du système impérialiste mondial, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la défense.

    Dans le secteur de l’énergie, Trump demande à l’Inde d’être de plus en plus le principal client du secteur pétrolier américain, qui, dans le passé récent, a également été affaibli par l’invasion russe de l’Ukraine. Modi s’est engagé auprès de Trump à atteindre l’objectif de faire passer les échanges entre les deux pays de 15 à 25 milliards de dollars dans le secteur de l’énergie sur une période de cinq ans.

    Dans le secteur de la défense, l’Inde est le principal importateur mondial d’armes, achetées également à la Russie et à divers pays du monde. Lors de la rencontre citée, Modi s’est ouvert à de nouveaux achats auprès des États-Unis et Trump a proposé de vendre des F35 à l’Inde.

    Enfin, dans le cadre du contrôle stratégique des routes commerciales, la grande nouveauté de la réunion a été la décision de relancer le projet de « corridor Inde-Med-Est-Europe », c’est-à-dire un corridor pour les marchandises, les données et l’énergie d’Inde vers Israël, l’Italie, jusqu’aux États-Unis. Ce projet existait déjà, mais l’attaque de la résistance palestinienne et les contradictions qu’elle provoquait entre l’État d’Israël et les pays arabes l’avaient bloqué. Avec cette rencontre, Trump et Modi relancent ce projet.

    Cette rencontre Trump/Modi devrait faire comprendre à tous le lien indissoluble qui existe entre l’impérialisme américain et ses serviteurs et le régime indien.

    Le régime indien est l’un des principaux soutiens de Netanyahu et de sa campagne génocidaire en Palestine. Pour cette raison, l’ICSPWI appelle, pendant cette semaine d’action, à l’union de la solidarité internationale avec la résistance du peuple palestinien et de la campagne internationale contre le régime de Modi et l’impérialisme.

    L’ICSPWI appelle à intensifier la mobilisation contre l’opération Kagaar, faite de massacres, de déportations forcées, d’assassinats de villageois et de leaders des masses tribales, de militants sociaux et de leaders révolutionnaires, ainsi que de persécution des journalistes et des militants des droits de l’homme qui s’y opposent.

    L’ICSPWI répond fermement à l’appel des camarades indiens à soutenir les habitants de Maad qui s’opposent résolument à la décision d’utiliser leurs terres et leurs forêts pour les manœuvres de l’armée, dans le cadre de la participation croissante de l’armée à la guerre génocidaire contre les peuples sous le nom d’opération Kagaar.

    Soutenir la guerre populaire en Inde et le Parti communiste d’Inde (maoïste) est l’une des tâches fondamentales des mouvements communistes révolutionnaires, antifascistes et anti-impérialistes du monde.

    Le Parti communiste d’Inde (maoïste) mène une guerre populaire pour réaliser la révolution de nouvelle démocratie, pour libérer le pays et les masses travailleuses de l’exploitation et de l’oppression et, uni aux prolétaires et aux masses populaires du monde, marcher vers la révolution prolétarienne et socialiste dans le monde.

    C’est pourquoi il est de notre devoir à tous et toutes d’arrêter l’impérialisme, le régime de Modi et sa main génocidaire, dans le cadre de la lutte mondiale contre l’impérialisme, qui mène aux guerres, au fascisme, à la pauvreté et à l’oppression des peuples.

    L’ICSPWI appelle tous et toutes à se joindre à la semaine internationale d’action, du 7 au 12 avril, en décidant des initiatives et des formes de lutte en fonction des conditions concrètes.

    Pour sa part, l’ICSPWI appelle à :

    • une grande journée de mobilisation en faveur des travailleurs, dans les usines et sur les lieux de travail ;
    • des manifestations publiques de toutes sortes vers les ambassades et les consulats ;
    • des réunions de soutien au CPI(maoïste) et à l’étude de ses documents comme le « Message pour le 20e anniversaire de la fondation du CPI (maoïste) ».

    ARRÊTER L’OPÉRATION KAGAAR !

    CONTRE LA RÉPRESSION DU RÉGIME POUR LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES EN INDE !

    LUTTONS CONTRE LA GUERRE IMPÉRIALISTE ET EN SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN !

    AVEC LA GUERRE DU PEUPLE ET LE CPI(MAOÏSTE) JUSQU’À LA VICTOIRE !

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

    Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde

    https://icspwindia.site/

    csgpindia@gmail.com

  • Samidoun : L’alliance américano-sioniste reprend ses bombardements génocidaires sur Gaza, l’heure est à l’action et à la résistance !

    L’assaut génocidaire américano-sioniste sur Gaza se poursuit, avec plus de 100 avions larguant des armes fabriquées aux États-Unis sur les Palestiniens dans les écoles, les camps de réfugiés, les mosquées et les immeubles résidentiels, avec plus de 200 martyrs et des centaines de blessés jusqu’à présent. Les États-Unis et l’entité sioniste portent la responsabilité conjointe et solidaire de ce crime, aux côtés des autres puissances impérialistes que sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et d’autres, ainsi que des régimes réactionnaires arabes complices, et il est grand temps qu’ils rendent des comptes.

    La résistance en Palestine, au Yémen, au Liban et dans toute la région impose cette responsabilité, mais il est essentiel que les personnes qui subissent le poids des tonnes de bombes et d’armes ne soient pas les seules à porter ce fardeau. Les Palestiniens — et les peuples de la région dans son ensemble — résistent au génocide sioniste non seulement depuis 18 mois, mais aussi depuis plus de 77 ans d’occupation sioniste et plus de 100 ans d’invasion coloniale et d’extraction impérialiste.

    Depuis le début du cessez-le-feu à Gaza il y a 60 jours, la résistance palestinienne et les organisations responsables ont méticuleusement suivi les violations répétées de l’accord par le régime sioniste. Dans le même temps, afin de protéger son peuple, la Résistance n’a pas violé une seule fois les accords de cessez-le-feu ni exercé de représailles contre les criminels de guerre sionistes. Au cours des deux dernières semaines, le régime sioniste, les États-Unis et les autres puissances impérialistes ont totalement bloqué l’entrée de l’aide à Gaza — non seulement les tentes, les caravanes et les autres équipements requis par les termes du cessez-le-feu, mais aussi les besoins de base tels que la nourriture et d’autres produits humanitaires essentiels.

    Soyons très clairs : la vague de déportations, d’arrestations, de menaces et d’attaques du gouvernement fasciste américain — et des autres puissances impérialistes — vise à ouvrir la voie à l’assaut américano-sioniste contre Gaza, le Yémen, le Liban, la Syrie, l’ensemble de la Palestine occupée et la région. Il vise délibérément à instaurer une terreur d’État et à étouffer le mouvement de soutien à la libération de la Palestine. Il en va de même pour les désignations et les interdictions imposées à Samidoun aux États-Unis, au Canada et en Allemagne, ainsi que pour les attaques aux Pays-Bas, en Belgique, en France et ailleurs : ces mesures ont été et sont prises pour empêcher les gens de descendre dans la rue, pour saper la solidarité avec la Résistance et pour créer une peur et une terreur omniprésentes imposées par l’État.

    Toutes ces attaques, qu’il s’agisse des arrestations illégales et de la détention politique d’étudiants protestant contre le génocide, des raids contre des étudiants, des militants et des journalistes britanniques, de l’emprisonnement d’activistes de Palestine Action pour leur action directe, de l’interdiction de Samidoun, de la « désignation terroriste » de l’organisation de défense des droits de l’homme, etc., à la « désignation terroriste » des organisations de résistance en Palestine, au Liban et au Yémen, y compris celles du Hamas, du Jihad islamique palestinien, du Front populaire de libération de la Palestine, du Hezbollah et d’AnsarAllah, sont, tout simplement, des complices du génocide. Il n’est pas possible d’éviter ou de vaincre ces attaques en modifiant nos appels à la justice, en gardant le silence sur la résistance ou en laissant notre mouvement être divisé par la criminalisation ; il est clair que, lorsque le régime sioniste largue ses bombes sur les hôpitaux, les enfants et les abris, c’est l’ensemble du peuple palestinien et tous ceux qui appellent à la libération de la Palestine qui sont visés. Plutôt que de reculer face à la répression, il est plus urgent que jamais que nous fassions progresser notre organisation, notre clarté et, surtout, notre action.

    L’objectif de ces attaques est de créer les conditions pour que la résistance et le vaste mouvement de masse dans le centre impérialiste ne répondent pas et soient réduits au silence et à l’inefficacité. Ils veulent que le mouvement de masse grandissant laisse seuls les peuples et la Résistance en Palestine, au Yémen, au Liban. Il ne s’agit pas d’une coïncidence de calendrier, mais d’une stratégie d’assaut sur plusieurs fronts et de contre-insurrection qui a toujours fait partie du plan impérialo-sioniste.

    La Résistance est en première ligne, défendant le peuple de Palestine et l’humanité elle-même, refusant l’assujettissement, le génocide et la dépossession, non seulement depuis 18 mois, mais depuis 76 ans et au-delà. Les régimes sionistes et impérialistes, malgré leurs centaines de tonnes de bombes et d’armes de destruction massive déversées sur les peuples de Palestine, du Liban, de Syrie et du Yémen, n’ont pas réussi à réprimer la Résistance ni à déraciner le peuple, et ils ne mettront pas fin à leur humiliation par un nouveau génocide.

    Ces bombes et ces armes de génocide sont fournies par les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne et les autres puissances impérialistes. Elles s’accompagnent d’une couverture politique et diplomatique, d’une intégration économique et de toutes les formes de soutien au projet colonial sioniste en Palestine. Palestine Action en Grande-Bretagne a montré un exemple clair de la manière dont un embargo du peuple peut être imposé sur les armes, par le biais d’action directe au cœur du centre impérialiste. Fondamentalement, il s’agit d’une lutte contre l’impérialisme et le sionisme ; le génocide est au cœur de leur projet, et c’est la résistance, de l’Algérie au Vietnam en passant par la Palestine, qui a déraciné ces projets coloniaux sanglants.

    C’est le moment de dire clairement que leur répression, leurs interdictions, leurs accusations et leurs arrestations — leur terreur d’État et leur peur imposée — ne leur permettront jamais de s’en tirer avec un génocide. Il est temps d’être plus bruyant, plus clair et plus fort que jamais. Il est temps de se tenir aux côtés de la Résistance, en défense de la Palestine et en défense de l’humanité. Au milieu des bombes américaines, des millions de personnes sont descendues dans la rue aujourd’hui dans tout le Yémen pour montrer clairement que leur machine de guerre génocidaire ne supprimera jamais la résistance et l’humanité yéménites. Il est impératif que le mouvement dans l’ensemble du centre impérialiste s’inspire de cet exemple et n’en fasse pas moins. Nous devons créer un berceau populaire international de résistance qui soit conflictuel, fort, résilient et qui vise directement à rendre leur génocide impossible.

    De la rivière à la mer, la Palestine sera libre. Victoire de la Résistance, défaite de l’impérialisme et du sionisme, libération de la Palestine.

  • Discours à la conférence anti-impérialiste antiguerre d’Athènes du 22-23 février 2025

    Unité communiste a participé à la conférence anti-impérialiste antiguerre d’Athènes du 22-23 février 2025. Notre organisation félicite et remercie chaleureusement le KKE(m-l) [Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste)] pour avoir appelé et organisé avec succès cette conférence.

    Nous venons d’un pays, la France, dont l’impérialisme est en perte de vitesse. Par exemple, son emprise sur l’Afrique, particulièrement subsaharienne, a connu un fort coup d’arrêt depuis le début de la décennie 2020. Suite à des coups d’État, des pays tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont rompu des accords diplomatiques, économiques et militaires avec la France. Ces changements d’orientation, et le soutien qu’ils ont rencontrés parmi les populations de ces pays sont le rejet des conséquences de décennies de néocolonialisme français. Ce néocolonialisme maintenait ces pays dans un état de faiblesse et de dépendance à l’impérialisme français.

    Pouvons-nous nous réjouir de ce coup porté à l’impérialisme français ? Certainement, mais sans nous aveugler sur ce qu’il implique pour le sort des peuples dominés de ces pays.

    En effet, les gouvernements issus de ces coups d’État se sont tournés vers des impérialismes concurrents à l’impérialisme français, notamment russe et chinois. La sincérité des dirigeants politiques africains prétendant voir en ces impérialismes des partenaires vers leur émancipation politique et économiques importe peu : la réalité est que les impérialismes russe et chinois ont pour objectif d’exploiter les richesses et la population de ces pays, comme tous les impérialismes. Dans un premier temps, peut-être qu’ils prendront une allure avantageuse afin de s’assurer une prise solide sur ces pays, mais cela ne changera rien à leur nature impérialiste.

    Ce basculement est un nouvel épisode dans l’affrontement entre les impérialismes hégémoniques occidentaux et les impérialismes challengers russe et chinois, au même titre que la guerre Russo-Ukrainienne. Le fait que la victoire revienne ici à un impérialisme concurrent au nôtre ne signifie pas que nous devrions nous en réjouir. La dénonciation de notre propre impérialisme est le combat prioritaire, mais il ne doit en aucun cas effacer celui contre tous les impérialismes. L’exploitation et la guerre sont communes à tous les impérialismes.

    Cette défaite de l’impérialisme français ne peut pas aboutir à une retraite progressive et pacifique de celui-ci. Au contraire, à mesure de son affaiblissement, il sera plus féroce, plus directement agressif envers les pays qu’il compte maintenir ou récupérer dans sa domination. Il s’agit de ses anciennes colonies, comme celles situées en Afrique Sub-Saharienne, mais aussi des colonies que conserve encore la France, telles que la Guyane française ou la Kanaky. Ce sont à la fois des territoires riches en minerais, des points d’appui militaires stratégiques dans des régions éloignées de la métropole, et des débouchés exportateurs pour les monopoles métropolitains. Pour défendre ou récupérer sa mainmise sur ces territoires, l’impérialisme français usera de tous les moyens envisageables : la corruption, la répression, le recours indirect à ses proxys, la guerre économique, ou l’intervention militaire directe. L’Histoire est remplie d’exemples de ce type, y compris récemment pour la France, et il n’y a aucune raison de penser qu’il en ira autrement dans les temps qui viennent. Comme une bête blessée, l’impérialisme se fait plus brutal alors qu’il est mis en difficulté par ses concurrents, ou par la résistance des peuples qu’il opprime.

    Dans ces moments critiques, les communistes de France devront jouer leur rôle d’arrière-garde du prolétariat mondial, et d’avant-garde de leur prolétariat national, en usant de toutes leurs forces pour saboter l’effort de guerre de l’impérialisme français. Dans une situation analogue, tous les communistes des pays impérialistes doivent le faire. Ce devoir fondamental est le nôtre, non seulement pour le bien des peuples dominés, mais également car la puissance d’un impérialisme est ce qui lui permet d’acheter la paix sur son territoire métropolitain : les surprofits issus de l’exploitation impérialiste sont ce qui permet au capital d’un pays de maintenir des profits acceptables tout en soulageant son prolétariat national. Ainsi, il l’empêche de percevoir son intérêt et son rôle historique : la révolution et la dictature du prolétariat, pour construire la société communiste. C’est en participant à l’affaiblissement de l’impérialisme de leurs pays respectifs que les communistes occidentaux se donneront la chance de venir à bout de leurs bourgeoisies.

    Cependant, en France comme dans tous les pays du centre impérialiste, nous sommes actuellement trop faibles pour prétendre opposer à nos bourgeoisies un combat anti-impérialiste à même de soutenir les peuples en résistance à la hauteur de leurs besoins. Notre incapacité à apporter un soutien conséquent à la lutte du peuple palestinien, particulièrement au cours des dix-huit mois qui se sont déroulés depuis l’opération Déluge d’Al-Aqsa où la guerre coloniale menée par Israël est devenue explicitement génocidaire, en est une preuve tragique. Des actions de boycott, de sabotage ou de grèves ont certes été menées en Occident. Mais d’une part, leur nombre, leur régularité et leur portée ont été d’une faiblesse criante au regard de l’enjeu. D’autre part, les forces communistes révolutionnaires ont pour la plupart été en seconde, voire en troisième ligne dans ces actions, derrière diverses organisations réformistes. Dans la lutte anti-impérialiste comme dans d’autres domaines, les communistes occidentaux échouent à l’heure actuelle dans leur tâche d’avant-garde du prolétariat.

    Si l’affaiblissement progressif de notre impérialisme, donc l’affaiblissement de notre bourgeoisie, représente pour nous une opportunité de gagner en force et en influence au sein du prolétariat, il correspond également à l’essor des forces réactionnaires choisies par la bourgeoisie. C’est un processus que nous voyons déjà à l’œuvre, particulièrement depuis la dernière décennie, en Europe. La désagrégation progressive des forces politiques traditionnelles laisse la place à la montée en puissance de partis politiques d’extrême droite, qui ne sont qu’une expression plus directement réactionnaire des intérêts de la bourgeoisie. Si l’affaiblissement des impérialismes occidentaux, encore relativement modéré, suffit à produire de tels effets, nous savons que les crises majeures à venir feront croître le risque du basculement fasciste des démocraties bourgeoises, sous une forme renouvelée. Nous devons empêcher l’avènement de l’incarnation la plus violente des intérêts du capital, ou le cas échéant, résister à son règne. Travailler aujourd’hui à nous renforcer, de manière pragmatique et minutieuse, c’est nous donner la possibilité de vaincre après-demain.

    Dire que notre tâche immédiate est de nous renforcer, en tant qu’organisations communistes et en tant que mouvement général d’avant-garde du prolétariat en France, c’est dire une évidence. La question à vraiment nous poser est : comment nous renforcer ?

    La faiblesse des organisations communistes dans les pays impérialistes est un constat à assumer et analyser de manière conséquente. Si certaines organisations communistes issues des pays impérialistes ont des effectifs, une influence et une force de frappe plus significatives que n’importe quelle organisation française, très peu peuvent affirmer honnêtement assumer le rôle et les tâches d’un véritable parti communiste.

    Il y a une cause essentielle à cela. Le recul général des forces communistes en Occident est dû aux succès d’une offensive idéologique de la bourgeoisie à la fin de la Seconde Guerre mondiale ; à des campagnes de répression féroces étalées sur plusieurs décennies ; et à l’achat du consentement du prolétariat des pays impérialistes grâce à la redistribution des surprofits de l’exploitation des pays dominés. Mais notre faiblesse actuelle, si elle est explicable par nombre de facteurs échappant à notre prise, est avant tout de notre responsabilité.

    La longue période de décomposition du mouvement communiste dans les pays impérialistes s’est certes achevée, et nous sommes aujourd’hui acteurs des prémices de sa recomposition. Mais si cette recomposition est encore balbutiante, c’est aussi parce que trop parmi nous s’entêtent à persévérer dans des impasses tactiques et stratégiques. L’accumulation de pratique stérile est souvent issue d’une mauvaise compréhension de la situation dans laquelle nous sommes situées. Trop de communistes du centre impérialiste persistent à penser qu’il ne manque au prolétariat de ces pays que la compréhension qu’ils sont des prolétaires, et que leur intérêt est de renverser la bourgeoisie. Aussi, trop de communistes en déduisent que la priorité absolue est de participer à toutes les luttes économiques possibles, que leur simple présence y légitimerait leur discours, et que la conscience de classe prolétarienne naîtrait des pratiques syndicalistes des prolétaires. Autrement dit, le mouvement communiste en France est aujourd’hui dominé par le spontanéisme, l’économisme et le trade-unionisme.

    Or, si les prolétaires des pays impérialistes ne sont pas révolutionnaires, c’est principalement parce que cela n’est pas dans leur intérêt immédiat. Leur intérêt historique, la révolution et la dictature du prolétariat, constitue encore un pari bien plus risqué que le statu quo, le règne du capitalisme, qui porte malgré tout des promesses qui semblent encore crédibles, même auprès des franges paupérisées du prolétariat. Ainsi, le ralliement massif du prolétariat au combat communiste ne sera permis que lorsque les promesses du capitalisme ne tiendront plus. Or, nous n’en sommes pas là en France.

    Nous ne plaidons évidemment pas pour un retrait des luttes économiques du prolétariat. La lutte au sein des masses est un devoir pour tous les révolutionnaires. Ce travail est nécessaire pour saisir l’état de combativité des masses, pour conserver et développer un lien organique entre le mouvement communiste et le mouvement ouvrier, et pour préparer leur fusion.

    Cependant, le frein principal au développement des organisations communistes des pays impérialistes est actuellement leur niveau de formation, autant théorique que pratique. L’amateurisme théorique mène aux analyses fausses et aux décisions erronées. L’amateurisme pratique mène à la fragilité des organisations et à leur stagnation dans des actions sans ambition. Il faut donc travailler avant tout à élever le niveau de formation et d’encadrement de nos militants, pour qu’ils puissent acquérir la discipline et les compétences nécessaires aux communistes. À l’heure actuelle, notre devoir fondamental est de former des révolutionnaires professionnels.

    Enfin, nous devons continuer de construire et d’entretenir les liens entre nos organisations, pour développer l’internationalisme dans le mouvement communiste. C’est une nécessité, premièrement pour comprendre au mieux les opportunités et les difficultés rencontrées par nos camarades dans le monde et nous inspirer de leurs réussites et de leurs échecs pour progresser nous-mêmes. Deuxièmement, pour alimenter le débat communiste et la lutte des lignes et faire progresser la science marxiste vers une meilleure compréhension des moyens de la victoire. Troisièmement, pour faire vivre la solidarité internationale et être uni dans la révolution mondiale au-delà des frontières. Et quatrièmement, pour animer notre ferveur commune en la justesse et en la beauté de notre combat.

    C’est un honneur et une joie de pouvoir être parmi vous aujourd’hui. Nous remercions chaleureusement nos camarades grecs de nous en avoir donné l’opportunité. Être unis par notre combat commun pour l’humanité est notre plus grande fierté.

    Chers camarades, nous tenons à remercier encore une fois toutes les organisations qui ont participé à cette conférence, et en particulier le KKE(m-l), pour l’avoir organisée.

    Pour conclure cette conférence, nous voudrions souligner les principales tâches que nous en avons retenues :

    • renforcer l’unité théorique et idéologique du mouvement communiste international, par le débat prolétarien et la lutte idéologique ;
    • renforcer l’unité pratique du mouvement communiste international par la solidarité révolutionnaire internationaliste ;
    • renforcer le soutien aux mouvements de libération nationale, dont le fer de lance est aujourd’hui l’héroïque résistance nationale palestinienne ;
    • et renforcer la résistance des peuples contre la Guerre mondiale interimpérialiste pour la répartition du monde, dont la guerre interimpérialiste en Ukraine est aujourd’hui la prémisse la plus évidente.

    Nous vous remercions.

  • Déclaration de la conférence anti-impérialiste antiguerre d’Athènes du 22-23 février 2025

    Toutes les contradictions de la planète s’intensifient, les politiques antiouvrières et antipopulaires se multiplient. Les principales puissances impérialistes se disputent une nouvelle répartition des marchés et des sphères d’influence, cherchant à surmonter la crise mondiale en préparant la troisième guerre mondiale. Les peuples du monde subissent les effets de la rivalité impérialiste de la manière la plus brutale.

    La guerre injuste en Ukraine, entre l’impérialisme russe d’un côté et les États-Unis, l’Occident et leur régime réactionnaire fantoche de Zelensky de l’autre, compte déjà des centaines de milliers de morts et de blessés, et est aujourd’hui l’épicentre de ces antagonismes. Le peuple palestinien héroïque résiste à l’opération génocidaire des sionistes meurtriers d’Israël qui servent les plans des impérialistes américains. Les évolutions du Caucase et des Balkans à l’Afrique, de l’Océan Pacifique et de l’Amérique de l’Ouest au Cercle Arctique s’inscrivent dans le même cadre.

    La haine, le chauvinisme et le nationalisme sont renforcés pour frapper les résistances populaires et renforcer les antagonismes des puissants. Dans tous les pays du monde, les systèmes politiques se préparent et prennent des mesures politiques, économiques et militaires face à l’éventualité d’une guerre généralisée. L’impérialisme opprime les peuples et le capital intensifie de plus en plus l’exploitation de la classe ouvrière jusqu’à des formes d’esclavage pour réaliser des profits et renforcer sa domination de classe.

    La classe ouvrière, les peuples et la jeunesse, partout dans le monde, résistent à la barbarie capitaliste-impérialiste par des luttes et des soulèvements. Ils expriment, dans les termes qu’ils ont formulés aujourd’hui, leur colère et leurs revendications. Ces luttes recherchent et nécessitent la mise à niveau de leur constitution et la formation de leur perspective révolutionnaire.

    Cependant, la trajectoire des développements rend ce besoin plus urgent. Face à l’intensification des dangers de guerre, voire des menaces de guerre nucléaire, il est nécessaire de prendre des mesures dans le sens du Front anti-impérialiste et antiguerre de la lutte populaire.

    Il est donc évident qu’il faut créer les conditions nécessaires à la coordination des forces anti-impérialistes et révolutionnaires du plus grand nombre possible de pays et de régions du monde.

    • Afin de faciliter et d’agir comme un catalyseur dans l’effort de construction de la lutte anti-impérialiste dans chaque pays.
    • Afin de renforcer internationalement la direction de l’amitié et de la solidarité des peuples contre le poison fasciste et nationaliste semé par le capital et ses porte-parole.

    Les organisations qui signent cette déclaration et qui ont participé à la Rencontre anti-impérialiste contre la guerre à Athènes les 22-23 février 2025 cherchent une voie commune, pour informer et être informées, pour se coordonner au plus haut niveau possible, et pour lutter, non seulement par nous-mêmes, mais aussi avec toutes les forces qui veulent contribuer à cette direction. Une direction dont la marque politique adoptera les axes suivants :

    • Luttes communes des peuples contre les guerres injustes et l’impérialisme.
    • Contre l’exploitation capitaliste et la barbarie impérialiste.
    • Sortie des USA-OTAN et de la Russie de l’Ukraine.
    • Libérer la Palestine.
    • À bas le nationalisme et le poison fasciste. Solidarité et amitié entre tous les peuples.
    • Solidarité avec les réfugiés et les immigrés.
    • Les peuples n’ont pas besoin de protecteurs ! Nous comptons sur les forces populaires inépuisables — nous soutenons les luttes populaires dans le monde entier.
    • Nous nous efforçons de mener une action commune au niveau international contre les préparatifs de guerre et les politiques réactionnaires de l’impérialisme.

    Dans cette direction, nous aspirons à prendre des initiatives pour renforcer la lutte anti-impérialiste et antiguerre dans nos pays et au niveau international. En outre, afin de promouvoir le dialogue et la coordination sur les questions sérieuses de la période, nous allons créer une page web internationale d’information et de dialogue intitulée « Bulletin international anti-impérialiste ».

    Action anti-impérialiste (Danemark)

    Unité communiste (France)

    Union ouvrière communiste (MLM) (Colombie)

    Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste)

    Construction communiste (Allemagne)

    Parti communiste maoïste (Italie)

  • Les communistes en France et les tâches de la période

    Communiqué unitaire d’Unité communiste et de Reconstruction communiste

    Le mouvement communiste en France est faible. Ce constat est partagé par la totalité des organisations qui se réclament de la reconstruction d’un Parti Communiste en France. Cette faiblesse est loin d’être uniquement liée au nombre de militants et militantes communistes, elle s’exprime également dans les positionnements, les orientations et dans l’activité des organisations communistes en France. Ce n’est pas par cynisme que nous faisons cet état des lieux mais au contraire car nous pensons que la lutte pour le communisme doit d’abord passer par une analyse lucide et sans état d’âme de ce que nous sommes.

    Nous pensons que des maux qui affligent notre mouvement, le réformisme et ses variantes constituent le principal obstacle. Si nous pensons que les organisations trotskystes, majoritaires dans le milieu communiste, mènent à des impasses, ce n’est pas par volonté de rejouer des débats centenaires, mais parce que leurs orientations plafonnent à l’économisme et à l’opportunisme. De la même manière, de nombreuses organisations se proclamant marxiste-léniniste mènent des politiques purement suivistes de la CGT. L’opportunisme exprimé par la formule « Perdre en substance pour gagner en surface »1 n’est pas le seul fait du NPA et de ses descendants, mais est également la toile de fond de toutes les pratiques économistes et suivistes sclérosant notre milieu. Dans cette période difficile pour le mouvement révolutionnaire, incapable de jouer un rôle politique de premier plan, la tentation est grande de diluer son discours dans les luttes démocratiques sur des thèmes comme l’écologie, l’antifascisme, le féminisme ou les luttes LGBTI, ou encore de se contenter d’un militantisme syndical ou parasyndical avec des mots d’ordre sur l’augmentation des salaires. Si ces luttes sont bien sûr à mener activement et font partie des tâches des communistes, la dissolution de notre activité et de nos mots d’ordre dans la poursuite irréfléchie de ces tâches n’entraîne que notre propre dissolution politique. Toutes ces interventions sont des moyens pour reconstruire un Parti Communiste mais ne sauraient devenir le prisme par lequel nous orientons toute notre activité.

    Ces tendances sont exacerbées par le changement de contexte dû à la crise de l’impérialisme français et à la montée de la Réaction. Ces phénomènes exercent une forte pression poussant au mouvementisme et à la dissolution dans l’aile gauche de la social-démocratie, l’alignement d’une partie du mouvement communiste sur le Nouveau Front Populaire en étant la dernière illustration.

    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des militants et militantes de valeurs ou des positions politiques justes dans ces organisations. Cela ne veut pas non plus dire qu’aucun travail commun n’est possible avec ces organisations. Bien au contraire, lutter contre le sectarisme dans le mouvement communiste doit d’abord passer par la critique ouverte des positions de chacun.

    Pour le mouvement communiste en France, la période est pourtant dense, la phase de recomposition depuis 2008 se poursuit et les scissions-fusions-créations d’organisations continuent à un rythme régulier. Pourtant aucune organisation ne dépasse le stade groupusculaire. Cela n’est pour nous pas une fatalité. L’engagement communiste en est d’autant plus nécessaire. Mais l’engagement que nous cherchons à créer ne saurait être un militantisme prenant la forme d’un feu de paille de quelques années avant de tomber dans la passivité. Nous visons une transformation radicale de la société et le militantisme que nous proposons doit donc s’inscrire dans le temps long. Les maigres forces du mouvement communiste doivent le pousser à orienter son activité sur nos tâches principales.

    Nous analysons conjointement le renforcement des organisations communistes comme la tâche principale de la période, nos interventions dans les luttes démocratiques et économiques en sont les moyens mais ne peuvent devenir les fins de cet objectif premier. Notre objectif est la formation de militants et militantes, de cadres communistes capables d’intervenir dans la lutte des classes. Ce renforcement ne doit pas être uniquement envisagé du point de vue de l’accumulation quantitative, elle joue bien sûr un rôle central mais ne peut être faite au prix de la qualité de l’organisation que nous souhaitons construire.

    Le renforcement des organisations communistes et la formation de cadres communistes doivent selon nous aussi être un renforcement et une formation idéologiques. La reconstruction d’un Parti Communiste est impossible sans la reconstruction de son idéologie révolutionnaire. Pour cette raison, nous insistons sur l’importance de la lutte idéologique dans le mouvement communiste. Nous pensons que la lutte idéologique, loin de justifier les attitudes sectaires, est la base qui rend possible toute unité saine et constructive.

    Nos organisations ne sont pas étrangères aux dynamiques que nous décrivons, ni exemptes de défauts qui nous sont propres. Mais la critique seule ne peut amener le changement souhaité, c’est pour cela que nous militons jour après jour pour construire le mouvement communiste puis le Parti Communiste dont nous avons besoin. Ainsi nous souhaitons incarner, à notre manière, une politique différente. Ce communiqué unitaire est le premier d’un travail commun que nous entamons.

    1 Formule de Daniel Bensaïd préfigurant la formation du Nouveau Parti Anticapitaliste.