Catégorie : Communiqués

  • Contre le SNU – Plus de bourrage de crâne guerrier !

    Contre le SNU – Plus de bourrage de crâne guerrier !

    11 novembre 2020. Protégeons la jeunesse du militarisme et du bourrage de crâne ! Pour le rétablissement du droit aux études et de toutes les libertés publiques !

    Déclaration issue du Collectif unitaire contre le SNU.

    Nous sommes signataires, parmi une galaxie de groupes et d’organisations, de cette déclaration contre le Service National Universel (SNU). Cet ersatz de service militaire, ayant vocation à inculquer un esprit belliciste et chauvin, va à l’encontre des conceptions que nous défendons. Nous ajoutons à cette publication la réflexion suivante : 102 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, il existe toujours des bouchers qui sont prêts à la justifier, au nom d’une prétendue défense de la civilisation contre les empires centraux. C’est faire peu de cas du caractère intrinsèquement criminel du colonialisme français, du colonialisme anglais, de la prison des peuples que représentait l’Empire Tsariste. Ils n’avaient rien à envier en termes de cruauté au militarisme prussien. Tant que cette guerre ne sera pas comprise pour ce qu’elle était réellement : un redécoupage du monde par les grandes puissances, nous courrons le risque d’en voir d’autres naître. Les gagnants de la guerre ont été les magnats du charbon, de l’acier, du pétrole et des canons. Les perdant sont mutilés ou enterrés.

    Jeunes gens de seize ans livrés à la propagande de la hiérarchie militaire ou policière, entraînés à des pratiques militaires agressives, intoxiqués par le culte du chef et de l’unité de combat, promis à la perte de tout esprit critique, nos organisations ont eu, depuis deux ans, à dénoncer la volonté du gouvernement Macron d’imposer les nouveaux « chantiers de jeunesse » que représentent les sessions, déjà commencées, du SNU.

    Ces stages (bientôt obligatoires) soumettent déjà de très jeunes gens, à l’âge où leur personnalité est en pleine évolution, où ils cherchent leur voie tant sur le plan philosophique que sentimental, à un emploi du temps de type militaire, confrontés aux rudoiements des officiers, à un langage étranger à leur sensibilité, à la bêtise et à l’inculture de la caserne. Ce stress et ce lavage de cerveau sont inacceptables pour qui est attaché à la Paix dans le Monde. Ce n’est pas un avenir pour la jeunesse.

    Un autre aspect non négligeable du SNU est la possibilité d’employer gratuitement ces jeunes dans des institutions, des associations. Nous nous opposons au travail gratuit, à l’exploitation de la jeunesse.

    Les lycéennes et les lycéens aspirent à la connaissance, pas à une connaissance tronquée et caviardée, comme le texte de Jean Jaurès censuré (la phrase sur la liberté pédagogique de l’enseignant) et tripatouillé (le mot fierté remplacé par celui de fermeté) par le ministre de l’Éducation Nationale, Monsieur Blanquer. C’est la raison pour laquelle ils manifestent et bloquent leurs lycées pour exiger, face au danger sanitaire réapparu, des dédoublements de classes avec les postes d’enseignants qui doivent les accompagner. En cela, ils sont solidaires de leurs professeurs en grève.

    Les étudiants aspirent eux aussi à la connaissance pleine et entière, donc à la     liberté de recherche, telle qu’elle a été maintenue jusqu’à présent, et que la loi LPPR et ses derniers amendements liberticides remettent gravement en question. Et ce serait à ces jeunes, déjà confrontés à une situation d’abandon éducatif pendant la pandémie, désireux d’apprendre, d’être libres de penser, désireux de former des projets professionnels intéressants, à l’inverse du prêt à penser voulus par le ministre, ce serait à ces jeunes gens qu’il faudrait, de surcroît, imposer la camisole de militarisme ?

    Nos organisations se tournent vers la jeunesse et ses organisations pour dire : tous contre le SNU ! Construire une paix durable, une véritable compréhension entre les peuples passe par l’abandon du militarisme.

    Nous sommes conscients qu’en nous adressant à la jeunesse, en lui témoignant notre solidarité, nous apportons notre soutien à l’ensemble de la population victime de mise en résidence surveillée et de suppression des libertés publiques.

    Les lycéens ont osé manifester, malgré le confinement et l’interdiction de rassemblement. Ils ne sont plus les seuls à présent. Les prochains jours verront probablement surgir de nouveaux faits de résistance.

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    Rassemblements et initiatives autour du 11 novembre 2020

    • Chauny (02) : Pour  le 11 novembre: la Fédération de l’Aisne avait prévu une journée consacrée aux Fusillés le 12 novembre, avec la mairie de Chauny. Cela a été reporté au 10 avril par la mairie. Nous comptions remplacer cette action par un rassemblement devant le monument, mais nous avons annulé, vu les circonstances.
    • Rocle (03) : Rassemblement unitaire et pacifiste en hommage à Pierre Brizon.
    •  Château-Arnoux (04) : Salle des fêtes – A l’appel de la Libre Pensée 04 et du Mouvement de la Paix 04. 9h00 : Accueil café-gâteaux. 10h00 : Conférence sur le pacifisme par Christian Eyschen, Secrétaire général de la FNLP, suivie d’un débat. 12h30 Apéritif et repas en commun. 15h00 Discours des associations et dépôt de gerbe au monument pacifiste & antimilitariste Victorin Maurel.
    • Peille (06) :  Rassemblement devant le monument pacifiste à 15h , à l’appel conjoint de la Libre Pensée, de la LDH et du Mouvement de la paix.
    • Nouzonville (08) : Rassemblement le 11 novembre à 11H devant la stèle de Jean-Baptiste Clément avec la Libre Pensée, la LDH, l’UD CGT, l’ARAC, le PCF, le MJC
    • Noés (10) : Rassemblement pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple. Samedi 14 novembre à 11h au monument aux morts des Noës. Devant la face du monument ou est inscrit « Guerre à la guerre » 
    • Peyriac-Minervois (11) : – samedi 21 novembre : conférence “Le traité de Versailles et ses suites » par le cercle Louis Barthas à 16h au foyer des Campagnes à Peyriac-Minervois 

    dimanche 22 novembre : à 11h devant la stèle de Louis Barthas  avec les associations : Le Mouvement  de  la Paix, l’Arac, le Cercle de Louis Barthas, la LDH

    • Charente-Maritime (17) : samedi 14 novembre 2020 – 14 h Rochefort – palais des congres – auditorium – Conférence – débat avec projection du film « Morts par la France » de Jean-Yves Croize animée par Nicole Aurigny Vice – Présidente de la Fédération Nationale de la Libre Pensée  et de la Fédération Nationale des Monuments Laïques avec LDH, le Mouvement  de la Paix et de l’ARAC
    • Cotes d’Or (21) : 11 novembre en Côte-d’Or :
    • Rassemblement de Vianges autour du monument “Maudite soit la guerre” le samedi 7 novembre à 15h. Présidence : Didier Callabre (chercheur sur la guerre, co-biographe d’Eugène Bourret, “le fusillé innocent“. Accueil : Pierre Poillot, maire de Vianges, Conseiller départemental, Président de la communauté de communes. Interventions : ARAC, Libre Pensée  (CMM / Fédération 21), ANACR (Association Nationale des Anciens combattants et Amis de la Résistance) plus d’autres pour lectures etc…
    • Rassemblement place de la République de Dijon le dimanche 8 novembre à 10 heures, présidence René Carruge, et les mêmes ARAC, LP, ANAC. Dans les deux cas, soutien Mouvement de la Paix et l’IHS-CGT qui est toujours  présent.
    • Gentioux (23) : A 11H , après la cérémonie officielle, rassemblement unitaire. Une gerbe sera déposée, car le rassemblement n’est pas autorisé.
    • Eure (27) : Dire non a toutes les guerres !

    Le NPA, le PCF et la Libre Pensée organisent chaque 11 Novembre un rassemblement « anti-guerres », une commémoration alternative, loin de celles exhalant le sentiment patriotique et l’union sacrée qui entretiennent un chauvinisme qui alimente les guerres. Chaque année, nous dénonçons la boucherie de 14-18 et les conflits en cours. S’il est difficile d’être jeune en 2020 (Macron est bien placé pour le dire tant sa politique restreint les libertés, accroît la précarité et ne fait rien pour éviter le péril climatique), c’est une génération entière qui en 1914 est allée se faire trouer la peau pour les intérêts des industriels allemands et français. Aussi nous paraît-il indispensable qu’un hommage soit rendu à ces jeunes hommes qui ont subi les affres de l’Histoire, ainsi qu’aux civils qui de tout temps en pareilles circonstances trinquent, meurent ou sont jetés sur les routes, comme actuellement au Haut-Karabagh. Toutefois, l’aggravation de la situation sanitaire nous oblige cette année à ne pas appeler à un rassemblement pour rebaptiser la rue du boucher Foch du nom de Pierre Brizon, l’un des trois seuls députés, socialistes, qui en 1916 ont refusé de voter les crédits de guerre. A l’heure où l’autoritarisme reprend de la vigueur partout sur la planète et que le « plus jamais ça » a du plomb dans l’aile comme à chaque fois où les intérêts capitalistes sont mis à mal, cette voix de solidarité entre les peuples doit continuer à être portée.

    PCF Seine Eure, NPA Seine Eure, Libre Pensée 27

    • Primelin (29) : Le rassemblement autour du monument pacifiste à Primelin ne peut avoir lieu. Monsieur le Maire n’autorise pas les regroupements au-delà de 6 personnes. La conférence de presse avec le Mouvement de la Paix, la LDH, L’UEP, la 4 ACG et la CNT n’a pu se faire, n’ayant pas trouvé d’autre lieu en remplacement du bar auquel nous sommes habitués. 
    • Toulouse (31) : la  Libre Pensée de la Haute Garonne  a sollicité l’autorisation d’organiser un rassemblement pacifiste statique sur la voie publique avec prises de paroles.  Au monument des Combattants à Toulouse. Le mercredi 11 novembre 2020   de 16h à 17h

    Bordeaux (33) : En Gironde, nous avions prévu, le lundi 9 novembre à 20h15 à l’Utopia Bordeaux, la projection du film Morts par la France avec les deux réalisateurs, Jean-Yves Croizé et Claude Singer (réunion préparée avec la fédération de la Gironde de la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix, l’Association Républicaine des Anciens Combattants, et l’Union Pacifiste). Les cinémas sont fermés, pas de projection possible.

    • Lodéve (34) : Le 18 novembre à 11 h, nous tiendrons notre rassemblement en honneur des fusillés pour l’exemple au monument aux morts de Lodève avec un repas fraternel.
    • Eybens (38) : mercredi 11 nov. 2020, 14h00 rassemblement pacifiste Place Raffin-Dugens,
      Commémoration de l’engagement pour la paix du député Jean-Pierre Raffin-Dugens
    • Jura (39) : A saint-Claude, à 10H,  cimetière, près de la tombe « Morts pour la France ». A Dole, l’après-midi,  autour du autour du monument pacifiste « stèle dédiée à Jean Jaurès »
    • Tarnos (40) : Nous appliquons les mêmes consignes que celles de la cérémonie officielle  de la municipalité, au monument aux morts de Tarnos  le 11/11 à 11h00 : 6 personnes max. et juste un dépôt d’une gerbe, pas de discours. Notre  rassemblement pacifiste se fera donc à minima, mais il aura lieu, à 14h30 : nous serons 4  adhérents de la LP 40 : le Président, la Trésorière, le secrétaire et une membre du Bureau. Nous déploierons notre banderole et nous prendrons des clichés. A la suite de rassemblement pacifiste “hautement” symbolique, un communiqué sera adressé aux médias avec une photo…. en espérant que le journal Sud-Ouest  le publie.
    • Loire-Atlantique (44) : Les trois groupes de la Fédération préparent le 11 novembre, comme les années précédentes :
    • Demande de participation à la cérémonie officielle, avec dépôt de gerbe pour Saint-Nazaire (la prise de parole étant limitée aux seules autorités) ; et avec prise de parole de la LP pour Indre. Nos camarades sont en attente de réponse.
    • Contacts en cours avec la mairie de Nantes, sachant qu’en général nous ne pouvons déposer notre gerbe qu’à l’issue de la cérémonie officielle. Nous souhaitons au moins pouvoir accéder aux Tables Mémorielles.
    • Reims (51) : Rassemblement le 11 novembre 10H, devant la plaque commémorative des Lieutenants Henri Herduin et Pierre Millan, rue Gambetta.
    • Vannes (56) : Rassemblement à 11H, le 11 novembre, rue Jean Jaurès
    • Escaudain (59) : Nous avions prévu, comme tous les ans, de nous rassembler, avec la LDH et l’ARAC, le mercredi 11 novembre 2020 à 10h45 devant le monument aux morts d’Escaudain en présence du Maire Bruno Saligot (juste après la manifestation officielle).
    • Pau (64) : Rassemblement pacifique le 11 novembre à 15 heures devant le monument aux morts de la ville de Pau organisé par  La LP 64 avec la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix et l’Institut CGT d’Histoire Sociale.
    • Lyon (69) : L’UNION DEPARTEMENTALE CGT, l’UNION DEPARTEMENTALE CGT-FO, l’INSTITUT D’HISTOIRE SOCIALE DE LA CGT (RHONE), la FEDERATION DU RHONE DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, la FEDERATION DE RHONE DE LA LIBRE PENSEE, l’ASSOCIATION LAÏQUE DES AMIS DES MONUMENTS PACIFISTES DU RHONE (ALAMPR), le MOUVEMENT DE LA PAIX (Rhône), le FORSEM (Forum de Solidarité Euroméditéranéenne), communiquent : nous ne pouvons cette année, appeler à ce qui aurait du être le 27eme rassemblement pacifiste dans le Rhône prévu le 11 novembre 2020.
    • Alonnes (72) : Rassemblement à 14h, place de la paix à Allonnes avec la présence d’un représentant de la mairie, de la Libre Pensée, de l’ARAC, de la LDH et de l’association des Elus républicains et communistes.
    • Chambéry (73) : Le 11 novembre à 9H30 appelé par LDH, LP, Mouvement de la paix, Avenue Jean Jaurès- place Allende – Chambery
    • Paris (75) : 11 novembre : un rassemblement devant le monuments aux morts du Cimetière du Père Lachaise, qui contient le nom de certains Fusillés pour l’exemple.
    • LP 78 : Rassemblement le samedi 7 Novembre 2020 à10 h au mur des Fédérés de Satory à Versailles (dans le prolongement de la rue Guichard, après le parking, à l’entrée de la forêt)
      Pour la PAIX, contre la GUERRE, Pour les LIBERTES, contre la REPRESSION, Pour l’EMANCIPATION, contre l’OPPRESSION. Avec la Libre Pensée, l’ARAC, la LDH, Le Mouvement de la Paix, L’association des Amis de la Commune de Paris, L4Association du Mur des Fédérés de Satory
    • Tarn (81) : samedi 14 novembre 2020 à 10h30 à Carmaux au parc Jean Jaurès, au pied de la colonne de la Paix. Interventions : La LP 81, Monsieur le Maire de Carmaux, Monsieur le Maire de Saint Benoît de Carmaux. Invitation envoyée aux adhérents, sympathisants, associations amies, syndicats, partis… Cette cérémonie sera suivie d’un banquet républicain à Monestiers
    • Mazaugues (83) : Le rassemblement est prévu pour 14h30 au monument aux morts de Mazaugues  avec les organisations LDH Toulon, Libre Pensée 83, Mouvement de la paix 83, PCF Toulon, Union Communiste Libertaire (UCL) 83.
    • Gy l’Evéque (89) : La Libre Pensée de l’Yonne à son 24ème rassemblement pacifiste
      devant le monument aux morts de Gy-l’Evêque, POUR la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 14-18 CONTRE toutes les barbaries, militaires, religieuses,
      économiques et impérialistes ;

    13h30 : Ouverture de la librairie-vidéothèque pacifiste de la LP 89 Exposition : « Pendant la guerre, les affaires continuent » Tables d’invités : France Palestine solidarité, J. Guillaume, libre penseur et écrivain (salle communale, rue du Lavoir, derrière la mairie)
    14h30 : Allocutions et chants pacifistes au monument aux morts
    15h30 : Retour dans la salle pour un vin chaud

    • Hauts-de-Seine (92) : Mercredi 11 novembre 2020 à 15 heures – Cimetière de Levallois-Perret – 101, rue Baudin. Les associations amies sont invitées.
    • Val-de-Marne (94) : voici ce qui était prévu par la Libre pensée 94 -la participation à Fontenay-sous-bois à la commémoration organisée par la Ville sous notre banderole Réhabilitation de fusillés pour l’exemple et prise de parole à l’Hôtel de Ville lors du  vin d’honneur;  -rassemblement sur la tombe de MIchel Claa au cimetière d’Alfortville, libre penseur.
    • Pontoise (95) : Nous avions demandé l’autorisation de nous rassembler comme tous les ans au pied de la statue symbolisant la paix à Pontoise, mais à ce jour, nous n’avons aucune réponse (cela devait avoir lieu le  14 novembre à 15h)
  • Arrêtez la guerre contre Rojava !

    Arrêtez la guerre contre Rojava !

    Communiqué de presse de la campagne de solidarité RiseUp4Rojava

    Contexte : Ces dernières semaines, la guerre de l’État turc contre la fédération démocratique du nord-est de la Syrie menace de s’intensifier encore. La Turquie, avec les milices islamistes, occupe déjà plusieurs villes et zones du Rojava, y commet des violations systématiques des droits de l’homme, et menace d’une nouvelle invasion dans les zones libérées du Rojava/ nord de la Syrie dans un avenir proche.

    Dans le cadre d’une semaine internationale d’action, appelée par la campagne RiseUp4Rojava, des personnes du monde entier ont protesté contre l’agression du régime d’Erdogan contre la fédération démocratique du nord-est de la Syrie et le mouvement de liberté kurde ces derniers jours sous le slogan « De Kobanê au monde : levez-vous contre le fascisme », pour exprimer leur solidarité avec la résistance de Kobanê et la révolution du Rojava / Nord-Est syrien. La semaine d’action a débuté le 1er novembre, journée mondiale de Kobanê, qui commémore le fait que le 1er novembre 2014, des millions de personnes étaient dans les rues du monde entier pour exprimer leur solidarité avec la résistance héroïque de Kobanê contre l’État dit islamique. C’est ainsi qu’est né un mouvement mondial de solidarité, de résistance et de lutte commune, qui s’organise aujourd’hui par-delà toutes les frontières et défend l’espoir de la révolution.

    Au cours de la semaine écoulée, les gens se sont manifestés, par exemple, en Argentine, au Brésil, au Canada, en Afrique du Sud, en Catalogne, en Allemagne, en Suède, en Suisse, en France, au Portugal, en Grande-Bretagne, en Grèce, en Turquie, en Australie, jusqu’aux structures locales du Rojava/Nord-Est syrien, ainsi qu’auprès des organisations kurdes principales en Europe, entre autres à travers les campagnes Women Defend Rojava, la Commune Internationaliste du Rojava, Make Rojava Green Again, dans plus de 30 pays avec plus de 150 actions, et ont montré de manière créative que les acquis de la révolution doivent être défendus et que la poursuite et l’intensification de la guerre ne doivent pas être acceptées en silence, mais doivent aussi être empêchées par tous les moyens.

    Dans de nombreux endroits, des actions ont été menées contre des entreprises d’armement et d’autres sociétés qui collaborent avec l’État turc et font fonctionner sa machine de guerre. La guerre de l’État turc dépend fortement du soutien d’autres États, tant sur le plan technologique et financier que sur le plan politique.

    « Si nous voulons arrêter la guerre du fascisme turc contre le mouvement démocratique, contre les réalisations révolutionnaires et la population civile au Kurdistan et en Syrie, nous devons également couper l’approvisionnement des guerres », explique Şoreş Ronahî, un porte-parole de la Commune Internationaliste du Rojava, qui a également appelé à la semaine d’action. « Dans certains cas, la pression de l’opinion publique sur les entreprises et les gouvernements a déjà eu un effet », poursuit Ronahî. Les exigences généralisées de la campagne RiseUp4Rojava ont déjà plongé l’industrie de l’armement turque dans une crise profonde depuis l’invasion d’octobre dernier. Par exemple, l’exportation d’acier blindé vers plusieurs entreprises turques (notamment Otokar, Roketsan, BMC) a été stoppée, et le développement des chars « Altay », des jets « TFX » et l’acquisition de nouveaux hélicoptères « ATAK » n’ont pas pu être poussés plus loin en raison de l’indisponibilité des moteurs. Il y a quelques semaines par exemple, le motoriste canadien Bombardier et sa filiale autrichienne BRP Rotax ont également annoncé qu’à l’avenir ils ne fourniraient plus de moteurs pour drones à la Turquie.

    La campagne RiseUp4Rojava veut s’appuyer sur ces succès et augmenter encore la pression sur la Turquie. Şoreş Ronahî conclut : « Par notre résistance mondiale et par des centaines d’actions dans de nombreux pays sous forme de manifestations, de blocus, d’occupations dans le monde entier, nous avons protesté contre les crimes de l’État turc et de ses alliés. En même temps, nous avons également contribué à des événements d’information et des séminaires pour diffuser un espoir et une alternative pratique que montre le Rojava. Aujourd’hui, il est plus urgent que jamais que nous continuions à unir nos luttes, à porter et défendre l’espoir que donne le Rojava au monde entier ».

    Vue d’ensemble des actions :

    Sur Twitter, vous trouverez un aperçu des actions qui ont eu lieu dans différents pays ces derniers jours, le matériel photo peut être utilisé gratuitement : https://twitter.com/RISEUP4R0JAVA/status/1322622541563920384

  • Communiqué commun du 8 novembre 2020 de l’Unité Communiste et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    Communiqué commun du 8 novembre 2020 de l’Unité Communiste et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    Nous nous sommes rencontrés à nouveau, UPML et UC, en employant les moyens mis à notre disposition au cours de cette pandémie. A l’issue de cette réunion, marquée par la concorde et la bonne entente, nous publions la déclaration commune suivante.

    Nous considérons que nous partageons une analyse commune sur la situation actuelle. L’année 2020 est une année complexe, marquée par quatre phénomènes principaux :

    • La pandémie de Coronavirus, qui continue sa progression avec une deuxième vague en Europe, et qui révèle les faiblesses criantes d’un système de santé mis aux abois et la banqueroute d’une gestion bourgeoise de la crise.
    • Un approfondissement de la crise économique, catalysée – mais non générée ! – par la pandémie, avec notamment une accélération fantastique de la concentration du capital dans un nombre toujours plus restreints de grands bourgeois et un nombre sans précédent de faillites des petites et moyennes entreprises.
    • La poursuite de la dégradation de l’environnement, avec une crise écologique ayant de plus en plus des effets catastrophiques.
    • Une situation sociale, politique et géopolitique sous tension, accompagnée d’une répression renforcée de toutes oppositions et une nouvelle étape dans les discours réactionnaires, voire néofascistes, mais également des menaces de conflit au niveau international sans cesse plus fortes.

    En France, la situation s’est profondément dégradée. La récession menace une grande partie de la population, tandis que le climat politique est résolument devenu empoisonné. Le gouvernement ne peut juguler la colère sociale, quasiment constante depuis 2016. Aucun parti du spectre politique capitaliste ne peut proposer d’issue crédible à cette crise. Il existe donc un choix de faire porter le cœur des campagnes électorale sur des sujets autres, tels que l’inépuisable dérivatif que représente   l’islam.

    Nous soulignons que le gouvernement français poursuit sa droitisation à grands pas. Les discours qui étaient auparavant l’apanage de l’extrême-droite sont devenu banaux. Même des organisations telles que LREM adoptent officiellement des thèses qui possèdent un caractère extrêmement dangereux. C’est un mouvement de fond, remettant en cause l’État de droit, les droits démocratiques et politiques, se fait jour. Ce mouvement a déjà obtenu des victoires significatives comme la vulgarisation d’un état d’urgence devenue quasi permanent sous prétexte, ou exagération, de danger terroriste ou sanitaire, des mesures restreignant toujours plus nos droits et libertés démocratiques (droits de rassemblement et d’expression, droits syndicaux et politiques, etc.) ou la subordination de la recherche universitaire aux « valeurs républicaines », entravant son autonomie.

    Nous considérons qu’une étape a été franchie dans la désignation d’un ennemi intérieur. La xénophobie d’hier s’est transformée. Abusant des abominables et condamnables attentats islamo-fascistes, un odieux amalgame, nommé islamo-gauchisme, permet de définir un ennemi irréductible, incompatible civilisationnellement, concentrant à la fois musulmans et musulmanes, mais également forces progressistes et révolutionnaires. Cet amalgame est à la fois raciste, anti-progressiste et finalement anticommuniste.

    Cette situation n’est absolument pas dénuée d’espoirs.

    D’une part car, en dépit de ses efforts, le capitalisme ne peut échapper à ses propres lois. La concentration toujours plus forte des richesses fragilise en réalité sa base d’adhésion et d’acceptation. Les manœuvres visant à isoler et fragmenter les exploités et exploitées sont régulièrement battues par la vivacité des mouvements sociaux. La parenthèse du confinement de donne qu’un avantage temporaire aux réactionnaires.

    En revanche, une immense solidarité est née et s’est développée. L’expérience commune du confinement, l’expérience commune de l’injustice économique, et la politique du gouvernement, font naître des résistances et des aspirations à un mode de vie et de gouvernement différent.

    La peur des attentats n’empêche pas l’apparition d’une résistance et opposition. Les discours de haine se heurtent à l’existence et à l’expansion indéniable d’un autre discours : celui qui cible les continuum similitudes politiques entre islamisme-réactionnaire et fascisme occidental. Ce discours, notamment dans la jeunesse, rejette la division raciste de la société, et prône une élaboration commune de ce que doit être celle-ci.

    Le temps des troubles qui approche ne signifie pas le temps des défaites. Il peut et doit, au contraire, devenir l’ère des victoires.

    Cela dépend aussi de notre action, de nos choix, de nos décisions en tant que communistes.

    Les communistes ont un rôle à jouer dans la situation actuelle.

    Les défis de la situation actuelle demandent une réaction de la part du mouvement communiste dans son ensemble, tout comme une politique de front uni avec les organisations qui luttent contre le capitalisme et l’impérialisme.

    Nos deux organisations, UC et UPML, avançons progressivement dans un processus d’unification. Au fur et à mesure des réunions, notre vision de l’organisation se dessine. Nous aboutirons dans un futur relativement proche à bâtir notre organisation commune. Non pas par le phagocytage d’un groupe par l’autre, mais bien par l’élaboration commune d’une base d’unification minimale, autour de laquelle les débats permettront de constituer progressivement les positionnements.

    Nous saluons le travail qui est réalisé par d’autres organisations et groupes en France se revendiquant du communisme. Nous ne voulons ni le nier, ni le diminuer. Au contraire ! Nous voudrions qu’il soit possible de le réaliser en commun.

    Nous appelons les individus et les groupes qui souhaitent travailler avec nous à nous contacter et à nous joindre.

    La participation de l’UP et de l’UPML à l’ICOR, qui appelle d’ailleurs les organisations de France à travailler ensemble et qui collabore avec succès avec d’autres organisations internationales, fournit un point d’appui et un ordre du jour minimal commun. Cette coordination avec plus de 60 organisations et Partis est un cadre d’échange enrichissant, stimulant, permettant de mettre en perspective notre situation, et d’élaborer internationalement des prises de position. En tant qu’organisation d’un pays impérialiste, nous jugeons très important d’être au côté des organisations des pays dominés par le nôtre.

    L’année 2021 sera marquée par le 150e anniversaire de la Commune de Paris. La conférence de l’ICOR a pris la décision d’organiser une campagne pour sa célébration. Il est important qu’il soit célébré, tant parce qu’il fait partie d’un patrimoine historique que pour la richesse d’enseignement qu’il constitue.

    La Commune de 1871 fait partie de l’histoire du mouvement de lutte des travailleurs & travailleuses, il fait partie également de l’histoire du mouvement révolutionnaire. La défendre, c’est aussi ne pas laisser les exploiteurs imposer leur propre grille de lecture, qui mutile l’histoire pour qu’elle justifie leur ordre. La comprendre, c’est permettre d’utiliser cette richesse immense, cette expérience concrète de la révolution et de l’organisation d’une société libérée de l’exploitation et de l’oppression.

    Nous ferons prochainement une proposition pour qu’elle soit célébrée ensemble.

    Ensemble, serrons les rangs, avançons.

    Des ruines du monde d’aujourd’hui, bâtissons celui de demain !

    En avant pour le socialisme révolutionnaire !

  • Rise up 4 Rojava !

    Rise up 4 Rojava !

    Les camarades et sympathisants de l’Unité Communiste appellent à la solidarité avec les peuples du Nord-Syrien. Face à la Turquie fasciste, aux djihadis et aux agressions impérialistes. Nous sommes signataires de l’appel #RISEUP4ROJAVA

    « Pendant que les peuples du Rojava continuent leurs luttes pour leurs droits à disposer d’eux-mêmes, pour la libération des femmes et une démocratie radicale, qu’ils se défendent des attaques des groupes djihadistes et de l’état fasciste turc, les représentants des gouvernements hypocrites continuent de serrer la main des oppresseurs turcs.

    Pendant que des plans d’extermination contre la révolution au Kurdistan et en Syrie sont faits à Ankara, les industries d’armement européennes, russes et américaines s’enrichissent de jour en jour, profitant des guerres au Moyen-Orient. Leur profit se fait au prix de millions de vies.

    En plus d’être la cause du déplacement de la population d’Afrin, les groupes djihadistes, soutenus, armés et dirigés par l’armée turque, exploitent les ressources de cette dernière. C’est le symbole même d’Afrin, l’huile d’olive des oliviers cultivés depuis des centaines d’années, qui est vendue en Turquie, en Espagne et dans d’autres pays européens. C’est de cela dont parle l’état turc quand il évoque le fait de sécuriser ses frontières : le nettoyage ethnique et l’attaque des populations locales par des groupes djihadistes.

    Non seulement à Afrin, mais aussi dans les montagnes kurdes et les prisons turques une résistance est menée contre ces attaques. Au nord de la Syrie, les forces démocratiques syriennes (SDF) et les unités de défense du peuple (YPG et YPJ) ont récemment anéanti ce qu’il restait de l’état islamique. Cette victoire historique n’a été possible que grâce au courage et au sacrifice de milliers de martyrs et à la résistance héroïque de la population locale. Des milliers de femmes se sont organisées et libérées de façon autonome, sans compter toutes les communes et coopératives qui ont été fondées. Les sociétés du Kurdistan, du nord et de l’est de la Syrie se sont soulevées et progressent de jour en jour.

    Avec le succès continu de la révolution, les menaces d’Erdogan concernant une attaque militaire majeure au nord de la Syrie dans le but de l’annihiler ne cessent d’augmenter.

    Malgré la proclamation de la Turquie quand à son succès dans la « retenue » de la crise des réfugiés en dehors des frontières européennes, de plus en plus de personnes aperçoivent le vrai visage de ce régime. En réalité, tant que l’état fasciste turc n’est pas vaincu, la révolution du Rojava continuera d’être sous la menace de l’état islamique.

    Nous avons le devoir d’exposer et d’attaquer la coopération militaire et diplomatique entre le gouvernement de l’AKP-MHP et les gouvernements opportunistes des États-unis et ouest-européens. Nous devons construire une résistance collective contre cette coopération entre nos gouvernements et l’état fasciste turc. Le combat sur le plan physique contre les agressions turques et djihadistes au Moyen-Orient doit être explicitement connecté au combat contre les politiques des gouvernements complices. Si plus de mouvements démocratiques et révolutionnaires se mobilisent et s’organisent à travers nos communautés et groupes de travail, s’ils arrivent à occuper l’espace médiatique, alors nous pourrons établir un second front contre l’état fasciste et impérialiste turc au Moyen-Orient.

    Nous devons développer nos actions, les coordonner et les étendre à l’internationale. Nous devons passer d’une politique d’opposition à une politique de résistance permanente. L’armée turque utilise ses armes et l’OTAN fournit les munitions. Les populations du Kurdistan et du nord de la Syrie répondent déjà à ces attaques. Nous, en tant que forces révolutionnaires anti-fascistes, prendrons part à l’action, par des occupations, blocages et perturbations à l’encontre des lieux de coopération militaire, diplomatique et économique avec l’état fasciste turc dans nos pays.

    Nous exprimerons notre solidarité avec le peuple du Rojava à travers les buts et actions suivantes :

    1. Nous défendons la révolution et ses acquis. Nous nous alignons sur la révolution au Kurdistan, la lutte la plus déterminante contre la plus grande manifestation fasciste de notre époque, et pour la libération des femmes et de la société.

    Nous voyons ce procédé révolutionnaire comme s’alignant dans la continuité de la résistance dans l’histoire de l’humanité, filant la révolution d’Octobre, la guerre civile d’Espagne et la révolution cubaine.

    2. Nous perturberons, bloquerons et occuperons les entreprises et institutions financières qui soutiennent l’état fasciste turc. Cela implique d’exposer la vérité et de diffuser les informations, par des actions de masse autant que de désobéissance civile.

    3. Nous dénonçons toutes les associassions, gouvernements et alliances soutenant l’état fasciste turc. Nous devons analyser leur coopération, en déduire et révéler leurs intérêts. Les ennemis de la révolution au Kurdistan et en Syrie sont aussi les nôtres. Nous nous opposons aux interventions et aux politiques d’occupation des pays membres de l’OTAN et de la fédération de Russie au Moyen-Orient.

    4. Nous empêcherons que les mensonges de la propagande turque ne se répandent et nous étoufferons le fascisme turc. Ils utilisent le lobbying et la propagande pour obtenir des appuis pour leur guerre criminelle et répandre leur idéologie. Nous combattrons cette dernière. La Turquie fasciste est notre ennemi commun, notre unité est internationale et antifasciste.

    Nous appelons tous les militant.e.s à rejoindre #riseup4rojava

    LA RÉVOLUTION AU NORD DE LA SYRIE L’EMPORTERA, LA TURQUIE FASCISTE SERA DÉTRUITE !

    QUE VIVE LA SOLIDARITÉ ANTIFASCISTE INTERNATIONALE !

    SOLIDARITÉ AVEC LES FORCES ANTIFASCISTES EN TURQUIE, AU KURDISTAN ET DANS TOUT LE MOYEN-ORIENT ! « 

    Rise Up 4 Rojava International - Posts | Facebook

  • Rentrée Blanquer : entre faux départs et dérapages.

    Rentrée Blanquer : entre faux départs et dérapages.

    L’Unité Communiste considère que cette rentrée s’est placée sous le signe de l’amertume et de la déception. Cette amertume possède un grand nombre de raisons.

    Le protocole sanitaire : une farce de mauvais goût.

    Le nouveau protocole sanitaire décidé par le ministère de l’Éducation Nationale s’est avéré une pure et simple copie des propositions faites pour préparer le déconfinement. Or, si ces propositions n’ont pas pu être mises en pratique en juin, ce n’est pas par manque de volonté de la part des équipes pédagogiques, mais bien parce qu’elles se sont heurtées à des problèmes insolubles. Le nouveau protocole, qui se contente de répéter ces mêmes injonctions intenables, adjoint cependant une vraie nouveauté : le « dans la mesure du possible ».

    Illustration de l’inconséquence ministérielle, cette sortie, épinglée par « Le café pédagogique » :

    « S’exprimant sur France Inter le 2 novembre, JM Blanquer a été interrogé sur le nouveau protocole sanitaire. « Chacun doit comprendre qu’en période de crise sanitaire on doit s’adapter au dernier moment », a dit le ministre. Il défend le maintien des élèves dans les établissements. « Ce qui compte c’est que les enfants ne perdent pas le fil de l’école ». La fermeture des lycées « n’est pas à l’ordre du jour.. On veut que les lycéens aient cours. Il y a la possibilité de faire des demi groupes. Mais je ne l’encourage pas ». »

    Cela renvoie la responsabilité de la mise en œuvre du protocole à l’échelon local, qui doit faire avec, composer avec des moyens défaillant, avec des classes surchargées ou avec des lieux inadaptés. Il en résulte des transcriptions locales tragicomiques, qui placent les surveillants et surveillantes en position de police, chargés de traquer les élèves n’ayant pas leur masque. Les menaces de sanction, allant jusqu’à l’exclusion pour 3 jours, sont supposées dissuasives. Elles sont en réalité inutilisables. De plus, les gains réalisés à l’intérieur des bâtiments et des salles de classe sont perdus sur le parvis des établissements.

    Finalement, face à la situation, il n’est pas crédible que le pseudo-confinement puisse donner des résultats. La politique du « moindre mal », en dernière instance, contribue à faire enfler encore démesurément l’addition finale, tant en termes de mort qu’en impact économique.

    Samuel Paty : en pertes et profits.

    L’hommage a Samuel Paty a été passé en perte et profit. Après deux semaines de promesses, de déclarations pompeuses, finalement, peu de résultats concrets. Les enseignants et enseignantes, passés subitement de laquais de l’islamo-gauchisme à héros de la nation, semblent bien en passe de retrouver ce statut.

    L’idée de créer un événement solennel, central, incluant l’ensemble de la communauté pédagogique, a été passée en pertes et profits. Le temps de préparation, préalable logique à tout adresse aux élèves, a été également supprimé. Les aménagements permettant cette mise en place concertée ont été laissés à la libre initiative de direction d’établissement parfois paniquées par la situation. Cela a fait que, une nouvelle fois, les enseignants et les enseignantes ont du se débrouiller avec leur équipe ou seuls.

    Le révisionnisme Blanquer

    De plus, la demande d’employer une lettre de Jean Jaurès, dite ‘aux instituteurs et aux institutrices’, a été l’occasion d’un nouveau cafouillage honteux. Les versions mise à disposition des enseignants avaient été falsifiées et tronquées. Elles remplaçaient ainsi le terme « fierté » par « fermeté », mais, surtout, escamotaient tout un passage qui critiquait avec insistance la multiplication des examens. Un comble, au moment où la loi Blanquer transforme le lycée en bachotage constant. Ce révisionnisme outrancier a contribué encore davantage à faire de cet hommage une humiliation. Le syndical SUD-Education en a fait une critique en bonne et due forme.

    Nous passons d’ailleurs sur l’instrumentalisation des figures historiques, laquelle ne peut qu’évoquer les pratiques imbéciles de Sarkozy avec Guy Môquet, ou avec son « parrainage d’un enfant déporté ». Il existe aussi une savoureuse ironie liée à Jaurès, pacifiste et assassiné pour cela. Si nous partons du principe qu’il aurait maintenu ces mêmes positons après le déclenchement de la guerre, il aurait été fustigé et emprisonné pour son opposition à celle-ci. L’exemple de Karl Liebknecht le montre.

    Blanquer s’est montré à l’offensive idéologiquement. Il s’en prend à tout ce qui lui déplaît. Et un grand nombre de choses lui déplaisent, notamment les universités, notamment l’écriture inclusive, notamment l’intersectionnalité. Il a ainsi déclaré, le 3 novembre :  «Il y a un combat à mener contre une matrice intellectuelle venue des universités américaines et des thèses intersectionnelles, qui veulent essentialiser les communautés et les identités, aux antipodes de notre modèle républicain qui, lui, postule l’égalité entre les êtres humains, indépendamment de leurs caractéristiques d’origine, de sexe, de religion. C’est le terreau d’une fragmentation de notre société et d’une vision du monde qui converge avec les intérêts des islamistes. Cette réalité a gangrené notamment une partie non négligeable des sciences sociales françaises.»

    Le problème c’est que cette conception combat justement l’essentialisation des communautés, au contraire du discours « civilisationnel » promu par le Premier ministre, Jean Castex.

    Castex et l’offensive idéologique.

    Par ailleurs, comment ne pas songer aux propos de Jean Castex, tenus le dimanche premier novembre. Dans cette interview, il affirmait, reprenant ainsi à nouveau des thèses de l’extrême-droite, appelant à une France « unie et fière de nos racines, de notre identité, de notre République, de notre liberté« . Cela s’accompagnant d’un corollaire : « Je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu’il y a eues pendant trop d’années, les justifications à cet islamisme radical : nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore« .

    Il nous faut souligner le mauvais timing : le 1er novembre étant considéré comme la date anniversaire du début de la guerre d’Algérie, marquée par la « Toussaint rouge » de 1954. Il nous faut également souligner que Macron lui-même parlait de la colonisation comme d’un crime contre l’humanité. Il serait donc de bon aloi que la majorité présidentielle se positionne : la négation de crime contre l’humanité est-elle applicable ici ?

    Au-delà de brocarder Jean Castex, il est important de voir que cette prise de position s’insère dans la lignée d’une droitisation du discours historique. Elle rejoint la répudiation progressive du discours de Chirac en 1995 sur la responsabilité de l’État français dans la Shoah, initiée par Gérald Darmanin.

    Cette vision mythifiée de l’histoire, dans laquelle on considère que la réécriture est acceptable, au nom de construire cette France « unie et fière de nos racines, de notre identité, de notre République, de notre liberté » est à nos yeux impossible. D’une part, elle prend en otage le débat, en rejetant toute discussion sur le contenu et la signification de ces termes.

    Nous considérons que cette exigence de l’adhésion possède un certain parfum totalitaire. Avant que le terme soit dévoyé par les politologues américains Friedrich et Brzezinski, pour en fait une arme de la guerre froide, il possédait une définition qui s’appliquait également aux régimes se targuant d’être démocratiques. Hannah Arendt considérait que le Maccarthysme et l’Union Sacrée en possédaient les caractéristiques. En l’occurrence, Jean Castex ouvre une brèche dangereuse, en considérant que toute critique sur l’histoire de la France prête le flanc à l’islamisme radical.

    Réécrire l’histoire ou l’écrire ensemble ?

    Cette vision est même contre-productive. La négation des crimes passés de la France est une mesure de diversion. Elle illustre la peur de la part d’une partie de l’État de voir les choses leur échapper. Il faut donc durcir l’attitude, encore et encore, pour imposer une adhésion – même de pure forme – à des « valeurs » supposées civilisationnelles. Or, ces mêmes valeurs sont constamment bafouées, trahies, par les exploiteurs et les exploiteuses. La France les a piétinées et les piétine toujours, tant dans le monde que chez elle. Elles n’ont d’ailleurs rien de civilisationnelles, ce qui est probablement un des concepts les plus réactionnaires qui soient. La civilisation qui a contribué aux Lumières est celle de l’armée tirant sur les grévistes, du Rif gazé et du bagne de Poulo Condor. Celle de l’Aufklarüng, de Kant, de Goethe, a été celle des chambres à gaz. Celle de la Magna carta et de l’Habeas corpus est celle de la famine d’Irlande et du Bengale, ainsi que des raids de terreur.

    Nous voyons l’éducation comme quelque chose de magnifique. Non pas comme un lieu où on exige l’adhésion à des valeurs bafouées, mais bien comme celle qui peut être le creuset de demain. Nous croyons fermement en la jeunesse. Nous la croyons capable de pouvoir construire le monde de demain. Mais cela demanderait d’aborder le passé avec honnêteté et sincérité. De reconnaître les crimes du passé et leur motivations. De comprendre pourquoi ils sont apparus et quelle forces sociales étaient à l’œuvre derrière ceux-ci. Nous pensons que cet examen permettrait d’aplanir les rancœurs, les souffrances du passé. Faire de l’école un espace de contrôle social ne fait que les maintenir enfermées, sans qu’elles puissent, jamais se libérer. Sans qu’elles puissent être confrontés à la science de l’analyse historique.

    Nous la voyons aussi comme la possibilité de dissocier les deux pans de la nation. La nation-étatique, qui est celle des bourgeois. La France et ses intérêts sont en somme ceux de sa bourgeoisie. Sa place dans le monde est sa domination. Son histoire est celle de ses guerres, de ses crimes, de ses génocides.

    À l’inverse, nous croyons fermement à la nation-populaire : l’histoire du peuple, de ses luttes, de ses avancées, de sa solidarité, de son génie créatif. Souvent la bourgeoisie essaie de s’approprier cette histoire, d’amalgamer ses crimes et les réalisations du peuple. Elle vole Marie Curie, elle vole Jean Jaurès, elle vole Guy Moquêt. Elle prétend avoir été la pointe des droits humains dans le monde, alors qu’elle soutenait l’Apartheid, les Talibans ou qu’elle soutient le régime Saoudien.

    Nous pensons que c’est en séparant ces histoires, en redonnant la place au peuple, à sa capacité à synthétiser les cultures, à être le creuset de la nation-populaire, que nous pouvons ressouder ses fragments, et éviter la guerre fratricide, sororicide, adelphicide entre exploités.

    Cela, nul gouvernement bourgeois ne peut le faire : il n’est là que pour une chose. Perpétuer l’exploitation, et la rendre la plus optimale possible, quitte à ce que cela passe par le fascisme, si nécessaire.

  • Grève souterraine en Ukraine !

    Grève souterraine en Ukraine !

    Nous republions cet article qui nous a été transmis par nos camarades ukrainiens de l’ICOR. Nous appelons à la solidarité internationale pour ces mineurs.

    Au moment où ces lignes sont écrites, 22 courageux mineurs de la mine Oktyabrskaya à Krivoy Rog sont toujours en grève sous terre.

    Des centaines de leurs camarades de diverses mines – dont des femmes – ont déjà remonté à la surface. Leurs demandes n’ont été que partiellement satisfaites, mais ils restent engagés dans leur lutte. De nouvelles batailles désespérées les attendent, contre le capital et pour une vie décente pour les travailleurs ukrainiens. Pour la première fois dans l’histoire de notre État, nous sommes témoins d’une lutte ouvrière et d’une solidarité à cette échelle.

    Le 3 septembre 2020, les mineurs de l’usine de minerai de fer de Krivoy Rog (KZhRK), dirigée conjointement par les oligarques en conflit Rinat Akhmetov et Igor Kolomoisky, ne sont pas remontés à la surface. Les travailleurs exigeaient des salaires plus élevés, que la direction a décidé de réduire quelques mois avant les manifestations, et de meilleures conditions de travail. A partir du 8 septembre, les mines « Oktyabrskaya », « Rodina », « Ternovskaya » (anciennement « Mine Lénine »), et « Gvardeyskaya » sont en grève. Tout au long du mois de septembre, 393 mineurs sont restés sous terre en signe de protestation. Beaucoup d’entre eux étaient des femmes.

    Cette grève des mineurs est unique dans l’Ukraine moderne. Elle est l’une des premières à réunir les luttes des mineurs et des travailleurs d’autres industries. En particulier, les cheminots du dépôt de locomotives de Krivoy Rog ont soutenu la lutte des mineurs avec leur « grève italienne ». Les militants de l’Union indépendante des cheminots ont identifié des problèmes techniques dans des dizaines de locomotives et ont refusé d’y travailler. Les 27 et 28 septembre, une dizaine de locomotives n’ont jamais quitté le dépôt de locomotives de Krivoy Rog – une puissante manifestation de solidarité avec les mineurs en grève de KZhRK. Les cheminots ont également pris part à des actions de solidarité dans des endroits éloignés de Krivoy Rog, notamment à Nikopol et à Nizhnedniprovskiy Uzel.

    La protestation des mineurs de Krivoy Rog a été déclenchée par des changements dans la structure des salaires. Les salaires des mineurs étaient autrefois payés à l’heure, en tenant compte de tout le temps passé sous terre. Récemment, les salaires ont été liés à la production, et les salaires ont fortement baissé : l’équipement obsolète des mines tombe régulièrement en panne, et les ouvriers ne sont plus payés pour le réparer. Mais les conditions de travail générales ont également joué un rôle. Les mineurs affirment que l’équipement des mines est utilisé depuis plus de 30 ans, ce qui a eu des conséquences néfastes sur leur santé et leur environnement de travail. Selon les défenseurs des droits de l’homme, un travailleur est mort dans une mine de KZhRK en avril 2020. Un tribunal a par la suite admis que cela était dû au mauvais état technique de l’équipement. Enfin, le risque de perdre le droit à une pension a donné un nouvel élan aux grèves. Selon les mineurs, plus de quatre mille travailleurs n’auront pas droit à une retraite préférentielle. Et la réforme des retraites en Ukraine, adoptée il y a plusieurs années, a particulièrement touché les femmes mineurs. Au lieu d’une éventuelle retraite à 45 ans, elles devront travailler au moins cinq ans de plus.

    De nombreux médias ukrainiens de premier plan ont accordé une attention particulière à la demande des grévistes de remplacer la direction de l’usine de minerai de fer de Krivoy Rog. J’ai déjà écrit que KZhRK est la propriété commune de deux oligarques ukrainiens concurrents – Kolomoiskiy et Akhmetov – qui ont des parts égales dans l’entreprise. Kolomoysky a officiellement transféré sa part à un autre oligarque, Yaroslavsky, mais les experts pensent que la direction de KZhRK est toujours nommée par Kolomoysky. En se concentrant sur la demande de remplacement de la direction de la mine, beaucoup ont supposé que les grèves font partie d’un complot d’Akhmetov pour obtenir le contrôle total de l’usine de minerai de fer de Krivoy Rog.

    Cette théorie de la conspiration ignore la puissance du mouvement de protestation ouvrière de masse qui a émergé. Un tel mouvement est dangereux pour l’oligarchie ukrainienne dans son ensemble. Ici, face à un mouvement ouvrier de masse, la classe dominante se consolide ; seul un travail organisé de masse peut détruire le modèle ukrainien de capitalisme oligarchique. C’est pourquoi ce n’est pas le conflit entre les oligarques ukrainiens qui est important pour nous dans notre analyse, mais le niveau d’organisation et les activités du mouvement ouvrier démocratique, adopté par les syndicats indépendants dans toute l’Ukraine.

    Krivoy Rog est le lieu de naissance de l’actuel président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, qui a reçu un soutien record des électeurs lors des élections présidentielles et parlementaires dans sa ville natale. Les mineurs de Krivoy Rog avaient des raisons de compter sur le soutien de Zelenskyi pour leurs revendications. Cependant, tant Zelensky que le bureau du président se sont distancés des mineurs. Et, lors des réunions entre les mineurs en grève et les députés du parti du Serviteur du peuple de Zelensky, les mineurs ont été invités à exprimer leur méfiance envers les dirigeants de leurs syndicats, qui avaient lancé la grève.

    De plus, les autorités ukrainiennes n’ont pris aucune mesure pour protéger les mineurs en grève de la répression de l’administration de l’usine de minerai de fer de Krivoy Rog. L’administration de la KZhRK a commencé à publier des données personnelles sur les mineurs en grève sur les réseaux sociaux, et selon les informations du député ukrainien Mykhaylo Volynets, l’appartement de l’un des mineurs en grève a été cambriolé : « En fait, le directeur de l’usine a agi comme un tireur pour les ‘domushniki’ (cambrioleurs) », a déclaré Volynets.

    « Les travailleurs qui sont dans la clandestinité ressentent une pression physique et morale inhumaine… Mais on suppose que le président subit encore plus de pressions de la part des oligarques. Je pense que les deux propriétaires lui demandent de ne pas intervenir dans la situation, car cela montrerait que les manifestants ont raison, et la situation va changer de manière significative », déclare Vitaliy Dudin, chef du département juridique du syndicat indépendant pan-ukrainien « Zakhyst Pratsi » (« Protection du travail »).

    La situation évolue de manière dynamique et chaque jour apporte son lot de nouvelles. Mais le fait que la grève des mineurs de Krivoy Rog ait trouvé un écho dans le monde entier nous excite et nous encourage. Chaque lutte des classes donne aux travailleurs ukrainiens une expérience inestimable. La solidarité mondiale des travailleurs n’est plus un idéal abstrait, mais une réalité très concrète pour les travailleurs en Ukraine. Les travailleurs ukrainiens remercient leurs camarades du monde entier pour leur soutien sans précédent. Il reste encore de nombreuses batailles à mener pour une véritable démocratie et des droits du travail. Ces combats ont été, sont et seront internationaux.

    Oleg Vernik est président du syndicat indépendant pan-ukrainien « Zakhyst Pratsi » (« Protection du travail »).

    Pour plus d’informations sur les grèves des mineurs ukrainiens, lisez cet article du partenaire du Wire, openDemocracy.

  • Déclaration du congrès du P.P.D.S. (Tunisie ICOR)

    Déclaration du congrès du P.P.D.S. (Tunisie ICOR)

    Pendant que, en France, la situation politique et militante est de plus en plus complexe, il existe cependant des espoirs. Le PPDS de Tunisie, membre de l’ICOR, a ainsi clotûré son congrès. Nous saluons cette avancée et nous lui souhaitons de nombreuses victoires !

    Déclaration de conclusion du Congrès du P.P.D.S.

    Les 28, 29 et 30 août 2020, à Hammamet, en Tunisie, le Congrès du PPDS s’est tenu sous le slogan « Renforçons nos structures ! Etendons davantage notre large combat ! « » . Et après avoir discuté des différentes questions liées aux conditions actuelles et avoir discuté des rapports et des fiches dans un esprit démocratique et de camaraderie, le Congrès constate :

    1. Au niveau international
    • La crise du système capitaliste mondial s’est intensifiée en même temps que les conflits au sein des différents corps impérialistes, afin de rediviser le monde, qui opprime de plus en plus les peuples opprimés, qui cherchent la libération nationale et la liberté, pour les soumettre à leurs plans coloniaux via leurs monopoles financiers, qui n’ont jamais cessé de piller les ressources naturelles et de les noyer en profondeur. En outre, ils déclenchent des guerres et font monter le terrorisme.
    • La vérité sur l’incapacité des systèmes capitalistes du monde entier à protéger les peuples contre la propagation de la pandémie du virus de la corona est maintenant révélée ; des millions de personnes ont été touchées et des centaines de milliers sont mortes. La situation actuelle a également révélé la vérité sur l’illusion proclamant que le capitalisme offre le luxe, la sécurité et l’égalité, et que ce n’est qu’une propagande visant à maintenir un système rapace avec des options libérales ne recherchant que le profit maximum.
    • La crise continue de l’économie mondiale qui a commencé depuis 2008 et s’est condensée après la pandémie du corona virus a aggravé l’état de stagnation économique ; une de ses conséquences est l’expulsion de millions de travailleurs, la fermeture d’usines et la faillite des marchés boursiers, mettant ainsi fin à l’illusion des  » marchés auto-ajustés  » imposant aux États d’intervenir en introduisant des plans de relance économique. D’autre part, la fortune concentrée dans les comptes des monopoles mondiaux, ainsi la pauvreté et la faim balayent les masses et entraînent le soulèvement des travailleurs et des larges masses dans différents pays contre les options capitalistes, afin d’ouvrir une voie pour une alternative plus humanitaire, pour le socialisme.
    • Le PPDS est engagé dans le front international anti-impérialiste, antifasciste et antisioniste que le  » I.C.O.R. « , avec la Ligue internationale de lutte des peuples, a appelé à fonder. Le Congrès du parti appelle également tous les partis, organisations, sociétés et personnalités militantes nationales et progressistes à y participer.
    1. Au niveau national
    • Les plans sionistes qui tendent à mettre fin à l’existence des Palestiniens et à faire avorter leur résistance sont allés trop loin, surtout avec le soutien de l’impérialisme américain et avec la mise au jour de la conspiration des régimes réactionnaires arabes fantoches (e.I. Le régime réactionnaire des Émirats Arabes Unis qui a signé, avec le soutien du processus d’Oslo, un accord de normalisation directe et déclarée avec l’entité sioniste) qui exige des actions plus révolutionnaires pour soutenir l’option de la résistance armée comme seul moyen de libérer toute la Palestine, et exige une pression continue, avec toutes les forces nationales, pour établir une loi qui interdise la normalisation de toute forme de relations avec l’entité sioniste, et la libération de tous les prisonniers, pour le droit des Palestiniens, dans les prisons des pays impérialistes, en commençant par la libération de « George Ibrahim Abdallah ».
    • La tension du terrorisme créé par les forces coloniales et exécuté par des mouvements religieux réactionnaires s’est accrue car son rôle est de perturber la stabilité des peuples et d’accroître les conflits communautaires et raciaux dans les pays arabes et de les entraîner vers la guerre, la fragmentation et l’effondrement (par exemple en Syrie, au Liban, en Libye, au Yémen et au Soudan…)
    • La chute de la Libye et de son peuple arabe vers la conspiration des forces impérialistes réactionnaires qui tendent à transporter de plus en plus de terroristes vers le nord de la Syrie avec l’aide du régime fantoche turc .
    1. Sur le plan intérieur
    • Les gouvernements qui se succèdent s’en tiennent à des options politiques antinationales, anti-populaires et non socialistes en raison de leur dépendance et de leur soumission aux dictats de l’impérialisme. Et ils ont mis en œuvre une nouvelle diminution économique, plus de pauvreté et de faim et le manque d’approvisionnement en eau douce, la marginalisation, le chômage et l’oppression.
    • Les gouvernements successifs se sont engagés à abandonner le secteur public ou à le marginaliser (y compris des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé, les transports et l’énergie…) au profit de clients et de capitalistes étrangers.
    • Dans ce contexte, les gouvernements ont montré leur incapacité à protéger leur population, mais ils ont plutôt servi leurs propres intérêts politiques et de classe en augmentant les impôts, en détournant le pouvoir d’achat et en mettant fin aux recrutements et à l’oppression des droits, ce qui a conduit à une migration illégale massive et à la violence, à la contrebande, à la vente de drogue et à d’autres types de crimes.
    • La crise politique s’est aggravée et le régime fantoche a été pillé, ce qui s’est manifesté dans de nombreux gouvernements appelés à la recherche de la version parfaite des classes coloniales et dirigeantes, car les partis réactionnaires tels que  » Ennahdha  » et les différentes présentations politiques de l’ancien régime, ainsi que leurs adoptions, ont impliqué le parlement dans un conflit d’axe territorial.
    • Le congrès déclare son soutien principal à tous les mouvements sociaux de masse (par exemple à Hweidya, à Mornaguya, à Kalaa-Soghra) et au sit-in des doctorats, ainsi qu’à toutes les grandes luttes pour les droits sociaux et économiques.
    • Le Congrès réaffirme la souveraineté numérique et nutritionnelle comme une partie substantielle de la souveraineté nationale.

    En fonction des résultats des processus de critique et d’évaluation du congrès, et dans le contexte de l’identification avec les principes fondamentaux du parti et le slogan de son premier congrès, les délégués soulignent :

    • Concourir, avec tous les efforts possibles, à la construction de l’organisation de manière à renforcer le statut du parti dans le domaine politique, et à améliorer la discipline et le respect envers les plus hautes autorités décisionnelles, dans le contexte de la démocratie centrale et de l’engagement envers les règlements internes et le pacte d’honneur communiste, et soutenir l’unité qualitative de l’organisation.
    • Promouvoir le parti afin de représenter ses caractéristiques en tant que parti de la classe ouvrière qui unifie les patriotes-démocrates qui tendent vers le socialisme, et tend à créer plus de liens avec les travailleurs et les paysans, les chômeurs et tous les autres groupes, et à participer au service de leurs droits à la terre, à la liberté, à la justice et au bien-être.
    • Annoncer une initiative politique réagissant avec tous les partis patriotes-démocrates, pour l’unification et la promouvoir afin d’en garantir le succès, et appeler également à des actions plus coordonnées avec les partis progressistes de gauche pour une alternative basée sur une évaluation sérieuse et objective des expériences précédentes.
    • Appeler toutes les forces politiques et civiles nationales et progressistes à annoncer une « collision nationale » pour défendre les institutions publiques et à travailler sur un plan d’action contre un « accord d’échanges commerciaux complets et approfondis ».

    Enfin, le Congrès salue et remercie vivement tous les délégués et apprécie leur esprit militant et critique qui a permis au Congrès de régler avec succès les questions politiques et organisationnelles.

    Gloire au martyr de tous les partis !

    Gloire à tous les martyrs de la libération nationale !

    Fierté des gens et de la patrie !

    Le socialisme est l’alternative pour l’humanité !

    Au nom du 1er Congrès du PPDS ;

    Chef du Congrès ; camarade M. Salhi

    Octobre 2020

  • Construire la démocratie populaire !

    Construire la démocratie populaire !

    Notre campagne : Construire la démocratie populaire !

    La démocratie populaire est au cœur de notre programme. Elle est une démocratie de classe, pour les exploités et exploitées, par eux et elles, et contre leurs bourreaux. Nous la voyons comme l’objectif politique premier de notre organisation : se doter des moyens d’exercer le pouvoir et d’en priver ceux qui s’en servent pour maintenir leur domination, leur exploitation.

    La démocratie actuelle n’en a que la forme.

    Nous vivons dans un régime politique dans lequel le pouvoir est exercé par les exploiteurs. La démocratie, la possibilité de pouvoir porter au pouvoir une organisation politique, un candidat, un programme n’est qu’une apparence.

    La politique est une affaire de professionnels, elle est une carrière comme une autre, dans laquelle les convictions ne jouent qu’un rôle secondaire. Même s’il existe des exceptions, des personnes honnêtes, sincères, volontaires, la tendance est à l’opportunisme et à la corruption. Tout, dans la démocratie des exploiteurs, est fait pour transformer les idéalistes, les militantes et militants, en serviteurs et en servantes de leurs intérêts. La démocratie locale, villageoise, est elle aussi touchée par ces maux. Les notables imposent leurs désirs, et les mairies sont leurs chambres d’enregistrement.

    Les programmes, les promesses faites aux plus pauvres, aux plus précaires, ne sont jamais tenues. Elles n’engagent en rien ceux et celles qui les formulent : une fois élus, ceux qui sont supposés représenter le peuple font ce qu’ils veulent. Il n’existe ni contrôle, ni surveillance. En revanche, le cumul des mandats, les indemnités, assurent un confort matériel plus que motivant.

    Que pourraient ils, que pourraient elles faire ? Le programme réel, concret, appliqué, est dirigé étroitement, de manière dictatoriale, par les intérêts des exploiteurs, pudiquement nommés « compétitivité », « garantie de la croissance » ou par les intérêts impérialistes de domination de pans entiers de continents, euphémiquement qualifiés de « place de la France dans la monde ».

    La nature de l’État.

    L’école nous enseigne que l’État est un outil. Qu’il représente une chose neutre, au dessus des conflits, au dessus des classes sociales, et qu’il est chargé de réguler au mieux les conflits dans la société, voire d’oeuvrer au bien commun. Dans les faits, c’est historiquement faux. La construction de l’État moderne est étroitement reliée à la montée en puissance des capitalistes. Ils ont construit, architecturé, organisé un outil puissant, chargé de réguler la société pour que l’exploitation soit la plus pacifique et la plus efficace possible : en somme la plus rentable et la plus performante. Pour réaliser cette tâche, il s’est doté d’outils juridiques, militaires, policiers qui lui permettent au mieux d’assurer ce fonctionnement. L’État n’est pas un arbitre neutre, il est un outil puissant entre les mains de ses concepteurs. Il ne peut pas être conquis, il doit être mis à terre pour qu’une société nouvelle naisse.

    L’État n’est pas démocratique. Il est d’ailleurs doublé d’une technostructure qui lui permet d’agir. Cette technostructure (ministères, hauts fonctionnaires, préfets…) n’est pas élue, elle est cooptée ou nommée. La démocratie n’a aucun droit de regard dessus.

    Sans reprendre la théorie – souvent agitée par les conspirationnistes – de l’État profond, il faut cependant reconnaître que la démocratie actuelle reste superficielle. Certaines questions sont bien trop essentielles pour être soumises au vote. La fusion des intérêts des grands groupes industriels capitalistes avec l’État est totale. Celui-ci se fait, au nom de son rôle de garant de la croissance économique, le chargé d’affaire d’Orena, de Total, de Dassault… Il en résulte une politique intérieure, une politique extérieure, une diplomatie et une série d’opérations militaires qui sont là pour les servir.

    L’État n’est pas démocratique.

    Sur les contrats avec la monarchie absolue d’Arabie Saoudite, sur la mise en place de juntes génocidaires, sur les coups d’États orchestrés pour les intérêts de l’industrie française : il n’y a aucun vote. La Ve démocratie, née d’un coup d’État, est un outil extrêmement puissant et secret.

    Des lors, la démocratie sonne creux. Ses débats n’ont de prise que sur des sujets superficiels : la redistribution des miettes de l’exploitation et de la surexploitation, quelques investissements cosmétiques (réalisés avec les deniers publics), quelques atténuations ou quelques améliorations. Mais le fond, le fond est non-négociable. Discuter de la production, discuter de la propriété des richesses, revient à une déclaration de guerre. Oser opposer une autre conception, une autre vision, un autre discours revient à se heurter aux officines de propagande des possédantes : des médias à leur botte, qui répercutent des discours anti-populaires.

    Lorsque l’économie va au plus mal, comme dans la situation actuelle, la politique des exploiteurs recherche des diversions. Il faut soit expliquer les malheurs par la faute des autres (la concurrence internationale, les rivalités entre puissances…), soit monter les exploités et les exploitées les uns contre les autres. Instiller la colère, la division, le racisme, la xénophobie, l’intolérance. Rechercher le conflit entre civilisations, entre religions, entre origines ethniques…

    Pour certains, pour certaines, ce n’est qu’un jeu. Ce n’est qu’un slogan comme un autre, qui s’agite pour gagner des voix. Pour d’autres, c’est une vraie croyance, une croyance dans la nécessité d’épurer ethniquement ou politiquement la société française. Par opportunisme ou non, ces discours contribuent à instiller la haine, et amènent sur une bien dangereuse pente.

    Quelle alternative ?

    Nous ne pensons pas qu’une alternative puisse émerger dans un système truqué. Même une organisation qui respecte les règles du jeu, comme LFI, subit campagnes de calomnie sur campagnes de calomnie dès qu’elle prend de l’ampleur. Les candidatures alternatives (LO, NPA) voire le PCF sont systématiquement exclues de l’accès aux médias. Ceux-ci donnent le ton de la campagne. Or, dans tous les pays capitalistes et en France particulièrement, ils sont la propriété de grands cartels industriels. Ils répercutent – parfois malgré eux – la voix de leurs maîtres.

    Par le passé, une candidature comme celle de François Mitterrand avait pu cristalliser les espoirs, faire naître l’idée d’un changement profond de société. Cette candidature n’était pas révolutionnaire. Elle ne promettait que quelques changements superficiels. Pourtant, elle a déclenché la colère la plus profonde des exploiteurs, des capitalistes et de leurs chiens de garde. Une campagne immense a été menée, accusant le PS de vouloir instaurer le totalitarisme, et portant sur le devant de la scène tous les philosophes réactionnaires d’aujourd’hui, (BHL, Finkielkraut, François Furet…). Pourtant, le Parti Socialiste n’a pas révolutionné le monde. Il a soutenu les entreprises pendant la crise, avant de les privatiser à nouveau.

    Si jamais une organisation populaire conséquente parvenait à l’emporter, elle serait privée de tous les moyens de mettre en place sa politique, soit par le « mur de l’argent », soit par une coup d’État, comme l’ont connu le Frente Popular en Espagne ou Salvador Allende au Chili. La réponse au changement de société est donc différente.

    Notre démocratie.

    Notre vision de la démocratie n’est pas celle-ci. Elle est une vision stratégique. Ceux qui produisent la réalité des richesses, par leur travail, par leur génie, par leur sueur, doivent décider de leur emploi. Elle est une démocratie inquisitrice, qui dans laquelle le peuple travailleur exerce une souveraineté réelle, pleine, entière. Une souveraineté populaire absolue, dans laquelle le peuple seul, unique force créatrice – avec la nature – des richesses du monde, décide de tout, avec l’intégralité des leviers du pouvoir.

    Une démocratie qui puisse poser toutes les questions nécessaires et vitales. Celle de l’organisation du travail, celle de ce que nous produisons, celle des limites du renouvellement de la nature et de la possibilité pour l’humanité d’avancer. Une démocratie qui puisse subordonner l’ensemble de l’activité économique à la satisfaction des besoins matériels et culturels de l’humanité.

    Une démocratie vigilante.

    Elle est une démocratie vigilante : elle se doit de lutter contre les tentatives de corruption, de détournement, de restauration. Une démocratie dans laquelle les profiteurs, les exploiteurs, les capitalistes, les marchands de haine n’ont pas droit de cité. Même dépossédé du pouvoir, ces individus, ces catégories sociales, ne sont pas moins agressives. Elles possèdent des compétences, une connaissance de l’administration, de la gestion, de l’art militaire, de la technique qui les rend difficilement remplaçables dans l’immédiat. De plus, elle possède un capital, des liens, des relations entre ses membres, mais également à l’étranger, qui font qu’elles présente une menace constante pour la liberté.

    Depuis plusieurs décennies, les organisations qui veulent changer le monde sont sur la défensive. Les années 1990 ont anéanti l’idée d’utopie, d’espoir. Pourtant un monde meilleur est possible. Il est même a portée de main. Ce monde ne demande qu’à naître : c’est là notre objectif.

    Pour nous, les germes de cette démocratie existent.

    Elle est dans les assemblées générales, dans les usines, dans les lieux d’éducation, dans les quartiers populaires.

    Elle est dans les assemblées générales telles que celles lancées par les Gilets Jaunes. Des assemblées ayant vocation à se doter de leur propre légalité, de leurs outils de contrôle, de leur capacité à non seulement discuter, mais entreprendre, construire. Une démocratie dont chaque portion des masses populaires, des exploités et exploitées, des petits producteurs peut se saisir.

    Une démocratie qui rejette la démagogie. Au lieu de réaliser une somme des égoïsmes et des intérêts particuliers, des mesquineries, elle fait émerger un intérêt populaire, suprême, celui d’un monde dans lequel l’exploitation, la répression, seront abolies, dans lequel l’économie sera définie par les possibilités de la Terre, et non par la recherche effrénée, coûteuse, gaspillante, du profit.

    Elle est dans la construction progressive d’une opposition extra-parlementaire : une coalition qui rejette les cadres étriqués de la démocratie capitaliste. Une coalition qui considère que le jeu truqué des urnes n’investit les représentants du peuple d’aucun pouvoir réel. Qui considère donc que la légitimité provient du contact avec les masses populaires, et qui réclame une fraction du pouvoir réel.

    Chaque assemblée, chaque lieu de décision qui surimpose sa légitimité à celle du pouvoir central, du pouvoir des exploiteurs, est une fraction de cette démocratie. La lutte est de faire grandir cette légitimité, cette légalité nouvelle, pour qu’elle devienne la légitimité première, principale, hégémonique.

    S’organiser pour gagner.

    Ceux et celles qui détiennent la réalité du pouvoir, les capitalistes, les exploiteurs, sont parfaitement organisés. Ils défendent leurs intérêts avec une rigueur implacable et avec une efficacité qu’on se doit de reconnaître. Ils ne sont pas neutres au changement, ils y sont résolument hostiles. Un développement en « tâche d’huile », petit à petit, se heurtera à leur réaction la plus féroce. Nous avons donc besoin d’être nous aussi organisés, mais également de nous protéger nous même.

    Nous voulons construire quelque chose de grand : le parti des communistes et des sans-partis.

    Nous avons besoin d’un outil capable de réunir, de former, d’organiser les exploités et les exploitées. Cet outil, l’UC désire, avec d’autres, le construire. Un outil démocratique dans les débats, unifié dans l’action. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, dès qu’elles partagent comme but l’unification du peuple contre ses bourreaux et la volonté de construire la démocratie populaire.

    Nous voulons unir internationalement nos forces, pour gagner.

    Nous ne voyons pas notre engagement comme de l’humanitaire. Nous voulons la libération mondiale, de la servitude, du colonialisme, de l’impérialisme. Chaque lutte, chaque victoire, contribue à l’avancée de la libération générale des exploités et exploitées. Nous nous inscrivons dans une logique internationaliste : au sein de l’Alliance Internationale Antifasciste et Anti-impérialiste et de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires. Rejoindre UC, c’est participer à la création d’une nouvelle internationale de lutte, capable de gagner des victoires.

  • Déclaration du 10e anniversaire de l’ICOR

    Déclaration du 10e anniversaire de l’ICOR

    Déclaration de Monika Gartner-Engel, Coordinatrice principale de l’ICOR.

    Chers amis et camarades du monde entier !

    L’ICOR a 10 ans aujourd’hui, et à cette occasion, elle vous adresse ses salutations chaleureuses et révolutionnaires. Le 6 octobre 2010, 90 ans après la révolution d’Octobre et la fondation de la IIIe Internationale, nous avons célébré sa fondation lors d’une cérémonie internationale à Berlin. La Résolution de fondation a résumé :

    « Le temps est mûr d’opposer quelque chose de nouveau au capital financier international hautement organisé et relié au niveau mondial et à son système impérialiste mondial, – l’organisation du mouvement révolutionnaire et ouvrier international et des larges masses, sur un nouveau degré de la coopération et de la coordination transnationales de l’activité pratique. »

    Les mots sont suivis d’actes ! C’est ainsi que l’ICOR s’est consolidée et renforcée. Fondée par 41 organisations et partis révolutionnaires sur quatre continents, elle s’est développée pour atteindre plus de 60 organisations membres sur tous les cinq continents du monde.

    Félicitations pour ces dix années de succès et merci pour les grands efforts et le travail persévérant à toutes les organisations de l’ICOR ; merci pour l’engagement désintéressé à tous ceux qui ont pris des fonctions et des responsabilités – du premier Coordinateur principal, Stefan Engel, qui a ouvert la voie à suivre, aux dernières demandes d’adhésion à l’ICOR en cours du Portugal et de la Sibérie ; à tous les amis de l’ICOR et à tous les alliés partout dans le monde.

    La base de la croissance et de l’attrait de l’ICOR sont les principes prévoyants adoptés il y a dix ans, s’ils sont réellement vécus et mis en pratique :

    • Face aux différences encore nombreuses entre les révolutionnaires du monde s’organiser en commun sur la base de questions clés au plan idéologico-politique : surmonter de façon révolutionnaire le système capitaliste/impérialiste ; perspective du socialisme/communisme ; nécessité de la dictature du prolétariat ; rôle dirigeant de la classe ouvrière ; démarcation nette du révisionnisme, de l’anarchisme et du trotskisme.
    • Chacun décide lui-même de l’activité de l’ICOR à laquelle il veut participer – mais si un engagement est pris, il doit être mis en œuvre de manière fiable !
    • Une unification idéologico-politique progressive avec des séminaires, le droit à des contributions mensuelles à la discussion de chaque organisation sur le site web et, notamment, des résolutions qui ne deviennent valables qu’avec l’approbation majoritaire des organisations de l’ICOR. De ces dernières, rien qu’en 2020 15 résolutions aux questions brûlantes de l’époque ont été faites à l’initiative ou avec la participation active de nombreuses organisations de l’ICOR.
    • Indépendance financière. Chacun paie une cotisation définie par lui-même – mais ceci de manière fiable. L’ICOR finance son travail exclusivement grâce aux cotisations de ses membres, aux dons et aux activités financières pleines de bonnes idées. Elle est sans dette.
    • Culture de débat prolétarienne, respect mutuel et respect de la souveraineté des organisations membres.
    • Politique de la porte ouverte pour l’adhésion ou la coopération avec d’autres.

    La tâche principale de l’ICOR est la coordination et la coopération pratiques sur ces bases. Elle a déjà fait des pas importants dans ce sens :

    • Lors de quatre journées de lutte internationales de l’ICOR – le 1er mai, le 8 mars, les journées de commémoration et de lutte contre la guerre, et la journée de lutte pour l’environnement – les organisations de l’ICOR veulent s’engager ensemble sur la base d’un appel commun avec des manifestations, des réunions de conscientisation et des publications.
    • La solidarité pratique dans la lutte pour la démocratie, la liberté et le socialisme avec le point culminant du pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde ; dans les conditions les plus difficiles avec 177 brigadistes construisant le centre de santé à Kobaně qui est aujourd’hui une clinique pour femmes où des milliers de bébés sont nés entre-temps.
    • L’un des moments forts a été sans aucun doute l’ensemble pour le Centenaire de la révolution d’Octobre – à commencer par des publications et des activités dans les différents pays, un séminaire international avec 60 organisations participantes de 40 pays et comme point culminant des activités et des manifestations à Saint-Pétersbourg du 05.11.à 09.11.2017.
    • Les coordinations continentales organisent des campagnes ou aussi des séminaires communs, par exemple sur la question de l’environnement, sur les nouveaux phénomènes dans le système impérialiste mondial, comme sur la question controversée des nouveaux pays impérialistes.
    • Les organisations de l’ICOR agissent ensemble de manière combative et critique lors de conférences internationales telles que les conférences mondiales de l’ONU sur le climat.
    • L’ICOR a lancé et soutenu des campagnes avec d’autres associations révolutionnaires telles que l’ILPS contre l’énergie nucléaire en 2011.
    • Elle est un partenaire actif et une force motrice d’alliances non-affiliées à des partis à l’échelle mondiale. Par exemple, l’importante coordination internationale des mineurs et des ouvriers de l’automobile ou les deux Conférences mondiales des femmes de la base qui ont eu lieu jusqu’à présent.
    • Les conférences des paysans et des ouvriers agricoles, qui ont déjà eu lieu plusieurs fois au niveau régional, et qui sont prévues à l’avenir au niveau mondial, sont orientées vers l’avenir.
    • Ensemble avec l’ILPS, l’ICOR a pris l’initiative et créé, entre-temps, les conditions essentielles à la mise en place, à l’échelle mondiale, d’un Front uni antifasciste et anti-impérialiste.

    On ne saurait surestimer ces succès obtenus par la lutte commune. Ils se distinguent de manière attrayante du déclin mérité ou bien des scissions des alliances révisionnistes, trotskistes ou sectaires-séparatistes. Sans exagération et avec fierté, nous pouvons donc dire aujourd’hui : l’ICOR est devenue la représentante vivante et proactive des associations révolutionnaires du monde entier. Sans scissions, sans symptômes de déclin et sans querelles liquidatrices.

    Mais rien ne serait plus étranger à l’ICOR, rien ne serait plus inapproprié que l’autosatisfaction. Jugée d’après les tâches que l’avenir réserve aux révolutionnaires du monde, l’ICOR n’en est qu’à ses débuts et a encore beaucoup à apprendre et à construire. Elle est confrontée à d’énormes défis pour mettre en pratique ses principes de manière vraiment conséquente et à tout moment. Elle doit surtout continuer à progresser dans la coopération et la coordination pratiques réelles. Elle doit être encore plus déterminée à discerner, discuter et clarifier en temps utile les questions idéologico-politiques brûlantes de l’époque, et à travailler de manière conséquente pour la conscientisation et l’organisation.

    Nous vivons actuellement la crise économique et financière mondiale la plus profonde, aggravée par la pandémie de Corona. La transition vers une catastrophe environnementale mondiale s’accélère. La pauvreté massive et le chômage de masse, les mouvement migratoires par millions, la faim, les épidémies et les guerres attaquent et menacent les bases d’existence de l’humanité. La concurrence inter-impérialistes dans le nombre croissant et l’agressivité accrue des différentes forces impérialistes s’intensifie de manière hautement dangereuse. L’exploitation et l’oppression de la classe ouvrière internationale sont poussées à l’extrême. La double exploitation et l’oppression de la masse des femmes et la violence brutale dont elles sont victimes s’aggravent. La jeunesse ne devrait se voir offrir un avenir que dans la barbarie capitaliste !

    Les forces dirigeantes répondent aux luttes de classe et de masse par la terreur d’État, la fascisation des appareils d’État et la répression des forces révolutionnaires. L’une de leurs méthodes les plus importantes aujourd’hui, c’est l’anticommunisme ouvertement réactionnaire ou se déguisant en moderne. Ses représentants font semblant de critiquer le capitalisme, mais déclarent qu’il est sans alternative, que tous les efforts pour trouver une perspective révolutionnaire sont insensés ; ils tiennent des propos incendiaires contre les prétendus « stalinistes » et « maoïstes ». Aujourd’hui, l’anticommunisme s’avère de plus en plus être l’obstacle décisif dans la conscience des masses, au développement de la conscience de classe et à la décision de lutter pour la démocratie, la liberté et le socialisme. C’est surtout pour cette raison que le socialisme scientifique a encore une influence relativement faible dans les luttes et les mouvements importants du monde.

    Cependant, dans la tendance approfondie du système impérialiste mondial à produire des crises, les dirigeants en place ne peuvent souvent plus régner à l’ancienne. De plus en plus souvent, les masses ne veulent plus vivre à l’ancienne. Dans toujours plus de pays, des crises se développent qui touchent la société entière et, à l’échelle mondiale, la tendance accélérée à une crise sociétale globale du système impérialiste mondial. La classe ouvrière, en particulier le prolétariat industriel international, fait entendre sa voix avec des luttes déterminées. Les femmes s’élèvent au plan mondial, surtout dans les mouvements de masse contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes. Les militants écologistes reconnaissent de plus en plus clairement la nécessité de s’orienter vers une transformation de la société. La jeunesse du monde se rebelle contre l’exploitation et l’oppression, contre le racisme, le fascisme, le terrorisme d’État, le militarisme, la destruction de l’environnement et le paternalisme anticommuniste.

    Le plus grand problème dans ces multiples luttes, c’est souvent l’absence ou la faiblesse des forces de construction de partis marxistes-léninistes dans les différents pays ainsi que la faiblesse de la coopération internationale efficace. Toute notre attention doit se concentrer sur la dialectique de la construction ciblée du parti dans les différents pays et sur le renforcement décisif de notre coopération internationale au sein de l’ICOR ainsi que sur le renforcement du Front uni anti-impérialiste.

    L’ICOR envisage l’avenir avec optimisme. Nous vivons, travaillons et luttons pour notre idéal socialiste et communiste de liberté. La situation politique mondiale réclame une solution. Jamais auparavant, en dehors des immenses forces destructrices, les conditions matérielles préalables à la construction du socialisme n’ont été aussi prononcées qu’aujourd’hui. Travaillons encore plus résolument pour remplir notre rôle social historique !

    Prenons le 10e anniversaire de la fondation de l’ICOR comme l’occasion d’une grande initiative :

    Organisations révolutionnaires du monde – rejoignez l’ICOR et le Front uni anti-impérialiste ! Tirez les conséquences du fait qu’aujourd’hui, le système impérialiste mondial ne peut être combattu et vaincu que de manière coordonnée et transnationale. Surmontez le scepticisme ou les doutes, et faites confiance à la force de notre processus d’apprentissage critique et autocritique commun !

    Nous faisons appel aux organisation membres de l’ICOR :

    • Gagnez des membres avec détermination – pour le parti dans votre propre pays, pour l’ICOR et pour le Front uni anti-impérialiste.
    • Investissez plus de force de vos partis dans le travail international !
    • Renforcez votre initiative et votre activité dans la coordination et la coopération pratiques réelles, en particulier au niveau continental et régional.
    • Discernons, discutons et clarifions de manière encore plus conséquente les questions clés au plan idéologico-politique dans la préparation de la révolution socialiste internationale.

    2021 marque le 150e anniversaire de la Commune de Paris, l’établissement de la première dictature du prolétariat dans le monde. Ne serait-ce pas une excellente occasion pour les organisations de l’ICOR de rencontrer d’autres révolutionnaires du monde afin de discuter les enseignements de la Commune de Paris, de les appliquer à nos jours et de nous unir encore plus étroitement ? Nous ne savons pas encore comment la pandémie de Corona va se poursuivre – mais nous trouverons des voies et des moyens. Le mouvement révolutionnaire et ouvrier international peut, doit et va devenir une force supérieure à l’impérialisme.

    En avant avec la construction de l’ICOR, du Front uni anti-impérialiste et de forts partis révolutionnaires dans tous les pays !

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

    En avant dans la lutte pour la démocratie et la liberté, en avant pour la révolution socialiste internationale !

    Vidéo (en Allemand) :

  • 10 ans d’ICOR.

    10 ans d’ICOR.

    Nous célébrons cette année le dixième anniversaire de l’ICOR. Nous en faisons partie depuis maintenant deux ans en tant que membre à part entière, conjointement avec nos camarades de l’UPML. Nous leur avons adressé ce courrier de félicitation.

    Nous saluons l’intégralité des camarades de l’ICOR en ce dixième anniversaire de la coordination.

    Nous saluons dix années de travail acharné pour faire exister la coordination internationale, l’animer, la faire vivre, et la faire grandir. Nous saluons le dévouement de tous ceux et celles qui lui permettent d’exister et d’opérer.

    Nous saluons également l’ensemble des organisations membres, de ceux et celles qui ont décidé de mettre leurs énergies en commun pour avancer vers un grand rassemblement international des révolutionnaires.

    L’existence de l’ICOR est une victoire. Une victoire contre la division, contre la fragmentation, contre l’esprit chauvin, étroit. Une victoire pour la renaissance d’un mouvement communiste fort, unifié, organisé. Cette victoire continue de se construire, d’années en années, par l’arrivée de nouvelles organisations, de nouveaux groupes, de nouvelles forces vives.

    L’intégration de l’ICOR dans une logique de travail commun avec l’ILPS au sein de l’Alliance Internationale est une autre victoire. Elle contribue non seulement à faire avancer ces deux groupes, la coordination et la ligue, mais elle montre également une volonté farouche, résolue, d’unifier toujours plus largement le mouvement communiste, de ne pas laisser de place à la dispersion, à la division.

    Nous avons un travail immense à réaliser. Ce travail de titan progresse cependant. Les quatre journées de l’ICOR sont une ébauche de synchronisation de nos actions, de nos activités. Elles sont le préalable à des campagnes toujours plus grandes, plus suivies, plus influentes et plus efficaces. Ses déclarations font montre d’un esprit unitaire et résolu, et de la possibilité de pouvoir, au-delà des différences géographiques, poser de diagnostics communs sur la situation mondiale, et donc également trouver des solutions communes.

    Des perspectives immenses s’ouvrent à nous !

    L’ICOR peut devenir le lieu d’élaboration d’une synthèse des expériences.

    Comparer nos expériences, nos pratiques, nos positions, les faire décanter, et en tirer l’essence la plus juste, la plus efficace, la plus précise.

    Elle permet d’apporter – en tout cas, elle nous l’apporte à nous, en France – une perspective différente, qui nous sort du cadre étroit, confortable, trompeur, de notre métropole impérialiste. Elle nous ramène à nos responsabilités : celle d’abattre cette machine d’exploitation, d’oppression qu’est notre propre impérialisme.

    Elle permettra de préparer la coordination des forces qui combattent les mêmes ennemis, de rendre leurs campagnes plus efficaces, leurs actions plus incisives, de concentrer les coups sur les points faibles de ces structures d’exploitation, pour enfin permettre leur chute.

    Nous sommes fiers et fières de faire partie de cette coordination. Nous sommes fiers et fières de pouvoir apporter notre pierre à son édification.

    Vers un mouvement communiste international toujours plus fort, toujours plus solidaire, toujours plus unitaire, toujours plus efficace.

    Vers la victoire contre l’impérialisme, contre le fascisme, contre l’exploitation.

    Vers la naissance d’un monde juste, équitable, respectueux de l’environnement et de l’humanité. Un monde qui pourra emmener l’humanité entière vers un âge nouveau.