Indignation et révolte contre la violence fasciste !
Nous souhaitons adresser toute notre solidarité aux militants et militantes de l’UCL-Lyon ainsi qu’à Solidaire Lyon et à l’association PESE (Pour l’Egalite Sociale et l’Ecologie).
L’Unité Communiste tient à exprimer son soutien aux deux camarades de l’Union Communiste Libertaire de Lyon qui ont été violemment agressés par une attaque d’une dizaine de militants d’extrême droite. En effet, samedi 12 décembre, à l’occasion d’une collecte de vêtements et de jouets organisée par l’association PESE au local de la Plume Noire, situé dans le 1er arrondissement lyonnais, deux militants de l’U.C.L. se sont fait agresser violemment alors qu’ils s’apprêtaient à fermer le local.
Nous condamnons sans réserve la violence de cette attaque, qui a eu pour conséquence un transfert des deux camarades aux urgences. Elle est motivée par une aversion envers l’ensemble des progressistes et des révolutionnaires, les fascistes sont déterminés à déverser leur violence : encore et toujours, c’est l’instrumentalisation de la haine qui guide leurs actions et qui n’éveillent chez nous que dégoût, et indignation.
Ce n’est pas la première fois que les fascistes lyonnais mènent des expéditions dans les pentes. Les objectifs sont chaque fois les mêmes : intimider et menacer les militantes et militants qui y ont leur activité. La Plume Noire, les locaux du PCF, mais également des logements individuels sont depuis longtemps leur cible.
Nul ne peut savoir si frapper cette collecte était le but premier de leur attaque, ou s’il s’agissait d’une occasion, saisie, d’attaquer. Mais le fait qu’ils osent s’en prendre à la solidarité de classe illustre pleinement leur position dans la lutte qu’ont celles-ci entre elles. Non seulement les fascistes s’en prennent aux militants et militantes, mais visent surtout à fragmenter la solidarité, à la détruire, à faire des classes populaires des individus atomisés, apeurés. Leur but étant de se présenter comme leur refuge ultime, comme leur planche de salut, alors qu’ils sont leurs bourreaux.
Ils ont bénéficié d’une impunité sans équivoque de la part de la police, de la mairie et de la justice. Couvés par la bourgeoisie locale, ils se sentent pousser des ailes. Nous verrons bien quelle sera l’attitude de la nouvelle direction municipale face à eux. Quant à celle de la police et de la justice, le vent mauvais de la réaction n’apporte nulle tempête dans les cercles fascistes.
Il est d’ailleurs notable que ceux-ci, prompt à s’affirmer antisystème et à scander des « ACAB » pour se donner une image de rébellion, n’en sont pas moins de fervents soutiens à la loi Sécurité Globale. Leur seule colère contre celle-ci est de voir leur programme raflé par les libéraux.
La lutte antifasciste prend une place toujours croissante – sous les différentes formes que cette lutte peut prendre. Non seulement du fait de l’activité des fascistes en tant que tel, en tant qu’auxiliaire de la répression, mais dans le fait -terrible- que le programme du centre et de la droite soit celui du FN des années 1990-2000.
Nous réaffirmons une nouvelle fois notre solidarité avec les militants et militantes qui subissent les assauts des fascistes. Nous affirmons également avec tous ceux et toutes celles qui subissent les agressions de ceux-ci, tout comme les victimes du climat de haine et de racisme.
Nous allons affronter une période difficile. Nous appelons à faire front commun. Nous appelons également à préparer, ensemble, le front uni qui nous défendra, et qui permettra de nouvelles victoires.
Nous avons pu voir circuler plusieurs vidéos montrant les crimes de guerre des soldats Australiens en Afghanistan. Dans l’une d’entre elle, un soldat a abattu froidement des civils désarmés uniquement dans le but de montrer son « courage » à ses compères. La guerre en Afghanistan est une guerre injuste, criminelle, motivée uniquement par des ambitions géopolitiques dévorantes : poursuivre le « Grand Jeu » et empêche l’accès aux mers libres à la Russie et à la Chine. Nous condamnons cette guerre comme l’ensemble des guerres impérialistes. N.d.l.R.
Les marxistes-léninistes soutiennent qu’il existe deux types de guerre – juste et injuste.
Les guerres impérialistes brutalisent les soldats des armées impérialistes engagés dans des guerres d’agression et d’occupation à l’étranger. En revanche, les armées de libération du peuple qui mènent des guerres justes sont sous la direction et l’orientation d’une idéologie et d’une organisation de classe révolutionnaire au service du peuple.
Les guerres justes ne peuvent être gagnées par les seuls moyens militaires. Elles sont souvent menées par des forces plus faibles et technologiquement inférieures qui attirent le soutien du peuple et peuvent être soutenues et menées à la victoire par une politique correcte. Ces politiques correctes comprennent les relations entre les forces armées et le peuple, ainsi qu’entre les forces armées de la cause juste et les forces armées de la cause injuste. Les soldats capturés et blessés de l’armée de l’injuste sont soumis à une éducation sur les deux types de guerre, sont persuadés de renoncer à leur soutien à l’injuste et sont traités avec indulgence.
Les guerres injustes ne peuvent pas attirer le soutien populaire à long terme. Ce soutien s’évapore avec le temps. Les forces de la cause injuste doivent s’appuyer sur des moyens militaires et ont tendance à ne pas gagner le soutien populaire en raison de leur supériorité apparente en termes de puissance des armes et d’autres technologies.
L’Afghanistan – une guerre injuste
La guerre la plus ancienne de l’Australie est son engagement en Afghanistan. Elle a débuté en novembre 2001, à la suite de l’attaque du 11 septembre contre les Tours du commerce mondial à New York. Le gouvernement australien a envoyé des troupes en Afghanistan pour montrer son soutien et son asservissement aux États-Unis en tant qu’allié obéissant, souvent qualifié de « marionnette » ou de « shérif adjoint des États-Unis ». Les soldats australiens ont joué un rôle de soutien aux forces des États-Unis et d’autres impérialismes. Ces forces ont envahi l’Afghanistan dans une soi-disant « guerre contre le terrorisme ». Il y avait et il y a toujours un terrorisme associé à la branche fasciste réactionnaire de la religion islamique, mais l’invasion de l’Afghanistan par les puissances impérialistes n’était pas une juste application de la force. Elle a été injuste dès le départ, largement motivée par les ambitions impérialistes américaines dans la région et a préparé le terrain pour une vague de mesures antidémocratiques, sous le couvert de « l’antiterrorisme ».
Le récent rapport sur les allégations de crimes de guerre commis par les troupes australiennes en Afghanistan a été précédé par un rapport commandé par le chef de l’armée australienne, le général Angus Campbell, en 2015, à la suite de rumeurs persistantes d’assassinats illégaux d’Afghans par des Australiens. Présenté à Campbell en 2016, le rapport de la sociologue Dr Samantha Crompvoets citait des soldats australiens, qui ne voulaient pas être identifiés, qui étaient consternés par le comportement de leurs camarades.
L’un d’entre eux a déclaré que 2012 était la pire année qu’il ait jamais vue :
« Les gars avaient juste cette soif de sang. Des psychopathes. Des psychopathes absolus. Et nous les avons élevés. Ces choses n’arrivent pas de façon isolée. Ils (les soldats) deviennent plus confiants avec le temps quand ils sont là et ces comportements deviennent permis et assimilés à être de bons et efficaces soldats. »
Elle a répété les allégations faites par les soldats qu’elle a interrogés : lorsque les hélicoptères atterrissaient dans les villages, tous les villageois qui
Des bataillons australiens ont arboré l’emblème nazie.
s’enfuyaient étaient pris pour cible, « tuant beaucoup de ces hommes et de ces garçons (et parfois des femmes et des enfants) en leur tirant dans le dos, pendant qu’ils s’enfuyaient ». D’autres soldats prenaient les hommes et les garçons survivants « et les ‘interrogeaient’, c’est-à-dire les attachaient et les torturaient… pendant des jours et tout le village était privé de nourriture, d’eau et de médicaments… Lorsque les forces spéciales partaient, les hommes et les garçons étaient retrouvés morts : abattus d’une balle dans la tête ou les yeux bandés et la gorge tranchée », a-t-elle écrit.
Un « exemple troublant » donné par des soldats informateurs s’est produit lorsque des soldats australiens circulant sur une route ont vu deux garçons de 14 ans qui, selon eux, pourraient être des sympathisants des talibans. « Ils ont été arrêtés et fouillés, puis on leur a tranché la gorge. Le reste de la troupe a ensuite dû « nettoyer le désordre »… les corps ont été mis en sac et jetés dans une rivière voisine.
C’est ce rapport, remis en 2015 mais gardé secret à l’époque, qui a conduit Angus Campbell à le commander sur les allégations de crimes de guerre australiens en Afghanistan. Campbell (aujourd’hui à la tête de toutes les forces de défense australiennes) l’a fait en mars 2016.
L’information censurée.
Dans le même temps, David McBride, un ancien avocat de l’armée de terre ayant servi deux fois en Afghanistan, divulguait des dossiers des forces de défense australiennes (les « dossiers afghans ») à l’Australian Broadcasting Corporation (ABC). L’ABC a ensuite diffusé une série de reportages alléguant des crimes de guerre australiens.
Le gouvernement australien a exercé des représailles contre McBride et son radiodiffuseur national. En septembre 2018, McBride a été accusé de vol de biens appartenant au gouvernement (d’autres accusations ont été ajoutées par la suite), tandis qu’en juin 2019, les bureaux d’ABC ont fait l’objet d’une descente de la police fédérale australienne (AFP) et tout le matériel relatif aux fichiers afghans a été saisi. En juin 2020, l’AFP a recommandé que des accusations soient portées contre le journaliste de l’ABC, Dan Oakes. L’opinion publique a protesté et le gouvernement a été contraint de renoncer à poursuivre Oakes. Les accusations restent toujours en vigueur contre le dénonciateur McBride.
Le rapport d’enquête sur l’Afghanistan, également connu sous le nom de rapport Brereton, a été fortement censuré et contient des preuves crédibles de 23 incidents impliquant 25 membres actuels ou anciens de l’ADF, accusés d’avoir tué 39 personnes, deux autres ayant subi des traitements cruels. Cependant, 28 autres incidents (et 11 autres qui ont été interrompus) ont révélé que les allégations n’étaient pas fondées ou ne pouvaient être poursuivies.
Parmi ceux que le rapport a jugé non fondés, il y a eu 20 allégations d’assassinats illégaux, dont sept concernaient plus d’une personne. Neuf concernent des cas de mauvais traitements de prisonniers, y compris des agressions et la détention de couteaux sur les organes génitaux masculins.
Neuf des allégations qui ont été désignées comme crédibles ont été rejetées sans qu’aucune autre action ne soit nécessaire en raison du principe juridique de l’immunité d’utilisation dérivée selon lequel si le soldat X donne à l’enquête des informations selon lesquelles il a illégalement tué un prisonnier, les informations données à l’enquête par le soldat X (et tout ce qui est obtenu comme conséquence directe ou indirecte) sont inadmissibles dans toute poursuite contre le soldat X.
Indépendamment des crimes de guerre présumés des troupes australiennes lors de l’invasion et de l’occupation injustes de l’Afghanistan, il existe une culture de laquais sub-impérialistes qui a longtemps imprégné les forces armées australiennes. À l’exception de la guerre contre le fascisme (WW2), tous les conflits impliquant des troupes australiennes dans des guerres impérialistes ont été injustes. Le rapport Brereton nous rend service à tous en incluant une revue historique des crimes de guerre australiens (chapitre 1.08 du rapport), de la guerre des Boers à nos jours. On y trouve plusieurs exemples de la Seconde Guerre mondiale, ce qui n’est pas surprenant étant donné que, bien que la cause soit juste, la direction politique et militaire est venue de la bourgeoisie pro-impérialiste. L’Australie a envoyé des troupes dans presque toutes les guerres impérialistes menées par la puissance impérialiste dominante qui préside ce pays – de la guerre coloniale britannique des Boers aux guerres impérialistes américaines contre la Corée, le Vietnam, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et la Syrie.
Les fascistes toujours partant pour la guerre impérialiste.
Les fascistes et les racistes sont attirés par le service militaire impérialiste et encouragent une culture dans laquelle les actions injustes sont célébrées. En 2018, des photos sont apparues de troupes australiennes, en 2007, arborant un drapeau nazi depuis leur véhicule de combat. En juin 2020, des images sont apparues de soldats australiens tenant un drapeau confédéré raciste « Southern Pride » utilisé pour guider un hélicoptère militaire américain UH-60 Black Hawk pour aller chercher des prisonniers afghans après un raid mené par les Australiens. L’ADF a immédiatement nié toute connaissance de l’incident, bien que les images auraient été incluses dans une vidéo de présentation de l’escadron 3 du Special Air Service Regiment après un déploiement en Afghanistan en 2012.
Outre les mesures de bannissement et la poursuite nécessaire des criminels de guerre australiens, les Australiens doivent veiller à ce que notre pays ait une politique étrangère indépendante et pacifique, à ce que nous rompions de manière décisive avec les impérialismes américains et autres, et à ce que les forces armées australiennes ne soient plus jamais envoyées pour soutenir des guerres injustes.
Le dénonciateur David McBride devrait recevoir les plus hautes félicitations et les accusations honteuses et vengeresses portées contre lui devraient être abandonnées immédiatement.
Les travailleurs australiens ont une longue tradition de lutte contre les guerres impérialistes, qui remonte à l’opposition massive à la Première Guerre mondiale et à la conscription, au fascisme de la Seconde Guerre mondiale et à la guerre du Vietnam. Dans les mois qui ont précédé l’invasion de l’Irak en 2003, des millions d’Australiens de différents milieux ont exprimé leur opposition à l’envoi par l’Australie de troupes aux États-Unis pour planifier et mener la guerre contre l’Irak. En février 2003, un mois avant l’invasion de l’Irak, plus de 4000 000 personnes ont manifesté dans les rues du pays pour demander « Pas de guerre contre l’Irak », « Pas de guerre contre le pétrole », « Pas de troupes en Irak ». Beaucoup portaient des pancartes représentant le Premier ministre australien de l’époque comme une marionnette des États-Unis.
Plus d’implication australienne dans les guerres impérialistes ! Pour l’indépendance et le socialisme anti-impérialistes !
Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
Le 9 novembre 2020, les partis de droite et d’ultra-droite du Parlement péruvien avaient déposé à une large majorité le président non partisan Martin Vizcarra. Ce coup d’État parlementaire illégal a été perpétré par les anciens partis de droite traditionnels et modernes AP, APP, FUERZA POPULAR (Fujimori), APRA, FREPAP. La procédure a été secrètement convenue avec les secteurs « de gauche » de l’AF et de l’UPP.
Immédiatement après, des luttes de masse se sont développées dans tout le pays. Les jeunes, les ouvriers, les mineurs, expérimentés dans le combat, les femmes sont courageusement descendues dans la rue. Même dans les plus petits villages. Ils ne peuvent pas être chassés. Malgré les canons à eau, les balles en caoutchouc et les morts. Malgré les restrictions imposées par la pandémie de Covid-19.
L’indignation est énorme face à l’incapacité du gouvernement à protéger les personnes touchées par la pandémie de Corona, au système de santé défaillant et à la misère sociale. L’aide promise par le gouvernement pour faire face aux conséquences de la pandémie de Corona a disparu dans les poches des corrompus. Le Pérou, avec sa population de 31 millions d’habitants seulement, avec 932 000 personnes infectées et plus de 35 000 morts jusqu’en août, avait le taux de mortalité le plus élevé au monde par rapport à la population.
Moins de cinq jours et le nouveau président Merino a dû partir. En tout cas, personne ne croyait que la déposition de Vizcarra serait le début de la lutte contre la corruption envahissante. Un procès pour corruption est également en cours contre son successeur de 5 jours, ainsi que contre la majorité des parlementaires. Des rangées et des rangées d’anciens présidents et de hauts responsables politiques sont en détention, ont fui en exil ou se sont soustraits à leur responsabilité par le suicide. Dans les protestations des voix s’élèvent pour revendiquer une nouvelle constitution.
L’organisation de l’ ICOR « Bloque Democratico Popular » (Bloc démocratique poopulaire)/Peru a distribué une déclaration politique condamnant le coup d’État le 12 novembre et a appelé à des manifestations. L’appel dit : «Face à la crise économique et financière mondiale, la crise du coronavirus et la crise écologique, le BDP travaille pour une solution qui va à la racine des choses, qui se focalise sur l’élite capitaliste afin de vaincre la faim et la pauvreté, la catastrophe sanitaire, de sauver l’environnement et d’offrir à la jeunesse un avenir avec une perspective socialiste. Le slogan de José Carlos Mariátegui est plus valable que jamais : ‘Un nouveau Pérou dans un nouveau monde. Le peuple uni ne sera jamais vaincu’».
Le mouvement de masse au Pérou se trouve côte à côte avec les luttes déterminées et les grèves ouvrières dans de nombreux pays d’Amérique latine : Argentine, Chili, Uruguay, Colombie.
Renforcer l’ICOR en tant que force fiable et internationalement unie dans ces luttes.
Solidarité avec le mouvement de masse au Pérou !
Libération de toutes les personnes arrêtées lors des récentes manifestations !
Les responsables des trois personnes assassinées lors des protestations et des 18 autres, dont certaines ont été gravement blessées, doivent être traduits en justice !
L’ICOR soutient la lutte pour la liberté, la démocratie, le socialisme !
Vive la solidarité internationale ! Vive l’ICOR !
Signataires (en date du 04/12 2020, d’autres signataires sont possibles):
PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PCT Parti Comuniste du Togo
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
Symp.PFLP Sympathisanten der PFLP (Les sympathisants du PFLP), Allemagne
UCLyon Unité Communiste Lyon, France
UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
L’exclusion par vote de Donald Trump comme président us-américain est un grand succès des mouvements ouvrier, de la femme et populaire des États-Unis. Cela est fêté dans beaucoup de leurs villes et régions ! Le style personnel de direction de Trump pour mettre en œuvre ses politiques ultra-réactionnaires et sa méthode de gouvernement basée sur l’idéologie du racisme, du sexisme et du social-chauvinisme et sur le mensonge et la démagogie associée à la terreur d’État ont été rejetés.
Ce qui a été rejeté, ce sont
* l’intensification et l’aggravation de guerres, notamment en forçant les alliés locaux à supporter des charges financières plus importantes pour soutenir la puissance militaire américaine ;
* l’échec de la lutte contre le Coronavirus, où il a été délibérément accepté de payer en vies humaines l’arrêt de la lutte contre Corona ;
* la dénégation de la destruction de l’environnement ;
Des millions de personnes n’étaient plus prêtes à supporter tout cela !
Des millions de personnes se sont inscrites pour la première fois sur la liste électorale pour voter contre Trump.
Pendant le dépouillement du scrutin, des milliers de manifestants, surtout des jeunes, ont protesté sous le slogan « Count every vote ! » contre les tentatives de Trump d’empêcher le décompte des votes par correspondances et leur déclaration comme votes illégaux. Le fait que la campagne électorale de Joe Biden/Kamala Harris a été financée principalement par 150 milliardaires, exprime également l’espoir du capital financier international et US-américain qu’ils sont plus aptes que Trump à repousser la prise de conscience de la classe ouvrière et la conscience combative des masses populaires. Leur élection correspond donc également au souhait d’une partie de la classe dirigeante aux États-Unis. Biden aussi défend une politique anti-populaire. En tant que sénateur il a soutenu des lois racistes et en tant que vice-président d’Obama, il a défendu une politique intérieure et étrangère dans l’intérêt de l’impérialisme US-américain, tout comme il le fait maintenant en tant que prochain président des États-Unis.
Le parti des démocrates, tout comme son rival, le parti républicain, est un parti du capital US-américain. Attendre d’un gouvernement Biden une amélioration fondamentale de la situation des exploités et des opprimes est une grande illusion. Aussi sur le plan de la politique extérieure, ce parti continuera la politique de l’impérialisme US-américain. Peut-être que l’agressivité de la propagande changera. Mais de la part de Biden, il faut aussi s’attendre à une politique étrangère agressive dans l’intérêt de l’impérialisme US-américain.
Des luttes ouvrières et ouvriers, des travailleurs, des opprimés s’opposent aux méthodes fascistes de Trump
Ces manifestations depuis le scrutin s’inscrivent dans une vague de luttes ouvrières et de masse aux États-Unis, qui ont pris de l’élan surtout avec le mouvement Black-lives-matter. Ainsi, il y a eu au moins 1 100 grèves et activités combatives depuis mars. Le mouvement syndical américain se positionne plus fortement sur le plan politique. La grève de huit heures des dockers de la côte ouest, le 19 juin, en solidarité avec le mouvement antiraciste, n’est qu’un exemple parmi d’autres.
La défaite de Trump constitue aussi une défaite politique pour les fascistes au plan mondial tels que Narendra Modi, les Européens Erdoğan et Orban, Bolsonaro, Duque et autres.
Après tout, plus de 73 millions de personnes ont voté pour Trump. Cela signifie que sa politique ultra-réactionnaire, en partie fasciste, continue d’être soutenue par certaines parties du capital financier US-américain, mais elle a aussi une base de masse considérable aux États-Unis. Sa démagogie, des augmentations de salaires individuelles et la création d’emplois basée sur la politique « America first » ont également suscité un certain soutien parmi les ouvrières et ouvriers peu conscients de leurs intérêts de classe, un soutien dont Biden ne bénéficie pas. Cela ne doit pas être sous-estimé et doit servir de leçon pour la nécessaire conscientisation partout dans le monde, d’autant plus que Trump et ceux qui le soutiennent ainsi que ses partisans vont continuer à exercer une influence idéologique et politique ! De plus, l’administration Biden peut utiliser cette approbation de politiques réactionnaires pour diluer ses propres promesses électorales.
Trump va-t-il mener un coup d’État ?
Jusqu’à présent, Trump a refusé de reconnaître sa défaite aux élections. En tant que commandant en chef de l’armée et de la garde nationale jusqu’au 20 janvier, c’est extrêmement dangereux. La démission de son ministre de la Défense Mark Esper après les élections qui s’était opposé à lui lorsque Trump voulait envoyer des unités militaires en service actif contre les protestations à Washington et dans d’autres villes, a renforcé de graves inquiétudes quant à ses intentions. Au moins sept syndicats et trois sections locales de la Centrale nationale des syndicats AFL-CIO exigent que leur fédération syndicale appelle à une grève générale si Trump refuse de démissionner. Si l’on en arrive là, les organisations de l’ICOR feront appel aux ouvriers et aux larges masses de leur pays pour qu’ils entreprennent des actions de solidarité. Ce faisant, il importe d’empêcher que ces luttes démocratiques ne soient abusées en tant qu’instrument du Parti démocratique dans la lutte pour le pouvoir avec Trump.
La classe ouvrière des États-Unis a besoin de la perspective socialiste !
Trump a été congédié par vote, mais la lutte contre le fascisme continue. Le sexisme, le racisme et la xénophobie sont toujours existants. Biden ne peut pas simplement résoudre la polarisation politique et sociale, et il est possible qu’une crise qui touche l’ensemble de la société se développe aux États-Unis
Les forces et mouvements progressistes et révolutionnaires aux États-Unis peuvent être encouragées à s’unir en un front uni anti-impérialiste et antifasciste et à continuer de renforcer les forces marxistes-léninistes et la construction du parti aux États-Unis.
Solidarité mondiale avec le mouvement antifasciste, antiraciste et révolutionnaire aux États-Unis !
Pour le renforcement des partis et organisations révolutionnaires !
En avant avec la construction de l’ICOR et du Front uni anti-impérialiste !
Signataires (en date du 27/11 2020, d’autres signataires sont possibles):
ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
Symp.PFLP Sympathisanten der PFLP (Les sympathisants du PFLP), Allemagne
UCLyon Unité Communiste Lyon, France
UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
En ce 28 novembre, nous fêtons le bicentenaire de l’anniversaire du philosophe, sociologue, économiste et militant socialiste allemand Friedrich Engels, en consacrant ces quelques mots sur sa contribution à la formation du socialisme scientifique.
Surtout connu en tant qu’acolyte de Marx, il nous semble important de rappeler son apport singulier à l’analyse marxiste. En effet, Friedrich Engels a commencé à apporter sa pierre à l’édifice notamment à travers l’observation des phénomènes sociaux liés au capitalisme industriel à Manchester dans la manufacture de coton appartenant à son père. Ses observations lui permettent de mettre en lumière les conditions matérielles de l’exploitation des ouvriers. Cette immersion dans le quotidien des travailleurs lui permet de constater les piètres conditions de travail qu’implique le système capitaliste. L’apport de cette expérience immédiate du milieu ouvrier s’avère donc essentielle en ce qu’elle contribue à la formation du matérialisme historique. C’est en 1845 qu’Engels rend compte de ses observations sociologiques à travers la publication de « Die Lage der arbeitenden Klasse in England » (La situation de la classe laborieuse en Angleterre). A la même période, il rédige « Die heilige Familie » (La Sainte Famille) qui critique l’idéalisme Néo-hegelien, et « Die deutsche Ideologie » (l’idéologie allemande) co-écrit avec Marx, dans lequel il expose les bases du matérialisme historique.
Engels a non seulement contribué à l’accumulation d’un savoir empirique, c’est-à-dire basé sur l’expérience concrète du lieu de vie et de travail des ouvriers, mais il représente aussi un engagement individuel conséquent visant à officialiser la naissance et la reconnaissance du socialisme scientifique. En 1847, lors du premier congrès de la ligue communiste, Engels participe en tant que délégué du groupe communiste de Paris, dans lequel sont déclarées les ambitions du communisme : le renversement de la bourgeoisie, la mise en place de la dictature du prolétariat, l’abolition de l’antagonisme entre prolétaires et bourgeois, et l’instauration d’un nouvel ordre social dans lequel il n’y aura ni classes ni propriétés privée. Le second congrès de la ligue communiste donne lieu à la rédaction des Principes du communisme (1847) (Grundsätze Des Kommunismus), ouvrage dans lequel Engels explicite la théorie de la libération du prolétariat. Il occupe également le poste de secrétaire du comité central de la fédération des communistes à Bruxelles. En Allemagne, il combat sur les barricades de la révolution de 1848 et tire les conclusions de cette lutte, dans son ouvrage intitulé Révolution et contre-Révolution en Allemagne (1852).
Dans ce communiqué, nous souhaitons également mettre en lumière la contribution d’Engels au sujet de la reconnaissance de l’exploitation et de l’oppression des femmes, en particulier au sein de la famille monogamique régit par le modèle du père en tant que chef de famille. Il a en effet remis en question le bien fondé du mariage (au sein de la classe bourgeoise du moins), qu’il qualifie d’instrument réquisitionné pour assujettir les femmes :
« Le mariage conjugal n’entre dont point dans l’histoire comme la réconciliation de l’homme et de la femme, et bien moins encore comme la forme suprême du mariage. Au contraire : il apparaît comme l’assujettissement d’un sexe par l’autre, comme la proclamation d’un conflit des deux sexes, inconnu jusque-là dans toute la préhistoire ».
Il nous semble important de saluer la prise en compte de l’exploitation et de l’oppression des femmes dans l’analyse de la lutte des classes.
Engels dit dans une lettre à Gertrud Guillaume-Schack : « Une véritable égalité entre l’homme et la femme ne deviendra réalité que lorsque leur exploitation par le capital sera éliminée et lorsque le travail ménager privé sera transformé en une industrie publique. ». Cet aspect de sa réflexion se trouve dans « Der Ursprung der Familie des Privateigenthums und des Staats » (L’origine de la famille, de la propriété, et de l’Etat ,1884) où il retrace une histoire des civilisations, ainsi que de l’évolution des structures familiales. Il analyse le passage d’une famille consanguine à une famille monogamique. Ainsi, il démontre par exemple, que la famille telle que nous la concevons aujourd’hui dans les sociétés occidentales, est une construction sociale historiquement située. Il déconstruit donc l’idée selon laquelle la famille monogamique va de soi est un produit de la nature, qui s’imposerait à nous. Cette analyse de l’origine des civilisations ainsi que de la famille symbolise une contribution essentielle à la compréhension des logiques de domination que revêt le capitalisme, puisque ce dernier impacte directement ces instances de socialisations auxquelles nous sommes toutes et tous façonné.e.s.
En raison de sa participation active à l’élaboration de la théorie marxiste et à sa mise en pratique militante, nous rendons hommage à cet illustre savant, sans qui l’analyse du socialisme scientifique serait incomplète. Même après 200 ans, la lutte des classes reste d’actualité, et nous nous devons de poursuivre ce combat, afin que l’avenir ne l’efface pas de notre histoire.
Es Lebe Engels ! „Proletarier aller Länder, vereinigt euch !“
Initiative commune du Secours Rouge Genève et de l’Unité Communiste.
En ces temps de pandémie, les prisonniers et les prisonnières sont parmi les personnes les plus isolées. Non seulement le Covid-19 cause des ravages dans les prisons, mais les règles sanitaires contraignent encore davantage les détenu.es à être isolés de leurs proches. De plus, certains & certaines sont également placés en isolement, accroissant la sensation de solitude. Nous pensons notamment aux prisonniers et prisonnières basques, spécifiquement éloignés de leur secteur d’origine, et dont les familles déjà habituellement vivent un véritable calvaire pour les visiter. Mais il s’agit également de prisonniers comme Georges Abdallah, comme les anciens et anciennes des Brigades rouges en Italie ou comme les victimes de l’acharnement policier.
Nous proposons des ateliers d’écriture pour leur envoyer du courrier, les assurer de notre soutien, de notre solidarité, et de la solidarité vers la cause pour laquelle ils et elles sont incarcérés. Même si cela ne remplace pas la liberté, il s’agit toujours d’un point d’appui pour rendre la captivité moins insupportable.
Les prisonniers politiques non repenti ont une importance capitale pour nos luttes. Même face à la répression ces militants et militantes n’ont jamais renoncé à défendre une ligne révolutionnaire et nous prouvent ainsi que la lutte ne s’arrête pas une fois incarcéré.es. Ils et elles continuent ainsi de nous inspirer et de nous apporter de précieux éléments de réflexion.
Nous avons initié cette campagne avec nos camarades du Secours Rouge International (Genève). Nous ne le voyons pas pour autant comme notre propriété. Notamment nous savons que des caisses de solidarité proposent déjà des initiatives similaires et nous n’avons aucune intention de nier le travail qu’elles réalisent depuis des années déjà. Nous voulons simplement populariser encore davantage ces actions.
Nous souhaitons que cet appel puisse être repris par tous ceux et toutes celles, organisé.es ou non, qui veulent contribuer à participer à cette solidarité. Nous les appelons à diffuser cette initiative partout où ils & elles sont.
Il n’existe pas de véritable notion de vie privée ou de secret postal dans ces envois.
Les administrations pénitentiaires les ouvrent et les consultent.
Tout courrier doit, à partir de ce principe, ne pas conduire à l’incrimination des prisonniers & prisonnières ou leur créer des difficultés supplémentaires.
Les écrits ne doivent donc pas être aussi en contradiction avec la ligne de défense choisie par ces prisonniers & prisonnières.
Dans l’ensemble, nous essayons de privilégier les écrits dans la langue du/de la destinataire.
Soyons solidaires ! Soutenons les prisonniers et prisonnières !
La deuxième vague se poursuit et démontre l’incompétence totale du gouvernement. Incompétence à anticiper, à réagir, à écouter les scientifiques et à tirer les conclusions de la première vague. Elle se paie par plus d’une dizaine de milliers de morts supplémentaire et par un grand enfermement 2.0. L’état désastreux de l’hôpital, applaudi mais laissé à l’abandon et toujours démantelé, saute aux yeux. L’éducation nationale est laissée démunie, élèves et personnel enseignant en paient le prix.
Ce grand enfermement nous prive de tout sauf de travail, pour plaire au CAC 40. Il broie les vies les plus vulnérables pour sauver les riches. Aujourd’hui il se relâche progressivement.
Le temps des luttes revient !
La fin de la pandémie est la priorité : Nous acceptons des sacrifices collectifs. Mais le gouvernement nous abuse ! Il l’utilise sans la moindre honte pour préparer son monde de demain. Pendant que le confinement impose un KO démocratique il avance ses pions.
Il n’a pas créé cette crise. Mais il sait se saisir des opportunités. Cette pandémie lui permet de progresse à pas de géant dans le saccage des droits économiques et politiques.
Demain, le gouvernement nous demandera de payer la pandémie, mais en même temps, ses amis de Carrefour, de LVHM, de Dassault, d’Airbus, se goinfrent d’argent public tout en licenciant à tour de bras :
La crise sanitaire et économique attaque les plus précaires en premier. Ils demandent des efforts pour « l’économie » mais ce ne sont que les riches qui sont sauvés.
La colère d’être volé et abusé gronde partout dans le pays. Le gouvernement le sait et prépare l’après pandémie qui risque de faire passer le confinement pour une ère de liberté.
La mise au pas du pays commence.
L’impunité de la police – toujours davantage au-dessus des lois.
La surveillance constante des opinions et des mobilisations.
L’étranglement de la démocratie et de la recherche universitaire.
La division du peuple en fabricant des ennemis intérieurs, des diversions.
La liquidation des droits du travail, pour accroître les profits !
Accepterons-nous cela ? La réponse ne dépend que de nous.
Plus un pas en arrière ! Unité Populaire.
Cette crise nous rappelle qui sont les travailleurs essentiels : Ceux des usines, des champs, de la distribution, de l’énergie, de la santé, de l’éducation… Ce sont eux et elles qui produisent les richesses et font tourner la société : à eux de décider de son avenir !
Elle montre l’inutilité des parasites comme Bernard Arnault. Juste bons à engloutir les richesses produites par les autres. Ce sont eux qui décident : chassons-les du pouvoir !
Elle montre le besoin impératif de l’unité populaire, de l’unité des forces du peuple.
Le confinement et les incohérences gouvernementales entraînent une crise de confiance dans les institutions. Certains charlatans surfent sur cette crise et essaient de vendre leurs remèdes miracle : coup d’État militaire, parti fasciste, pilules miracles. Nous ne voulons pas de ces nouveaux maîtres.
Nous n’avons pas confiance dans ce gouvernement des menteurs. Mais nous n’avons confiance que dans la force populaire : tous ceux et toutes celles qui suent et saignent au travail. Ce sont des alliés qui ne se connaissent pas encore dans la même lutte.
Quel avenir voulez vous ?
Nous n’avons pas confiance dans les jeux politiques creux et truqués. Nous avons confiance dans la démocratie populaire. La démocratie directe des essentiels, des exploités et des opprimés.
Une démocratie pour le peuple et sans les ennemis du peuple !
Ce nouveau régime, ce pouvoir du peuple, ne tombera pas du ciel, il ne nous sera offert par personne : Il faut nous-même le construire, s’organiser pour gagner la réalité du pouvoir.
L’Unité Communiste, membre de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires travaille, avec d’autres organisations, à organiser, former et unifier ceux et celles qui veulent un changement révolutionnaire de société.
Suivez nos publications et nos activités. – Rejoignez-nous.
L’impérialisme attaqueLa lutte des femmes grandit !
En luttant contre la dictature dominicaine dirigée par Trujillo, les sœurs Mariposas furent violées, torturées et tuées par l’armée le 25 novembre 1960. La « journée internationale de lutte et de solidarité contre la violence à l’égard des femmes » a été déclarée au Congrès des femmes d’Amérique latine le 25 novembre 1981 en souvenir de leur combat. Depuis, c’est le jour de l’année où les femmes célèbrent la solidarité et la lutte contre toutes sortes de violences sexistes, en particulier la violence de la répression de l’état et du système patriarcal partout dans le monde.
Nous avons préparé le 25 novembre de cette année sous des attaques croissantes de la bourgeoisie, utilisant la pandémie pour justifier son offensive.
L’inégalité des genres, la violence sexiste et le massacre des femmes se sont accrues en Europe comme dans le reste du monde pendant la pandémie. Selon les données statistiques de l’ONU Femmes : en 2020, 125 femmes ont été assassinées en Allemagne jusqu’à fin août, 14 en Belgique, 68 en France à la fin septembre et 18 en Autriche par leur conjoint, ex-époux ou partenaire. Nous ne sommes pas dupes du fait que ces données ne sont que la partie visible de l’iceberg.
Alors que la cadence du travail quotidien et des services de soins à domicile s’est intensifiée, l’exploitation domestique des femmes a augmenté. En conséquence, le labeur féminin non rémunéré est toujours plus dévalorisé.
Dans le secteur des soins, 70 % de la force de travail sont des femmes. Bien qu’elles soient à la pointe de la lutte contre le COVID-19, des mesures adéquates ne sont pas entreprises face aux multiples risques auxquels elles sont confrontées, tant pour leur santé que pour leur sécurité.
Les mesures prises pour empêcher la propagation de la pandémie, sont transformées en opportunités politiques pour les organisations fascistes et intensifie le climat de racisme belliqueux, déjà en hausse dans toute l’Europe…
Avec les attentats à Hanau, en France, à Vienne, ainsi que la prolifération des organisations fascistes, notamment dans la police et dans les services de renseignements d’Allemagne, la réalité de ce climat de guerre n’est plus un secret…
Les femmes doivent avoir un contrôle indiscutable sur leur propre corps, et la liberté d’avoir recours à l’avortement. Un droit qui est toujours soumis à des sanctions sévères, voire complètement interdit dans de nombreux pays européens…
La Convention d’Istanbul est une étape importante dans le cadre de la prévention de la violence à l’égard des femmes, bien qu’elle ait été acceptée et mise en vigueur par de nombreux pays européens, les exigences signées ne sont pas mise en pratique. En particulier, la mise en œuvre des articles de la convention destinés aux femmes migrantes fait l’objet d’un blocage par les gouvernements européens. Par exemple, l’Allemagne a émis des réserves sur l’établissement de services réservés aux migrantes, poussant les femmes immigrées à subir silencieusement la violence domestique afin de ne pas risquer d’être expulsées, à faire face à la violence sexuelle et physique dans les dortoirs de réfugiés, et à devenir les boucs émissaires des autres membres de la société et de la meute raciste. Dans de nombreux pays européens qui ont signé la Convention d’Istanbul, il n’y a pratiquement pas de travail de « prévention de la violence conscient au genre » envisagé.
Dans les guerres de pillage entre les puissances impérialistes, les corps de femmes continuent d’être première cible des occupations militaires.
Mais à mesure que la violence à l’égard des femmes augmente, la lutte des femmes s’intensifie.
Malgré toutes ces attaques et la crise sanitaire mondiale, la lutte des femmes se renforce.
Femmes, elles se rebellent contre le système patriarcal comme les sœurs Mariposas et luttent pour rejeter la culture d’allégeance qu’elles subissent, et, dans leurs propres mots, pour prendre leur place dans le monde en tant que femmes, prendre place dans la lutte sociale et pour vivre librement. En clamant « NI UNA MENOS », elles écrivent leur propre histoire, en unissant leurs mains dans la lutte tandis que leur révolte traverse les frontières et les continents.
Lorsque la Convention d’Istanbul fut discutée par certains gouvernements, des femmes dans tous les pays européens ont battu le pavé, en déclarant « LE CONTRAT D’ISTANBUL VIT », malgré les conditions sanitaires…
D’une même voix elles ont crié qu’elles ne seraient pas la « femme-modèle » que le système leur impose. En descendant dans la rue avec le slogan « RESTEZ À L’ACTION, PAS À LA MAISON » pour dénoncer la flambée des violences domestiques, les massacres de femmes, montée du racisme et de la violence d’État durant la pandémie…
En tant que NOUVELLE FEMME ; malgré les obstacles de la pandémie, ce 25 novembre, contre toutes les atteintes à nos vies, éveiller la lutte organisée pour l’auto-défense ; plus résolument que jamais, nous sommes les ailes des sœurs Mariposas, nous crions de faire bouger le monde, pour nos vies et pour nos droits.
• Nİ UNA MENOS !
• LA CONVENTION D’ISTANBUL, TOUS LES PAYS SIGNATAIRES DOIVENT L’APPLIQUER ENTIÈREMENT !
• LE CAPITALISME TUE, LA SOLIDARITÉ DES FEMMES ORGANISÉES SAUVE !
Appel de l‘ICOR à l‘occasion de la journée de lutte internationale pour l‘environnement samedi, le 14 novembre 2020
La crise économique et financière mondiale, la crise sanitaire et la crise environnementale constituent un défi :
Sauvons l’environnement de l’économie de profit !
En lien avec la profonde crise économique et financière mondiale, la crise de Corona et la crise environnementale mondiale, une course se développe dans le monde entier pour sauver les bases de l’existence humaine. La pandémie de Covid-19 fait les plus grandes victimes, entre autres, dans les endroits où l’empoisonnement de l’environnement est le plus grave, où les gens sont entassés dans des logements insalubres et travaillent dans des conditions misérables et où l’exploitation capitaliste se fait avec peu ou pas de protection sanitaire.
Contrairement à toute la propagande utilitaire des impérialistes, qui prônent un « répit pour l’environnement grâce à la pandémie de Corona », la transition accélérée vers une catastrophe environnementale mondiale se montre dans toute sa netteté. Partout dans le monde, de grandes surfaces de forêts brûlent, les masses de glace polaires fondent, les sols du permafrost dégèlent et les forêts tropicales sont défrichées par le feu à un rythme accéléré pour le plus grand profit des entreprises. En 2021, la forêt amazonienne, l’un des « poumons verts de la terre », est menacée à long terme d’un point de basculement et avec lui sa transformation irréversible en steppe. Avec plus de 411 ppm, la teneur en CO2 de l’atmosphère a atteint une nouvelle valeur maximale, tout comme la température de la terre et de l’eau. La température mondiale moyenne a déjà augmenté de 1,22 degré par rapport à l’époque préindustrielle, alors que les classes dirigeantes débattent encore de l’intention non contraignante de la limiter à un « objectif de 1,5 degré » dans le traité de Paris sur le climat. Cependant, cela accepte sciemment des conséquences dévastatrices et déclenche des processus destructeurs qui s’auto-entretiennent et qu’il faudrait en fait empêcher. Les violentes tempêtes, les inondations, la sécheresse et la famine détruisent des millions d‘existences humaines et poussent les survivants à fuir. Dans de nombreux pays, l’exploitation minière excessive empoisonne l’eau, le sol et l’air.
Les monopoles internationaux, les gouvernements impérialistes et ls alliance impérialistes telles que l’UE font pression en faveur de politiques et d’opinions pseudo-écologiques, axées sur le profit et impérialistes, comme „l’Alliance Européenne des Piles“, qui promeut la fièvre du lithium avec toutes ses conséquences pour les peuples. Ils fantasment sur un « green deal » avec des milliards de subventions au capital financier international pour tromper les masses, ou se présentent ouvertement réactionnaires comme Trump ou Bolsonaro, face à la protection de l’environnement. Ni cela, ni les promesses non contraignantes faites dans le cadre de l’accord sur l’environnement ne sauveront l’environnement. Avec la ligne de fond « protection de l’environnement seulement si les profits sont justes », l’humanité va périr !
Les luttes de masse jusqu’aux développements de type soulèvement dans certains pays et les critiques du capitalisme, surtout parmi les jeunes, se multiplient. Les masses ont besoin de plus de clarté et d’organisation ! Dans les luttes contre les licenciements massifs, la destruction de l’environnement, contre les crises de la faim et les développements vers la droite des gouvernements, ainsi que dans les manifestations du mouvement des Vendredis pour l’avenir, la recherche d’une alternative sociale se développe !
Avec la propagation massive de l’anticommunisme, ce débat, cette recherche et cette organisation doivent être supprimés. Les impérialistes savent que leur pouvoir destructeur sera renversé lorsque les masses du monde entier, dans la perspective du socialisme, s’uniront et entreprendront la lutte pour leur avenir sous la direction du prolétariat international !
En invoquant la pandémie de Corona, les impérialistes ont, pour commencer, reporté d’un an, du 1er au 12 novembre 2021, la 26e Conférence mondiale des Nations unies sur le climat à Glasgow. Le mouvement révolutionnaire et ouvrier et le mouvement environnemental mondial combatif n’ont aucune raison de reporter leurs activités. Le temps presse !
Comme prévu, l’ICOR tiendra sa journée annuelle de lutte environnementale le 14 novembre, date de la traditionnelle Global Action Day du mouvement environnemental combatif. Nous faisons appel aux jeunes, aux travailleurs, aux écologistes et aux militants des mouvements populaires et sociaux : Émettons ensemble un signal combatif en ce jour :
dans la lutte pour l’emploi et la protection globale de l’environnement au détriment des profits.
pour la mise en œuvre des énergies renouvelables
contre l’intoxication de l’homme et de la nature, contre le pillage et l’invasion massive de déchets de la planète
contre la destruction des forêts et de l’écologie marine
dans la lutte pour nos droits et libertés démocratiques, pour les droits et la protection de millions de réfugiés dans le monde
Contre toute division dans la lutte pour l’emploi et pour la sauvegarde de l’environnement naturel : construisons ensemble un front de résistance international actif pour sauver l’environnement ! Le mouvement ouvrier, populaire et environnemental main dans la main !
Discussion de masse sur la sauvegarde de l’unité de l’homme et de la nature, sur le véritable socialisme comme alternative sociale !
Lutte offensive contre la politique environnementale destructrice des pays impérialistes – seuls la révolution démocratique et enfin le socialisme et le communisme rendront possible la solution de la question vitale de l’environnement.
Participez à la journée de lutte pour l‘environnement de l‘ICOR, le 14 novembre – à l‘échelle mondiale !
Renforcez l‘ICOR et ses organisations membres !
Signataires (situation 13 novembre, d’autres sont possible) :
UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
UCLyon Unité Communiste Lyon, France
UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
Cette grève a été initiée à l’appel de la très large majorité des syndicats enseignants. Elle réclame non seulement un vrai protocole, protecteur, efficace, mais également que soient enfin pris en compte de nombreuses revendications salariales et de condition de travail. Enfin, il est impossible de séparer cette lutte du contexte lié à l’assassinat de Samuel Paty, qui pèse lourd dans les consciences.
La colère face à l’incompétence.
La position du ministère sur le protocole a été d’un ridicule achevé. Cela a contribué à dégoûter les rares enseignants qui pouvaient accorder du crédit au modèle éducatif défendu par Blanquer.
Le ministère, plus avide de reconnaissance médiatique que d’efficacité, a fonctionné en parlant systématiquement à la presse avant de s’adresser à la communauté éducative. Ainsi, régulièrement, les responsables d’établissements, les enseignants, mais aussi les personnels administratifs et d’entretien découvraient sur BFM-TV les nouvelles règles à adopter. Dans la précipitation à communiquer, Jean-Michel Blanquer s’est également maintes et maintes fois contredit d’un jour sur l’autre ou a vu ses décisions annulées par d’autres acteurs du gouvernement. Il ne peut ressortir de cela qu’un sentiment de pagaille, de désorganisation et de mépris, tant envers les élèves qu’envers ceux et celles qui les accueillent.
Quant aux protocoles en tant que tels, les règles établies ont toute été soumises au « dans la mesure du possible ». Un ajout qui, de fait, signifie que le ministère se défausse de toute responsabilité sur les établissements et qu’il ne compte pas adjoindre de moyens supplémentaires. Autour du #balancetonprotocole de nombreux acteurs et de nombreuses actrices de l’éducation en ont montré la réalité. Classes surchargées, couloirs bondés, cantines scolaires fonctionnant comme en temps normal… Les établissements, construits pour être des lieux de contact et d’échange, ne se prêtent que très mal à un exercice aussi difficile. Mais, l’essentiel est là : le gouvernement peut faire mine d’avoir rempli sa part du contrat. Comme l’écrivait Jean Jaurès dans sa fameuse lettre – non tronquée ! : « Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! ».
Derrière les discours : le mépris.
Car ce sont bien les apparences qui sont sauves. Apparence de soutenir l’éducation après l’assassinat de Samuel Paty, apparence de protéger notre santé, apparence d’être compétents… Alors que ces individus n’ont que mépris pour l’éducation. Nous rappelons que le 27 août Macron déclarait son mépris pour la fonction, considérant que les recrutements ne serviraient à rien pour « redresser le pays ».
Le ministère ne reconnaît pas le fait que les lieux d’éducation soient des lieux de contamination. Pour conjurer le problème, il refuse de le regarder. Cette négation constante se paie aujourd’hui par les taux de contamination extraordinairement élevés en France. Elle contribue à alourdir le bilan sanitaire, tant en termes de morts qu’en termes de personnes qui auront tout au long de leur vie des séquelles physiques, morales ou neurologiques de l’exposition au virus.
Cette responsabilité, qui confine au crime, doit être soulignée !
Pour ne pas voir la grève, le gouvernement minimise son ampleur. Il n’a noté qu’entre 8 et 10 % de grévistes quant le SNES-FSU, principal syndicat, en notait 20 % dans le primaire et jusqu’à 45 % au collège. Dans les lycées, sommés de s’adapter à un protocole généré en urgence, il a fallu souvent choisir entre se réunir pour organiser celui-ci et faire grève. Cette prise en otage des enseignants, coincés entre leurs revendications salariale et l’injonction morale de penser avant tout aux élèves fait des ravages. Elle empêche, précisément, qu’ils et qu’elles soient réellement défendus. Le « moindre mal » frappe à nouveau.
Le climat d’angoisse.
Le climat sécuritaire joue aussi un rôle dans ce malaise profond. L’assassinat de Samuel Paty laisse des séquelles. Un climat de méfiance s’instaure entre élèves et enseignants. Il en résulte des dénonciations invraisemblables d’enfants de 10 ans ou de 8 ans, accusés de faire l’apologie du terrorisme. Ces affaires ont mis en exergue un traitement différencié des élèves en fonction de leurs origines ou opinions : une menace de mort par un élève issu d’une famille musulmane est immédiatement attribuée au terrorisme, tandis que si la religion est absente de l’équation, il ne s’agit que d’un petit accrochage.
Le fait est que l’école est l’un des lieux de la rencontre entre les contradictions de la société capitaliste et néo-coloniale. Inégalités d’origine, de richesse, d’avenir. (Il faut noter cependant que la grande bourgeoisie s’isole de l’équation : elle a ses propres réseaux d’éducation.) À cela s’adjoint un autre acteur : l’État, incarné par l’administration et l’enseignant & enseignante. Que ce soit conscient ou réalisé inconsciemment, ceux-ci répercutent les commandes de l’État. Ces commandes impliquent des normes sociales et des exigences qui sont le reflet de la position idéologique de l’État. Cette normalisation – parfois clairement brutale – entraîne donc des conflits qui se répercutent sur les enseignants & enseignantes et dont ils sont victimes. Mais il est illusoire, à moins de carcéraliser l’enseignement, que ces contradictions, et donc ces violences, disparaissent.
Cette angoisse est utilisée cyniquement par le ministère, dont la conception de l’éducation est un curieux mélange d’autoritarisme traditionnel et de prestation de service très capitaliste.
Réformer, toujours.
Derrière cela, en sous-main, le ministère ne stoppe pas la machine à réformer. Déja Macron avait instrumentalisé le « grand débat » de 2018-2019 pour essayer de détourner les revendications des Gilets Jaunes vers ses propres objectifs. Aujourd’hui, Blanquer fait de même. La mise au rancart des examens du Bac et des E3C lui permet de passer à un contrôle continu de facto. Le fait de laisser les administrations se débrouiller face à la crise renforce également l’autonomie des établissements, qui est le projet des libéraux depuis Fillon en 2005.
Par ailleurs, nous ne pouvons pas ne pas parler de la poursuite de l’offensive dans le secteur de la santé. Les besoins médicaux actuels sont immenses, mais ils sont vus comme étant un temporaires pour le gouvernement. Pendant que nous avons les yeux rivés sur la pandémie, une nouvelle offensive se prépare. Elle vise à racler à nouveau jusqu’à l’os les hôpitaux et à prévoir des licenciements supplémentaires dans ce domaine. Le monde de demain risque fort d’être bien pire encore qu’hier.
Les luttes, elles aussi, en pâtissent.
La mise au pas du pays par la mise au pas de l’éducation.
Quant à la mobilisation lycéenne, celle-ci, que ce soit à Lyon ou Saint-Nazaire, a été impitoyablement réprimée. La police, qui sait qu’elle est soutenue avec vigueur par son ministère ( – elle ! – ) n’a pas hésité à déployer la tactique de la nasse suivie d’arrestations au nom d’un outrage & rébellion fort pratique.
De même, il n’est pas possible de ne pas conclure ce bref communiqué sans parler de la situation dans l’Enseignement supérieur. Après la mise au pas des doctorants et des chercheurs & chercheuses, c’est au tour des étudiants d’être pris pour cible. Mettant fin à la tradition de la « franchise étudiante ». Celle-ci voulait que l’université soit un lieu dans lequel la police n’intervient pas et dans lequel la communauté universitaire demeure un espace sanctifié. Si, dès 2007, les interventions de la police sont devenues sans-cesse plus nombreuses et plus brutales, il n’existait pas de délit à proprement parler dans le fait d’occuper une université. C’est désormais chose faite : 45 000 € d’amende et 3 ans de prisons peuvent être requis.
Cette mise au pas du pays ne peut pas ne pas être considérée comme des mesures préparatoires ouvrant la voie à d’autres transformations dans l’arsenal judiciaire. Aujourd’hui, même l’État de droit est ouvertement remis en cause !
Nous défendons une conception de l’éducation comme étant gratuite, laïque, critique et populaire. Nous considérons que les revendications concernant une qualité d’encadrement, de formation, et lieux d’éducation sont justes, d’autant plus dans le climat de crise actuel. Nous condamnons également la forme du programme d’histoire-géographie-EMC, programme notionnel chargé de formater les élèves à accepter la façade de démocratie actuelle. Nous réclamons une éducation réellement critique, permettant aux élèves de posséder des clés de compréhension du monde.
Mais même en perfectionnant ce qui existe, il ne sera pas possible de faire de l’école un lieu d’émancipation tant que le capitalisme et la reproduction des inégalités existe. Le bouleversement éducatif aura lieu au moment même du bouleversement social et politique.
Dans l’intervalle, il nous paraît important d’appuyer cependant certaines revendications essentielles et immédiates :
Fin du financement public des écoles privées.
Fermeture des établissement et filières « de prestige » destinés aux enfants de la bourgeoisie.
Mise en place d’une réelle laïcité : abrogation du concordant de 1801 en Alsace-Moselle.
Embauche massive de personnel éducatif & administratif.