Sous ce slogan, le collectif « Vive la Commune de 1871 » avait appelé samedi 20 mars à Paris à un rassemblement pour célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris par des discours, des contributions à micro ouvert, des chansons et des poèmes au cœur de Paris. Après que la ville ait refusé le rassemblement devant l’Hôtel de ville, nous nous sommes rassemblés à proximité sur la Place du Châtelet.
Ce rassemblement a été organisé et maintenu contre vents et marées dans des conditions très difficiles. Les restrictions gouvernementales liées à l’épidémie du Corona, encore renforcées le jour-même, le 20 mars, ne nous ont pas empêché de nous réunir. Le droit de manifester même sous l’État d’urgence sanitaire, confirmé juridiquement, a été défendu !
Les incertitudes parmi les militants sur la situation sanitaire, les multiples manifestations organisées à la même date contre une politique de crise sur de multiples fronts ainsi que la météo ne nous étaient pas favorables. Nous sommes d’autant plus heureux de la réussite de ce rassemblement en l’honneur de la Commune de Paris.
L’unité d’action a lancé un appel commun dont la principale leçon est qu’il faut construire un parti communiste fort en France comme dans tous les pays. Des mots de solidarité nous sont parvenus de camarades suisses, de l’ICOR Europe et le MLPD nous a fait l’honneur d’envoyer une délégation.
Différents participants ont pris la parole pour rappeler les conquêtes des Communards, mais aussi les faiblesses de ce premier gouvernement ouvrier dans l’histoire, pour en tirer les leçons pour aujourd’hui. Un représentant de BIR-KAR* a décrit les conquêtes considérables, instaurées pour et avec les femmes de la Commune, notamment sur l’égalité, le système de crèches et d’écoles etc. L’ACTIT* et SKB* ont parlé des enseignements pour la libération et la construction du Rojava. Les camarades de l’UPML* ont parlé du rôle crucial de la classe ouvrière, hier et aujourd’hui. Un membre du comité solidarité Pérou et Ami de l’ICOR* a rappelé les leçons tirées lors des révolutions qui ont suivi la Commune et l’internationalisme de la Commune de Paris. A plusieurs reprises le rôle crucial de l’organisation, en particulier de la construction du Parti communiste pour la victoire de la révolution a été souligné.
Pour couronner le tout, un certain nombre de participants et la délégation allemande ont déposé une gerbe à l’Hôtel de Ville de Paris où la Commune a été déclarée il y a 150 ans. On s’est déplacé, les drapeaux rouges flottant dans le soleil et attirant l’attention. Le chant de l’Internationale a clôturé le rassemblement.
Le rassemblement a été l’ouverture de notre campagne et nous invitons d’autres organisations et personnes à rejoindre notre collectif et nos initiatives pour une célébration révolutionnaire de la Commune de 1871:
1er mai : intervention à la manifestation parisienne
8 mai : événement pour les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui
29 et 30 mai : week-end de célébration avec des délégations de l’ICOR (manifestation, réunion-débat)
Le collectif Vive la Commune de 1871 Paris, 26/03/2021
* les membres et signataires du Collectif Vive la Commune de 1871: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (BIR-KAR) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC)
Samedi 20 mars 2021, en début d’après-midi, plus d’une quarantaine de militants d’extrême droite ont attaqué, cagoulés et armés de barres de fer, la Plume Noire, une librairie militante, dans le quartier des pentes de la Croix-Rousse.
Au même moment, se tenait à l’intérieur une permanence de l’association PESE qui récolte et distribue des produits de première nécessité destinés aux personnes sans-abri. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer, mais les vitrines ont été complètement saccagées. Ce n’est pas la première fois que les groupuscules fascistes s’en prennent à des personnes, à des locaux associatifs, culturels et militants dans ce quartier.
Il y a 3 mois, le 12 décembre 2020, 2 bénévoles d’une association d’entraide se sont déjà faits agresser par ce même genre d’individus, également un samedi après-midi, à l’issue d’une collecte de jouets pour les fêtes de fin d’année organisée dans cette librairie.
La Plume Noire et Radio Canut avaient déjà été la cible de telles attaques en 2016. Le local syndical de la CNT, à quelques minutes de marche, avait connu le même traitement en 2018. De même, le local du PCF, situé quelques rues plus loin, a aussi été attaqué à plusieurs reprises. Ces lieux, inscrits dans la vie du quartier des pentes de la Croix Rousse, se veulent des espaces de solidarité et du « vivre ensemble », à l’opposé des idées nationalistes et racistes des fascistes : voilà pourquoi ils s’en prennent à ces locaux.
Depuis plus de 10 ans la violence d’extrême droite s’est banalisée. Faut-il rappeler les courantes agressions politiques, racistes, homophobes ? Les coups de couteaux assénés à des militants en 2014. L’attaque d’un rassemblement LGBTi pour la PMA le 30 janvier 2021. Ces faits montrent le vrai visage de l’extrême-droite, celui de la haine et de la barbarie. Comme en témoigne le lien entretenu par le terroriste de Christchurch, qui a assassiné 51 personnes devant une mosquée en 2019, « membre bienfaiteur » de Génération identitaire !
Dans une ambiance nauséabonde qui voit les idées d’extrême droite se banaliser tous les jours un peu plus, aidée par la politique du gouvernement, il est urgent de faire face à la menace des groupuscules fascistes en commençant par faire fermer leurs locaux : la Traboule et l’Agogé situés dans le Vieux-Lyon.
Il est de la responsabilité de la mairie centrale de Lyon de réagir au plus vite et d’activer tous les leviers à sa disposition. Le silence de la préfecture est pesant et significatif. Nous sommes une nouvelle fois étonné·e·s de la facilité avec laquelle 50 fascistes cagoulés et armés peuvent traverser plusieurs quartiers de la ville et attaquer une librairie à 14h sans être inquiétés par les autorités.
Nous espérons que cette fois ci la plainte déposée aura des suites. Le Collectif Fermons les locaux fascistes continuera pour sa part d’informer et de mobiliser la population contre le danger fasciste et en appelle pour cela à l’ensemble des organisations démocratiques et progressistes qui ne participeraient pas encore à rejoindre la mobilisation.
FASCISTES HORS DE NOS QUARTIER, FASCISTES HORS DE NOS VIES NO PASARAN
Premiers signataires : CNT, Ensemble, FI, FSU, Jeune Garde Lyon, NPA, PCF, PG, Planning Familial, Ras l’Front, Solidaires Rhône, Solidaires Etudiant.e.s, Union Communiste Libertaire, Unité Communiste.
En tant que membres d’ICOR, nous rendons une solidarité absolue avec le camarade militant communiste et musicien Pablo Hasel. Nous exigeons son acquittement et sa libération immédiate.
Le 28 janvier, le musicien et militant communiste Pablo Hasel a été condamné à neuf mois d’emprisonnement et le 16 février, il a été arrêté dans une université de Catalogne. C’est le point culminant d’un processus de persécution « légale » à motivation politique. La répression politique exercée par les États bourgeois se manifeste de diverses manières, comme par la privation de ressources, limitant ainsi la liberté d’expression de la classe ouvrière.
Le fait que Pablo Hasel soit emprisonné est exclusivement dû à ses opinions politiques, ce qui a été confirmé à plusieurs reprises au cours du procès. Bien sûr, Pablo Hasel n’est pas seulement persécuté pour ses chansons, mais la colère de la justice la plus réactionnaire est due à son militantisme communiste. Il est condamné non pas principalement pour avoir dénoncé les crimes de la monarchie mais pour avoir défendu une véritable alternative, le socialisme/communisme. La démocratie parlementaire bourgeoise est l’une des formes de gouvernement du système capitaliste et, partout dans le monde, la tendance au fascisme est une réaction de ce système à la lutte progressive des masses.
C’est pourquoi, partout dans le monde, on assiste à une répression anticommuniste plus ou moins ouverte de notre idéologie et de ceux qui cherchent de véritables alternatives au capitalisme : on tente d’intimider les masses et, comme dans ce cas, on utilise un bouc émissaire pour « servir d’exemple ». Cette attaque contre Pablo Hasel, est aussi une attaque directe contre les instruments de lutte que nous avons, la capacité, bien que très limitée, de nous exprimer car « La chanson est une arme !« .
Comme Grup Yorum, Pablo Hasel est le peuple qui ne sera pas réduit au silence ! Avec leurs chansons aussi, nous allons gagner ! Que leurs voix soient entendues ! Comme le groupe musical, Grup Yorum, persécuté, torturé et tué en Turquie, disait : « La volonté, les idéaux et la solidarité sont nos armes invincibles. Personne ne peut arrêter notre force, personne ne peut faire taire notre voix. Ils peuvent briser nos instruments. Ils peuvent nous condamner à la prison. Mais ils ne peuvent pas arrêter notre lutte. »
Le camarade Müslüm Elma, jugé en Allemagne pour son militantisme communiste, démontrant la collaboration de l’impérialisme allemand avec le terrorisme d’Etat turc, a déclaré lors de sa dernière déclaration au tribunal le 29/06/20 : »Nous venons de la tradition de la résistance. L’accusation de ‘terrorisme’ est l’un des plus grands mensonges des 20ème et 21ème siècles, que les voleurs impérialistes et leurs collaborateurs ont construit pour cacher les crimes qu’ils ont commis contre les peuples opprimés du monde et pour diffamer leur lutte légitime. Mais tous ces mensonges ne peuvent empêcher la chute des impérialistes… Nous sommes des révolutionnaires internationalistes, et vous ne pouvez pas nous juger. (…) Ce processus ne sera pas décidé dans une salle d’audience, mais dans la rue.«
Une fois de plus, dans le contexte de la rébellion en Espagne, l’unification de toutes les forces progressistes est à l’ordre du jour. Ce n’est qu’à travers une coopération active, avec la perspective d’un Front uni antifasciste et anti-impérialiste, et en reprenant les mots du camarade Müslüm Elma, aussi « Ce processus ne sera pas décidé dans la salle d’audience, mais dans la rue. » Nous n’accepterons pas cette condamnation ! Nous exigeons l’acquittement et la liberté immédiate pour Pablo Hasel! Liberté pour Pablo Hasel! La liberté pour tous les prisonniers politiques en Espagne! Pour le droit de résister! Vive la solidarité internationale!
Signataires (au 23 mars 2021, d’autres signataires possibles) :
1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare) 2. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti Ouvrier Bulgare (Communiste)) 3. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-et-Herzégovine) 4. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne) 5. UCLyon Unité Communiste Lyon (Communist United Lyon), France 6. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France 7. 7. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord-Turquie)). 8. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation communiste du Luxembourg) 9. RM Rode Morgen (Aube rouge), Pays-Bas 10. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union Marxiste-Léniniste Portugaise) 11. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie 12. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse) 13. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti travailliste), Slovaquie 14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque 15. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – Marxiste-Léniniste) 16. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie / Kurdistan) 17. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière), Ukraine
Signataires supplémentaires (non ICOR) : Organización Comunista Revolución (OCR), Espagne
Ouvrière, ouvrier, employé.e – révoltés contre votre patron, dans la crainte du chômage ; jeune – mobilisé contre l’oppression de l’État, son racisme, ses violences policières ; femme qui vit la double journée de travail et qui combat pour l’émancipation ; personne âgée – isolée, malheureuse et indignée.
Macron vous méprise, son gouvernement vous trompe et sa police vous réprime.
Il y a une alternative au capitalisme comme le peuple de Paris l’a montré il y a 150 ans.
La Commune de Paris a été la première expérience de gouvernement ouvrier. Le peuple a imposé sa politique à la bourgeoisie – mettant fin à la dictature d’une minorité, créant une vraie démocratie directe et populaire pour la grande majorité. Un gouvernement populaire, par le peuple, pour le peuple, contre les ennemis du peuple !
La Commune de 1871 nous appelle aujourd’hui à en finir avec cette bourgeoisie, avec ce système capitaliste qui nous entraîne, jour après jour, dans des crises et catastrophes toujours plus grandes.
La Commune de Paris (1871) – un gouvernement ouvrier !
Au 18e et 19e siècle, le peuple de Paris a été le cœur battant des révolutions. En 1789, en 1830, en février et en juin 1848, en 1851, contre la noblesse, les exploiteurs, contre la monarchie ou la république bourgeoise. Chaque fois victorieux sur les barricades. Chaque fois trompé par les politiciens et alliés bourgeois.
En 1870, Napoléon III perd la guerre contre la Prusse et abdique. Adolphe Thiers, monarchiste dépité, met en place un gouvernement républicain bourgeois. En janvier 1871, ce gouvernement accepte les dures conditions d’armistice – contre la volonté du peuple de Paris. La capitale assiégée par l’ennemi prussien se défend avec la Garde Nationale. Elle ne se rend pas malgré la famine ; elle refuse de tomber dans le piège du nationalisme et du chauvinisme tendu par Thiers, de collaborer avec son soi disant « gouvernement des défenseurs », elle s’oppose à l’armée régulière qui veut la priver de ses canons… De nombreux soldats refusent de réprimer, passent du côté du peuple le 18 mars 1871 et exécutent deux généraux sanguinaires. Le gouvernement bourgeois républicain et le parlement s’enfuient à Versailles, imitant ainsi les rois d’antan.
Dans cette situation et fort de ses expériences, le peuple de Paris prend son destin en main et le pouvoir en proclamant la « Commune de Paris ».
Une politique pour le peuple et par le peuple
En ses 72 jours d’existence, du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune de Paris réalisa au profit du peuple ce qu’aucun gouvernement bourgeois ne voulait ni ne pouvait faire. Le prolétariat au pouvoir (femmes et hommes, ouvriers, employés et petits artisans) a changé la vie des 400 000 parisiens.
La lutte contre la faim et la pauvreté : cantines populaires et crèches ; soutien aux enfants, légitimes ou non.
Finis les loyers exorbitants, ils sont bloqués ; pas d’expulsions ni de sanctions pour ceux qui ne peuvent pas payer ;
Le travail de nuit pour les apprentis boulangers est supprimé, les heures supplémentaires interdites ainsi que les amendes sur les salaires.
La séparation de l’Église et de l’État ; des écoles professionnelles ouvrent, pour filles et garçons. L’enseignement devient laïque et gratuit pour tous…
La Commune c’est aussi l’abolition de la peine de mort. Elle ne sera supprimée à nouveau que 110 ans plus tard.
La Commune de Paris s’attaque à la propriété privée capitaliste. Les biens des bourgeois en fuite sont confisqués, les usines et ateliers abandonnés réquisitionnés, la production est réorganisée et la gestion est remise aux associations ouvrières. C’est un début indispensable de réorganisation et de collectivisation de la production.
Police et armée sont dissoutes et le peuple s’arme au sein de la Garde Nationale !
Toutes ces mesures, en avance sur leur temps étaient véritablement révolutionnaires – elles changeaient la vie des prolétaires et l’ensemble de la société. Les révolutions socialistes du XXe siècle se sont inspirées de son programme et en ont fait leur base. Elle les ont mises largement en œuvre. La Révolution bolchevique en 1917 réalisa ce programme en profondeur : lutte réelle contre le chômage, tout travailleur ayant droit à un travail et à un revenu ; la terre des princes a été donnée aux organisations paysannes, une paix sans annexion proposée.
Si la classe dominante a été obligée d’accepter certaines réformes, souvent on nous fait oublier : On doit ces réformes à l’action collective, tenace du prolétariat et de ses alliés !
La Commune – pionnière pour la libération des femmes
A l’époque, beaucoup de femmes du peuple vivent la misère, parfois forcées à la prostitution. Elles espèrent de la Commune qu’elle leur apporte des droits et libertés nouvelles : aide aux veuves et aux filles-mères. Des écoles professionnelles sont créées tout comme des emplois pour les femmes. La Commune initie le droit au divorce et au mariage libre. Louise Michel, Elisabeth Dimitrieva, Nathalie Lemel et tant d’autres luttent pour une politique d’égalité réelle entre hommes et femmes. Elles s’organisent par exemple dans « l’Union des femmes » qui adhère à ‘l’Internationale’. Les Communardes défendent la Commune au péril de leur vie sur les barricades.
Abolir l’exploitation et l’oppression dans toute la société, cette orientation de la Commune montre aussi la voie de la libération des femmes.
La classe ouvrière au pouvoir !
Suffit-il que nos exploiteurs « veuillent bien discuter » des revendications ? Non, la Commune a imposé son pouvoir, les intérêts des classes populaires en changeant les relations sociales. Elle a été un acte de violence, mais une violence créatrice, libératrice, mettant fin à une violence plus forte encore : celle de l’impitoyable exploitation et oppression.
Aujourd’hui encore…
L’État est l’instrument d’oppression d’une classe sur une autre, aujourd’hui du capital financier et des monopoles multinationaux sur le peuple. Les Gilets jaunes, les syndicalistes combatifs, des militants écologistes ou des droits de l’homme se rebellent aussi bien pour des motifs économiques et contre l’injustice sociale que contre le mensonge de la « démocratie libérale » et contre la dictature des cartels économiques. Lorsque « plus de démocratie » a été réclamée, Macron a mis en place un « grand débat » et la « convention citoyenne » sur l’écologie. De la poudre aux yeux, pour continuer comme avant à détruire nos conditions de vie, de travail et l’environnement, notre base de vie.
La classe dominante préside à un système dépassé qui vit de notre exploitation. Elle n’a plus rien à offrir.
La Commune de 1871, un nouvel État sous contrôle prolétarien
La Commune a renversé le pouvoir d’État bourgeois. Ses membres les plus combatifs et les plus conscients ont formé un nouvel État. Pour que celui-ci reste sous contrôle populaire, « La Commune employa deux moyens infaillibles. Premièrement elle soumit toutes les places d’administration, de la justice et de l’enseignement au choix des intéressés par l’élection au suffrage universel, et, bien entendu, à la révocation à tout moment par ces mêmes intéressés. Et, deuxièmement, elle ne rétribua tous les services, des plus bas aux plus élevés, que par des salaires que percevaient les autres ouvriers. » (dira Friedrich Engels, fondateur de la I° Internationale Ouvrière et rédacteur avec Karl Marx du « Manifeste du Parti Communiste »)
Les Communards ont pu agir parce que le peuple s’est armé. Ils ne voulaient pas d’une armée de métier au dessus du peuple. C’est le Comité Central de la Garde nationale, constitué de citoyens modestes, qui a assuré les premiers pas et l’organisation de la Commune. Depuis la Révolution Française de 1789, le monde du travail n’avait cessé de défendre pied à pied ses intérêts, quel que soit le régime politique. Des organisations indépendantes de solidarité comme de polémique politique, des journaux, des clubs s’étaient créés où les travailleurs les plus modestes se reconnaissaient, s’engageaient et peu à peu définissaient les objectifs et les moyens de leur lutte. La 1er Association Internationale des Travailleurs a fortement contribué à cette clarification et surtout les marxistes ont tiré de l’histoire des leçons indispensables toujours d’actualité.
Depuis 1871, les luttes des travailleurs, en France comme partout dans le monde ailleurs, n’ont pas cessé, mais elles ont été trop souvent mises en échec. Les dominants aimeraient effacer l’histoire des luttes, l’histoire des révolutions, l’histoire vivante du peuple. Pourtant, qu’attendre d’autre d’un État construit, organisé pour créer les conditions les plus favorables à l’exploitation du travail ? Qu’attendre de politiciens bien installés dans leur aire de jeu ? Rien.
L’héritage de la Commune de Paris
… une bonne base pour l’alternative au capitalisme.
La Commune de Paris a frappé de terreur les dominants. Mettant de côté leurs différents, les ennemis d’hier vont s’allier : la Prusse, Thiers et ses sbires reforment des régiments, choisissant des fanatiques réactionnaires, pour mater le peuple de Paris. Entre le 22 et le 28 mai, il bombarde Paris. Après une résistance héroïque, c’est la « semaine sanglante » : 20 à 30 000 communards et communardes seront massacrés ; beaucoup d’autres seront déportés, dont la célèbre Louise Michel.
Des révoltes ont eu lieu aussi à Lyon, Marseille, St Étienne, le Creusot, Narbonne, Toulouse… Des progressistes de tous les pays se sont joints à la Commune comme la russe E. Dimitrieva, membre de l’Internationale, les polonais Dombrovski et Wroblewski insurgés contre le tsarisme sont devenus généraux de la Commune, le hongrois Frankel et des Garibaldiens italiens ont participé à la lutte.
Mais ce grand élan révolutionnaire n’a pas suffi à battre la réaction du fait de l’inexpérience de ses membres devant une situation sans précédent et de l’influence encore minoritaire des communistes par rapport aux pacifistes, anarchistes, réformistes.
L’écrivain Victor Hugo dira de la Commune:« Le cadavre est à terre, mais l’idée est debout »
Face aux multiples crises du capitalisme, à la menace de guerre et à la violence croissante de la dictature bourgeoise, nous mobiliser en tant que prolétaires sur nos objectifs et préparer la révolution socialiste, c’est ce qui nous fait tenir « debout ».
Il faut un Parti révolutionnaire !
Un parti fait pour représenter jusqu’au bout les intérêts de ceux et de celles qui courbent la tête sous l’exploitation féroce – un Parti du camp du peuple. Un parti fort, soudé, constitué de ceux et de celles qui veulent bouleverser la société actuelle injuste, et faire naître le monde nouveau – un Parti Communiste.
Une organisation solidaire, unitaire, dans laquelle les opportunistes, les carriéristes, les oppresseurs n’ont pas de place. La gauche traditionnelle consomme aujourd’hui son échec. De « moindre mal » en « moindre mal », elle recule aujourd’hui au rang de chien de garde du libéralisme et du capitalisme. Les combats restent dispersés. Le rôle d’une organisation révolutionnaire est de les unir, d’en favoriser la synthèse pour un nouveau régime !
Servons-nous de toutes les réalisations progressistes et révolutionnaires dans le monde pour reprendre l’offensive ! Mettons à l’ordre du jour les idées mises en œuvre par la Commune de Paris et par les autres révolutions !
Vive la Commune ! Elle est de toute actualité !
Organisons-nous concrètement pour faire vivre la Commune
Le 18 mars : Rassemblement à Montmartre, Paris.
Le 30 avril : Rassemblement à la Guillotière, Lyon.
du 29 au 30 MAI: Week-end international ICOR à Paris
Pour plus d’informations, rendez vous sur nos sites : unitecommuniste.com/ — UPML.org — ICOR.info
Unité Communiste et Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR
Continuons le combat – pour une société socialiste !
L’actualité ne cesse de nous convaincre que nous sommes entrés dans une période de fascisation de l’appareil d’État : État d’urgence, démantèlement des conquêtes sociales et économiques, répression des opposions légitimes, déploiement policier, … Mais nous n’ignorons pas que les « Forces de cet Ordre » sont au service d’un gouvernement gérant une société capitaliste en déclin qui multiplie les crises.
Malgré les contraintes et la situation lourde de la pandémie, malgré le climat de peur créé après des attentats fascistes, etc., de larges couches populaires se battent, s’opposent, s’insurgent, mais bien souvent sans perspective de rupture avec l’ordre capitaliste. Nous savons qu’une réelle rupture ne peut être portée que par un mouvement communiste.
Lors du 150ème anniversaire de la « Commune de Paris » et des Communes révolutionnaires dans d’autres villes nous aurons l’occasion de relever le drapeau du communisme. La Commune c’est l’exemple vivant d’un « gouvernement de la classe ouvrière » (Karl Marx). Que de transformations accomplies, que de projets prévus qui serviront d’exemple pour toutes les révolutions qui suivront !
Hier, pendant 72 jours, les prolétaires, hommes et femmes, guidés par l’élan révolutionnaire, résisteront au gouvernement bourgeois réfugié à Versailles ainsi qu’à l’armée prussienne siégeant autour de Paris. Les prolétaires ont pris le pouvoir ! Après le renversement du gouvernement bourgeois, le peuple se lancera dans de grandes transformations, guidé par ses seuls intérêts de classe et internationalistes. Il dissoudra l’armée permanente et la police et armera tous les citoyens valides (nés en France ou ailleurs) dans la Garde Nationale. Il élira tous les fonctionnaires (juges, administrations, etc) qui seront payés au salaire ouvrier. Il donnera des droits nouveaux aux femmes ; rendra les ateliers et autres entreprises aux travailleurs ; réduira le temps de travail ; bloquera les loyers et les dettes, établira l’enseignement laïque et gratuit pour tous, filles et garçons …
Les femmes, surtout les ouvrières, ont joué un rôle primordial dans la Commune de Paris. En tant que femmes révolutionnaires, elles ont combattu les bourgeois. Elles ont largement contribué à créer une société favorable à l’émancipation des femmes et à l’émancipation de la classe ouvrière. Elles ont combattu l’obscurantisme, pour la libération de l’exploitation et de l’oppression. Plein de courage, elles ont défendu la Commune sur les barricades, souvent au prix de leur vie.
Mais nous n’oublions pas l’échec de la Commune lié à l’inexpérience des exploités, peu organisés, peu éclairés par la science socialiste et surtout manquant de son avant-garde communiste, de son Parti révolutionnaire traçant le chemin qui mène au Communisme.
Aujourd’hui, notre société est plus que mûre pour le communisme. Nous avons acquis de multiples expériences depuis 150 ans. Ce qui nous manque toujours en France, c’est l’organisation forte qui pourrait guider les prolétaires dans le combat pour leur libération de l’exploitation et de l’oppression capitalistes. Menons campagne militante en liant l’expérience des Communard.e.s aux questions que l’actualité politique nous pose. La Commune vit ! Avec ses leçons, elle est l’avenir !
Que ces 150 ans de la Commune fassent refleurir les drapeaux rouges du 18 Mars, redonnent un nouvel élan à nos forces unies. C’est à portée de main. C’est à nous d’en prendre l’initiative. Renforcer la voix des communistes et l’internationalisme est de notre responsabilité à l’ère où la bourgeoisie internationale développe l’anticommunisme pour nous fait à nouveau régresser vers le fascisme et la guerre. Construisons nos organisations dans la perspective de nous unir pour tracer la voie qui mènera les exploités et les opprimés vers le communisme.
Nous combattons la bourgeoisie aujourd’hui…
…riche de l’héritage des communard.e.s de 1871 – jusqu’à la victoire !
Rejoignez notre collectif et nos initiatives : 7 mars – Place de la République/ Paris pour la Journée internationale de lutte des femmes 20 mars –Célébration de la prise de pouvoir de la Commune à Paris 18 avril – réunion/débat sur la lutte des femmes aujourd’hui et les femmes de la Commune 1er mai – participation à la manifestation de la journée internationale de lutte des travailleurs 29/30 mai – manifestation, réunion-débat et célébration au cimetière du Père Lachaise avec la participation de délégations internationales de l’ICOR
Paris, mars 2021
Membres et signataires actuels du collectif « Vive la Commune de 1871» :
* Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires)
* Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)
* Comite Solidarité Pérou (CSP)
* Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH)
* Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem),
* Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar)
Résolution sur la Journée internationale de lutte pour la libération des femmes 2021
Il y a 150 ans, en mars 1871, le prolétariat parisien renversa pour la première fois l’ancien pouvoir et établit un nouveau pouvoir, le premier État des travailleurs. La Commune de Paris était « le glorieux fourrier d’une nouvelle société ». Les femmes étaient des atouts, elles étaient parmi les plus courageuses des combattantes aux barricades ! La Commune a jeté les premières graines d’une véritable libération des femmes, a créé des emplois en usine pour leur indépendance financière, des écoles professionnelles industrielles pour les filles, une loi sur le divorce, a traité les enfants légitimes et illégitimes sur un pied d’égalité. Elle a publié un décret pour l’égalité des femmes. L’organisation de femmes indépendante « Union des femmes » était membre de l’Internationale. Jusqu’à ce jour, la Commune de Paris trace la voie des grandes révolutions socialistes ultérieures et de la lutte pour la libération des femmes.
Les femmes travailleuses sont doublement opprimées et doublement exploitées dans ce système capitaliste parce qu’elles sont des travailleuses et parce que ce sont elles qui sont responsables des travaux ménagers, des soins à leurs enfants, à leur partenaire et aux personnes à leur charge – tout ce que l’on subsume sous « travaux ménagers » non rémunérés. En réalité, rien de tout cela n’est une affaire privée pour les femmes ! Ce sont des tâches pour la société dans son ensemble ! Elles doivent être résolues et organisées en conséquence. Là aussi, la Commune de Paris a ouvert la voie ! Dans ce système, en revanche, leur corps devient une marchandise, comme par l’exploitation à des fins sexuelles et la traite des êtres humains. Chaque jour, partout dans le monde, des femmes sont violées, mutilées, violantées dans la rue, dans leur maison, assassinées simplement parce qu’elles sont des femmes. En bref, ce système est basé sur des relations familiales et sociales patriarcales qui trouvent leur origine dans la propriété privée. Une politique particulièrement misogyne est menée par la réaction islamiste.
L’ICOR encourage la lutte pour la libération des femmes en liaison avec la lutte pour la libération nationale, la révolution prolétarienne, la véritable démocratie et le socialisme aussi bien dans les pays impérialistes que dans les pays dépendant de l’impérialisme. Elle promeut le rôle des femmes dans les mouvements politiques et les partis révolutionnaires ! Elle invite donc les organisations internationales de femmes à participer à la construction du Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et la guerre.
Dans la pandémie de Coronavirus, en interaction avec la crise économique et financière mondiale, l’impérialisme montre son vrai visage. L’économie du profit est incompatible avec une protection durable de la santé de la masse de la population. Sur le fond de la crise de Coronavirus qui s’étend de façon incalculable, de millions de personnes affamées, de systèmes de santé qui ne fonctionnent pas, de la destruction massive d’emplois, de la pauvreté généralisée, une tendance accélérée vers une crise sociale globale du système impérialiste mondial se développe avec des mouvements de masse, des grèves, des protestations dans lesquelles les femmes jouent un rôle important. Les forces s’accroissent et se renforcent qui poursuivent la voie commencée par la Commune de Paris et emboîtent le pas des femmes combattantes courageuses.
D’autant plus il est temps aujourd’hui de faire connaître et d’ancrer la Commune de Paris et ses enseignements auprès de la masse des femmes : Que ce soit en Inde où neuf grèves générales ont eu lieu pendant un an, la dernière avec 250 millions de participants. Où des paysans de tout le pays se rebellent avec mépris de la mort contre les lois du gouvernement fasciste Modi. Et les femmes qui travaillent dans le secteurs de la santé, de la garde d’enfants et comme cuisinières s’y joignent. Les paysannes luttent également contre leur manque de droits, car elles peuvent travailler la terre mais ne pas la posséder. Comme au Bangladesh où les ouvrières du textile se battent depuis des mois pour des salaires non payés et contre les licenciements. Ou en Afrique du Sud où 59 % des jeunes sont au chômage et où une grève générale contre la corruption, répercutant le fardeau de la crise sur les travailleurs, et contre la violence sexiste, a été largement suivie par les masses. En France, où les luttes de masse s’opposent au président Macron quand il pousse à la fascisation de l’appareil d’État, et est incapable de lutter contre la pandémie de Corona, et où les femmes révolutionnaires s’apprêtent à célébrer les 150 ans de la Commune de Paris. Ou dans des pays comme le Pérou, l’Équateur, le Brésil – où, parfois, les morts du coronavirus ne sont même plus enterrés et où les femmes prennent en charge l’aide sociale et l’assistance mutuelle au mieux de leurs capacités et font partie de la lutte contre le gouvernement.
Il est d’une importance stratégique que le mouvement combatif international des femmes devienne l’allié du prolétariat mondial et que les femmes dans les partis révolutionnaires jouent leur rôle avec confiance. Toutes les contradictions du système capitaliste-impérialiste s’aggravent par la crise économique et financière internationale, s’exacerbant par la pandémie de Covid 19. La contradiction entre les forces productives internationalisées et les rapports capitalistes de production appelle une solution. Ce que la Commune de Paris a commencé, ce que la révolution d’Octobre socialiste et la révolution socialiste dans la Chine de Mao Zedong en lutte contre l’oppression féodale, arriérée ont continué, ce que les pays à l’époque socialistes ont essayé et réalisé – tout cela est aujourd’hui sur l’agenda de l’histoire mondiale : la libération des femmes dans des pays libérés, démocratiques et socialistes.
Luttons au niveau transnational et ensemble, femmes et hommes, au sein de l’ICOR et du Front uni pour la libération des femmes, la liberté, la démocratie et le socialisme !
Signataires (en date du 23/2 2021, d’autres signataires sont possibles):
UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
UC Unité Communiste, France
UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
Aujourd’hui, nous avons participé à a manifestation du 8 mars à Lyon.
Cette manifestation est un succès, ayant largement rassemblé en dépit du contexte sanitaire. Plus de 10 000 personnes ont ainsi foulé la rue, majoritairement des femmes, venus réclamer leurs droits et dénoncer les injustices. Entre cette manifestation et celle du 8 mars précédent, un immense espace semble existe.
Entre le 8 mars 2020 et le 8 mars 2021 le monde a changé. La pandémie est passée par ici, avec son lot de deuil, son lot de souffrances, son lot de difficultés.
Ces difficultés n’ont pas été également réparties. Pour une partie de la population relativement privilégiée, le confinement a pu être agréable, voir être un simple désagrément. Pour d’autres, en revanche, il a été une épreuve de forces.
C’est, dans l’ensemble, le cas des femmes.
Depuis le début de la pandémie, les femmes ont été en première ligne.
En première ligne dans les activités professionnelles, en particulier dans le secteur médical. En effet, les fonctions les plus exposées (infirmières, aides-soignantes…) sont majoritairement féminines.
En première ligne dans la vie de tous les jours. Les tâches domestiques leur ont souvent échu, tout comme la gestion des enfants, des courses, du ménage…
En première ligne face aux violences : stress, désespoir, angoisse… se sont manifestées de diverses manière. Y compris par une hausse dramatique des violences physiques, morales, sexuelles, violences dont les femmes ont été les principales victimes.
A la levée du confinement, elles ont retrouvé les harcèlements de rues, les agressions quotidiennes, exacerbées, la aussi, par l’atmosphère d’apocalypse propre à cette année.
Quant à l’avenir, il est loin d’être rose : les perspectives économiques sont médiocres. Or, les femmes sont, statistiquement, plus en situation de précarité que les hommes. Cette triple peine fait de l’année 2020 une année difficile, anxiogène.
De plus, le gouvernement est loin d’avoir montré un exemple parfait.
La nomination d’une personnalité comme Gerald Darmanin au poste de ministre de l’intérieur a été un signal profondément négatif envoyé par le gouvernement à toutes les femmes. Quant à la capitulation de Marlène Schiappa, qui prétendait qu’elle « ne serrerait pas la main à quiconque accusé de viol », celle-ci illustre pleinement l’absence de principes ces les politiciens. D’ailleurs, dans l’ensemble, les délinquants sexuels riches, les violeurs mondains, ont la vie belle en France.
Dans d’autres pays dont la Pologne, l’offensive anti-femme prend toujours plus d’ampleur. Les droits des femmes sont constamment sous les feux des réactionnaires. Rien n’est jamais acquis !
Pour autant, en dépit de ses faiblesses, nous ne pouvons que reconnaître que la mise en place d’un âge minimal du consentement est une forme d’avancée. Elle n’impose plus aux victimes les plus jeunes le calvaire de devoir démontrer le non-consentement. Il s’agit d’un timide pas en avant.
En dépit de la situation complexe, il existe des prémices de victoires :
D’une manière générale, la vague de fond de #metoo (et son équivalent #metoogay) se poursuit, libérant les paroles. Aujourd’hui, les agresseurs savent que la vérité peut sortir à tout moment. Dans d’autres pays du monde, sous l’influence grandissante de courants de pensée progressiste, des victoires apparaissent. Le mouvement des femmes, dans les pays d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique, remporte progressivement des victoires. Dans les prémices de démocraties populaires, comme au Rojava ou dans certaines parties de l’Inde, les groupes d’autodéfense féministes permettent de mettre fin aux violences sexistes et imposent une société nouvelle.
Il est indéniable que les mentalités avancent. Ces avancées rencontrent cependant une résistance acharnée de réactionnaires fanatiques, qui tremblent devant l’effondrement de leur monde. Cette avancée des mentalités met en exergue les pratiques d’un autre temps. Elles les rendent d’autant plus insupportables.
Le militantisme n’est pas un monde à part !
Une lame de fond féministe traverse l’ensemble de la société. Y compris un monde militant souvent très masculin.
Nous sommes une organisation qui reste, en dépit d’une progression certaine, toujours majoritairement masculine. Cette situation est révélatrice du fait que nous ne parvenons pas encore à développer une ligne efficace, ni que nous de parvenions à surmonter un grand nombre de travers, que ce soit dans notre vie personnelle ou militante. Il nous reste encore un travail profond à réaliser pour nous dépêtrer nous même de nos travers. Nous ne pouvons nous exempter nous-mêmes de reproches. Mais nous en avons conscience, dans l’ensemble, ce qui nous permet d’agir dessus.
Nous pensons qu’on ne peut pas déclarer qu’il existe un monde militant antisexiste, pur, coupé des controverses et des agressions. C’est un fait indéniable. Contrairement à d’autres sujets où la différence entre une position de principe et la pratique ne se voit pas, sur la question du sexisme, ces subterfuges ne prennent pas. La question du féminisme est une question qui touche les rapports d’une moitié de société avec une autre (en simplifiant grossièrement, les choses ne sont pas si binaires.), il est donc impossible d’y échapper. Notre pratique à des implications concrètes.
Parfois, les revendications féministes sont minorées, laissées de côté. Il en est de même pour d’autres revendications qui demandent des changements d’attitude, des corrections, une autocritique réelle. Elles sont perçues comme étant nuisible à l’unité, comme étalant « le linge sale » au vu et au su de toutes et tous, ou comme ayant vocation à créer un safe space illusoire.
L’argument se retourne aisément.
Le vrai safe-space nuisible, lequel est-ce ? N’est ce pas en tout premier lieu celui du machisme quotidien, du racisme larvé, des résidus pourrissants du vieux monde, qu’on refuse de combattre ? Nous le rappelons à nouveau : ce ne sont pas les revendications féministes qui fracturent l’unité populaire, c’est au contraire le sexisme qui repousse « la moitié du ciel » loin des organisations militantes.
Parfois, dans la lutte pour l’unité populaire, contre les pratiques et les mentalités sexistes, il existe des contradictions.
L’an passé, nous nous sommes exprimés et exprimées sur certains contradictions qui peuvent exister dans les luttes féministes. Nous souhaitons revenir sur celles-ci.
Comme toutes les luttes qui concernent un pan entier de la société – en l’occurrence environ la moitié de celle-ci – les luttes des femmes ont une dualité qui leur est propre. Il n’existe pas de monolithe qui se nomme ‘la femme’, mais bien une réalité complexe, contradictoire. Femmes prolétarienne, femmes réactionnaires, femmes bourgeoises…
Ces contradictions traversent l’ensemble des mouvement féministes. Elles se voient aussi dans les luttes.
Un mouvement complexe.
Celles-ci sont à la fois des luttes contre leur situation d’inégalité juridique, sociale, matérielle, politique…Ce sont des luttes pour s’émanciper du patriarcat, être la maîtresse de sa chair, de sa destinée. Ne plus être considérée comme un utérus, une proie, une machine à travail domestique… Toutes les femmes partagent, en toute objectivité, un intérêt commun à réaliser ces objectifs.
Mais, ces luttes sont également traversées par d’autres luttes démocratiques (antiracistes, antifascistes…) ainsi que par la lutte des classes. Les luttes féministes sont incluses dans le vaste mouvement pour l’émancipation générale et pour la réalisation d’une nouvelle société. C’est cette dualité constante qui explique aussi qu’il existe une telle variété de mouvement et de positions.
Les influences réciproques entre les deux formes créent des conflits et des contradictions, celles-ci sont d’ailleurs parfois brouillées par une phraséologie de gauche, gauchiste. Parfois elle se double même d’un sectarisme déroutant, alors qu’elle porte un contenu finalement libéral, droitier, petit bourgeois. Derrière des mots d’ordres grandiloquents se dissimule parfois le maintien de la vente de la chair, la servitude volontaire.
Or, si toutes les femmes ont objectivement intérêt au féminisme et à l’égalité des droits, elles ne sont pas toutes pour autant favorables à une société sans État ni classe. Certaines ont intérêt même à une société capitaliste, impérialiste. Mais tant qu’existera la domination et l’exploitation, leur statu sera constamment menacé.
Le libéralisme peut-il être antisexiste ?
Le libéralisme peut, en dernière instance, se passer du sexisme et du patriarcat. Mais il ne peut se passer de la domination, du surtravail domestique, et, finalement, il tend à reproduire constamment la domination. Cette tendance existe même au sein des couples homosexuels, elle existe dans l’ensemble des cellules familiales sous chacune de leurs formes.
Le fait est que les rapports de domination peuvent aussi muter, évoluer, prendre des formes nouvelles. Mais le besoin d’extorquer un travail gratuit persiste. Et il persistera tant qu’existera l’exploitation générale.
Nous nous inscrivons dans une tradition qui ne se positionne pas d’une manière humanitaire. Nous voulons résoudre définitivement le patriarcat et le sexisme qui en découle. Cela ne signifie pas attendre la révolution pour poser ces questions. Cela ne signifie pas non plus qu’un changement de régime implique mécaniquement l’effondrement du patriarcat. L’expérience a démontré qu’il s’agit d’un processus long, lent, complexe. L’expérience a aussi montré que ces questions ne sont jamais mieux traitées que par les femmes elles même, et que la substitution a leur parole, à leur expérience, est souvent la meilleure manière de ne rien régler.
Nous voyons dans le mouvement de lutte des femmes non pas une composante séparée du grand affrontement de classe, du grand mouvement d’émancipation général. Au contraire, il s’agit d’un pilier. Défiler le 8 mars, c’est pour nous une manière d’apporter notre soutien à ces luttes.
En mémoire de toutes celles qui se sont battues. Pour l’honneur de toutes celles qui se battent. Pour celles qui sont tombées. Vive le 8 mars ! Vive les luttes des femmes !
Nous, ATIK – Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe – UC – Unité Communiste – et UPML – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste – considérons que la Loi Sécurité et la Loi Séparatisme sont des menaces importantes. Nous pointons une trajectoire dangereuse choisie par l’État français et ses gouvernements successifs, de droite comme de gauche : celui de la répression à outrance.
Cette trajectoire épouse précisément celle de la destruction des droits sociaux.
Bien que la France soit une puissance impérialiste, elle connaît une crise économique importante et la concurrence de nouveaux acteurs internationaux. Pour protéger les taux de profit des exploiteurs, il faut donc réduire les droits sociaux et les salaires : c’est là le sens des politiques suivies depuis le milieu des années 1980 et accélérées depuis début 2000.
La colère répond à la misère.
Les mouvements sociaux constants depuis plus d’une décennie et l’irruption de nouvelles formes de contestation comme les Gilets Jaunes expliquent ce choix. Après avoir saccagé les conquêtes sociales, fruit de plus d’un siècle de combats, le gouvernement s’attaque aux droits politiques.
Cette loi de sécurité globale s’inscrit dans un arsenal juridique et judiciaire qui s’est étoffé d’années en années. Les exploiteurs ont habilement utilisé tous les prétextes possibles pour réaliser cela.
La loi Sécurité : briser les mobilisations.
Dans l’ensemble cette loi vise à pouvoir renforcer les pouvoirs de la Police, notamment en dotant la Police Municipale de pouvoirs judiciaires plus importants. Elle permet également l’utilisation de drones pour la collecte d’informations. Son article 24, qui a fait couler beaucoup d’encre, est construit pour protéger les policiers face à la diffusion d’images et de données personnelles.
Une nouvelle fois, la répression emploie des éléments anecdotiques pour justifier une répression générale. En utilisant de rarissimes cas où des policiers ont été ciblés individuellement, une loi spécifique est mise en place.
Dans les faits, ces mesures se traduiront par une répression plus rapide, plus documentée, et surtout par la possibilité de pouvoir censurer les images des violences policières. Nous rappelons que depuis des décennies, la France est régulièrement dans le collimateur de la Commission Européenne des Droits de l’Homme du fait de la répression particulièrement féroce qui sévit chez elle.
Loi séparatisme : le racisme à toutes les sauces.
La société française a été sous le choc lors des vagues d’attentats. Profitant de l’indignation, les gouvernements ont pu introduire des nouvelles lois répressives. Aujourd’hui, il est possible d’être arrêté sur la base d’une intention vague, indémontrable, de commettre un acte illégal. Ces lois ont notamment été détournées de leur vocation antiterroriste pour réprimer le mouvement des Gilets Jaunes.
Depuis des années l’islam est utilisé comme un épouvantail pour effrayer la société française et lui faire accepter passivement des mesures réactionnaires. Auparavant, il s’agissait du noir, de l’arabe, du juif. Le mot musulman permet de tenir des discours racistes sans être condamné – ou si peu – par un habile tour de passe-passe. Mais le fond reste le même.
La loi sur le séparatisme, qui doit lutter contre les dérives sectaires chez les croyants musulmans et musulmanes, est en réalité une mesure visant à rendre impossible leur intégration. Elle est stigmatisante et vexatoire. Surtout, son contenu vise, là aussi, à pouvoir s’octroyer un droit de regard sur les consciences et les opinions de l’ensemble de la société.
Car derrière l’Islam, ce sont les classes populaires et l’ensemble des exploités qui sont ciblés. Les militants et militantes aussi sont concernés par ces mesures. Car derrière la guerre contre l’islamo-gauchisme, c’est bien une attaque contre les progressistes et les révolutionnaires. Il s’agit ni plus ni moins d’un copier-coller du judéo-maçonnisme et du judéo-bolchévisme des années 30.
Cette loi contient ainsi la possibilité de pouvoir interdire « toute idéologie politique qui se dresserait contre les valeurs de la République ». Une phrase creuse, qui permet de s’en prendre à toute opposition, voire à la science même. Ainsi les ministères chargés de l’éducation veulent enquêter sur l’enseignement et la recherche. L’université, « nid d’islamo-gauchiste » accusée de produire des théories mettant en péril l’ordre et corrompant la société. Lorsque les sciences sociales deviennent l’ennemi de la société, c’est qu’elle est pourrie et tremblante.
Démocratie – dictature : une limite ténue.
Les droits démocratiques sont fragiles. Il n’existe aucune garantie de leur maintien. L’expérience de plusieurs pays d’Europe montre qu’il est aisé de passer d’une démocratie libérale à une dictature.
Nous rappelons également que la Ve République est née du coup de force gaulliste, et qu’elle a été architecturée pour permettre un contrôle maximal sur la société. En cas de crise de régime importante, elle possède en son sein les dispositions qui lui permettent de passer à une dictature ouverte.
Dans l’ensemble, une grande majorité de partis ont accepté le fond de la loi : c’est à dire renforcer l’étau sur la société, et n’ont fait que débattre de modalités secondaires. Il existe dans le fond une quasi-unanimité à considérer que la société française traverse une crise profonde, et que les libertés d’hier n’ont plus leur place aujourd’hui.
L’arsenal État d’Urgence – Loi Sécurité – Loi Séparatisme offre une amplitude d’action maximale au gouvernement. En mettant en place une répression préventive, en augmentant les capacités de réponse policière, en montant les exploités les uns contre les autres, le gouvernement espère traverser la crise. Mais il est déjà prêt à plus !
Demain : une inconnue.
Les expériences du XIX e et du XXe siècle ont montré que la frontière entre la démocratie des exploiteurs et la dictature féroce et terroriste est ténue. Cette barrière semble progressivement se fissurer. Les prochaines échéances électorales sont, pour le moment, une course à qui sera le réactionnaire le plus agressif et le plus brutal. Elles suscitent une inquiétude profonde.
Nous appelons à lutter contre cette loi, à en dénoncer le caractère profondément antidémocratique, nous appelons également à la solidarité contre la répression, où qu’elle soit !
Militants en France ou ailleurs, nous ne formons qu’une seule ligne de front contre les réactionnaires et contre l’impérialisme. Unissons nos forces !
COMITÉ INTERNATIONAL DE COORDINATION (CIC) DE LA LIGUE INTERNATIONALE DE LUTTE DES PEUPLES
EXIGEONS L’ARRÊT DES PERSÉCUTIONS POLITIQUES ET LA LIBÉRATION DE TOUS CEUX QUI SONT POURSUIVIS ET EMPRISONNÉS, DE TOUS NOS CAMARADES DU MOUVEMENT D’AMNISTIE ET DES DROITS FONDAMENTAUX DANS LE PROCESSUS POLITIQUE PRÉCÉDENT À LIMA !
À BAS LA PERSÉCUTION POLITIQUE DES IDÉES !
Nous sommes profondément choqués par la persécution brutale et illégale de nos 121 camarades, avocats, enseignants, travailleurs, artistes, étudiants, gens de la rue et combattants sociaux emprisonnés au Pérou, qu’ils cherchent à étendre à 300 autres. Cette semaine, 53 d’entre eux étaient déjà emprisonnés et d’autres sont menacés d’arrestation.
Le 2 décembre 2020, lors d’un gigantesque raid policier et militaire brutal au Pérou, 77 des 121 chers camarades faussement accusés du crime de terrorisme ont été arrêtés, dont 11 avocats comme M. Alfredo Crespo, et des dirigeants syndicaux, en pleine période d’état d’urgence militaire.
Néanmoins, la Constitution politique du Pérou stipule dans son chapitre 1 : Droits fondamentaux de la personne, article 3, des garanties : « La liberté de conscience et de religion, individuellement ou en association. Il n’y a pas de persécution pour des idées ou des croyances. Il n’y a pas de crime d’opinion ». Pourtant, le gouvernement ne respecte pas tous ces droits fondamentaux, ainsi que les accords et conventions internationaux qu’il a signés.
Nous exprimons notre rejet et notre répudiation catégorique de cette chasse illégale, arbitraire et abusive menée par le gouvernement péruvien qui a commencé aux petites heures du matin le 2 décembre, en pénétrant par effraction dans 94 maisons, dont ils ont brisé les portes et les fenêtres, en soulevant des mineurs qui passaient la nuit avec leur père, battre des mères pour avoir demandé l’ordre de la Cour pour un tel outrage, détenir une mère qui allaite avec son bébé, la harceler en emmenant l’enfant à l’INABIF, briser la santé des personnes âgées, arrêter des avocats pour refuser toute forme de défense juridique et de mauvais traitements physiques et psychologiques de tous les détenus et de leurs familles.
Tous se battent pour les droits fondamentaux et sociaux tels que le droit à la participation électorale, exigent une nouvelle Constitution avec une Assemblée constituante, rejettent le capitalisme et luttent pour le socialisme. Rien de tout cela n’est un crime au Pérou ou ailleurs. Ils violent de manière flagrante la présomption d’innocence et le droit à la défense.
Ce sinistre raid anti-populaire montre clairement les plans infâmes de l’impérialisme, du groupe militaire interventionniste de Lima, et la réaction des indigènes. Dans sa défense acharnée du capitalisme, ils déploient une haine et une vengeance acharnées contre lui.
Avec une profonde indignation, nous rejetons ces attaques sournoises et provocatrices qu’ils utilisent pour détourner l’attention, discréditer les combattants sociaux et défendre le système d’exploitation et d’oppression capitaliste.
De plus, quinze des personnes emprisonnées ont été infectées par le Covid-19. Nous exigeons la liberté de tous les détenus, le respect des droits fondamentaux d’opinion, d’organisation et de participation politique. Nous condamnons les tortures qu’ils subissent et exigeons de mettre fin à la persécution !
Nous appelons à la solidarité internationale immédiate des organisations populaires du monde entier. Nous condamnons les viles attaques contre le peuple péruvien et exigeons la libération des détenus, les fils et filles exceptionnels du peuple.
LIBÉREZ NOS CAMARADES QUI LUTTENT CONTRE L’OPPRESSION CAPITALISTE !
SOLIDARITÉ MONDIALE CONTRE LA RÉPRESSION AU PÉROU !
À BAS LA RÉPRESSION, LA HAINE ET LA VENGEANCE CONTRE LE PEUPLE PAR L’ÉTAT PÉRUVIEN !
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES AVOCATS, LES ENSEIGNANTS, LES ARTISTES, LES ÉTUDIANTS, LES TRAVAILLEURS, LE PEUPLE, LES COMBATTANTS SOCIAUX EMPRISONNÉS AU PÉROU !
LUTTER POUR UNE NOUVELLE CONSTITUTION ET LE SOCIALISME N’EST PAS UN CRIME !
(Déclaration adoptée par le Comité international de coordination lors de sa réunion du 20 février 2021)
Le PCF a joué un rôle essentiel dans la vie politique française et dans la vie ouvrière dans son ensemble. Si aujourd’hui, il n’apparaît plus que comme une organisation secondaire, comme un vestige du passé, son histoire mérite d’être connue, étudiée, comprise, partagée. Au seuil de son centenaire, si le vénérable parti ne nous livre pas une organisation de combat, il nous livre cependant un autre trésor : celui d’une mine d’expérience. Quoiqu’on puisse penser du PCF, il nous faut regarder celle-ci, la comprendre, en tirer les éléments positifs. Nous lui sommes toutes et tous redevables, d’une manière ou d’une autre.
Nous voulons proposer une histoire du PCF qui sorte d’une simple lecture événementielle et surplombante. Nous voulons soulever les véritables questions qui se nichent au sein de son histoire : comment il est parvenu à naître, au fil d’un long processus d’agrégation de forces.
Comment a t-il évolué, quelles ont été les raisons de son déclin. Qu’est ce que son expérience nous apprend sur nous-même en tant qu’organisations voulant œuvrer à la construction d’un Parti.
Nous vous donnons rendez-vous jeudi 18, à 18h30, pour aborder ces questions.
Pour toute inscription, merci de nous contacter par mail sur Unite.communiste.lyon[@]gmail.com