Catégorie : Communiqués

  • 150e anniversaire de la Commune de Paris !

    150e anniversaire de la Commune de Paris !

    Le week-end du 29 et 30 mai, nous étions à Paris avec les amies et amis de la Commune pour célébrer son 150e anniversaire. Il s’agit de l’aboutissement d’une campagne démarrée depuis près d’un an pour célébrer cette date importante.

    Samedi matin nous étions présent-es place de la République au stand de l’ICOR (Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires), en compagnie d’une délégation de celle-ci. Nous y avons tenu une table de presse. Nous avons pu ainsi échanger avec des camarades du monde entier, de l’ICOR, de l’ILPS (Ligue Internationale des Peuples en Lutte), ou d’ailleurs. Nous avons échangé également avec des militants et militantes de France communistes ou non, qui se sont intéressés à l’action de la coordination révolutionnaire.

    Le stand de l’ICOR

    À 14h, nous avons participé à la manifestation qui se rendait au cimetière du Père Lachaise. Sous un soleil écrasant, nous avons défilé dans les rues de Paris, aux cris de « Vive la Commune », mais aussi avec les chansons de nos camarades du monde entier. Car la Commune, loin d’être uniquement un héritage franco-français, a inspiré le monde entier.

    Nous avons déposé des fleurs au Mur des Fédérés, en l’honneur des communard-es tombé-es sous les balles de la coalition de la bourgeoisie et de la noblesse. Nous avons rendu hommage à ce combat : un combat pour la construction d’une société nouvelle, d’un nouveau type de pouvoir : l’exercice d’une souveraineté absolue par les classes populaires, pour elles, contre leurs exploiteurs.

    Nous avons pu entamer un premier échange le soir même, en dépit du couperet du couvre-feu, pour présenter chacun nos groupes et nos organisations.

    Dimanche matin, nous nous sommes rendu-es au Centre International de Culture Populaire pour participer à un meeting organisé avec nos camarades de Vive la Commune (1871). Ce comité, rassemblant nos camarades de l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste) et aussi les représentants en France d’organisations communistes étrangères, a été un moment important de partage et d’échange.

    Nous avons pu écouter des intervenants de plusieurs continents (Afrique, Asie Centrale, Amérique Latine, Moyen-Orient…) s’exprimer sur plusieurs questions centrales : quel héritage vivant pour la Commune de Paris ; comment en tirer des enseignements pour la période actuelle ; comment avancer sur le chemin de la construction de Partis Révolutionnaires et d’une coordination efficace.

    Nous saluons l’ensemble des participants et des participantes de ce week-end. Nous saluons tout particulièrement ceux et celles qui se battent dans des conditions éprouvantes contre des régimes fascistes ou qui sombrent dans le fascisme.

    La coordination a particulièrement tenu à saluer la lutte des femmes de ménage des hôtels Ibis, qui ont obtenu des victoires après plus de 20 mois de lutte.

    Elle a salué le peuple Palestinien qui se bat contre l’État israélien.

    Elle a salué le peuple Colombien, qui combat nous citons « l’Israël d’Amérique Latine », un gouvernement ultra-réactionnaire et assassin, mais qui cède face à la pression du peuple en lutte !Nous avons par ailleurs réalisé une peinture avec nos camarades de Rebell, organisation de jeunesse du MLPD.

    Elle a salué ceux et celles qui se battent contre l’État turc et contre l’État islamique, agent de celui-ci.

    Elle a salué l’ensemble des peuples qui luttent contre l’impérialisme et contre le colonialisme, tout en oubliant pas que, dans les métropoles aussi, les politiques se durcissent. La liberté s’étrangle en ce début de siècle.

    Nous avons aussi salué la mobilisation, à Lyon, contre l’extrême-droite, à laquelle nos camarades restés sur place ont participé. Nous remercions l’ensemble de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont rendu ce week-end possible. Que ce soit par la logistique, par la préparation des repas, par la traduction, par la présence ou par l’activité. Nous saluons tout particulièrement nos camarades de l’UPML pour leur travail imposant !

    Nous regardons ce week-end comme un succès qui en appelle d’autres.

    Ces échanges sont importants à plus d’un titre.

    • En tout premier lieu, ils nous font prendre conscience de l’importance mondiale des organisations communistes. Si, en France, les organisations communistes sont faibles, dispersées, si elles s’ignorent mutuellement, ce n’est pas une fatalité. Nous voyons qu’ailleurs, les organisations qui luttent sous le drapeau rouge sont actives, nombreuses combatives. Elles remportent des succès et grandissent !
    • Ce sont des moments où nous pouvons comparer nos pratiques et débattre sur le fond, en tout camaraderie, en servant comme seul but celui de la lutte. Aucune organisation ne prend le pas sur l’autre, et toutes échangent sur un même pied d’égalité, le but n’étant pas de formater dans un moule unique, mais bien de créer une émulation, de s’enrichir mutuellement, et d’élaborer conjointement les bases d’une stratégie mondiale.
    • Ces échanges nous placent devant nos responsabilité et nous imposent une injonction à lutter, à grandir et à remporter des victoires. Dans les échanges internationaux, ce ne sont pas des vases clos qui se côtoient : ce sont les organisations de pays dominants, de pays dominés, d’organisations qui font face à une répression à des années-lumière de ce que nous vivons ici. Et ce, même en prenant en compte que la situation ne soit pas objectivement réjouissante en France. Le confort de la démocratie bourgeoise et d’un Etat impérialiste est un confort anesthésiant : ils nous laisse le loisir de « jouer à la guerre » entre groupes et chapelles politiques. Pendant ce temps, notre impérialisme ne rencontre pas d’opposition politique sur le fond. Nous avons un impératif à construire un Parti Communiste : celui de remplir les tâches qui nous incombent !

    Comme nous l’avions mentionné au cours des échanges de ce week-end : la France, paradoxalement, est une piètre héritière de la Commune. Bien souvent, nous n’en avons retenu qu’un héritage romantique, celui d’une lutte à mort sur les barricades. Mais nous n’avons pas toujours su en retirer l’essentiel : celui du besoin d’un État-major des luttes, qui puisse mobiliser l’ensemble de ceux qui subissent l’exploitation. Un État-major qui puisse aller au-delà des intérêts économiques et étroitement corporatiste. Qui soit capable de synthétiser les aspirations profondes de l’ensemble des exploités et exploitées, des dominés et dominées, et de tracer une voie vers la victoire.

    Nous ne prétendons pas être le centre autour duquel se constituera cet État-major. Et nous savons que nous ne sommes pas les seuls à penser cela. Mais la transcription de cette pensée en actes demande deux choses :

    • Acter que cela signifie une volonté unificatrice qui demande de l’énergie, du temps, de la volonté, pour un consensus idéologique minimal et un programme politique capable de répondre aux interrogations de l’époque. Cela ne peut exister qu’au travers d’une lutte immense contre les inimitiés, les méfiances, les chefferies, les sectes. Une lutte contre des tendances que nous hébergeons malgré nous, qui demande une vigilance constante !
    • Une intégration internationale qui nous sorte de notre vase-clôt de pays impérialiste : notre adhésion à l’ICOR, ainsi qu’à l’Alliance Internationale a été motivée en partie par cela. Nous ne sommes pas le centre du monde, et nos interrogations ne nous sont pas spécifiques. D’autres ont les mêmes. Ensemble, nous avons l’espace de discussion, d’échange, pour pouvoir analyser de manière scientifique la situation et nous pouvons produire la synthèse de notre époque. Ensemble nos perspectives sont celles d’avancer sur le chemin d’une nouvelle internationale.

    Vive l’ICOR, vive l’Alliance Internationaliste, vive la Commune et vive le communisme !

  • Manifestation contre les violences de l´extrême-droite

    Manifestation contre les violences de l´extrême-droite

    Nous transmettons l’appel à cette manifestation. Nous participerons ce week-end là aux commémorations de la Commune, mais nous considérons que le climat politique actuel, et la pression des fascistes, justifient que nous soutenions cet évènement. Aujourd’hui, plus un jour ne se passe sans provocation raciste, sans discours xénophobe, sans atteinte à la dignité humaine. Nous devons riposter de manière unitaire et solidaire.

    Le Samedi 29 Mai à Lyon à 15h de la place de la Croix-Rousse

    Depuis maintenant plusieurs années, l’extrême-droite agit en toute impunité à Lyon. Mais depuis quelques mois, notamment du fait d’un climat politique national délétère, les milices d’extrême-droite ont accentué le rythme et le niveau de violence des agressions.

    En voici quelques exemples :

    – Le dimanche 7 Mars 2021 : une quarantaine de fascistes armés, postés devant les locaux de Génération Identitaire (montée du Change au Vieux Lyon), tentent d’attaquer la manifestation féministe du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

    – Le samedi 20 Mars 2021 : une cinquantaine de fascistes armés attaquent et ravagent les vitrines de la Librairie « La Plume Noire » dans les pentes de la Croix-Rousse alors que se déroulait une récolte alimentaire solidaire pour les plus démuni.e.s.

    – Le samedi 24 Avril 2021 : une soixantaine de fascistes armés attaquent et essaient de mettre fin , sans y parvenir, au rassemblement pour la fierté lesbienne devant l’Hôtel de Ville.

    – Le samedi 1er Mai : une trentaine de fascistes tentent de s’introduire dans le local de la Radio Canut, à côté de la Place Sathonay.

    Si la dissolution d’un des groupuscules les plus violents, « Génération Identitaire », vise à casser la dynamique sur le long terme, leurs locaux sont toujours ouverts dans le Vieux-Lyon. Le bar/local « La Traboule », ainsi que la salle de boxe « l’Agogé » (situés montée du Change) permettent aux militants d’extrême-droite les plus radicaux de se retrouver et de commettre ces multiples agressions. A chaque agression commise, le point de départ et d’arrivée se situe dans ou à proximité de leurs locaux dans le Vieux Lyon.

    Nous condamnons les choix politiques de la Préfecture qui ferme les yeux sur les agissements de ces groupuscules ultra violents, interdit notre manifestation le 3 avril, puis empêche notre conférence de presse de se dérouler pour dénoncer justement ces violences.

    Nous condamnons également les choix politiques du gouvernement, de plus en plus autoritaires et ouvrant toujours plus de portes à l’extrême-droite.

    Nous ne comprenons pas le manque de réponse offensive de la mairie centrale face à ces groupuscules et leurs locaux.

    Venez nombreuses et nombreux à la manifestation contre les violences de l’extrême-droite et pour la fermeture de leurs locaux : Lyon résiste (ou Lyon résiste et résistera aux offensives de l’extrême-droite) !

    Premiers signataires : CNT, Ensemble, FI, FSU, Jeune Garde Lyon, NPA, PCF, PG, Planning Familial, Ras l’Front, Solidaires Rhône, Solidaires Etudiant.e.s, Union Communiste Libertaire, Unité Communiste.

  • Condamnez l’agression sioniste à Jérusalem et à Gaza en Palestine !

    Condamnez l’agression sioniste à Jérusalem et à Gaza en Palestine !

    L’agression de l’État sioniste d’Israël contre les droits du peuple palestinien a récemment pris une dimension de plus en plus dangereuse, et ceci en raison du déplacement forcé des résidents du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est par des moyens juridiques et par la force des armes. Cela a été précédé de provocations, lorsque des hordes sionistes ont défilé dans les rues en criant « Tuez tous les Arabes ! ». Depuis le début du Ramadan, le mois du jeûne, la police israélienne a harcelé des fidèles arabes à la mosquée Al-Aqsa. Face aux protestations légitimes des Palestiniens, les forces sionistes ont eu recours à divers types d’armes à feu mortelles, entraînant la mort de femmes, d’enfants et de personnes âgées palestiniens. La police et l’armée israéliennes ont impitoyablement réprimé les protestations de la population arabe à Lod, une ville proche de Tel Aviv. Cela a conduit à l’instauration de l’état d’urgence dans cette ville pour la première fois. Les attaques d’Israël coïncident avec les célébrations de sa « victoire » dans la guerre des Six Jours.

    À Gaza, l’armée israélienne continue de bombarder les quartiers civils et de détruire aussi des grands gratte-ciel, tuant des dizaines de Palestiniens innocents. Jusqu’au 17 mai, les attaques ont fait bien plus de 200 morts, dont 61 enfants, et des centaines de blessés. Les burteaux des chaînes d’information Al Jazeera et AP ont été détruits. L’armée israélienne effectue les plus importantes frappes aériennes sur la Palestine depuis 20014. La machine de propagande impérialiste de nombreux pays occidentaux diffuse l’idée fausse que ces attaques sont une réponse aux armes de la « milice » du Hamas et qu’il s’agit d’autodéfense. Cependant, ces attaques sont tout simplement des crimes de guerre et un génocide. Le gouvernement d’Israël continue de violer délibérément toutes les résolutions de l’ONU concernant les droits du peuple palestinien. L’impérialisme US-américain se trouve en liaison étroite avec la politique d’occupation sioniste.

    L’ICOR condamne les massacres sionistes sur le territoire palestinien ainsi que le pillage de leur pays avec l’aide de la justice et de la force armée et déclare son soutien au peuple palestinien et à ses forces vitales ainsi qu’à sa résistance dans sa lutte contre le colonialisme sioniste. L’ICOR souligne que dans toute la tradition du mouvement ouvrier révolutionnaire la théorie et la pratique racistes de l’antisémitisme a été condamné avec détermination. Elle rejette résolument de faire stigmatiser comme antisémitisme la critique de la politique criminelle du gouvernement d’Israël.

    La semaine passée des centaines de protestations de masse avec des centaines de milliers de participants ont eu lieu à l’échelle mondiale qui se sont solidarisés avec la lutte du peuple palestinien. De plus en plus de juifs israéliens soutiennent la lutte palestinienne contre l’occupation et se joignent à elle. Dans le port italien de Gênes, les dockers ont refusé de charger des navires d’armes destinées à Israël en signe de solidarité avec les Palestiniens. L’ICOR appelle toutes ses organisations à exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et à condamner les massacres continus d’enfants, de femmes et de personnes âgées.

    Liberté pour la Palestine !

    Vive la Palestine !

    Arrêtez la colonisation sioniste de la Palestine !

    Signataires (en date du 20/5 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    6. PCT Parti Comuniste du Togo
    7. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    13. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    14. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    15. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    18. UC Unité Communiste, France
    19. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    20. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    23. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    25. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    26. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    27. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    28. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

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  • Solidarité avec la lutte du peuple colombien !

    Solidarité avec la lutte du peuple colombien !

    Solidarité avec la lutte du peuple colombien ! Arrêtez la cruelle répression fasciste du gouvernement Duque !

    Communiqué ICOR, 14 mai.

    La grande grève nationale « paro nacional » du 28 avril et avant cela le signal de la grève d’une semaine des mineurs d’El Cerejon, ainsi que la mobilisation populaire gigantesque et militante dans tout le pays ont réussi à repousser le gouvernement anti-peuple et affilié aux USA de Duque, le successeur du fasciste Uribe. Déjà, la grève nationale du 21 novembre 2019 et les manifestations de 2020 mettent la pression sur le gouvernement. Il a dû retirer la réforme fiscale, avec laquelle il a tenté d’augmenter les impôts sur le peuple, sur les travailleurs et les secteurs de la classe moyenne, pour leur faire payer les effets de la crise économique, exacerbés par la pandémie.

    La grève est massive et dure depuis 15 jours. La classe ouvrière et les organisations populaires ont également soulevé d’autres revendications telles que la santé et l’éducation populaire, le revenu de base, le droit à la protestation sociale. Environ 7 000 000 de personnes ont participé aux marches et aux blocages de routes et de rues principalement à Bogota, Medellín, Cali, Barranquilla, Montería, Ibagué, Neiva, Bucaramanga, Manizales, Pereira, Pasto Popayán, Tunja et enfin dans les grandes, moyennes et petites villes de la campagne et de la ville. Malgré la militarisation et la brutalité policière et les restrictions liées au coronavirus, les travailleurs et d’autres secteurs du peuple n’ont pas manqué, comme jamais auparavant, l’occasion de manifester dans les rues le 1er mai en tant que journée de lutte.

    Les travailleurs, les paysans, les autochtones, les travailleurs de la santé, les travailleurs du secteur des transports, les chauffeurs de camions et de taxis, les motocyclistes, les artistes, les intellectuels, les enseignants, les étudiants, les petites et moyennes entreprises et les industriels, les vendeurs de rue et les personnes LGBT, en particulier de nombreuses femmes et jeunes, ont héroïquement mené cette lutte.

    Ces mobilisations n’ont pas cessé et répondent de manière militante, malgré la répression barbare de la police et de l’armée, notamment contre les jeunes, qui a déjà fait 40 morts, des centaines d’arrestations et de disparitions, des centaines de blessés, dont de nombreux blessés aux yeux.

    Devant ce soulèvement héroïque du peuple colombien fraternel, qui se lève à juste titre pour ne pas payer les effets de la crise du système capitaliste impérialiste, pour faire face aux politiques gouvernementales fascistes et à leur répression barbare et ouvrir une perspective de changement social profond, il est temps d’exprimer la plus grande solidarité de la classe ouvrière internationale et des mouvements de masse militants et de les soutenir en redoublant d’efforts dans la lutte de classe dans chaque pays et pour la coordination internationale.

    Signataires (en date du 16 Mai 2021, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    10. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    11. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    12. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UC Unité Communiste, France
    17. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    24. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    25. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    26. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Création de Ligne Rouge, une initiative positive !

    Création de Ligne Rouge, une initiative positive !

    Depuis le 13 septembre 2020, le journal Ligne Rouge a été lancé. Nous transmettons nos félicitations aux organisations qui ont impulsé cette initiative.

    Nous retransmettons leur présentation :

    « Cette organisation n’a pas de « prétention » à être « le Parti ». Le Parti se construira à travers le mouvement de classe, qui se développe à l’échelle nationale comme internationale mais il est encore trop immature actuellement dans notre pays.

    Ligne Rouge est venue de la nécessité de garder et organiser des camarades qui étaient dans des jeunesses communistes marxistes-léninistes (Bouches-du-Rhône, Lyon, Bas-Rhin etc.), mais qui se retrouvent sans suites lorsqu’ils sont trop âgés. Ils ont eu l’expérience de la lutte interne dans le MJCF et le PCF pendant des dizaines d’année mais ce travail s’est soldé par un échec : le MJCF et PCF sont devenus totalement verrouillés et irrécupérable (nombreuses purges, manœuvres bureaucratiques ruinant tout le travail politique mené en interne etc.).

    En ce sens, le but de Ligne Rouge, c’est :

    1/ Poser les lignes politiques concrètement afin qu’elles existent et qu’elles puissent être propagées

    2/ Regrouper des communistes isolés localement pour discuter de leur implication dans la CGT pour porter la ligne de classe contre classe puis à termes…

    3/ D’organiser de l’activité.« 

    Nous considérons cette initiative et la forme choisie comme tout à fait positive : créer le débat et le susciter pour permettre de faire décanter un contenu politique synthétique, scientifique, code génétique d’une nouvelle organisation révolutionnaire.

    Nous pensons que l’essentiel est dit : le besoin d’un parti, le besoin d’un cadre large de construction de cette organisation, le lien avec les luttes et la nécessité de faire décanter l’expérience historique du passé. Il existe toujours des points débattables, discutables, ou à discuter : mais on n’est jamais d’accord à 100 % qu’avec soi-même, et encore ! Nous pensons d’ailleurs que ce sont les cadres de ce type qui peuvent permettre de faire décanter ces débats et de les alimenter avec un contenu scientifiquement étayé.

    Nous partageons l’analyse qui est faite sur la situation du PCF. Il s’agit d’un constat qui mérite d’autant plus d’être fait que l’arrivée d’une nouvelle échéance électorale se voit déjà dans les déclarations du PC : soutien à la police, à l’ordre Républicain, absence de critique de fond de la démocratie libérale et de la dictature des exploiteurs.

    Le fait de vouloir acter une rupture et de vouloir constituer quelque chose de nouveau, une nouvelle étape, qui aille plus loin que l’organisation de jeunesse, est une vraie avancée. D’une manière générale, nous saluons toute initiative qui lutte contre le sectarisme, la fragmentation et la division du mouvement communiste en chefferies, en clans, en sectes, en cliques.

    Nous leur souhaitons tout le succès possible et nous serons plus que ravis de collaborer et d’échanger sur les thématiques de ce journal.

  • ICOR commémore le 8 mai l’écrasement du fascisme d’Hitler.

    ICOR commémore le 8 mai l’écrasement du fascisme d’Hitler.

    Cette résolution ICOR est sortie avec un léger retard. Elle n’est pour l’instant pas signée par les organisations membres, mais correspond donc à une position de son Comité de Coordination. Nous la publions en attendant d’avoir la liste de celles qui l’endossent.

    De nombreuses organisations d’ICOR célèbrent le 8 mai une journée commune de lutte contre le fascisme et la guerre impérialiste. Cette journée a une signification internationale. Esther Bejarano, aujourd’hui âgée de 96 ans et l’une des dernières survivantes, demande que le 8 mai devienne un jour férié. Elle déclare : « Nous nous souvenons afin de changer. La clé de ce changement, ce sont les jeunes ». Ils doivent devenir des combattants résolus pour l’avenir.

    Le 8 et le 9 mai 1945, la tyrannie fasciste de l’Allemagne hitlérienne a pris fin avec la reddition de l’état-major allemand au quartier général soviétique à Berlin. C’est l’Armée rouge victorieuse de l’Union soviétique socialiste qui a finalement terrassé le monstre fasciste. Le peuple allemand et les peuples d’Europe asservis par les nazis ont été libérés.

    Par des « blitzkriegs », Hitler avait envahi presque tous les pays européens afin de renforcer la position de départ de l’impérialisme allemand dans la lutte avec les impérialismes britannique et américain pour la domination mondiale. Son objectif principal, cependant, était la conquête et la destruction de l’Union soviétique socialiste afin d’éteindre une fois pour toutes la perspective de la libération révolutionnaire vers le communisme. Cependant, les choses se sont passées différemment.

    Sous la direction du prolétariat et de son parti révolutionnaire, les masses avaient réussi à se libérer du joug du capitalisme en Russie et à construire le socialisme en Union soviétique. À leurs yeux, la guerre contre les armées fascistes allemandes était une guerre de libération du peuple soviétique tout entier. Dans un discours radiodiffusé le 3 juillet 1941, Staline a lancé un appel :

    « Le but de cette guerre nationale patriotique pour la défense de notre pays contre les oppresseurs fascistes est non seulement d’éliminer le danger qui plane sur notre pays, mais aussi de soutenir tous les peuples qui gémissent sous le joug du fascisme allemand. Dans cette guerre de libération, nous ne serons pas seuls.« 

    C’est la conscience socialiste qui a permis aux masses soviétiques, dans un grand front uni, de mener la lutte pour la libération finale au prix de sacrifices inimaginables. Ce n’est que lorsque les armées soviétiques ont chassé les troupes fascistes vaincues devant elles jusqu’en Allemagne que l’Angleterre et l’Amérique ont ouvert un second front avec l’invasion du Jour J en 1944, afin de ne pas laisser la victoire sur l’Allemagne d’Hitler à la seule Armée rouge.

    Aujourd’hui, 76 ans après la victoire sur le fascisme hitlérien, les peuples du monde sont confrontés à de nouvelles tâches. La tendance générale à la préparation de la guerre impérialiste intensifie le danger de guerre. Elle s’exprime de plus en plus dans la montée des mouvements fascistes, dans les guerres commerciales, le réarmement massif, les manœuvres militaires à grande échelle, par des provocations ciblées, des menaces d’invasions, des conflits locaux jusqu’à la confrontation directe des pays impérialistes, et va finalement jusqu’au danger imminent d’une troisième guerre mondiale.

    Dans le réseau de l’impérialisme européen, l’Allemagne joue désormais le rôle principal. Dans le cadre de l’OTAN, l’Allemagne déploie de plus en plus fréquemment des unités militaires à l’étranger. Le principal moteur de la guerre est aujourd’hui l’impérialisme américain. Les troupes américaines se déploient à la frontière russe dans le cadre de l’OTAN. Le président américain Biden menace ouvertement la Chine d’utiliser des armes nucléaires, parce que la Chine commence à contester aux États-Unis son rôle de seule superpuissance, non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan politique et militaire.

    L’appel de mai de l’AIAFUF, fondée il y a quelques semaines, déclare :
    « Aujourd’hui, l’union anti-impérialiste la plus large est plus nécessaire que jamais ! Le monde est en proie à des troubles, les luttes de masse et les soulèvements se multiplient. La réponse des classes dirigeantes à cela est le développement à droite des gouvernements, la fascisation des appareils d’État, le fascisme, le racisme et l’oppression, habillés idéologiquement d’un anticommunisme agressif. Dans cette forte polarisation sociale, la question se pose de plus en plus : quelle est l’issue ? »

    Aujourd’hui, lorsque nous commémorons la victoire sur le fascisme nazi le 8 mai, il s’agit avant tout de rendre hommage au rôle décisif de l’Armée rouge victorieuse. Il faut s’opposer à l’anticommunisme qui divise la lutte antifasciste.

    En avant pour la construction du Front uni international anti-impérialiste et antifasciste ! (AIAFUF)
    Gloire à l’Armée rouge de l’Union soviétique socialiste dirigée par Staline !
    En avant vers le socialisme !
    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

    Signataires (en date du 12/5 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT Parti Comuniste du Togo
    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC Unité Communiste, France
    18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    20. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    23. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    27. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    28. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    31. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    Aujourd’hui, à la place Bellecour avait lieu un rassemblement de soutien aux Colombiennes et Colombiens en lutte, et une commémoration à la mémoire de celles et ceux qui y ont perdu la vie. Depuis le 28 avril, se déroulent une mobilisation sociale massive et une grève générale contre les réformes fiscales du président Duque. Ces réformes visent à augmenter la TVA sur de nombreux produits essentiels, à réduire ou supprimer des aides sociales ainsi qu’à hausser les impôts de nombreux ménages, et cela dans le but de financer la lutte contre la pandémie du covid-19. La réponse du gouvernement à ces protestations a été une violente répression : on décompte des dizaines de mort·e·set des centaines de blessé·e·s.

    La communauté colombienne lyonnaise a organisé ce rassemblement pour appeler à la solidarité internationale et visibiliser leur cause, constatant la passivité des autres gouvernements. Des actions symboliques ont été menées pour rendre hommage aux victimes de la police colombienne, accompagnées par des moments plus joyeux de chants et de danses célébrant l’espoir de la population colombienne de transformer leurs conditions de vie.

    Nous avons pris la parole pour donner notre point de vue sur la situation, nous vous la retranscrivons :

    « Nous vous remercions d’avoir organisé ce rassemblement. La solidarité internationale est d’une importance majeure.

    Nous saluons la lutte du peuple colombien contre son gouvernement. C’est une importance capitale et il faut le souligner : oui, il y a la répression, mais elle existe parce que le peuple colombien s’est soulevé dans son ensemble. Trop longtemps, les colombiens et les colombiennes ont été l’otage de gouvernements réactionnaires, écrasé·e·s par la poigne des USA proches. Et il faut parler de la répression, oui, mais il faut aussi dire qu’elle existe, car les institutions, le gouvernement, tremble devant ceux et celles qui se soulèvent. La Colombie, en tant que terre d’enjeux, a toujours subi une pression particulière de la part de l’impérialisme. Et voir ces luttes se développer est essentiel !

    Nous trouvons terrible ce qui s’y passe. Et nous nous demandons ce qu’il nous faut faire.

    Il y a nous, qui regardons ce qui se passe là-bas, sans savoir quoi faire. Vous avez lancé une initiative de solidarité concrète et c’est extrêmement important. Nous ne pouvons pas que rester extérieur. La solidarité peut être sous des formes symboliques, artistiques, politiques ou financières. Mais c’est important qu’elle ne soit pas un vain mot, un mot creux.

    Nous ne pouvons pas oublier non plus que si il existe un océan physique qui nous éloigne de la Colombie, cela ne se passe pas sur une autre planète.
    Il n’existe pas d’océan entre les méthodes répressives qui sont appliquées là-bas et ici. Rien ne nous garantit qu’un jour, la répression des exploiteurs ne s’abatte pas sous la même forme ici même, avec la même violence. Rien ne nous prémunit contre cela

    Gardons à l’esprit que les luttes que mènent les Colombiens et les Colombiennes sont des luttes qui participent, comme les nôtres, à une lutte générale. Chaque victoire, où qu’elle soit, nous prémunit davantage contre l’écrasement. Nous sommes tous un seul front de lutte contre l’ensemble des impérialismes, du capitalisme et de l’exploitation. Chaque victoire où qu’elle soit contribue à affaiblir cet ennemi. Chaque fois qu’en Colombie, en Turquie, en France, des victoires arrivent, elles élargissent notre champ des possibles et contribuent à l’émancipation générale de l’humanité

    Soutenons les luttes et les organisations de lutte colombiennes !
    Vive la solidarité internationale ! À bas la répression et les régimes fascistes ! »

    Unité Communiste manifeste son soutien à tout·e·s ses frères, sœurs et adelphes Colombien·ne·s en lutte, ainsi qu’aux proches des victimes des violences policières. Nous saluons également nos camarades du Partido Comunista de Colombia – Maoista, membres de l’ICOR.

  • Premier mai : quelles conséquences ?

    Premier mai : quelles conséquences ?

    Le 1er mai a été, dans l’ensemble, réussit. En dépit des circonstances, de la situation sanitaire, de la météo, il a pu être tenu. Il a été massif : cela reflète le fait que le confinement n’a nullement eu raison de la détermination de la population. Une série de violences ont eu lieu dans un certain nombre de villes de France. Ces violences demandent une réaction.

    Nous condamnons en tout premier lieu la violence policière, qui s’est exercée sur l’ensemble des manifestations. L’État a d’ailleurs savamment manœuvré pour accentuer les contradictions entre les différents cortèges et pour pousser à ce qui s’est précisément passé : un affrontement entre manifestants et manifestantes. Nous condamnons également les violences exercées et les menaces proférées envers la CGT, en particulier à Paris, où de nombreux blessés et blessées sont à déplorer. Certains et certaines ont d’ailleurs du être hospitalisés.

    Nous en sommes encore à collecter des informations pour établir un scénario objectif prenant en compte non seulement les faits bruts, mais également les intentions et les perceptions. Ce travail prend du temps et demande du recul. Nous communiquerons à nouveau dessus plus tard. Les situations varient en fonction des villes et il nous paraît encore difficile d’établir un tableau général.

    Au stade ou nous en sommes, nous comprenons qu’il y a eu un affrontement entre le cortège de tête et la police et que certaines parties de ce cortège ont considéré que la CGT les auraient abandonnés, et s’en serait pris à elle. Mais nous tirons la conclusion aussi qu’il y a également une montée en tension sur un terme long, surtout dans certaines villes comme Paris.

    De fait ne nous paraît pas possible de comparer les situations à Lyon et à Paris. Nous dissocions bien les deux situations, lesquelles sont d’une gravité différente et correspondent aussi à des logiques différentes. Ces affrontements sont donc à la foi le fait d’une colère spontanée, de mécompréhension, mais aussi, notamment à Paris, d’une action consciente, réactionnaire, anti-syndicale menée par des éléments épars. Nous saluons le fait qu’une partie toujours plus importantes d’organisations s’attachent, aujourd’hui, à dissocier les problématiques liées au cortège de tête et les agresseurs patentés.

    Si ni les violences de l’État ni celles des militants entre eux ne sont acceptables, nous ne les mettons cependant pas sur le même plan : l’une est une violence d’État, réactionnaire, l’autre est une tragique et évitable crise interne à celles et ceux qui veulent lutter.

    Nous pouvons, dans un sens, comprendre les sentiments de ceux qui sont réprimés par la police.

    Mais c’est là aussi l’une des problématiques propre au cortège de tête. Il y existe un consensus face à la violence. Ceux et celles qui y vont savent que les affrontements arrivent. Nous n’avons rien à redire à cela. Mais les cortèges autonomes ne le sont pas réellement, du moins pas à l’heure actuelle. Ils ne vivent pas dans un monde différent des autres forces, notamment de la CGT, et il n’existe pas un espace suffisant pour que les actes des uns n’engagent pas de fait les autres cortèges. La réalité étant que leur mode d’action a eu des conséquences. Et ces conséquences ont été imposées comme un fait accompli, transgressant le consentement à la violence des autres.

    C’est là où réside le casus belli et c’est là où réside la faute principale : le fait pour certains, qui ne cachent pas leur détestation des syndicats, de les avoir pris pour un rempart, comme un refuge, leur imposant une confrontation à laquelle ils n’étaient pas préparés. Certains, certaines, d’ailleurs, ne peuvent l’assumer : les manifestations ne sont pas des défilés militaires ou para-militaires, mais doivent rester des lieux ouverts à tous et toutes.

    Mais au-delà des faits « cliniques », il existe forcément un vécu, une sensibilité, une perception des événements. Cette perception-la fait que tout le monde sort de cette manifestation mortifié, en colère, dépité. Les mots de colères, les actes de détestation qui se sont exprimés -certains se faisant le plaisir de régler des comptes, d’un côté comme de l’autre- entraînent aujourd’hui une série de communiqués rageurs.

    Nous comprenons, mais en dehors des excommunications, nous devons faire autre chose.

    Nous sommes en face d’un choix : soit cette histoire débouche sur une guerre ouverte, soit il faut parvenir à trouver une résolution.

    Si certains veulent faire le procès du cortège de tête, pourquoi pas. Non n’avons pas de problème avec les procès politiques. Mais à condition à ce qu’ils soient instruits convenablement, à charge et à décharge, et que les circonstances soient prises en compte. Et elles méritent d’être prises en compte.

    Nous ne pouvons oublier le climat de tension actuel. Nous ne pouvons pas non plus nier que la pandémie et l’isolement favorisent la polarisation. Même dans les rapports interpersonnels militants, les montées en tension sont déjà plus forts, il en est de même dans les rapports organisationnels. Il nous faut ajouter aussi ce sont créé récemment des brigades d’ »agents de liaisons », directement liées à la police nationale, chargés officiellement « de rétablir une communication entre le cortège et les forces de l’ordre et d’apaiser les tensions avant tout débordement« . Dans les faits, ils sont venus préparer le terrain à une répression à la carte, tout en encourageant la délation. Nous avons compris leur insistance à nous parler comme une manière de nous inciter à faire appel à la police. Nous ne doutons pas que cela était dirigé contre le cortège de tête. Cette stratégie de l’État est perverse. Elle marche, et la conflictualité actuelle lui donnera encore plus de poids.

    Le risque d’expédition punitive et de contre-expéditions punitives est réel.

    Il est impossible que la nébuleuse autour du cortège de tête puisse faire autre chose que des attaques ponctuelles en face de l’immense machinerie des organisations. Mais cela demeure grave et contribue à créer un climat dangereux dans les manifestations. De plus, cette situation contribue à décourager et dégoûter de nombreuses personnes de participer à ces manifestations. Cela renforce aussi l’emprise de la police sur les organisations « légales ».

    De même, il est absolument improbable que le cortège de tête disparaisse. Il est l’émanation de quelque chose qui existe indépendamment de nos volontés et indépendamment même de la volonté de ses acteurs. Il représente le vide stratégique laissé par les organisations révolutionnaires : celui de la lutte extra-parlementaire. Ce n’est ni le mouvement autonome, ni le cortège de tête qui font échouer les développements politiques : au contraire, c’est l’échec général des organisations révolutionnaires à répondre à ces questions qui explique l’existence de ce cortège magmatique. Le fait qu’il existe des cyniques qui veulent que les choses dégénèrent n’enlève rien à ce fait. Il en existe d’ailleurs qui, lâchement, se réjouissent de cette situation pour solder de vieux comptes.

    Si cette guerre a lieu, il n’y aura pas de gagnants autres que l’État et la police. Ils pourront bénéficier de la division pour mieux réprimer, en fragmentant la solidarité, et ils pourront utiliser les haines et les inimitiés pour adopter des politiques de répression différenciées.

    Nous sommes loyaux envers la lutte, et nous voulons qu’elle triomphe. C’est notre but premier, même si les étapes sont parfois complexes.

    Nous comprenons les colères, les rancœurs, les ressentiments. Cela demandera du temps pour que les choses désescaladent. Mais nous pensons qu’il faut que cette perspective existe. Elle a existé par le passé. Elle a permis aux différents cortèges de pouvoir exprimer leurs mots d’ordre et leurs modes d’action sans interférer avec les autres, ni sans transgresser le consentement à la violence. Elle doit renaître.

    Nous avançons progressivement dans une période qui s’assombrit. L’hypothèse d’une sortie de pandémie peut paraître réjouissante, mais elle n’en est pas moins l’entrée dans une période dure. Nous pouvons faire face à celle-ci empli de haine les uns envers les autres, ou nous pouvons être capable d’intelligence et de coopération. La réponse, une fois de plus, dépend de nous. Un nous au sens large, qui implique l’ensemble du spectre de la lutte sociale.

  • Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    Résolution de l’ICOR Pour le 1er Mai 2021

    1er Mai 2021
    Journée de lutte internationale de la classe ouvrière et des peuples opprimés du le monde ! Développons partout la combativité des ouvriers et ouvrières !

    Renforçons à l’échelle mondiale le Front uni anti-impérialiste international contre le fascisme et les guerres réactionnaires ! Pour une alternative socialiste au capitalisme en crise !

    Le 1er mai est le jour de l’année qui appartient sans équivoque à la classe ouvrière et aux peuples opprimés du monde. La classe ouvrière a la force, la raison et la vigueur pour mettre fin à l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature – si elle est organisée et convaincue de la lutte pour la libération nationale et du socialisme ! La classe ouvrière a commencé sa lutte il y a 150 ans avec la Commune de Paris, elle l’a poursuivie avec les révolutions socialistes du 20ème siècle et elle continuera son combat jusqu’à la victoire. Le 1er mai nous célébrons notre force, nous confirmons notre détermination à lutter face à la pression réactionnaire, en nous tendant la main dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien.

    À l’occasion du 1er mai 2021, on célèbre quelque chose d’exceptionnel : Après presque deux années de préparation le Front uni anti-impérialiste et antifasciste international a été fondé par près de 500 organisations des cinq continents et son comité consultatif de coordination de dix organisations internationales.

    Le 1er mai de cette année, la classe ouvrière internationale et les masses populaires opprimées sont confrontées aux conséquences désastreuses de la crise économique et financière mondiale et de la pandémie de Covid-19. Quelque pays sont en train de surmonter la pandémie. Beaucoup de pays sont touchés par une troisième vague et des mutations nouvelles de plus en plus dangereuses surgissent. Quelques pays impérialistes tirent profit de leur possibilités d’accès à la vaccination qui est toujours inaccessible pour beaucoup des pauvres de ce monde. En raison de la lutte contre la pandémie, il a été nécessaire de renoncer temporairement à certains droits de liberté comme la liberté de réunion. Mais les forces dominantes se sont servis de la lutte contre la pandémie de prétexte pour tester jusqu’où ils peuvent aller dans la limitation des droits et libertés des travailleurs et jusqu’où ils peuvent faire avancer les mesures d’État policier. La destruction de l’environnement se poursuit sans perturbation. La pandémie a mis à jour et aggravé les contradictions de classe, l’exploitation et l’oppression par le capitalisme. Les différents niveau de la gestion de la pandémie ont révélé les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. La crise sanitaire ne présage rien de bon pour l’avenir. D’innombrables personnes dans le monde sont confrontés à la perte de leurs emplois, à la pauvreté et à la précarité de l’existence. D’un côté, nous voyons augmenter de façon vertigineuse les fortunes des grands patrons et des actionnaires des grands groupes. De l’autre côté, ils demandent aux travailleurs de faire des sacrifices. Les travailleurs renoncent à une partie de leurs salaires, à leurs congés. C’est soi-disant pour sauver leurs emplois. Les petits indépendants sont poussés à la ruine.

    L’impérialisme des États-Unis, ennemi de tous les peuples et actuellement fauteur de guerre principal, n’a pas disparu avec Trump. Biden est résolu :« Les États-Unis sont de retour ! », a-t-il déclaré dans un avertissement aux peuples du monde, pour confirmer sa prétention à l’hégémonie. C’est pratiquement la déclaration que les impérialistes vont faire de la politique avec plus de guerres. Si les peuples opprimés osent à lutter et à se soulever, l’impérialisme américain s’occupera d’eux ensemble avec ses alliés dans l’OTAN. La crise économique mondiale a aggravé l’inégalité du développement entre les différents pays et les puissances impérialistes. La concurrence qu’ils se livrent continue à s’intensifier. Le danger croissant de guerre est soutenu par une politique chauvine accrue.

    Dans le monde entier le mouvement ouvrier et les masses populaires ont montré clairement que même face à la crise ils sont en mesure de lutter. Les révolutionnaires du monde en particulier sont la cible du terrorisme impérialiste et anticommuniste. Sous la politique du gouvernement philippin consistant à qualifier indistinctement ses opposants de « communistes » ou de « terroristes », nos amis philippins sont persécutés et assassinés dans le cadre de véritables pogroms.

    Contre le fascisme et la guerre, forgeons notre nouvelle arme forte, le Front uni anti-impérialiste !

    Nous sommes inspirés par la combativité qui empreint l’histoire du mouvement ouvrier. Nous lutterons pour les revendications et les intérêts de notre classe et nous nous libéreront de ceux qui nous exploitent et nous oppriment.

    Nous lutterons, nous nous unirons et nous nous organiserons de mieux en mieux. La classe ouvrière, ensemble avec ses alliés, luttera avec les ouvriers et ouvrières du secteur précaire et informel, avec les paysans, les femmes et la jeunesse, avec les peuples indigènes, les mouvements de libération des peuples opprimés, les grandes luttes contre la destruction de l’environnement par le capitalisme, dans la lutte pour les droits et libertés démocratiques et contre le développement vers la droite et les gouvernements fascisants. Ces mouvement ont grand potentiel anti-impérialiste et révolutionnaire.

    Aujourd’hui la construction de partis révolutionnaires marxistes-léninistes forts et de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR est la conclusion la plus importante pour la lutte pour le socialisme. Nous lutterons, construirons nos organisations, renforcerons leur coordination et coopération et ainsi nous nous préparerons à des développements rapides vers des situations révolutionnaires.

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS ET PEUPLES OPPRIMÉS UNISSEZ-VOUS !

    Développons la combativité et l’organisation et élevons le niveau de la lutte !

    En avant avec l’ICOR et le Front uni anti-impérialistes !

    Unissons-nous contre l’impérialisme et le fascisme !
    Pour la paix avec la justice, la liberté et les droits des peuples et – le socialisme !

    Résistance active contre les préparatifs impérialistes de guerre ! En avant vers la révolution socialiste internationale !

    Signataires (en date du 22/4 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC Unité Communiste, France
    18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    27. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • Communiqué de « Vive la Commune de Paris (1871) » sur le premier mai.

    Communiqué de « Vive la Commune de Paris (1871) » sur le premier mai.

    Membres et signataires du collectif « Vive la Commune de 1871»: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Centre de recherche culturelle de Dersim (CRCD) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Confédération européenne des droits des peuples (ADHK) ; Mouvement démocratique des Femmes en Europe (Paris), ADKH/Paris ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC). Soutenu par la Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK).

    2020 et 2021 sont des années d’une dureté sans précédent dans l’histoire récente.

    Sur le plan économique, la pandémie a accentué une situation désastreuse qui préexistait déjà. Les couches populaires sont indispensables pour le fonctionnement de la société. En tant que « premières de corvée », elles paient de loin le prix le plus lourd : précarité, chômage, baisse des revenus…

    Au niveau international: guerre économique, budgets militaires en hausse, tensions et affrontements militaires. Les guerres montrent les batailles impérialistes pour la domination et le repartage du monde.

    Quant à l’environnement, nous courrons vers une catastrophe écologique année après année, malgré les beaux discours des dominants.

    Le gouvernement Macron et ses donneurs d’ordre n’ont fait qu’approfondir les crises du système capitaliste.Nous ne paierons pas leur crise !

    Nous en avons assez d’être méprisé.es, d’être traité.es comme des variables économiques ou sanitaires par les jeux des exploiteurs et de leur gouvernement. Assez de voir des passe-droits, des privilèges, mais aussi des discriminations.

    Diviser…

    Le gouvernement ne reste pas sourd à notre colère. Il essaie de la détourner vers des boucs émissaires, comme les minorités religieuses, sexuelles, politiques… La haine des uns et des autres est un bon moyen de faire oublier que nos vrais bourreaux sont les exploiteurs. Le gouvernement bourgeois veut aussi monter la population contre ses concurrents impérialistes : La Russie, la Chine ou d’autres.

    et réprimer

    En France, le gouvernement se prépare à des luttes sociales majeurs. Il met en place des dispositifs pour contrôler, réprimer et censurer la population. Il veut mettre au pas les associations, les universités et la recherche.

    La campagne électorale de 2022 a commencé. Elle est dominée par les discours les plus réactionnaires. La gauche traditionnelle s’est effondrée : à quoi bon voter pour elle alors qu’elle applique un programme de droite. Et le « jeu parlementaire » a de moins en moins de crédit.

    Mais ces élections seront un baromètre, c’est là leur principale importance. L’essentiel échappe au Parlement : les décisions importantes sont prises dans les directions des entreprises du CAC 40.

    Une autre société est possible – la Commune de Paris (1871) l’a montré !

    La révolution de la Commune a détruit la vieille machine d’Etat, construite pour museler le peuple et l’exploiter. En 72 jours, la Commune, ce premier gouvernement ouvrier, a mis en place plus de droits économiques et politiques que 70 ans de lutte.

    *Le pouvoir réel au peuple, avec des représentants payés au salaire ouvrier qui doivent exécuter ses directives sous peine d’être révoqués.

    *Suppression de l’armée permanente, outil de la répression du peuple.

    *Éducation laïque, démocratique populaire. Séparation de l’État et de l’Église

    *Plafonnement des loyers, des prix de l’alimentation, du coût de l’éducation et de la vie.

    *Suppression des inégalités entre hommes et femmes.

    *Saisi des usines et ateliers fermés, pour les redonner à celles et ceux qui y travaillent. Droit au travail, salaire minimum, suppression des sanctions et des amendes patronales…

    *Solidarité internationale, pour une « République universelle», la Commune donné les mêmes droits aux Communard.e.s indépendam- ment de leur nationalité.

    Toutes ces créations n’ont pu être réalisées que parce que le prolétariat s’est progressivement dégagé de l’influence des exploiteurs et des capitalistes. Il a développé sa propre vision du monde, ses propres organisations et enfin, en détruisant la vieille machine d’État, il a érigé son propre pouvoir.

    L’ensemble des révolutions apparues par la suite se sont inspirées de l’orientation socialiste de la Commune : russe, chinoise, cubaine… Elles ont aussi appris de ses erreurs : l’écrasement de la Commune a montré la nécessité de mettre l’ennemi hors capacité de nuire, de s’unifier encore mieux autour du projet de société en construction, de centraliser l’action. Nous voulons construire un Parti révolutionnaire, fort et soudé, capable de renverser l’ordre ancien.

    Aujourd’hui, avec plus de 60 organisations sur les 5 continents, la Coordination internationale des Organisations révolutionnaires (ICOR) soutient la coordination des luttes au niveau mondial ainsi que la construction, la coopération et l’entraide entre organisations et Partis révolutionnaires

    Le collectif « Vive la Commune de 1871avec l’ICOR s’active pour les 150 ans de la Commune de Paris :

    Dans la rue le 1er mai! Nous devons nous battre sur tous les fronts : pour nos emplois, contre la précarité, pour nos droits et libertés démocratiques, contre la barbarie capitaliste et ses guerres, pour l’environnement et notre santé.

    – Solidarité ici et ailleurs: chaque victoire, où qu’elle soit, renforce la lutte générale du peuple contre ses bourreaux ! Notre lutte est internationale ! Organisons-nous pour agir – dans les syndicats, associations, organisations politiques.

    – Le socialisme abolit l’exploitation et l’oppression. Osons penser plus loin que le capitalisme. Construisons l’avenir de l’Humanité, solidaire, unitaire, en un mot : socialiste révolutionnaire !

    « Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste!»

    Nous vous donnons rendez-vous :

    Samedi, 1er mai – participation à la manifestation du premier mai

    Samedi 15 mai– Rassemblement et promenade « Les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui» 14h, Montmartre, Rendez-vous: Rue du Chevalier de la Barre/Rue de la Bonne

    Samedi, 29 mai – Paris, 10 h, participation à la journée populaire pour célébrer la Commune Place de la République avec manifestation à 14h vers le Mur des Fédérés au Père Lachaise

    Dimanche, 30 mai –Paris: l’ICOR invite à une réunion-débat« Quelles leçons tirer de la Commune de Paris pour nos luttes d’aujourd’hui?» avec la participation active du Collectif « Vive la Commune de 1871» Paris, 10 h Centre International de Culture Populaire CICP, 21 rue Voltaire (en cas de fermeture Place de la République)

    Nos camarades UPML à Paris.
    Notre cortège à Lyon