Catégorie : Communiqués

  • UMLP (Portugal) : Nous regardons l’avenir comme nous regardons le passé

    UMLP (Portugal) : Nous regardons l’avenir comme nous regardons le passé

    Nous republions ici un communiqué des camarades portugais de l’UMLP, membres de l’ICOR, que nous saluons.

    En tant qu’UMLP, nous envoyons un chaleureux salut révolutionnaire à ICOR et à tous les partis frères présents aux célébrations du 150e anniversaire de la Commune de Paris. Le 18 mars 1871, les travailleurs de Paris ont établi pour la première fois dans l’histoire de la lutte des classes, le pouvoir ouvrier, la dictature du prolétariat. C’est la Commune de Paris qui, par son exemple révolutionnaire, a montré pour la première fois au mouvement ouvrier que les travailleurs peuvent tout obtenir s’ils prennent leur cause en main.

    Les situations qui ont conduit au développement de la situation révolutionnaire de 1871 ne sont pas éloignées des problèmes d’aujourd’hui : le chômage, la ruine des petites entreprises, l’indignation face aux politiques de la classe bourgeoise, l’incapacité des dirigeants à trouver des solutions pour les masses, etc. Ceci est particulièrement important au vu des crises sociales mondiales que nous connaissons déjà ici au Portugal également, car les masses s’agitent et les forces qui lient le parlementarisme bourgeois se dissipent clairement, montrant ainsi que les masses cherchent des alternatives.

    En tant qu’UMLP, nous avons propagé les principes de la Commune à plusieurs reprises, mais le 25 avril, jour de la célébration de la « Révolution des œillets », en démontrant par l’exemple de la Commune que le 25 était un coup d’État militaire, nous avons lutté contre la collaboration de classe et avons trouvé l’approbation ! La Commune de Paris nous a montré la nécessité de renverser le capitalisme par la révolution socialiste, car l’État bourgeois ne peut pas simplement être réformé ou subjugué par le peuple. Au Portugal, le 25 avril 1974 a montré qu’il n’existe pas d’État neutre du point de vue des classes et que ce qui s’est passé ici était une situation révolutionnaire avec une brève vacance du pouvoir où, à aucun moment, la classe ouvrière n’a été au pouvoir. La bourgeoisie était au pouvoir, le fascisme a été renversé, mais la bourgeoisie est restée au pouvoir. Marx et Engels ont tiré de la Commune de Paris la leçon que, concernant l’État, « les révolutionnaires doivent l’écraser. » La Commune, qui a créé le premier gouvernement ouvrier, la première dictature du prolétariat – la démocratie des travailleurs et du peuple – est devenue le modèle du parlementarisme prolétarien.

    La Commune de Paris a donc été un séisme qui visait non seulement la liberté bourgeoise, comme dans la soi-disant « Révolution des œillets », mais aussi une nouvelle société socialiste et internationaliste. Bien que de courte durée, elle a constitué une rupture importante que les révolutionnaires ont pu réaliser afin d’établir leur propre ordre. En construisant un nouvel État et en résolvant les problèmes sociaux, la Commune de Paris a inspiré Marx et Engels, qui l’ont soutenue et en ont tiré les leçons. Lénine et Staline l’ont mise en pratique avec la Révolution d’octobre et Mao Tsé-Tung dans la fondation de la République populaire de Chine.

    Avec Karl Marx, nous disons : « Le Paris des travailleurs, avec sa commune, sera célébré à jamais comme le glorieux présage d’une société nouvelle », libérée de la dictature des exploiteurs, des capitalistes, fossoyeurs du progrès humain. Vive la Commune de Paris !

    Comme dans la Commune de Paris, luttons pour nous débarrasser une fois pour toutes des crises capitalistes et de leurs conséquences, luttons pour la révolution socialiste internationale. La rébellion est justifiée !

    La révolution de la Commune de Paris est un exemple brillant, d’une alternative sociale fondamentale au capitalisme en crise et au système impérialiste mondial. Pour le vrai socialisme !

    Gloire éternelle aux martyrs prolétariens tombés pour la défense de la Commune de Paris ! Vive l’internationalisme prolétarien !

    En avant avec ICOR ! En avant avec la révolution socialiste internationale !

  • ICOR: Nous sommes aux côtés des femmes qui défendent la Convention d’Istanbul !

    ICOR: Nous sommes aux côtés des femmes qui défendent la Convention d’Istanbul !

    « Nous n’allons pas nous taire – nous n’allons pas céder »

    Depuis des années, la lutte pour la libération des femmes ainsi que la lutte contre contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression millénaires que subissent les masses féminines ne cessent de croître dans le monde entier. Les moyens de cette lutte sont de plus en plus diversifiés et les masses qui descendent dans la rue contre les violences faites aux femmes et aux LGBTI+, contre les inégalités salariales, les interdictions du droit à l’avortement deviennent de plus en plus nombreuses. La nature globale de l’exploitation et de l’oppression de la femme par l’ordre de l’État et de la famille féodal, fasciste et bourgeois devient de plus en plus visible, ce qui fait augmenter considérablement la conscience des masses sur l’oppression sexiste et ses causes. En conséquence, l’ordre social capitaliste dans son ensemble est de plus en plus remis en question et la recherche d’une alternative de la femme libérée dans une société libérée se développe clairement. Les mouvements de masse des femmes contre la violence à l’égard des femmes, des ouvrières comme par exemple les ouvrières du textile, la lutte contre l’oppression et le viol terroristes et contre-révolutionnaires des combattantes et des femmes révolutionnaires sont parmi les mouvements de masse les plus forts du monde.

    Les dirigeants s’y opposent de toutes leurs forces, ils s’attaquant aux droits combattus par les femmes et répondent par une réaction patriarcale aux revendications légitimes de liberté, d’égalité et de justice. Ainsi, la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe, un accord d’États bourgeois qui établit des normes juridiques pour la protection des femmes contre la violence avec un effet contraignant, est devenue un important enjeu de lutte des femmes. En juillet 2020, il a été annoncé que la Pologne se retirerait de la Convention d’Istanbul. La Turquie, premier signataire de la Convention d’Istanbul, s’est retirée de l’accord international du jour au lendemain, le 20 mars 2021, par décret d’Erdoğan.

    Dans ces deux pays, les femmes se mobilisent depuis des années résolument pour leurs droits, opposant une énorme résistance aux attaques patriarcales, réactionnaires, fascisants et fascistes et à la répression de leurs États. En Pologne, par exemple, les femmes luttent contre les politiques anti-femmes du parti PiS au pouvoir qui, outre le droit à l’avortement, s’attaque aussi aux droits fondamentaux des femmes afin de protéger l’ordre familial bourgeois. Aussi sous Erdoğan, l’actuel représentant de l’État fasciste, les femmes en Turquie sont toujours repoussées dans le rôle traditionnel au sein de la famille. La violence contre les femmes et la maltraitance des enfants sont encouragées par une politique d’impunité. Les LGBTI+ sont particulièrement visés par une nouvelle vague de répressions. Sans aucun doute, la Convention d’Istanbul est aussi un acquis démocratico-bourgeois de la lutte inlassable des femmes pour l’égalité en droits et l’autodétermination. La résistance des femmes en Pologne comme en Turquie est un signal important pour toutes les femmes de ce monde. Car seule une lutte déterminée et unie permettra de repousser les attaques des dirigeants et d’obtenir de nouveaux droits. Leurs actions montrent clairement que la lutte pour la libération de la femme est une partie indispensable et une échelle des luttes révolutionnaires.

    En tant qu’ICOR, nous sommes solidaires de toutes les femmes qui luttent pour que la Convention d’Istanbul reste en vigueur, et soit appliquée dans leurs pays, et nous appelons à exprimer cette solidarité par toutes formes d’action et de protestation sur tous les continents jusqu’au 1er juillet. Nous exigeons également que les États qui n’ont pas encore signé la Convention d’Istanbul la signent ou à la ratifient (par exemple la Russie, la Bielorussie, l’Ukraine). Cet appel est là non pas pour une lutte pour un bout de papier signé, mais comme lutte contre la violence à l’égard des femmes, pour une vie d’autodétermination et de dignité et un avenir sans exploitation ni oppression, et pour renforcer les formes d’organisation des femmes. Nous soutenons les femmes en Turquie qui appellent à arrêter la vie sociale et à se battre pour leurs revendications. Nous saluons les femmes du monde entier qui résistent et nous crions : Les femmes qui luttent sont des femmes qui vivent !

    En tant que femmes, ensemble avec les ouvriers, les jeunes, les écologistes, les défenseurs des droits de l’homme, nous allons bouleverser le système de manière révolutionnaire !

    Femmes signataires initiales – femmes de partis de l’ICOR et d’organisations de masse des femmes liées à elles :

    • Afrique du Sud: Gloria Mgaju et Margaret Tini, Abanqobi Women Together.
    • Australie:Alice M., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste), Louisa L., Vice-chairperson, CPA (M-L) – Parti Communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    • Allemagne : Gabi Fechtner, Présidente du MLPD – Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne
    • Inde : Camarade Pramila, Présidente de AIRWO – All India Revolutionary Women’s Organisation.
    • Maroc : Meriam Chhaibi et Btissam – MMLPL – Marxistes-Léninistes Marocains – Ligne Prolétarienne
    • Népal: Camarade. Durga Paudel et la camarade Mina Pun, présidente de l’ANWA, All Nepal Women’s Association
    • Portugal : Ana Vomhof, femme combative de UMLP – Union Marxiste-Léniniste Portugaise
    • Tunisie : Comité des femmes Latifa Taamalah, PPDS – Parti Patriotique Démocratique Socialiste de Tunisie – Nesrine Gharbi, membre du Bureau Politique et responsable des femmes, Amira Dallech responsable de la coordination au plan mondial et avec la Coordination Européenne des femmes et pour le procès de la prochaine Conférence mondiale des femmes en Tunisie
    • Ukraine : Alina et les femmes de KSRD – Conseil de coordination du mouvement ouvrier
    • Uruguay : Front des femmes du PCR-U – Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay

    Signataires (en date du 29/6 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    14. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UC Unité Communiste, France
    16. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    18. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    19. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    20. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    21. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    22. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    24. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • ICOR: Suppression de la protection par brevet des vaccins

    ICOR: Suppression de la protection par brevet des vaccins

    Pour une campagne de vaccination mondiale aux frais des multinationales

    En décembre 2020 déjà, l’ICOR a exigé la distribution démocratique et juste des vaccins. Aujourd’hui, on compte près de 90 doses de vaccin pour 100 habitants dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, et seulement environ 15 doses de vaccin pour 100 habitants dans les pays plus pauvres. La pandémie continue d’enfler. Seuls 21 % de la population mondiale ont été vaccinés. Les pays riches ont déjà vacciné 50 % de la population, de nombreux pays pauvres n’ont pu en vacciner que 2 % (par exemple l’Afrique). Alors que des pays comme l’Inde sont au milieu de la deuxième vague, d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine y sont probablement encore confrontés.

    Le monde est aujourd’hui confronté à une pandémie comme jamais auparavant. La vaccination de masse est la principale méthode pour sortir de la pandémie. La pandémie n’a pas été causée par les travailleurs et les ouvriers. La destruction et l’empoisonnement de l’environnement, le changement climatique, la surexploitation et les conditions de logement opprimées, souvent combinées à de mauvaises conditions sanitaires sont des facteurs qui augmentent la fréquence des infections, les cours graves et les décès. C’est donc l’impérialisme qui est à blâmer, avec sa soif insatiable de profit. Les masses ne peuvent pas être chargées des conséquences d’une telle destruction gratuite de notre terre par le système capitaliste international. Notre demande immédiate à l’heure actuelle est une vaccination gratuite et efficace pour tous les habitants du monde, dès maintenant et aux dépens des sociétés internationales qui sont principalement responsables de cette destruction de l’environnement et qui en ont profité.

    Nous demandons que toutes les données et recherches relatives à la vaccination contre le COVID-19 soient mises à disposition et que chacun ait le droit de développer des vaccins basés sur ces données.

    Nous exigeons que tous les vaccins qui ont été suffisamment testés scientifiquement et qui sont sûrs soient immédiatement approuvés pour être utilisés. Nous ne resterons pas sans rien faire pendant que les politiques de vaccination malavisées de la classe dirigeante tuent des gens.

    Nous exigeons une vaccination rapide et mondiale au détriment des profits des sur-monopoles internationaux !

    Nous exigeons l’abolition du droit des brevets sur les vaccins et toutes les substances au service de la santé !

    Nous demandons que les appareils médicaux et les médicaments nécessaires au traitement de la COVID-19 soient mis à disposition partout dans le monde.

    Nous appelons les travailleurs et les masses laborieuses du monde entier à diffuser ces revendications et à lutter pour elles par tous les moyens nécessaires.

    Sous l’impérialisme, c’est le profit qui compte, pas les êtres humains, ce qui ne changera fondamentalement que sous le socialisme et le communisme.

    Cette pandémie montre une fois de plus que l’impérialisme apporte la barbarie.

    Signataires (en date du 20/06 2021, d’autres signataires sont possibles) :

    1. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    7. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    8. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    9. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    10. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    11. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    12. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UC Unité Communiste, France
    15. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    16. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    17. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    18. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    19. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    25. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    27. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    28. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    29. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    30. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

  • Les articles de l’Unité Communiste sont désormais disponibles en podcast.

    Les articles de l’Unité Communiste sont désormais disponibles en podcast.

    Depuis maintenant 5 ans, l’Unité Communiste écrit et partage ses analyses et ses positions sur l’histoire, l’actualité, les débats politiques et les perspectives du mouvement communiste en France et dans le monde sous forme d’articles et de brochures répertorié sur notre site.

    Cependant, nous sommes conscients et conscientes des limitations de ce média et c’est pourquoi nous souhaitons nous ouvrir à un nouveau mode de diffusion. La lecture est une activité qui demande un effort sérieux pour nombre de personnes pour des raisons tant d’origine socio-économique que de santé (dyslexiques ou dysorthographiques, victimes de TDAH ou encore malvoyants et malvoyantes).

    Or, nous souhaitons pouvoir partager et échanger de la manière la plus large possible sur les sujets nous tenant à cœur en tant que militants et militantes communiste. Il s’agit non seulement de diffuser nos conceptions ou de vulgariser des savoirs, mais aussi d’ouvrir et de participer à des débats que nous jugeons essentiel dans la perspective, premièrement, du développement de synthèses théoriques et idéologiques et, deuxièmement, de la reconstruction d’une unité politique dans notre camp.

    C’est pour cela que nous entreprenons de mettre à disposition nos contenus sous forme de podcast sur notre Soundcloud et prochainement sur notre chaîne Youtube.

    Est déjà en ligne, la version audio de nos articles sur Papacito et le fascisme internet.

    Nous sommes ouverts et ouvertes aux retours, tant sur la forme que sur le fond, dans les commentaires ou sur notre boite mail : unite.communiste.lyon@gmail.com

  • Communiqué du Collectif « Vive la Commune de 1871 »

    Communiqué du Collectif « Vive la Commune de 1871 »

    Nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune !

    Dès sa constitution, en début mars 2021, le Collectif « Vive la Commune de 1871 » avait dressé son plan de bataille : à travers l’expérience de la Commune faire « entendre la voix des communistes ». Celle qui trace le seul avenir possible abolissant oppression et exploitation. Nous appelions à la coopération et à l’organisation des forces communistes et révolutionnaires, à la construction d’un Parti pour préparer la révolution socialiste.

    Nul doute que nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune ! Nous sommes fiers d’avoir pendant ces 3 mois fait briller l’étoile rouge du communisme de cette première Révolution ouvrière, celle qui en annoncera bien d’autres au cours du 20ème siècle.

    Dès sa constitution le Collectif s’est fait connaître :

    Le 8 mars pour la journée internationale de lutte des femmes, valorisant la lutte des femmes dans la révolution de 1871. Pour elles, libération des femmes et libération de l’exploitation et de l’oppression était indissociables.

    Le 18 mars, nous avons déposé à Montmartre un bouquet de fleurs à la gloire du Comité Central de la Garde nationale. Poussé par les couches populaires il prit le pouvoir aux bourgeois capitulards qui s’enfuyaient à Versailles. Place au peuple, place à une nouvelle société !

    Puis le 20 mars, le Collectif organisait un rassemblement-débat sur la Place du Châtelet sur ce premier gouvernement ouvrier et ses acquis, sur la nécessité de construire un parti révolutionnaire fort pour défendre le socialisme sur le chemin du communisme. On a terminé à l’Hôtel de Ville de Paris en entonnant, alors, l’Internationale ce célèbre chant issu de la Commune de 1871.

    Le 1er Mai nous étions là, sur la Place de la République et lors de la manifestation avec nos drapeaux et Déclaration pointant les réalisations de la Commune et qu’une autre société est possible grâce à la prise du pouvoir par le peuple et pour le peuple.

    Le Collectif annonçait la couleur pour le mois de mai : présence dans les quartiers populaires ; Rassemblement et ballade à Montmartre le 15 mai sur les traces des Femmes de la Commune.

    Le 29 mai, après le rassemblement d’organisations politiques, associatives, syndicales à la Place de la République, ce sont jusqu’à 15 000 personnes à manifester vers le « Mur des Fédérés » du cimetière du Père Lachaise. La Commune et le désir d’une autre société sont bien vivants !

    Les drapeaux de mars 1871 flottaient dans la brise printanière. Les drapeaux rouges, que la Commune voulait être le drapeau de la République universelle. Ce glorieux drapeau parsemait joyeusement le chemin qui montait au Mur des Fédérés accompagné de chants et de slogans. Nous en étions, le Collectif Vive la Commune de 1871 !

    Des délégations internationales de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) nous ont joints : de Suisse, de Tunisie, d’Haïti, du Cameroun, plusieurs organisations de Turquie, d’Allemagne, des réfugiés d’Amérique Latine et des camarades de France bien sûr.

    Le 30 mai, nous avons participé au meeting de l’ICOR qui a permis des échanges internationaux autour de : « Vive la Commune de 1871 – organisons-nous pour le socialisme révolutionnaire ! » Des intervenants de plusieurs continents (Afrique, Asie Centrale, Amérique Latine, Moyen-Orient, Europe) ont interrogé l’héritage de la Commune de Paris ; comment en tirer des enseignements pour la période actuelle ; comment avancer sur le chemin de la construction de Partis Révolutionnaires et d’une coordination nationale et internationale efficace dans toutes les nombreuses luttes.

    Nous avons salué la lutte des femmes de ménage des hôtels Ibis. Elles ont arraché la victoire après plus de 20 mois de lutte. Nous avons salué le peuple Palestinien en lutte contre l’État sioniste. Salué les peuples colombien, birman, turc, kurde qui résistent à l’oppression. Salué l’ensemble des peuples qui luttent contre l’impérialisme et contre le colonialisme, tout en n’oubliant pas que, ici même, dans les métropoles nous luttons contre la classe bourgeoise qui durcit l’exploitation, réduit les libertés, etc.

    Nous considérons que la campagne du Collectif ‘Vive la Commune de 1871’ a été un succès important !

    Nous avons coopéré de mieux en mieux et avec une confiance grandissante pour notre objectif commun entre nos organisations. Cette unité d’action a été possible autour d’objectifs pratiques auxquels nous avons lié le débat politique. C’est dans ce sens que les membres du collectif souhaitent continuer d’une façon ou d’une autre et font appel à d’autres organisations à suivre cette voie. Il est possible de coopérer et de nous unifier au fur et à mesure !

    Nous terminons cette belle campagne des 150 ans de la Commune, mais ne laissons pas tomber le flambeau de la lutte. Nous serons toujours en lien les uns avec les autres, car nous savons ce que demain nous réserve et nous sommes conscients de nos responsabilités en tant que communistes. La bourgeoisie profite du désordre qui règne au sein de la classe ouvrière. Nous avons le devoir de l’unifier sur une vision prolétarienne et internationaliste.

    Alors nous pourrons dire avec le Communard Jean-Baptiste Clément :

    « Les mauvais jours finiront,

    et gare à la revanche

    quand tous les pauvres s’y mettront… »

    Paris, juin 2021

    Membres et signataires du collectif « Vive la Commune de 1871»: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Centre de recherche culturelle de Dersim (CRCD) ; Comite Solidarité Pérou (CSP); Confédération européenne des droits des peuples (ADHK) ; Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) ; Mouvement démocratique des Femmes en Europe (Paris), ADKH/Paris ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar); Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML); Union des Femmes Socialistes (SKB); Unité Communiste (UC).

  • Communiqué de l’ATIK sur l’assassinat de Deniz Poyraz.

    Communiqué de l’ATIK sur l’assassinat de Deniz Poyraz.

    La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe a communiqué sur l’assassinat commis le jeudi 17 juin à Izmir. Nous retransmettons celui-ci.

    HDP n’est pas seul !

    DENİZ POYRAZ VİVRA DANS NOTRE COMBAT

    Le Parti démocratique Des Peuples (HDP – Etat Turcs), est constamment la cible des forces au pouvoir. Le jeudi 17 juin 2021, un assault armé a été mené contre le siège du parti à Izmir. La militante du HDP, Deniz Poyraz, qui se trouvait à l’intérieur à ce moment-là, a été assassiné. Nous condamnons l’attaque et promettons de garder Deniz Poyraz en vie dans notre lutte.

    Erdoğan et ses collaborateurs sont pris à leur propre piège.

    Le moment auquel cet assassinat a eu lieu est très significatif. Il est la conséquence des fissures dans l’intérêt des pouvoirs en place, en crise depuis longtemps. Le gouvernement de l’Etat turc a un grand nombre d’affaires sales dans ses placards, ce n’est un secret pour personne ! Il est chamboulé par l’une d’elles depuis des semaines. Ces affaires illustrent la manière dont l’Etat turc est une mafia qui s’est constituée en Etat. Elle est un Etat des gangs mafieux. Lorsque la mafia commet ses crimes, il reste silencieux, hormis de rares occasions où il est obligé de sortir de son silence pour ne pas perdre toute crédibilité.

    Le gouvernement ne peut pas apporter de solution à ses crises économiques et politiques.

    Il est coincé de toutes parts.

    • La jeunesse universitaire est debout à cause des méthodes d’éducation antidémocratiques.
    • Les femmes se dressent contre les politiques discriminatoires de genre, l’invisibilisation et la dévaluation de leur travail, le chômage, la pauvreté, la violence, les massacres et surtout l’abolition de la Convention d’Istanbul dans ce contexte d’offensive réactionnaire.
    • Les travailleurs et travailleuses ; les ouvriers et les ouvrières luttent, contre la précarité, le chômage et la pauvreté, maux toujours à l’ordre du jour mais surtout accrus pendant la pandémie.
    • La paysannerie ; est en révolte car elle ne peut plus produire à cause de l’agriculture et de l’élevage qui ont été liquidés. Elle est en révolte avec les catastrophes naturelles et technologiques telles que la pollution des mers, les tremblements de terre, les inondations, etc…
    • D’un autre côté, la lutte du peuple kurde et du HDP ne peut être étouffées, malgré les politiques d’oppression et de répression des masses. Des élus et élues sont arrêtés et emprisonnés sous de faux prétextes, des maires-adjoints sont démis de leurs fonctions et arrêtés. Ils sont remplacés par des administrateurs entre les mains de l’Etat. HDP est menacé d’interdiction depuis des semaines, mais malgré tout, la « roseraie sans épines » souhaitée ne peut être créée.
    • L’Etat turc voudrait jouer un rôle de puissance régionale. Mais les choses ne se passent pas comme souhaité au Moyen-Orient. Cet espace d’enjeu est constamment en guerre en raison des intérêts de la lutte des impérialistes. Ce sont des guerres pour des marchés, pour des zones d’influence, pour des points d’appuis géopolitiques. Malgré tout le soutien impérialiste à l’opération menée par le fascisme Erdoğan et ses collaborateurs AKP (Parti au pouvoir) MHP (Parti d’Action Nationaliste – extrême-droite), au sud du Kurdistan depuis le 23/24 avril n’ont pas pu atteindre le résultat souhaité. Comme lors des opérations précédentes, et de lourdes pertes ont été subies de la part de l’armée turque et de ses supplétifs.

    En somme Erdogan et ses collaborateurs sont sur le point de perdre le contrôle, car la société a largement perdu sa confiance… Son gouvernement est coincé de toutes parts. Naturellement, l’attention de la société devait se porter ailleurs et l’agenda devait changer. A nouveau, Erdogan utilise la guerre sale contre ses opposants, à la fois pour les écraser, à la fois pour détourner l’attention. Nous connaissons cette méthode depuis les massacres de Suruç, d’Ankara, etc… Chaque fois que le gouvernement se rend compte que son pouvoir commence à trembler, comme lors des élections de juin 2015, Erdogan et ses collaborateurs AKP se protègent en semant la mort.

    Erdogan est soutenu par l’Occident ;

    Après chaque réunion de l’OTAN, Erdogan a perpétré un nouveau massacre. L’OTAN adoube à chaque fois ces crimes de masse. En juin, il a reçu la bénédiction de la part des impérialistes européens et américains lors de la réunion de l’OTAN tenue à Bruxelles.

    La délégation internationale pour la paix, voulait se rendre de l’Europe au Kurdistan du Sud. Elle devait venir pour tenir des pourparlers afin de mettre fin à la guerre. Elle a été bloquée par l’État allemand à l’aéroport de Düsseldorf. La déclaration de l’Allemagne a été : « votre visite nuirait aux relations entre l’Allemagne et la Turquie » est, de fait, une indication claire du soutien impérialiste accordé à Erdoğan.

    Bien que l’on sache qu’il existe environ 5 000 agents d’Erdoğan en Europe occidentale, le manque d’intervention des gouvernements des États européens est un soutien. De même, malgré les avertissements de tous les révolutionnaires progressistes de Turquie et du Kurdistan, la poursuite des ventes d’armes à la Turquie illustre aussi ce soutien.

    À la lumière de tous ces faits, en tant que Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe nous condamnons une fois de plus cette attaque menée par les représentants actuels du fascisme turc. Nous nous inclinons respectueusement devant la mémoire de notre bien-aimé Deniz Poyraz, et nous disons  : « C’est le jour où toutes les forces démocratiques, le peuple Kurde, ceux et celles qui luttent apportent leur soutien sans réserve au HDP. Aujourd’hui, nous luttons côte à côte contre le fascisme ! N’oublions pas que la rébellion contre l’oppression est légitime ! »

    • A bas le fascisme !
    • Vive la Lutte Unie des Peuples !
  • Le fascisme turc assassine encore !

    Le fascisme turc assassine encore !

    Une nouvelle fois, le parti HDP est visé par l’Etat Turc. Comme à plusieurs reprise, le modus operandi est le même : les services secrets emploient des ex-détenus, des mafieux, des criminels, et s’en servent comme supplétifs pour commettre leurs crimes. Nous ne pouvons ainsi pas oublier l’assassinat, à Paris de Sakine Cansiz, 54 ans, une des fondatrices du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, 28 ans, et Leyla Saylemez, 24 ans. Aujourd’hui, c’est Deniz Poyraz qui est tombée sous les balles d’un assassin.

    Le HDP est visé depuis plusieurs années par des attaques politiques sévères du gouvernement AKP, en particulier depuis les élections générales du 7 juin 2015. Nous avons fait face à des opérations de police, des arrestations et des détentions, mais aussi à des attaques physiques qui ont été perpétrées par des foules ultranationalistes, dirigées ou provoquées par le gouvernement. Des milliers de membres, de cadres et de co-maires du parti ont été arrêtés et détenus tout au long de cette période, et de graves attaques physiques ont eu lieu en conséquence de la politique de criminalisation menée par le gouvernement contre le HDP. La dernière attaque physique a eu lieu contre le siège régional du HDP à İzmir, et, malheureusement, une jeune femme qui se trouvait dans le bâtiment a été assassinée par les tirs de l’assaillant.

    Le 17 juin 2021, l’assaillant armé d’un fusil de chasse a attaqué notre bureau à İzmir. Deniz Poyraz, la fille d’un employé du parti, qui se trouvait dans les locaux, a perdu la vie suite aux tirs de l’agresseur. Comme l’ont déclaré les responsables de notre parti à İzmir, notre siège régional est visé depuis des mois. Il y a un mois environ, la police a mis en place un point de contrôle devant le bâtiment où campe une famille qui proteste contre le HDP, alléguant que son enfant a été emmené dans les montagnes par le PKK. Les responsables de notre parti à İzmir avaient prévenu la direction de la police et le gouvernorat d’une possibilité de provocation, en vain. Il est également important de préciser que cette attaque, comme les précédentes, s’est déroulée sous les yeux de la police sans aucune intervention, ni prévention. Notre bâtiment a été bloqué par la police juste après l’incident ; les responsables du parti et la mère de Deniz Poyraz ont été empêchés d’y d’entrer.

    Ce n’est pas la première fois que nos bureaux sont attaqués. Juste après les élections générales de juin 2015, puis à nouveau en 2016, des centaines de nos bureaux, dont notre siège à Ankara, ont été attaqués par des foules racistes, et beaucoup ont été incendiés. Ces attaques se sont également produites sous les yeux de la police et du ministère de l’Intérieur, qui n’ont pris aucune mesure pour les empêcher ou pour en poursuivre les auteurs. Toutes nos tentatives de communication avec les représentants de l’État et du gouvernement concernant ces attaques sont restées sans réponse. Jusqu’à présent, personne n’a été traduit en justice pour les attaques contre les membres et les bureaux de notre parti.

    Cette dernière attaque meurtrière, dans laquelle une jeune femme a été assassinée, est le résultat de la politique de criminalisation du gouvernement contre le HDP. Ce n’est pas une coïncidence si l’attaque a eu lieu alors que l’affaire Kobanê se poursuit et que le HDP est menacé de fermeture. En outre, dans une période où les relations sales entre le gouvernement et la mafia ont été mises en lumière, cette attaque montre une fois de plus que le HDP est ciblé dans une phase chaotique et critique.

    Il est clair que la coalition AKP-MHP est la principale responsable de cette grave attaque. Les groupes qui ont attaqué nos bureaux ont toujours été encouragés par les incitations du gouvernement à la haine et au racisme contre le HDP. Nous invitons la communauté internationale démocratique à faire pression sur le gouvernement turc pour qu’il mette fin à la politique de criminalisation contre le HDP et empêche les attaques contre ses membres et les bureaux de son parti.

    Feleknas Uca & Hişyar Özsoy, Co-porte-paroles du HDP pour les affaires étrangères

  • 106e anniversaire du génocide des Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos, commis par l’Empire ottoman en 1915.

    106e anniversaire du génocide des Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos, commis par l’Empire ottoman en 1915.

    Le ministre de l’Intérieur par intérim de l’époque a ordonné une « réinstallation massive » de tous les Suryoye, Arméniens et Grecs de Pontos vivant dans l’Empire ottoman. Les Suryoye se réfèrent à ce chapitre sombre de leur passé comme Sayfo, en araméen : épée. La Turquie continue de nier les crimes commis contre les peuples chrétiens dans l’Empire ottoman. Cependant, la reconnaissance du Sayfo de 1915 est d’une importance capitale pour les Suryoye et la mémoire collective de ce peuple.

    Les réinstallations massives se sont transformées en marches de la mort, des centaines de milliers de Suryoye ont erré sans but dans le désert de Mésopotamie et y sont morts. 500 000 Suryoye, 1,5 million d’Arméniens et 300 000 Grecs du Pontos ont été victimes du génocide, soit un total de plus de 2,3 millions de personnes. Les faits historiques à ce sujet sont toujours niés en Turquie, les livres d’histoire restent falsifiés et quiconque évoque le génocide, en tant que journaliste par exemple, s’expose à de sévères représailles.

    Les biens et les terres des Suryoye et des autres minorités chrétiennes ont été confisqués par le gouvernement ottoman ou turc. Les biens confisqués de la minorité non-musulmane constituent la base économique de la République turque.

    Aujourd’hui, l’oppression, la persécution et le meurtre du peuple Suryoye par l’État turc fasciste se poursuivent. De 1987 à 1998, plus de 45 Suryoye ont été enlevés, torturés et assassinés dans la ville de Midyat. Les Suryoye ne sont pas reconnus en Turquie comme un peuple distinct avec une langue, une histoire et une culture. Ainsi, l’acquisition de biens, la construction ou la préservation des bâtiments de l’église sont semées d’embûches, la formation de la prochaine génération de prêtres et l’enseignement officiel de la langue araméenne sont interdits. Les Suryoye sont dénigrés dans les manuels scolaires turcs comme des traîtres à la patrie. Les champs des Suryoye sont régulièrement incendiés par l’armée turque sous prétexte de combattre la guérilla kurde. Avec l’occupation de la Turquie dans le nord de la Syrie, qui est contraire au droit international, et le soutien des milices terroristes djihadistes fascistes, l’État fasciste de Turquie commet un nouveau génocide contre le peuple Suryoye en Syrie et en Irak.

    L’impérialisme allemand poursuit également sa politique d’intérêts avec et pour le gouvernement fasciste turc et criminalise et persécute les activistes révolutionnaires Suryoye en Allemagne.

    Pour commémorer le 100e anniversaire du génocide des Suryoye de 1915 en Turquie, des Suryoye intellectuels de Tur Abdin se sont réunis et ont fondé le Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye (araméen. Suryoye Qauwonye) à Midyat en 2015.

    La lutte pour la reconnaissance du génocide des Suryoye fait partie de la lutte anti-impérialiste mondiale. Pour gagner, il faut construire des partis révolutionnaires et promouvoir l’union et la coordination dans l’ICOR. La construction du front uni anti-impérialiste et antifasciste est également à l’ordre du jour !

    A l’occasion du 106ème jour de commémoration, le 15 juin 2021, nous, comme l’ICOR, exigeons immédiatement, sans condition et avec toutes les conséquences :

    – Reconnaissance du génocide contre les Suryoye par l’Etat turc !

    – La reconnaissance du Suryoye en tant que peuple autochtone en Turquie et une protection constitutionnelle de ses droits et libertés !

    – L’égalité devant la loi avec les autres citoyens vivant en Turquie sans aucune discrimination selon leur religion, leur langue, leur ethnie et leur région géographique !

    – Le droit à la diffusion de la langue araméenne !

    – Le droit à la culture et aux traditions araméennes !

    – Le droit à la pleine pratique de la religion et la restitution des biens expropriés !

    – Le droit de retour !

    – Droits de l’homme et justice pour le Suryoye assassiné !

    Signataires (en date du 15/06 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    3. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    4. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    5. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    6. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    7. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    8. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    9. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    10. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    11. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    12. SGB Suryoye Gawonoye d´Bethnahrin (SGB Araméens communistes de Mésopotamie), Turquie
    13. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    14. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    15. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    16. UC Unité Communiste, France

    Signataires additionnels (Non-ICOR):

    1. International Solidarity United Front of Suryoye (ISUF-S)
    2. National Council of the Suryoye of Mesopotamia (MUSB)
    3. Popular Front of Suryoye (Turkey)
    4. Popular Front of Suryoye in Europe
    5. People’s Council of Suryoye (Turkey)
    6. People’s Council of the Aramean Suryoye
    7. People’s Council of the Assyrian Suryoye
    8. People’s Council of the Chaldeans Suryoye
    9. People’s Council of the Suryoye in Syria
    10. People’s Council of the Suryoye in Europe (Germany, Austria, Switzerland, Sweden, Netherlands)
    11. People’s Movement Revolutionary Suryoye
    12. Suryoyutho TV

    (Les Suryoye d’aujourd’hui sont d’origine sémitique et leurs racines remontent aux anciens peuples du Proche-Orient et aux civilisations avancées de Mésopotamie, les Akkadiens, les Babyloniens, les Assyriens, les Araméens et les Chaldéens. Ils sont également connus sous les noms d’Araméens, d’Assyriens, de Chaldéens, de Syriens, ainsi que sous d’autres termes régionaux ou confessionnels tels que Syriaque orthodoxe, Maronites, Melkites, Église chaldéenne et Église assyrienne. Le terme ethnique générique est « Suryoye ». La patrie des Suryoye est le Proche-Orient et se concentre dans la région mésopotamienne (Beth Nahrin), connue comme le berceau de la civilisation.)

  • Solidarité avec la lutte des masses au Myanmar contre le régime militaire fasciste

    Solidarité avec la lutte des masses au Myanmar contre le régime militaire fasciste

    Nous sommes signataires de ce communiqué de l’ICOR. Il nous paraît important de préciser une chose : l’implication de notre impérialisme dans cette affaire. Total, grand cartel du pétrole, est ainsi noyé jusqu’au cou dans de sales affaires avec la Junte. Des centaines de millions d’euros ont été versés pour obtenir la possibilité d’exploiter le pétrole Birman. Cette implication, avec l’aval de l’Etat français, est une illustration de l’adage ; l’argent n’a pas d’odeur. Notre faiblesse et notre fragmentation joue un rôle dans les possibilités qu’ont les Etats comme le nôtre de mener des politiques de ce type. Les combattre est essentiel !

    Cependant, aussi cruelle soit cette dictature, nous considérons que le qualificatif fasciste suscite des questions. Il nous paraît important de distinguer dictature militaire et fascisme, qui sont des régimes possédant des caractéristiques distinctes, notamment une volonté d’implication et de mobilisation des masses autour d’un projet. Indépendamment de cette question, nous saluons les luttes au Myanmar et leur combativité ! Courage à eux et à elle !

    Depuis le coup d’État militaire du 1er février, date à laquelle le gouvernement militaire a pris le contrôle du pays, la population du Myanmar se bat contre le gouvernement militaire.

    La population du Myanmar est descendue dans la rue pour manifester et protester contre le coup d’État du gouvernement militaire. En plus des manifestations, les travailleurs, les étudiants et les hommes d’affaires birmans se sont mis en grève. Contre toute attente, le peuple birman s’est uni et a combattu le pouvoir du gouvernement militaire avec une défiance mortelle.

    Cependant, le gouvernement militaire a mené une répression brutale contre le peuple birman. Au moins 114 personnes ont été tuées le 27 mars, le jour de la formation de l’armée du Myanmar. Jusqu’à présent, 818 civils birmans ont été tués, dont 44 enfants, selon Reuters. L’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP) estime que le nombre est beaucoup plus élevé. Au moins 4300 Birmans ont été arrêtés. Nous voudrions dire ici aux masses combattantes du Myanmar : nous, l’ICOR, nous serons toujours à vos côtés et nous lutterons pour renverser le gouvernement militaire.

    Votre lutte fait partie des luttes mondiales pour la liberté et la démocratie dans le système mondial impérialiste en crise. Ce qui est important, c’est son orientation pour suivre cette voie des intérêts propres sans s’appuyer sur une puissance impérialiste étrangère. Nous appelons les travailleurs, les femmes et les jeunes : Organisez-vous dans les syndicats et le parti révolutionnaire, reconstruisez-les et renforcez-les !

    L’ICOR est du côté de la lutte contre le régime militaire au Myanmar et ses méthodes fascistes !

    Signataires (en date du 07/06 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    14. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UC Unité Communiste, France
    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    20. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    21. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    22. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    23. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    24. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    25. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    26. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    27. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    32. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • La grève nationale colombienne, la Commune de Paris contemporaine

    La grève nationale colombienne, la Commune de Paris contemporaine

    Repris depuis Arlac – Cultura y solidaridad latina en Europa. Nous affirmons notre solidarité avec la lutte menée en Colombie contre le régime dictatorial. Au cours du week-end sur la Commune de Paris, nous avons pu échanger avec plusieurs personnes investies dans cette lutte. Elle prend une double tournure : elle est à la fois une lutte démocratique, mais aussi une lutte à potentiel révolutionnaire : les Colombiens et les Colombiennes populaires ne veulent pas seulement voter et s’exprimer : ils et elles veulent diriger réellement leur pays !

    1. 54 857 jours après le début de la Commune de Paris, cinq millions de manifestants sont sortis dans les rues en Colombie. Après plusieurs jours d’affrontements, le gouvernement a dû céder et retirer le projet de réforme fiscale contre lequel le peuple manifestait et remplacer le ministre de l’Économie. Alors que la situation aurait dû revenir à la normale, le peuple a continué de manifester : après un mois de combats, l’oligarchie, le gouvernement et les États-Unis sont sur la défensive. Et malgré les centaines d’assassinats et de disparitions, de blessés et de détentions, le mouvement continue.

    2. En Colombie, il y a neuf bases militaires nord-américaines. Bien que le pays ne soit pas sur la liste des sept pays où les États-Unis sont en guerre, ses conseillers militaires ont un rôle déterminant dans le pays. Il faut se rappeler que la Colombie a reçu, de la part des États-Unis, une aide militaire massive afin que le régime narco-paramilitaire ne s’effondre pas, ce qui explique l’importance qu’a le conflit colombien pour les USA.

    3. L’administration Biden n’a pas apporté de véritable changement dans ses relations avec l’Amérique latine : la dynamique continue d’être celle qu’on a vue sous le mandat de Trump. C’est pourquoi les assistants militaires insistent pour que l’armée sorte dans les rues et en finisse militairement avec l’insurrection. Si la direction de l’État n’a pas choisi cette option, c’est uniquement parce qu’elle craint la réaction des soldats, qui sympathisent de plus en plus avec les manifestants. Mille soldats et policiers ont démissionné afin de ne pas être contraint de réprimer ; il est commun d’en voir s’unir aux manifestations. Il s’agit de la première dislocation au sein de l’armée colombienne, cela malgré le fait que le conflit qui a commencé en 1948 a fait près d’un million de victimes.

    4. Depuis que les paysans colombiens ont pris les armes pour combattre l’oligarchie en 1948 et s’est ensuite organisé en différentes guérillas, le conflit colombien est pleinement entré dans la Guerre froide. Le Plan Fénix, créé par l’armée états-unienne pour combattre les guérillas vietnamiennes, n’a pas pu être appliqué à grande échelle car la scène militaire et politique ne l’ont pas permis. Ainsi, pour le Pentagone, traumatisé par le Vietnam, la Colombie devait offrir un terrain favorable au perfectionnement de la lutte ainti-insurrectionnelle afin de freiner la lutte révolutionnaire dans le monde.

    5. En Colombie, « retirer l’eau au poisson » a signifié huit million de paysans déplacés, dont on a volé les terres à coup de massacres. Cela explique pourquoi 71 % de la population vit en zone urbaine, contre 55 % en moyenne dans le monde. Le 24 novembre 2016, l’Accord de La Havane a été signé entre les FARC-EP et le gouvernement. Il s’agit de la conséquence de nombreux facteurs, dont la formation d’une fraction défaitiste dans la direction. Selon les chiffres de l’Union européenne, 73 anciens combattants ont été assassinés en 2020, et 248 depuis la signature de l’Accord de paix en 2016 jusqu’au 21 avril 2021 (sans compter les morts liés à la répression actuelle). Le haut commissariat aux Nations Unies pour les Droits humains a reçu des informations à propos de l’assassinat de 120 défenseurs des droits de l’homme cette dernière année, dont 53 ont pu être vérifiés. Par ailleurs, l’institution a enregistré 69 incidents avec un grand nombre de victimes civiles en 2020, qui se sont soldés par la mort de 269 personnes dont 24 enfants et 19 femmes. Les Nations Unies ont affirmé qu’il était nécessaire de faire tous les efforts possibles pour implémenter les accords de paix. Pour autant, l’ONU, l’Union européenne et les pays garants de l’accord n’ont rien fait pour faire cesser le génocide des signataires de l’Accord de La Havane.

    6. La rébellion du peuple colombien est le résultat de plusieurs facteurs. D’abord la violence de l’État et de l’oligarchie avec ses paramilitaires. Ensuite la misère et le manque de perspectives du modèle néolibéral. Et enfin la crise sanitaire et socio-économique générée par la pandémie de Covid-19. Comme aucune de ces trois contradictions ne pourra être dépassée à court terme, le seul chemin viable est la lutte : il s’agit d’un véritable défi pour la direction du mouvement.

    7. La Commune de Paris a montré le chemin de la lutte révolutionnaire. Le peuple colombien l’a suivie mais il a payé sa lutte par un sacrifice inouï. À la différence de 1871, nous pouvons aujourd’hui suivre en direct les combats à Cali, capitale de la résistance, mais aussi de la salsa, de la culture et du football colombien.

    À la différence de 1871, nous pouvons nous unir pour diffuser les informations à travers les réseaux sociaux ou en participant à notre campagne d’appui financier à la Première ligne de combat de la ville de Cali, sur le compte suivant : BE43 2100 6437 3801 (en ajoutant la communication suivante : Première ligne)