Catégorie : Communiqués

  • Cameroun : libérons les jeunes prisonniers politiques !

    Cameroun : libérons les jeunes prisonniers politiques !

    Depuis un an une campagne « vendredi noir » autour de l’alliance « Stand up for Cameroun » s’active au Cameroun et en Europe pour la libération de plusieurs jeunes Camerounais, arrêtés arbitrairement après une réunion pacifique en septembre 2020.

    Ils sont poursuivis pour conspiration de révolution et d’insurrection ! Ils croupissent dans la prison centrale de New-Bell à Douala dans des conditions inhumaines. L’audience au tribunal a été reportée à plusieurs reprises. Une nouvelle date est fixée mi-septembre.

    La déclaration qui suit décrit de manière poignante la situation de la jeunesse dans un pays dépendant et l’oppression subie par le régime dictatorial de Paul Biya. Mais ce régime n’est pas seul sur le banc des accusés. Il ne pourrait pas agir ainsi sans la complicité « silencieuse » des pays impérialistes qui tolèrent, acceptent et soutiennent un régime corrompu comme celui du Cameroun, pour continuer à piller le pays. La France, pays des ‘droits de l’homme’, en premier mais aussi d’autres puissances qui interviennent de plus en plus comme l’Union Européenne, la Chine et d’autres. Notre soutien internationaliste est nécessaire. Nos exploiteurs et oppresseurs d’ici sont les mêmes qui enlèvent à la jeunesse en Afrique toute perspective.

    Liberté pour les quatre ; liberté pour tous les prisonniers politiques ! Construisons le Front uni anti-impérialiste !

    Déclaration d’Albert Moutoudou, membre de l’alliance ‘Stand up for Cameroon’ :

    « Ce sont nos enfants qu’on assassine ! »

    Il s’appelle Mira Angoung âgé de 22 ans.

    Il s’appelle Tehle Membou âgé de 24 ans.

    Il s’appelle Étienne Ntsama âgé de 31 ans.

    Il s’appelle Moussa Bello âgé de 37 ans.

    Tous les quatre sont derrière les barreaux, à la prison centrale de New-Bel depuis bientôt un an.

    Mais quel est donc leur crime ?

    Ils ont commis trois grands crimes impardonnables !

    Le premier crime de ces quatre jeunes c’est de n’être pas nés dans des familles riches. Derrière les barreaux des prisons s’entasse notre jeunesse. A celui-ci on reproche d’avoir volé des pneus de voiture, à celui-là des cassettes-radios, des bouteilles d’huile, et ainsi de suite… Il y a des cas où le temps de la préventive dure longtemps, jusqu’à cinq ans, voire plus. Il suffit de passer un après-midi dans l’un de nos tribunaux pour voir à l’œuvre la machine à broyer des vies.

    Certains de ces jeunes n’ont même pas terminé l’enseignement primaire. Bien souvent ils ne comprennent ni le français ni l’anglais au tribunal et répondent approximativement. Il y a des cas de quiproquo entre le Ministère public et les accusés, qu’on croirait dits pour le théâtre. Le verdict, lui, est bien réel et tombe, implacable. Et qu’ils comprennent le français ou pas, qu’ils comprennent l’anglais ou pas, les jeunes auront tout le temps derrière les murs de comprendre la sentence infligée…

    Si la plupart de ces jeunes sont des cas de délinquance, celle-ci est mineure et du genre qu’on pourrait prévenir en mettant les enfants à l’école, selon la vision éclairée que proposait déjà le poète au dix-neuvième siècle : Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne !1 Au pire, on mettrait ces enfants en difficulté à la rude mais salutaire école du travail dans des chantiers prévus à cet effet. Or qu’observe-t-on ? Des milliers de jeunes sont jetés dans la promiscuité corrompue des cellules des prisons, où ils végètent, se clochardisent, et finissent par tomber sous l’influence des vrais truands.

    Et tous ces jeunes sont issus de familles modestes.

    Le deuxième crime de ces quatre jeunes c’est qu’au lieu de se retrancher dans l’alcool, dans la drogue et les agressions, et de donner ainsi un motif en or à ceux qui les ont jetés en prison, ils ont choisi, eux, d’exercer un dur labeur au quotidien. Mira Angoung, Tehle Membou, Étienne Ntsama et Moussa Bello sont la jeunesse qui travaille à longueur de journées et qui est soutien de famille. L’un est mécanicien automobile, deux sont des commerçants, et le quatrième est chauffeur. Donc dans des métiers où sont réduits la grande majorité des jeunes issus des familles modestes. En un mot des jeunes qui acceptent de se battre dans le pays même, en dépit de tout, plutôt que d’espérer trouver fortune ailleurs en affrontant des drames dans les traversées improbables du Sahara et de la Méditerranée, sans oublier l’esclavage en Libye et ailleurs. Nous suivons tous les nouvelles de ces épreuves dont parlent régulièrement les médias et les réseaux sociaux, et qui sont le lot de notre jeunesse issue des milieux populaires. Mira Angoung, Tehle Membou, Étienne Ntsama et Moussa Bello auraient pu faire partie de telles aventures au cours desquelles nombre de nos enfants perdent leur vie. Au contraire, ils ont choisi de rester dans leur pays, et de se battre, pour s’en sortir, refusant de se retrancher dans l’alcool, la drogue et les agressions, refusant aussi d’aller mourir tous seuls sur les routes d’émigration.

    Le troisième crime de ces quatre jeunes c’est qu’au lieu d’aller chanter et danser leur satisfaction politique au pouvoir en place dans des réunions où l’on distribue des pains et des sardines, Mira Angoung, Tehle Membou, Étienne Ntsama et Moussa Bello, eux, vont dans des réunions politiques de l’opposition. Ils font partie de ces jeunes qui ont résolument fait le choix du changement dans ce pays riche où, malheureusement, ils il n’y a que quelques-uns à profiter des richesses. Ainsi

    se sont-ils engagés dans la bataille pour le changement telle qu’elle est proposée par SUFC2, à savoir pacifique et à travers la Transition Politique dans notre pays.

    Depuis bientôt un an qu’ils sont derrière les barreaux, le pouvoir semble leur dire qu’ils ne devaient pas s’engager dans l’opposition. Et comme le même pouvoir ne tient pas à voir d’autres jeunes suivre l’exemple courageux de Mira Angoung, Tehle Membou, Étienne Ntsama et Moussa Bello et quelques autres encore, il semble en même temps envoyer un message d’avertissement à d’autres jeunes issus des milieux populaires, mécontents de leurs conditions et qui montrent des dispositions à s’engager dans la lutte politique pour le changement.

    Au Tribunal militaire de Bonanjo à Douala où ils sont déférés, Mira Angoung, Tehle Membou, Étienne Ntsama et Moussa Bello sont poursuivis pour conspiration de révolution et d’insurrection !

    Vous avez bien lu : conspiration de révolution et d’insurrection !

    En vertu de quoi ils sont en détention depuis bientôt un an, car les audiences sont renvoyées et encore renvoyées. Comme pour rire. Et peut-être, au bout, des peines encore plus terribles sont-elles au programme…

    Quelqu’un a dit : si l’on vous explique le Kamerun et que vous croyez avoir compris, c’est qu’on vous a mal expliqué. Ce propos horrible nous colle désormais à la peau. Horrible aussi ce motif de

    conspiration de révolution et d’insurrection asséné à quatre jeunes gens qui marchaient paisiblement dans la rue. Car il ne s’agit que de cela.

    Le 18 septembre 2020 qui était un vendredi, ces quatre jeunes étaient au Siège du CPP3 à Bali, leur habillement en noir marquant leur protestation silencieuse et non violente contre la politique de Biya. C’était leur façon de dire : trop c’est trop !

    Vers la fin de cet après-midi passé à échanger avec d’autres jeunes sur le sort actuel de notre pays, ils quittaient à pieds le Siège du CPP pour rentrer chez eux. Ils n’ont agressé personne. Ils n’ont élevé la voix contre personne. Ils n’ont dégradé aucun bien ni public ni privé. Ils rentraient chez eux, paisiblement, à New-Bell, non dans des luxueux appartements, mais dans des logements forts modestes – et c’est peu de le dire – où des enfants à l’étroit ne mangent pas toujours à leur faim, se serrent dans le petit espace et, très tôt, doivent assister leurs parents dans des activités quotidiennes.

    A peu de distance du Siège du CPP, ils sont saisis par des éléments de la Légion de Gendarmerie de Douala. L’accusation a promis de produire des témoignages de passants ou d’habitants du voisinage, qui, la main sur le cœur, attestent avoir entendu ces jeunes aux mains nues préparer une terrible conspiration en pleine rue, à tout juste quatre, en vue de la révolution et de l’insurrection, sur le parcours éminemment guerrier du retour à leur domicile.

    Devant de tels drames, car il s’agit bien d’un drame ce qui arrive à ces quatre jeunes, les mots en viennent à manquer. Comme ils en vinrent à manquer au poète pourtant réputé intarissable et qui ne savait plus que répéter : Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !4

    Après quelques jours passés à la Légion à Bonanjo, ils sont depuis le 22 septembre 2020 à la prison centrale de New-Bell à Douala, qui est comme chacun sait pleine jusqu’à la gorge. Et bientôt un an derrière les barreaux. Quel gâchis !

    Le gâchis consiste à étouffer l’élan vital d’une nation en s’entêtant à briser la volonté des jeunes qui s’impliquent pour le changement ! Ce sont pourtant ces enfants qui devront poursuivre avec ce Kamerun, cela va s’en dire, quand des vieux de mon âge, quand des plus vieux encore de l’âge de Biya, quand nous serons plus là. Qu’on le veuille ou pas, ces quatre jeunes gens, comme il y en a des millions dans notre vaste pays, seront la grande masse agissante de demain, la colonne vertébrale sur laquelle tout reposera dans notre pays : les activités économiques et sociales, le développement en un mot. Or, à quoi assiste-on ? Le pouvoir RDPC5 fait des phrases sur la jeunesse en ayant manifestement la tête ailleurs.

    Il s’appelle Mira Angoung âgé de 22 ans.

    Il s’appelle Tehle Membou âgé de 24 ans.

    Il s’appelle Étienne Ntsama âgé de 31 ans.

    Il s’appelle Moussa Bello âgé de 37 ans.

    Ils sont derrière les barreaux depuis le 18 septembre 2020.

    Demandons qu’on les libère à l’occasion de la prochaine audience du 15 septembre 2021 au Tribunal militaire de Bonanjo à Douala. Pour deux raisons claires :

    Ils sont innocents !

    Il s’agit de l’avenir de notre pays !

    Dans l’Antiquité nous apprend-on, il y avait un monstre appelé Moloch à qui l’on sacrifiait rituellement des nouveau-nés. Nous, les vieillards, arrêtons de nous nourrir du sang de nos enfants !

    Albert Moutoudou, président de l’UPC-Manidem

    Union des populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie6

    1Victor Hugo : Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. / Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne/ Ne sont jamais allés à l’école une fois, / Et ne savent pas lire et signent d’une croix.

    2Alliance « Stand up for Cameroon »

    3Cameroun People Party, partenaire dans l’alliance SUFC

    4François Villon : La ballade des pendus

    5Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir du Cameroun.

    6l’UPC-Manidem est membre de la Coordination internationale des organisations révolutionnaires (ICOR)

  • Soutien au Lyon Antifa Fest !

    Soutien au Lyon Antifa Fest !

    Nous affirmons notre soutien au Lyon Antifa Fest ainsi qu’au CCO de Villeurbanne, tous deux dans le collimateur de la Région Auvergne Rhône-Alpes.

    Né en décembre 2013, le Lyon Antifa Fest a été conçu pour commémorer la mémoire de Clément Méric, tué en juin de cette même année par un skinhead néo-nazi. Année après année (à l’exception de 2020), ses éditions successives ont été des points de rendez-vous militants et symboliques importants. Loin d’être une simple série de concerts, ces événements ont été aussi un affront fait aux fascistes et aux réactionnaires de Lyon, lesquels n’ont jamais pu entraver la tenue de cet événement.

    La période du début de 2010 était une nuit sombre. L’extrême-droite, renaissante, dopée par les discours haineux et par l’attitude compassée de la mairie, de la police et de la justice, se croyait tout permis. Dans l’agglomération lyonnaise : attaques à la batte de base-ball1 ; ouverture de locaux2 ; coups de poignards3 ; à Clermont-Ferrand, coups de feu sur un concert4… et dans cette nuit sombre, ce festival avait été phare. En dépit de pressions, en dépit de menaces, en dépit aussi d’arrestations dans la mouvance antifasciste, il a demeuré. Ce n’est pas la première fois qu’il est pris pour cible, tout comme ses organisateurs et organisatrices.

    Or, aujourd’hui, la Région Rhône-Alpes Auvergne veut s’en prendre à ce festival, saper sa possibilité de se produire. Laurent Wauquiez ne pouvant pas réellement s’attaquer au Lyon Antifa Fest, celui-ci est financièrement autonome, il se venge sur ceux qui ont accepté d’héberger celui-ci : le CCO de Villeurbanne. Les subventions du centre œcuménique seraient amputées de 45 000€.

    Le casus belli ? Une chanson, jouée en 2015, et dont un extrait déclarait : “Tous les flics, ce sont des bâtards”. Cette chanson, apparaissant sur la bande-annonce de l’édition de 2021, est donc le prétexte employé pour s’en prendre au festival et au centre.

    C’est une mesure de rétorsion qui est à la fois politique, mais aussi démagogique et même cynique.

    • Politique dans la mesure où le Lyon Antifa Fest représente un des grands événements, rassemblant largement militants, militantes, mais aussi au-delà de ces milieux. Ce festival est un rendez-vous tout comme un pied de nez aux fascistes par sa seule existence, existence publique et ouverte. Ce festival démarque des fascistes, qui, eux organisent leurs messes noires, racistes et réactionnaires, dans le secret absolu, de peur d’être vu pour ce qu’ils sont réellement.
    • Démagogique, car les élections approchent. En prenant prétexte de propos tenus en 2015, le président de la Région trouve là l’occasion de créer un petit scandale dans lequel il pourrait apparaître et faire parler de lui. De plus, le choix n’est pas anodin. Les partis politiques rivalisent pour chérir la police. Entre le train gratuit, des effectifs supplémentaires, des passe-droits supplémentaires… chacun essaie de s’attirer les bonnes grâces d’une corporation puissante et influente. D’autant que celle-ci a eu maille à partir à plusieurs reprises avec la mouvance antifasciste.
    • Cynique, car depuis des années, les subventions versées à la culture sont chaque fois plus ténues. Ces 45 000€ de subventions en moins permettent aussi de réduire les dépenses et d’aller dans le sens d’un étranglement des associations, des salles de spectacles, qui ont déjà souffert des politiques publiques et du Covid.

    Mais au-delà de ça, c’est un scandale un peu minable, mais qui illustre bien une mentalité à géométrie variable.

    Tous les flics, ce sont des bâtards”.

    Nous ne partageons pas la forme de cette affirmation. Pour nous, l’institution policière et son caractère normatif expliquent en grande partie les comportements de la police. Il existe des « gens bien » dans la police, qui vont réprimer en respectant les règles, et il existe des « mauvais policiers » qui les transgressent. Mais les deux sont du côté de l’oppresseur. Mais la question n’est pas là. Elle est sur sa perception par un Wauquiez échaudé et par des syndicats de police toujours prêts à monter au créneau.

    Il est toujours de bon ton de voir comment les sociétés changent. Et comment elles se durcissent. En 1952, Georges Brassens chantait Hécatombe, avec des paroles nettement plus brusques que le pauvret « ce sont des bâtards ».

    « En voyant ces braves pandores

    Etre à deux doigts de succomber,

    Moi, j’bichais, car je les adore

    Sous la forme de macchabé’s.

    De la mansarde où je réside,

    J’excitais les farouches bras

    Des mégères gendarmicides,

    En criant: « Hip, hip, hip, hourra! » »

    Le fait est que, en 1952, Brassens a pu sortir cette chanson. La France était alors en plein tumulte, entre les menées du PCF, la guerre d’Indochine, et une Algérie bouillonnante. Les grands croisés du « on ne peut plus rien dire » auraient-ils donc raison à ce point, quant on sait qu’on peut être inculpé d’outrage pour la chanter en public. Ce fut le cas en 2011 à Toulouse5. Ou quand on sait qu’on peut être passé à tabac pour chanter « Cayenne »6.

    Ces mêmes qui prétendent défendre la « liberté d’expression » censurent aujourd’hui. La réalité est qu’ils ne la défendent que lorsque celle-ci sert leur camp : proférer des mensonges propres à exciter la division, la haine, la discorde entre les exploités. Mais ceux-ci pratiquent la censure sans états d’âme lorsque les propos écornent les puissants et leurs âme damnées policières. Les violences policières sont pourtant une réalité. Plus encore, la réalité du rôle de la police comme outil d’oppression se constate chaque jour.

    La culture, la liberté d’expression, ils l’aiment quand elle est sans dommage pour eux. La culture critique, impertinente, moqueuse, ils ne l’apprécient que lorsqu’elle est suffisamment distante, aseptisée. Ils aiment Brassens, Boris Vian, lorsque le temps et la distance font de leurs coups d’éclats des moments du passé. Ils aiment les figures telles que Martin Luther King ou Nelson Mandela comme figure commémoratives, alors qu’ils les ont combattus de leur vivant. Ils aiment Picasso, Einstein, et Frida Kahlo, mais ils font de leur soutien à l’URSS et à sa direction des « erreurs » quant ils ne le passent pas simplement sous silence.

    La lutte antifascisme doit perdurer !

    « La lutte antifasciste n’autorise pas tout. Les appels à la haine et à la violence contre les policiers n’auront jamais leur place à Villeurbanne. » a déclaré Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne. Nous n’oublions pas comment le PS et Gérard Collomb ont systématiquement mis sur le même plan fascistes et anti-fascistes, tout en accordant des largesses considérables aux premiers, souvent fils et filles de notables. Et chaque fois que le PS ou ses sbires ont pris la parole pour parler d’antifascisme, c’était pour parler du RN, d’élections, et pour promouvoir la soumissions aux autorités. Or, la lutte antifasciste, conséquence, jusqu’au bout, ne peut qu’être dirigée contre la bourgeoisie, contre l’État, et contre le capitalisme : il est le terreau du fascisme.

    Nous sommes solidaires du Lyon Antifa Fest, et nous appelons l’ensemble de ceux qui défendent sans hypocrisie la liberté d’expression, la vraie, celle qui s’attaque à l’ordre établi, à faire de même. Chaque recul, chaque entrave à l’expression de l’antifascisme, sous quelque forme que ce soit, est une défaite. En ces temps de pression et d’élection : soyons solidaires, faisons bloc contre la répression, même budgétaire !

    Le communiqué officiel du L.A.F.

    1https://www.lyoncapitale.fr/actualite/coups-de-batte-de-base-ball-cinq-militants-d-extreme-droite-arretes/

    2https://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Bunker-Korps-Lyon.pdf

    3https://www.rue89lyon.fr/2018/09/06/coups-de-couteau-dans-le-vieux-lyon-cinq-personnes-de-la-mouvance-identitaire-condamnees/

    4https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2014/01/20/deux-ans-de-prison-pour-l-auteur-de-coups-de-feu-lors-d-un-concert-clermont-ferrand-399067.html

    5https://www.lepoint.fr/societe/chanter-peut-etre-un-delit-11-06-2011-1341035_23.php

    6https://www.leprogres.fr/jura/2011/07/09/proces-ripert-4-h-30-d-audience-9-avocats-et-des-provocations-a-la-pelle

  • Solidarité avec les femmes d’Afghanistan

    Solidarité avec les femmes d’Afghanistan

    Conférence Mondiale des femmes des milieux populaires
    Vous n’êtes pas seules – le jour viendra…

    Les femmes de la planète entière protestent dans les termes les plus forts contre les politiques impérialistes hypocrites menées sous le couvert de la libération des femmes en Afghanistan.

    En quelques jours, l’Afghanistan est sous la coupe des talibans islamo-fascistes. À un rythme effréné, les « guerriers de Dieu » ont pu s’emparer de lieux centraux du pays, de bureaux gouvernementaux d’importance stratégique et de stations de radio et de télévision, sans rencontrer de résistance significative de la part de l’armée afghane.

    Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, annonce lors de la première conférence de presse à Kaboul : « Nous voulons aussi que les femmes travaillent : Dans la police, dans le secteur de la santé et dans d’autres domaines, nous avons besoin des femmes car elles font partie de notre société. Ils pourront reprendre leur travail au nom de la loi islamique. »

    Le fait que les talibans doivent faire semblant d’être favorables aux femmes est une réaction à la conscience éveillée des femmes et au mouvement des femmes coordonné au niveau international qui gagne en force dans le monde entier. Mais les mots ne nous trompent pas ! Les Talibans représentent un fascisme basé sur l’Islam. Leur objectif déclaré est l’établissement d’un « émirat islamique », le seul pouvoir de décision de la charia par les hommes. Il s’agit de l’intensification extrême de l’oppression spéciale des femmes, inhérente au système. Leur absence totale de droits : « … nous sommes une société islamique,… donc les femmes doivent se conformer à la loi islamique. Si elles portent le voile, le droit à l’éducation et au travail leur est également garanti. »

    Les femmes de la Conférence Mondiale font entendre leurs voix avec et pour les femmes d’Afghanistan.

    Combattons le fascisme !

    Nous condamnons toute tentative de présenter les talibans comme favorables aux femmes, comme l’a fait le professeur Niaz Shah : « Je vois ici des talibans complètement nouveaux qui sont devenus plus sages. Et ce qu’ils promettent, je suppose qu’ils le tiennent. Ils sont plus susceptibles de tenir leurs promesses que les gouvernements élus démocratiquement. » L’utilisation de la religion comme arme de l’impérialisme mène à la barbarie.

    Nous dénonçons la politique impérialiste en Afghanistan :

    Les États-Unis ont autrefois érigé les talibans et Al-Qaida au Pakistan en force contre la lutte de libération des peuples de cette région. Ce sont des disciples de la CIA.

    Les États-Unis et leurs alliés, comme l’Allemagne ou la France, ont envahi l’Afghanistan à partir de 2001 et ont mené une guerre pendant 20 ans sous le prétexte de libérer le pays des talibans. La libération des femmes était leur objectif déclaré. Et en 2020, les États-Unis et les talibans ont conclu un accord à Doha sur les moyens de « parvenir à la paix ». C’est la vérité !

    De nombreux soldats ordinaires, hommes et femmes, sont également morts dans cette guerre, gravement traumatisés, tandis que les responsables des gouvernements négociaient avec les talibans fascistes !

    La vérité est que la situation de la population en Afghanistan est catastrophique. Selon le secrétaire général de l’ONG Welthungerhilfe (Aide contre la faim dans le monde), Mathias Mogge, treize millions de personnes en Afghanistan ne mangent pas à leur faim. À eux seuls, trois millions d’enfants souffrent de malnutrition. Plus de 1,1 million de personnes ont contracté le Covid 19, et environ 7000 en sont mortes. Depuis le début de l’année 2021, 270 000 personnes ont fui les talibans.

    Dans cette situation, une nouvelle résistance se forme, dans la vallée isolée de Punjir. La libération des femmes ne peut être réalisée que par le mouvement des femmes en unité avec le mouvement ouvrier, le mouvement populaire et les mouvements internationaux.

    Nous, les femmes de la Conférence mondiale des femmes des milieux populaires, n’abandonnerons pas le peuple afghan, en particulier les femmes d’Afghanistan. Nous augmenterons nos efforts de coordination et de coopération du mouvement mondial des femmes.

    Vive le mouvement combatif international des femmes !

    19 août 2021

    Halinka Augustin/Pays-Bas

    Susanne Bader/Allemagne

    Adjointe : Zaman Masudi/Allemagne

    Coordinatrices européennes

  • Solidarité avec le MLPD-ICOR

    Solidarité avec le MLPD-ICOR

    Nous saluons nos camarades du MLPD-ICOR dans leur lutte contre l’anticommunisme.

    Depuis sa création, le MLPD a été régulièrement victime de manœuvres de l’appareil d’État Allemand. Cela tant par les menaces directes, telles que les lettres d’avertissement envoyées par les autorités à Stefan Engels, mais aussi par d’autres formes.

    Ainsi, les fascistes d’Allemagne sont venus à plusieurs reprise s’en prendre aux militants et militantes du MLPD. Ces mouvements sont en cheville avec le Bundesverfassungsschutzgesetz (Office fédéral de protection de la Constitution), police secrète Allemande, épinglés à plusieurs reprise pour son héritage anticommuniste et national-socialiste, mais également pour ses méthodes extra-légales.

    Il ne faut pas nier non plus l’influence que les autorités allemandes ont pu avoir sur certains mouvements politiques, comme lors de la lutte contre la destruction de la forêt de Hambach. Dans cette lutte écologiste importante pour la Ruhr, les autorités ont manœuvré pour que la coalition d’organisations politiques forme un cordon sanitaire anti-MLPD.

    De plus, les liens d’amitié fort qui unissent cette organisation et les mouvements progressistes et révolutionnaires Kurdes et Turcs jouent. Ils en font un cible à abattre pour plaire à Erdogan. En l’occurrence le procès du 3 août, gagné par le MLPD, concernait la présence de Grup Yorum, un groupe de musique militante luttant contre la dictature d’Erdogan.

    La victoire judiciaire du MLPD est importante dans la lutte contre l’anticommunisme en Europe et contre l’étranglement des libertés démocratiques pour l’ensemble des militants et des militantes.

    En France aussi, sous des formes différentes, nous voyons aussi cet étranglement. Nous pouvons prendre en exemple récent le bras de fer kafkaïen entre le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs et la mairie de Lyon pour une simple histoire de fresque.

    Dans la tourmente de la période actuelle, nous devons garder à l’esprit que les libertés démocratiques et politiques ne sont pas immuables. Elles s’érodent. Nous appelons à toujours davantage de solidarité entre ceux et celles qui luttent. Tant que nous aurons au dessus de nous le couperet de la pandémie, nous serons intégralement à la merci de l’arbitraire.

    Une grande période de lutte s’ouvre, elle ne connaît pas de frontières. Les victoires du MLPD et de l’ICOR sont les victoires de l’émancipation générale.

    Nous reproduisons ici l’article du MLPD du 3 aout : https://www.mlpd.de/2021/08/voller-erfolg-fuer-stefan-engel-und-die-mlpd-gefaehrder-einstufung-vom-tisch

    « Ce jugement est en même temps un grand succès pour le mouvement « Ne donnons aucune chance à l’anticommunisme ! » », déclare Gabi Fechtner, présidente du parti MLPD.

    L’avocat Peter Weispfenning, qui représentait le plaignant avec son collègue Frank Jasenski, rapporte : « Au cours du procès, les représentants de l’État libre de Thuringe ont tenté de minimiser la lettre relative aux personnes dangereuses en la qualifiant de lettre d’information inoffensive. En revanche, le tribunal a fermement précisé que la lettre du 15.05.2018 était une lettre de mise en danger illicite. Ceci a été réfuté point par point par le juge associé Wimmer. Elle a déclaré que cela « peut sembler inoffensif à première vue, mais il y a des allégations de grande portée, comme le soutien au terrorisme, etc. Elle a soulevé la question de savoir pourquoi une telle lettre était même adressée à Stefan Engel, qui n’avait aucune responsabilité dans le festival ou la performance du groupe Grup Yorum. Le tribunal a également précisé que Stefan Engel n’était pas une ‘personne dangereuse’ à quelque point de vue que ce soit.« 

    Les représentants du gouvernement de l’État n’ont pas donné de réponse convaincante, ce qui est la véritable raison pour laquelle une telle action a été prise contre Stefan Engel. Après tout, cela a également été suivi par la résiliation de ses comptes et il a même été mis sur la liste des personnes recherchées par l’Office fédéral de police criminelle sur instruction de l’Office fédéral de protection de la Constitution.

    Le plaignant Stefan Engel, qui est également l’un des initiateurs du mouvement « Ne laissez aucune chance à l’anticommunisme ! », était très satisfait. « Je me réjouis que l’on m’ait donné raison dans mon procès contre l’État libre de Thuringe. Ce qui est piquant, c’est que le gouvernement du Land de Thuringe, sous la direction de Bodo Ramelow / Die Linke, fait toujours semblant d’être de gauche. Mais la Thuringe est, par exemple, le Land où l’on trouve le plus de concerts néofascistes. En revanche, le festival antifasciste Rebellious Music a été attaqué par la police. J’ai été criminalisé et diffamé à partir des services secrets et de la police. Le bureau du procureur général de Gera et le bureau du procureur général ont même refusé de poursuivre les accusations que j’ai portées contre les responsables. Le verdict d’aujourd’hui est donc d’autant plus important.« 

    Lors du procès, Stefan Engel a également précisé qu’il ne s’agissait pas seulement de lui, mais il a attaqué l’ensemble du traitement de la mise en danger des personnes progressistes en tant qu’expression de l’évolution de la loi.

    Environ 250 personnes venues de toute l’Allemagne ont exprimé leur solidarité dès le matin. Ce succès souligne – selon le MLPD – que celui qui lutte de manière offensive contre l’anticommunisme peut aussi gagner !

  • Appel du CPI(ML) Red Star à la gauche révolutionnaire et aux forces en lutte en Inde

    Appel du CPI(ML) Red Star à la gauche révolutionnaire et aux forces en lutte en Inde

    Organiser le mouvement des agriculteurs dans chaque État avec des revendications communes !

    Lancer la campagne « Vaincre le BJP, vaincre le fascisme » dans les élections de l’UP-Uttarakhand !

    Poursuivant le travail effectué lors du webinaire sur le sujet « Signification de l’organisation des agriculteurs au niveau de l’État » (en soulevant des demandes telles que la formation partout de Comités du marché des produits agricoles, et un prix de soutien minimum pour tous les principaux produits agricoles dans chaque État, etc.) ; en lançant la campagne « Vaincre le Bharatiya Janata Party » (Parti Indien du peuple, parti d’extrême droite du président Modi, NdT.) dans les élections de l’UP-Uttarakhand ; en joignant les mains avec toutes les forces de même esprit, dans lequel, représentant le CPI(ML) Red Star, les camarades KNR et le secrétaire d’État camarade Baburam Sharma ont présenté l’appel du parti, les camarades Shivaji Rao, O. P. Sinha, Sanjeev Mathur et Chathuranan Ojha, représentant différentes oranisations, ont participé et expliqué leurs positions, soutenant la proposition du CPI(ML) Red Star. Un appel est lancé à toutes les forces de même sensibilité pour se joindre à une réunion conjointe à Lucknow pour tracer le programme de la campagne. Le SKM a déjà annoncé une campagne « Pas de vote pour le BJP » dans ces deux États, à laquelle participeront tous les leaders des paysans.

    Démolition de Khori Busti : La résistance à la démolition exige un mouvement pour le droit au logement des habitants des bidonvilles à l’échelle de l’État et du pays !

    À Khori Busti dans la ville de Faridabad, Haryana, alors que la démolition de près de 8000 maisons arrive à terme, trois activistes de IMK, DSU, Bigul et deux résidents du Busti (Munni et Kavita) ont été arrêtés à Khori Gaon vers 9 heures le 15 juillet et emmenés à la station de police de Surajkund. Après que la campagne de démolition de la veille ait été arrêtée en raison de fortes pluies, les habitants ont occupé les voies d’entrée des bulldozers à Khori le 15 juillet au matin pour sauver leur village. Suite à cela, la police est arrivée et a chargé les personnes rassemblées avec des matraques, arrêtant ces camarades.

    Ce qui se passe à Khori Busti est barbare, comme nous l’avons déjà expliqué dans notre précédente déclaration. Le gouvernement Modi dans la capitale et Khatter dans l’Haryana sont très soucieux de satisfaire les élites brahmaniques qui règnent sur la Cour Suprême en démolissant des milliers de maisons, jetant dehors les personnes qui y habitaient depuis 3-4 décennies avant le 19 juillet. Cela se fait au nom de l’élimination des empiétements sur les terres forestières, alors que dans la même municipalité, des centaines de maisons en pisé et un hôtel cinq étoiles ont été construits près de Khori, mais n’ont pas été touchés. La Cour suprême ne s’inquiète que lorsque les pauvres travailleurs migrants de l’Uttar Pradesh, du Bihar et de nombreux autres États ont construit des structures temporaires et y vivent. Elle ne se préoccupe pas de ramener les amis de Modi qui ont escroqué des sommes énormes aux banques et se sont enfuis dans des paradis internationaux. La Cour suprême ordonne la démolition des maisons des pauvres sans proposer d’alternative, au nom de la « protection des forêts contre les empiètements », alors que chaque jour, des dizaines de milliers d’hectares de jungle sont détruits pour des projets miniers ou autres des entreprises. Si l’ordre de la Cour Suprême qui ne mentionne pas la fourniture d’abris alternatifs avant la démolition est une parodie de loi, la façon dont le gouvernement BJP procède est des plus odieuses. Toutes les forces démocratiques devraient le condamner sévèrement.

    Avec d’autres forces en lutte qui s’opposent à la démolition des bidonvilles, le CPI(ML) Red Star a lancé un appel à tous les citoyens et à toutes les forces démocratiques et épris de justice pour qu’ils s’opposent aux actes brutaux du gouvernement de Khattar dans l’Haryana et qu’ils exigent la libération des camarades détenus, qu’ils fournissent d’urgence des abris temporaires à près d’un lakh de résidents du Busti, des rations gratuites et une compensation pour leurs pertes et qu’ils assurent une réhabilitation dans le temps.

    Dès que la nouvelle de la charge au lathi, de l’arrestation des camarades et de la façon dont la démolition est menée brutalement pour remettre les terres aux entreprises, le camarade Tuhin, membre PB du Parti et le camarade Sidhant de l’IFTU (Sarvahara) se sont rendus sur le site pour faire libérer les camarades arrêtés et pour exprimer leur solidarité avec les gens qui ont été jetés dans les rues par le gouvernement de Khattar avec les bénédictions de Modi.

    Ce qui se passe actuellement à Khori Busti souligne une fois de plus l’importance de rassembler tous les habitants des bidonvilles, au moins dans une ville et dans les zones voisines, afin de lutter contre les démolitions. Le juge de la Cour suprême qui a ordonné la démolition au nom de l’expulsion des empiétements de 1700 acres de terres forestières s’est entendu dire qu’il s’agissait d’une énorme zone de carrière développée par de puissantes mafias dans les années 1980 avec la complicité d’agents du fisc de l’Haryana, puis vendue sous forme de petites parcelles à des travailleurs migrants ; sur ces soi-disant terres forestières proches de Khori Busti se trouvent des complexes d’habitation et même un hôtel cinq étoiles ; les autorités municipales veulent expressément transférer ces terres à de nombreux autres hôtels cinq étoiles et complexes d’habitation.

    Dans cette situation, seul un puissant mouvement uni des habitants des bidonvilles pouvait s’opposer à la démolition. Les gens avaient un faible espoir lorsque l’un des leaders du mouvement des agriculteurs, Gurnam Singh Chironi, s’est adressé à une réunion de milliers d’habitants des bidonvilles le 30 juin et leur a assuré son soutien, et plus tard lorsque le porte-parole du Congrès, Udit Raj, a mené des marches répétées d’habitants des bidonvilles jusqu’à Jantar Mantar et leur a assuré son soutien. Mais tous deux les ont abandonnés. Bientôt, les micro-groupes sectaires de gauche qui avaient des contacts sur place ont commencé à rivaliser les uns avec les autres pour leur hégémonie, ce qui a éloigné les masses et affaibli le mouvement anti-démolition. Ainsi, lorsque la démolition a commencé à battre son plein, la résistance était très faible. Le 15 juillet, la police a chargé au lathi et dispersé par la force quelques centaines de manifestants et a poursuivi la démolition avec 9 JCD. Neuf personnes, dont trois militants de ces groupes, ont été arrêtées, emmenées au tribunal du district de Faridabad et envoyées en prison, accusées de nombreux délits.

    Plus d’un million de personnes vivant dans des maisons et des établissements commerciaux dans la zone depuis plus de trente ans se retrouvent sans abri et jetées à la rue, obligées de mettre des bâches sur les restes de leurs maisons et de passer des jours et des nuits avec leurs enfants jusqu’à ce qu’elles trouvent une alternative ou qu’elles soient expulsées de la zone par l’administration. Cela se passe juste à l’extérieur de Delhi, dans la municipalité de Faridabad sous le gouvernement BJP !

    Le camarade Sivaram, même lorsqu’il construisait le puissant Basti Suraksha Manch à Bhubaneswar, soulignait toujours l’importance d’un mouvement pour le droit au logement des habitants des bidonvilles à l’échelle de l’État et du pays, car sous le règne des entreprises néolibérales, des millions de familles sont expulsées ou forcées de migrer vers les villes. Ainsi, comme l’a décidé le CPI(ML) Red Star, il a travaillé dur et a réussi à unir les habitants des bidonvilles d’Odisha, ce qui a conduit à l’acceptation du droit au logement pour ces millions de personnes. Bien qu’un mouvement pour le droit au logement des habitants des bidonvilles ait été lancé dans toute l’Inde, il n’en est encore qu’à sa phase initiale. Des incidents douloureux comme la démolition de Khori Busti se déroulent sous l’égide d’un État criminel, et nous sommes forcés de rester impuissants à faire quoi que ce soit contre cela, la seule issue est de construire le mouvement de toute l’Inde dirigé par des cadres dont le parti affirme toujours que « les intérêts du peuple sont les intérêts du parti ». Nous devons travailler dur pour construire un tel parti et des cadres comme le camarade Sivaram en parlait toujours.

    Cuba n’est pas un pays socialiste, il est réduit à un pays dépendant.

    Comment évaluer le Cuba d’aujourd’hui où des manifestations d’un grand nombre de personnes protestent à la Havane et dans d’autres centres contre la pénurie alimentaire et d’autres problèmes, demandent de nombreux amis. Ils ont lu dans les médias que la hausse des prix et d’autres problèmes aggravés par la poursuite du blocus américain intensifié par Trump, et la pandémie de Covid 19, ont fait couver le mécontentement et la frustration, forçant un grand nombre de jeunes à sortir dans les rues pour protester. Partout, les dirigeants des partis révisionnistes tentent de condamner ces manifestations comme quelque chose d’entièrement instigué et propagé par les impérialistes américains et leurs laquais, à l’instar de ce qu’ils ont dit des troubles de la place Tien Anmen à Pékin il y a deux décennies.

    Nous sommes d’avis que des réponses aussi simplistes et mécaniques ne satisferont personne. Nous devons absolument condamner l’impérialisme américain qui qualifie Cuba d’État en faillite et s’en sert pour déclencher une offensive anticommuniste, en dissimulant sans vergogne son propre rôle important dans l’aggravation de la crise à Cuba par le biais de ses sanctions vieilles de cinq décennies. Bien que ce soit un fait, de telles justifications mécaniques ne feront qu’éloigner davantage de personnes de la voie marxiste. C’est un fait que Cuba, qui a joué et joue encore dans une certaine mesure un grand rôle dans le passage de l’Amérique latine de la condition d’arrière-cour de l’impérialisme américain à une zone importante de lutte contre l’impérialisme américain. Mais nous ne pouvons pas pour autant fermer les yeux sur la restauration capitaliste qui a lieu dans le cadre du capitalisme d’État dominant. Le problème de ces révisionnistes, qui ont eux-mêmes dégénéré en apologistes ou en exécutants des politiques de la classe dominante là où ils arrivent au pouvoir, est qu’ils soutiennent ceux qui sont actuellement au pouvoir dans ces pays, que ce soit en Chine ou à Cuba, comme des communistes, sans analyser la dynamique interne qui s’y déroule !

    C’est un fait que les communistes ont autrefois mené la révolution dans ces pays avec succès et ont initié la transition socialiste. Mais la question pertinente est de savoir si nous pouvons encore les appeler des pays socialistes. Les partis révisionnistes comme le CPI(M) refusent de voir leur propre dégénérescence vers la voie capitaliste, et attaquent les partis comme le TMC qui sont responsables des défaites massives au Bengale occidental où ils ont eu l’occasion pendant 34 ans de proposer une alternative à la voie capitaliste. Ils refusent de voir la dégénérescence de ces pays en capitalisme d’État, et sont devenus par la suite des dictatures bourgeoises bureaucratiques, puisqu’ils ont abandonné la transition socialiste à mi-chemin et ont dégénéré vers la voie capitaliste. En conséquence, la politique du « bol de riz en fer » qui garantissait la nourriture, le logement, les soins de santé, l’éducation et l’emploi pour tous comme en Chine et dans tous les pays où la révolution a eu lieu, a été abandonnée. Les gens sont contraints d’affronter les règles du mouvement capitaliste, son pillage et sa répression, tandis que la bannière communiste et le drapeau rouge servent encore à dissimuler leur dégénérescence. Au moment où la révolution cubaine a eu lieu en 1959, les révisionnistes avaient déjà usurpé le pouvoir par un coup d’État militaire et commencé à faire dévier l’Union soviétique vers la voie capitaliste. Rapidement, le grand débat entre les révisionnistes soviétiques et le PCC dirigé par Mao a éclaté au grand jour. Comme les dirigeants cubains pensaient que seul le soutien soviétique pouvait les sauver du blocus économique et des menaces d’agression de l’impérialisme américain, ils ont pris la décision pragmatique de se compromettre avec les révisionnistes soviétiques qui avaient déjà embrassé la « voie capitaliste au nom de la transition pacifique vers le socialisme ». En conséquence, bien que la direction cubaine ait adopté une position ferme contre l’impérialisme américain et ait soutenu toutes les forces qui luttent contre lui, son approche des politiques néolibérales, de l’acceptation de prêts et d’investissements des sociaux-impérialistes soviétiques et d’autres pays impérialistes était réformiste et compromettante.

    C’est cette politique qui a éloigné Che Guevera de Fidel Castro, le forçant à partir en Bolivie pour trouver une autre voie. En soutenant les révolutionnaires bolivariens du Venezuela et de la Bolivie contre les menaces américaines, les dirigeants cubains ont pu continuer à maintenir une image anti-impérialiste. Mais sous son capitalisme d’État dirigé par des bureaucrates, la crise économique a commencé à s’intensifier. Naturellement, le poids de cette crise a été transféré sur le dos du peuple. Parallèlement, les politiques de répression ont été poursuivies contre toute forme de dissidence sous le couvert de « sauver la révolution du blocus américain ». Il ne s’agit pas de minimiser le danger des subterfuges et des sabotages impérialistes contre Cuba. Nous sommes toujours fermement solidaires du peuple cubain et nous demandons aux impérialistes américains de mettre fin à leur blocus. Mais, tant que l’impérialisme restera une force mondiale, ses interventions et blocus se poursuivront toujours. Tous les anciens pays socialistes ont dégénéré vers la voie capitaliste, non pas en raison d’une agression impérialiste de l’extérieur, mais à cause du sabotage des routiers capitalistes de l’intérieur.

    L’expérience du système capitaliste d’État suivi par les pays socialistes montre qu’ils n’ont pas pu transcender les limites de la démocratie bourgeoise et avancer dans la direction de « tout le pouvoir au peuple », en construisant des structures démocratiques révolutionnaires appropriées et en les reliant à la construction d’une voie alternative de développement contre le système capitaliste. C’est-à-dire que jusqu’à présent, l’expérience montre que les communistes ne pouvaient pas gérer les problèmes de la construction d’une structure démocratique post-révolutionnaire correspondant à la transition socialiste. Cela n’est possible que si les partis communistes persistent dans la voie marxiste et développent sa théorie et sa pratique en fonction des conditions concrètes d’aujourd’hui. Parallèlement, ils doivent renforcer l’internationalisme prolétarien et l’unité des forces marxistes-léninistes au niveau international. Ce n’est qu’en poursuivant cette voie que l’on pourra résister aux attaques idéologiques de l’impérialisme sous toutes ses formes et de ses laquais, et que l’on pourra mobiliser les masses révolutionnaires sur la voie de la révolution. Au lieu de découvrir nos propres erreurs, blâmer les impérialistes et leurs laquais pour cette dégénérescence ne fera qu’éloigner davantage les masses de la voie du marxisme et de la révolution.

    Appel du CPI(ML) Red Star : Démasquer les routiers capitalistes au pouvoir en Chine

    Les « routiers capitalistes au pouvoir » en Chine, dirigés par Xi Jinpiang, ont lancé une vaste campagne pour défendre les vertus de leur régime social-impérialiste sous le nom de « socialisme aux caractéristiques chinoises » à l’occasion du centenaire de la fondation du Parti communiste chinois le 1ᵉʳ juillet 1921. Non seulement le courant révisionniste du CPI, du CPI(M) et de leurs semblables qui ont soutenu la marque de révisionnisme Khrouchtcheviste et dégénéré vers la voie sociale-démocrate, ceux qui ont abandonné la voie du marxisme-léninisme-pensée de Mao dans la pratique ont déclenché une campagne révisionniste ardente justifiant la ligne de Xi. Tous soutiennent la Chine actuelle comme étant socialiste sous une forme ou une autre, comme ils ont soutenu l’Union soviétique sous les routiers capitalistes de 1956, lorsque les révisionnistes sont sortis ouvertement avec leur ligne de collaboration de classe, jusqu’en 1991, lorsque ce SU a été désintégré en morceaux sous les forces capitalistes ouvertes, comme étant socialiste.

    Comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, la Chine actuelle est une superpuissance social-impérialiste qui lutte pour l’hégémonie mondiale avec l’impérialisme américain et ses alliés. Cela est corroboré par les faits. C’est dans ce contexte qu’un article de camarade KN a été publié dans le numéro de juin de Red Star sur la façon d’évaluer les contributions de Mao au mouvement communiste et la façon dont il a lutté contre les routiers capitalistes en Chine à l’époque. Une déclaration au nom du parti a été publiée pour expliquer la position du parti sur cette question. Com. PJ James a écrit un article intitulé « La célébration par la Chine de sa propre marque d’impérialisme sous le couvert du « socialisme aux caractéristiques chinoises », qui sera publié dans le numéro d’août de Red Star.

    Dans le cadre de cette campagne, nous lançons une offensive en ligne avec un webinaire central en anglais et en hindi le 13 juillet de 18h00 à 20h30 sur le thème « Exposer l’observation par la Chine du centenaire du PCC pour propager son impérialisme social sous le nom de « socialisme aux caractéristiques chinoises » », dans lequel la présentation du sujet sera faite par le camarade KN Ramachandran, et les intervenants seront les camarades Alik et PJ James. Les comités d’état sont appelés à prendre en charge cette campagne en organisant des webinaires dans différentes langues et par toutes les autres méthodes possibles dès que possible.

    CPI(ML) Red Star, août 2021



  • Lutter pour gagner !

    Lutter pour gagner !

    La pandémie a été une période de knock out social et politque. Pendant que nous étions enfermés et enfermées, pendant que les travailleurs et travailleuses essentiels étaient en premier ligne, le gouvernement poursuivait ses projets. A la solde des milliardaires et des grands capitalistes, il a continué sa série de réforme dans le but d’effacer les victoires du XXe siècle, arrachées par une lutte acharnée. Alors que son mandat arrive à son terme, il lance une nouvelle charge.

    De nombreuses menaces viennent vers nous.

    Des menaces qui vont toucher notre niveau de vie : Réforme des retraites, réformes du chômage, renforcement des pouvoirs des employeurs sur les employés et employées… Le tout sous le prétexte de la crise sanitaire.

    Mais aussi des menaces sur nos droits politiques, qui en sont les conséquences. Car quand la colère populaire gronde, l’État, au service des exploiteurs, resserre son étreinte. L’avenir est fait d’une misère sans cesse croissante.

    Ces menaces se sont incarnées dans la Loi Sécurité Globale, dans la Loi contre le Séparatisme, loi Renseignement… mais aussi dans des « petites lois », comme la censure des archives, véritable chape de plomb sur les secrets de l’État.

    Il faut noter que 900 000 000 € de budget supplémentaire a été débloqué pour la Police : c’est toujours plus d’argent pour la répression et pour l’écrasement de celles et ceux qui luttent. C’est toujours moins pour les politiques sociales et les politiques de prévention. Le gouvernement veut gérer les questions politiques à coup d’expéditions punitives.

    Le Pass Sanitaire, dans ce cadre, est entre les deux : il est intrusif à plus d’un titre, empiète sur le secret médical, s’immisce dans le lieu de travail… Son existence rend la vie toujours plus dure, et donne le sentiment que nous n’avons plus de droit à une vie privée.

    Pour autant, il ne faut pas le surestimer non plus, il n’est pas l’axe de bataille central du gouvernement : il cherche avant tout à donner des gages aux grandes fortunes pour espérer leur soutien en 2022.

    La fixation de la bataille sociale sur le duo Pass/Vaccin revient à rater l’essentiel : nos liberté économique et politiques sont attaquées en profondeur ailleurs.

    Cette date joue aussi un rôle extrêmement important, beaucoup de politiciens sans scrupules viennent apporter leur voix à la colère contre le Pass. Elle permet de se doter d’une image sympathique, proche du peuple, sans avoir à s’exprimer sur les sujets tels que les retraites, la police ou le chômage. Et pour cause, rien ne les démarque de Macron sur ce thème. C’est aussi le cas de l’extrême-droite dans sa totalité, présente dans cette lutte, absente dans les autre.

    Un choix simple.

    Les questions centrales de ces luttes sont simples : Comment repousser ces attaques, mais aussi comment renverser le rapport de forces entre exploiteurs et exploités ?

    Une menace reste : celle de la pandémie. Tant que celle-ci est une menace, les luttes seront entravées. Difficultés de mobilisation, risque de contamination, impossibilité de réunion… Et, surtout, le gouvernement peut prendre prétexte de celle-ci pour nous retirer subitement toute possibilité de manifester, ou réprimer d’autant plus fortement que la police nous voit comme des pestiférés.

    Il faut donc se dégager de cette situation pour pouvoir lutter efficacement. Cela ne peut passer que par des étapes : la vaccination massive et le maintien des mesures d’autoprotection. Il existe un sentiment de défiance envers cette idée de vaccination. Cette méfiance est d’ailleurs entretenue par des marchands de peur, de remèdes de charlatans, par des cyniques. Beaucoup de rumeurs courent sur elle. Pourtant, s’il existe des effets secondaires indésirables (300 problèmes cardiaques pour 177 millions pour Pfizer par exemple), ils ne sont rien comparés à ceux du COVID (environ 30 % des symptomatiques ont des séquelles.) Si les milliardaires se font vacciner avec les mêmes substances que nous, c’est qu’elles ont fait leurs preuves.

    Cet impératif vaccinal se heurte à des peurs, logiques, compréhensibles.

    Nous devons dépasser ces peurs.

    Nous sommes en face d’un choix crucial : soit nous sommes capables de faire renaître et de renforcer l’esprit collectif, l’esprit de lutte, ce dépassement de soi au profit de l’ensemble. Soit nous serons écrasés, battus dans le détail, terrassés par nos peurs.

    Les gouvernements successifs ont défendu une idéologie qui servait les intérêts des exploiteurs : celle de l’individualisme comme réalisation suprême. Cette idéologie est celle de nos défaites. Nos luttes sont collectives, nos réussites aussi.

    Se vacciner est un engagement. Un engagement pour soi. Un engagement pour les siens. Un engagement pour l’humanité entière. Un engagement pour combattre et pour gagner. C’est la possibilité de garantir un avenir, c’est la possibilité de ne pas voir un nouveau variant remettre à zéro tous nos efforts et nos sacrifices.

    Pour lutter il faut être vacciné !Mais pour être vacciné il faut aussi lutter !

    Réclamons une vaccination massive et la mise en commun des technologies développées pour ces vaccins. Faisons en un bien de l’humanité dans son entier.

    L’État nous a abandonné : organisons nous-même la solidarité.

    Le Pass sanitaire est une démonstration de faiblesse, non de force. Le gouvernement nous a laissé largement nous débrouiller pour organiser la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, à nous de prendre les choses en main pour aider à la vaccination la plus large. Aidons les plus vulnérables et les plus précaires à avoir accès à ce vaccin. Une personne vaccinée de plus, c’est un vecteur de moins.

    Pour passer de la défense à la victoire, il nous faut une autre étape : organisons-nous. Formons des Assemblées populaire, pour débattre, décider, agir. Ayons nos propres centres de commandement des luttes. Organisons-nous pour ne plus être seuls et seules, et pour se renforcer tout au long de ces combats. C’est cette intégration dans des organisations combatives qui inscrira la lutte dans la durée, mais qui lui permettra aussi de ne pas être balayée par la tourmente des élections et de ses mensonges.

    Tendons la main à nos camarades, nos amis, nos frères et nos sœurs de peine :

    La pandémie a eu plusieurs conséquences importantes : nous avons redécouvert notre appartenance à un ensemble : l’humanité. Nous vivons la même souffrance et les mêmes maux. Elle a aussi montré l’essentialité des travailleurs et des travailleuses. Par delà les frontières, ce sont eux et elles qui produisent tout. Ils et elles produisent tout, et sont pris dans la même tourmente que nous.

    Des défis immenses nous attendent. Cette pandémie est la première, pas la dernière. D’autres catastrophes nous attendent si nous laissons des prédateurs diriger l’économie mondiale. Retrouver le collectif, c’est avancer sur la voie de l’émancipation pour toutes et tous : c’est là la vraie liberté. Celle de la fin de l’esclavage de l’or.

    L’Unité Communiste organise ceux et celles qui veulent lutter pour un nouveau monde : une démocratie populaire, une souveraineté absolue du peuple. Membre de l’ICOR, elle s’inscrit aussi dans un combat pour la démocratie mondiale et le changement. Rejoignez-nous !

  • Qui est à blâmer pour la crise du virus ? (Communiqué du Parti Communiste d’Afrique du Sud – ICOR)

    Qui est à blâmer pour la crise du virus ? (Communiqué du Parti Communiste d’Afrique du Sud – ICOR)

    Nous republions régulièrement des communiqués rédigés par d’autres partis membres de la Coordination Internationale. Nous avons jugé que celui-ci est particulièrement édifiant. D’une part, il montre l’inégalité de traitement absolument abyssale entre les pays impérialistes et les pays des Suds. Dans le cas de l’Afrique du Sud, puissance régionale sur le cône sud de l’Afrique, nous voyons déjà que la situation est beaucoup plus grave. Il faut reconnaître, et c’est extrêmement important, que l’agnosticisme sur les vaccins (le « vaccination libre et éclairée », ou cette primauté de l’individualisme revendiquée par certains par exemple), est un luxe de pays riche. Etant dans une lutte mondiale contre une maladie mondiale (en particulier car les plus riches sont les vecteurs les plus importants d’une transmission internationale), nos efforts pour une élimination du COVID ont un impact concret et direct sur l’exposition d’autres populations, plus vulnérables, à cette maladie. Car si les variants sont « brésiliens », « indiens »… ou autres, leurs vecteurs sont souvent « bien de chez nous. »


    Les puissances impérialistes doivent être blâmées pour l’apparition de la pandémie de corona qui tue plus de 4,1 millions de personnes dans le monde.
    Depuis son apparition en 2019 jusqu’au rapport de juillet 2021 et en Afrique du Sud seulement, le nombre de morts par la pandémie de corona est de plus de 68.625 personnes. Le nombre total de cas de pandémie de corona en Afrique du Sud depuis son apparition jusqu’au début du mois de juillet 2021 est de 20 7084 et ce virus est en augmentation dans la province de Gauteng avec un total de plus de 588 009 infections. Les provinces du Cap occidental et du Kwa Zulu Natal sont également durement touchées par ce virus et le total des infections à ce jour pour chaque province est de plus de 300 000. Le déploiement du vaccin est très lent en Afrique du Sud : seules 230 686 personnes ont été vaccinées sur 59 millions d’habitants.

    L’annonce de l’OMS selon laquelle le corona virus n’est pas d’origine humaine n’est pas vraie, le corona virus est d’une résponsabilité humaine. Les puissances impérialistes sont également responsables de l’apparition de nombreux virus qui ont tué des millions de personnes dans le monde, parmi ces virus, le V.I.H./SIDA a tué plus de vingt-deux millions de personnes dans le monde et les gens meurent encore aujourd’hui de la pandémie du V.I.H./SIDA et il y a encore beaucoup de gens qui sont infectés par ce virus. Les populations de la région d’Afrique australe sont les plus infectées au monde par le V.I.H. et la pandémie de SIDA.

    Tous les efforts déployés par d’autres scientifiques, comme le professeur J. Segal, dans le cadre de leur projet intitulé « New Direction », qui visait à produire l’anti-P24 afin de guérir la pandémie de VHI/SIDA, ont été rejetés par le régime impérialiste dirigé par l’impérialisme américain. Ce n’était pas une erreur de la part des puissances impérialistes de bloquer tout effort visant à produire un remède contre le virus du sida, car leurs grandes sociétés pharmaceutiques tirent de gros profits de l’apparition de ces virus. Les pays du tiers monde sont les plus désavantagés financièrement et économiquement par l’apparition de ces virus, comme c’est le cas actuellement avec la pandémie de corona. Par exemple, les entreprises impérialistes, telles que Pfizer, BioNtech, Modern, Sino pharm et d’autres, ont déclaré en 2020 qu’elles produiraient plus de 1,3 milliard de doses pour le monde entier en 2021, mais pas gratuitement, c’est grâce à l’exploitation des nations pauvres. Il a également été rapporté en 2020 que l’efficacité de Pfizer, BioNtech et Modern était de 95% et celle de Sino pharm et Astra Zeneca de 70%.

    Les personnes les plus vulnérables à ces virus sont la classe ouvrière internationale et les paysans pauvres. Ils sont la cible principale et le régime impérialiste fait tout ce qui est en son pouvoir pour détruire le mouvement international de la classe ouvrière car il représente une menace pour sa propre existence.
     
    Il y a aussi une question de géopolitique dans l’approvisionnement de ces vaccins, certains pays pauvres qui ne sont pas des alliés ou des marionnettes de l’impérialisme souffrent maintenant, il n’est pas facile pour eux d’obtenir ces vaccins et il y a beaucoup de gens de ces pays qui meurent chaque heure à cause du manque de vaccin corona. En Afrique du Sud, les masses pauvres sont les plus infectées par le virus corona parce qu’ils n’ont pas l’infrastructure qui peut minimiser la propagation rapide de ce virus corona.

    La majorité des gens appartiennent à la classe ouvrière et aux paysans pauvres et ils sont surpeuplés là où ils vivent. La question de la distance sociale est une question de mots, mais pas vraiment à cause de leur situation de surpopulation.

    Les mauvaises conditions sociales les poussent à s’exposer au virus corona. Ces personnes utilisent les transports publics à pleine capacité. Dans les zones rurales, il n’y a pas du tout d’eau propre, les paysans boivent de l’eau sale avec les animaux. Les pauvres n’ont pas accès à l’eau courante propre et à une alimentation saine, c’est la raison principale pour laquelle ces personnes deviennent vulnérables si facilement au corona virus. Au cours de la première production du vaccin J et J [Johnson & Johnson] , le gouvernement sud-africain a fait grand bruit en annonçant que Johnson et Johnson produisait 30 millions de doses et qu’Aspen Pharmacare, la société impérialiste américaine basée en Afrique du Sud, allait produire 31 millions de doses pour les Sud-Africains. La société impérialiste américaine, Johns and Johnson, a déclaré qu’en 2020, elle produira 220 millions de doses pour le continent africain. Il est clair que les pays africains paieront beaucoup d’argent pour l’achat du vaccin Johnson and Johnson, mais aujourd’hui, la plupart des sociétés pharmaceutiques tirent de gros profits des pays du tiers monde.

    Les producteurs du vaccin J et J ont affirmé en 2020 que leur vaccin avait une efficacité de 66,3 % et on peut voir qu’il y a une forte concurrence entre les grandes sociétés pharmaceutiques qui produisent les vaccins corona pour dominer le marché mondial. Bien que J et J ait affirmé que son vaccin avait une efficacité de 66,3, il a été découvert tardivement que son vaccin contenait des caillots sanguins et ce problème a affecté son usine de Port Elizabeth où le vaccin J et J est produit.

    Chaque pays impérialiste utilise le vaccin corona pour sa propre influence politique afin de gagner d’autres pays pauvres à sa cause. L’approche correcte pour obtenir un vaccin qui peut guérir le virus Corona sans effets secondaires et avec une efficacité de 100%, c’est quand tous les scientifiques du monde combinent leurs recherches scientifiques afin de vaincre le virus Corona complètement.

    D’autre part, les travailleurs sont les plus touchés par l’épidémie de corona virus, environ 1,6 milliard de travailleurs ont perdu leur emploi dans le monde et en Afrique du Sud, plus de 12 millions de travailleurs ont perdu leur emploi. Les employeurs sont ravis car ils font beaucoup de profits avec peu de travailleurs sur les lignes de production depuis l’épidémie de corona virus.
     
    Il est temps maintenant pour les révolutionnaires de réfléchir à ce qui doit être fait pour surmonter cette situation. Le socialisme est la réponse pour rectifier cette situation. La classe ouvrière internationale doit exiger que tous les pays aient accès à ces vaccins sans payer.


  • La tempête et les inondations font des victimes – aide immédiate requise ! (Communiqué du MLPD)

    La tempête et les inondations font des victimes – aide immédiate requise ! (Communiqué du MLPD)

    Crédit photo de couverture : YVES HERMAN / REUTERS

    Depuis la rédaction de ce communiqué, le bilan s’est gravement alourdi. Plus de 200 personnes ont perdu la vie, dont 169 en Allemagne suite à ces pluies diluviennes. Nous considérons que cette nouvelle catastrophe illustre pleinement le besoin d’une écologie totale, c’est à dire du passage d’une économie basée sur le profit à la gestion commune, planifiée et démocratique des ressources naturelles. L’avenir est sombre, et nous approchons dangereusement du moment où ce choix ne sera plus une opinion, mais deviendra un engagement : voulons nous préserver l’humanité et la nature, ou voulons nous disparaître ?

    Au moins 42 personnes sont mortes, dont deux pompiers lors des opérations de sauvetage, et au moins 70 personnes sont portées disparues. À la télévision, dans les médias en ligne – des images catastrophiques partout, des villages détruits, des rues inondées, des prairies transformées en marécages. Des images qui, jusqu’à présent, auraient été attribuées à des pays lointains. Photos d’une tempête catastrophique en Allemagne.

    La tempête et les inondations font des victimes – aide immédiate requise !

    Les gens sont morts dans les caves inondées et lorsque leurs maisons se sont effondrées. Depuis ce midi, le nombre de décès rapportés par les médias n’a cessé d’augmenter, et il faut s’attendre à ce que d’autres personnes aient perdu la vie. Qui sait ce qu’il est advenu des personnes disparues à ce jour ; qui sait combien d’entre elles sont encore réellement portées disparues. La communication est partiellement interrompue, certains villages sont coupés du monde extérieur.

    Les événements se succèdent à un rythme effréné. Dans le district d’Ahrweiler, en Rhénanie-Palatinat, 100 maisons ont été détruites par des pluies torrentielles. Abasourdis, les gens se tiennent devant leurs maisons effondrées, regardent leurs biens s’envoler dans les masses d’eau, craignent pour leurs proches dont ils sont sans nouvelles. Au cours de la nuit, des centaines de personnes se sont réfugiées sur les toits des maisons et y ont passé la nuit. Dans une autre ville du district, 2000 personnes ont dû quitter leur domicile, dix écoles sont inondées et gravement endommagées, les maisons de

    Unwetter- und Hochwasserkatastrophe fordert Todesopfer - sofortige Hilfe notwendig!

    retraite sont évacuées.

    La digue du barrage de Steinbach va-t-elle éclater ?

    Deux quartiers de Rheinbach sont évacués en raison du risque de rupture du barrage de Steinbach, près d’Euskirchen. C’est ce qu’ont annoncé les pompiers de Rheinbach ce matin. « Il s’agit d’une mesure de précaution, car il n’est pas certain que le barrage de la Steinbachtalsperre puisse être tenu », précise le communiqué. Des camions de la Bundeswehr sont également utilisés pour l’évacuation. Des abris d’urgence sont mis en place. D’autres barrages sont également touchés. À Hückeswagen, dans le district d’Oberberg, le Bevertalsperre a débordé. L’eau s’écoule actuellement de manière incontrôlée par-dessus le bord du barrage. 1000 personnes ont dû quitter leur maison. Plusieurs barrages en Rhénanie-du-Nord-Westphalie sont sous pression.

    Le Wupper est un fleuve déchaîné.

    Coupure de courant dans de nombreux quartiers, rues inondées, services de bus et de trains suspendus : Jusqu’à présent, pas de feu vert à Wuppertal. Ce n’est que s’il ne recommence pas à pleuvoir que l’on peut s’attendre à ce que les niveaux d’eau baissent dans le courant de l’après-midi. Selon les rapports, personne n’est mort à Wuppertal. Les gares ferroviaires suspendues ont également été touchées par les inondations. On ne sait toujours pas si les fondations des piliers du chemin de fer suspendu ont été emportées par les eaux ou à quel endroit. Dans une station de mesure située à Wuppertal, on a mesuré hier des précipitations de 130 litres par mètre carré. C’est bien plus de pluie qu’il n’en tombe en un mois d’été moyen au total. Rote Fahne News a reçu un bref rapport téléphonique de Wuppertal : « La Wupper est une rivière en furie, méconnaissable. Des débris, du mobilier, des branches, des poutres flottent dans les masses d’eau. Les gens se rassemblent le long du Wupper. Il n’avait jamais vu ou vécu la rivière comme cela auparavant, dit un homme. C’est vraiment effrayant ce qui nous attend ». Les gens sont totalement préoccupés par les causes. Personne ne pense qu’il s’agit simplement de conditions météorologiques anormales. Bien sûr, il y a des orages chaque été. Mais de telles quantités de pluie et autant de tempêtes, ce n’est pas une coïncidence. »

    Aide immédiate et sensibilisation – voilà l’ordre du jour que les camarades du MLPD mettent en pratique (voir aussi la correspondance sur la catastrophe de la tempête). Ils soutiennent et organisent l’aide de proximité. Et ils discutent avec les gens, lisent et diffusent le livre « Katastrophenalarm ! Que faire face à la destruction gratuite de l’unité de l’homme et de la nature ? » Les analyses et les prévisions de ce livre sont toutes confirmées ; les expériences actuelles incitent les gens à rechercher en masse la clarté et la prise de conscience. Ce livre ne s’adresse pas uniquement aux militants de l’environnement, mais à tous ceux qui sont aujourd’hui particulièrement concernés et inquiets quant à l’avenir de nos moyens de subsistance naturels.

    Les phénomènes météorologiques majeurs et l’approche de la catastrophe climatique
    La Rhénanie-Palatinat et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie ne sont pas les seules régions touchées par la tempête. Des rivières en furie également en Franconie, en Suisse et en Belgique. La situation météorologique en Allemagne et dans les pays voisins est actuellement caractérisée par de vastes zones de basse pression. Ils apportent de l’air humide et moite de la Méditerranée. Lorsque le soleil l’éclaire, ce qui est le plus puissant à cette époque de l’année, « il mijote dans l’atmosphère et de grandes quantités de précipitations peuvent être déclenchées », explique un porte-parole du service météorologique allemand à Offenbach. Mais le temps existe et ne se développe pas indépendamment des facteurs qui accélèrent la transformation en une catastrophe climatique et environnementale mondiale. Le réchauffement climatique permet à l’atmosphère d’absorber davantage de vapeur d’eau, soit 7 % de plus par degré Celsius. Par conséquent, la pluie peut tomber en plus grande quantité. Globalement, il fait deux degrés de plus en Allemagne qu’au début de l’industrialisation. En juin 2021, cependant, il faisait même 3,6 degrés de plus avec une moyenne de 19 degrés !

    Refus du greenwashing, résistance active pour la préservation de nos moyens de subsistance !


    Aujourd’hui, le candidat à la chancellerie et ministre-président de la CDU, Armin Laschet, effectue une visite médiatisée à Hagen, une ville particulièrement touchée par la catastrophe de la tempête, et a annulé pour ce faire sa visite au parti frère à Chiemsee. En fait, Laschet est un prestataire de services pour les monopoles, y compris les entreprises énergétiques, qui sont manifestement la cause principale de la crise climatique. Le gouvernement du Land de NRW a également échoué dans la protection contre les inondations. Même les exigences de l’UE visant à restaurer les masses d’eau dans un état proche de l’état naturel ne sont remplies qu’à 8 % par la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’imperméabilisation du paysage continue de progresser. On ne peut plus entendre les déclarations onctueuses des politiciens face à la catastrophe actuelle. Bien sûr, maintenant tout le monde, même Alice Weidel (AfD), est avec les victimes, leurs proches et l’environnement avec leurs sentiments et leurs pensées. Nous devons la prendre au mot et exiger une aide généreuse : elle doit être accordée immédiatement et sans bureaucratie, aux dépens des bénéfices des entreprises !

    Sans vergogne, ces prestataires de services des principaux pollueurs du développement environnemental catastrophique utilisent la situation actuelle pour vanter leur modèle commercial de « neutralité climatique ». Au lieu d’éviter les émissions de CO₂, il s’agit maintenant de stocker le CO₂ sous terre ; l’hydrogène prétendument « propre » doit être produit à partir d’énergies fossiles sales. L’échange de « droits de pollution » fait de la destruction de l’environnement un commerce, et une taxe massive sur le CO2 transfère la charge sur les masses. Nous le gardons avec le programme électoral de la Liste Internationaliste / MLPD : « Le principe du pollueur-payeur doit s’appliquer. Dans le monde entier, les monopoles capitalistes ont réalisé des profits maximums pendant des décennies en exploitant impitoyablement les personnes et la nature. Les monopoles internationaux sont responsables d’au moins 70 % de toutes les émissions de CO₂. Une protection efficace de l’environnement ne fonctionne que si l’on lutte contre ces criminels de l’environnement ! » Ils doivent être tenus pour responsables, payer le passage aux énergies renouvelables à partir de leurs bénéfices et la terre doit leur être retirée des mains !

  • Salutations du KOL pour les 150 ans de la Commune de Paris

    Salutations du KOL pour les 150 ans de la Commune de Paris

    Nous partageons ici les salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL) à l’occasion de la campagne pour les 150 ans de la Commune de Paris. Nous les remercions et les saluons.

    Salutations de l’Organisation communiste du Luxembourg (KOL)

    Cher(e)s camarades,

    Le 18 mars 1871, les ouvriers prennent le pouvoir à Paris. Le 28 mars, la « Commune de Paris » est solennellement proclamée. Pour la première fois dans l’histoire, le prolétariat a réussi à renverser la bourgeoisie et à établir son propre État, la dictature du prolétariat.

    La Commune de Paris a pris toute une série de mesures dans l’intérêt du peuple. Dans le domaine social, il s’agit notamment de l’interdiction du travail de nuit, de l’introduction d’un salaire minimum, de l’école publique… Toute une série de mesures sont également prises dans le sens de la libération des femmes, ainsi que dans le domaine culturel (ouverture des musées pour le peuple…), et dans le domaine de la démocratie (séparation de l’église et de l’état, brûlage de la guillotine…). En même temps, la Commune était sociale et internationaliste dans le sens de l’intégration des étrangers.

    Cette démocratie populaire répugnait naturellement à la bourgeoisie et à la réaction, qui ont tout fait pour anéantir la Commune. Après seulement 72 jours, la bourgeoisie a réussi à étouffer la Commune dans un bain de sang. Le 28 mai 1871, la Commune est écrasée. Plus de 30 000 communards ont été assassinés, des milliers ont été arrêtés ou déportés. La bourgeoisie, qui avait commencé en 1789 avec le slogan « Liberté, Égalité, Fraternité », a montré pour la première fois sa véritable visage fasciste. La bourgeoisie française était soutenue par l’ensemble de la réaction européenne, y compris les réactionnaires luxembourgeois et surtout la couvée cléricale.

    Quant à la Commune de Paris de 1871, il y a plusieurs références directes vers le Luxembourg. En 1871, quelque 20 000 Luxembourgeois vivaient à Paris, soit plus que dans la ville de Luxembourg elle-même à l’époque. Ils vivaient principalement dans le quartier Saint-Antoine – surtout des artisans (tanneurs, serruriers, teinturiers, relieurs, selliers, boulangers, cordonniers, tailleurs et journaliers) – qui avaient été chassés par le besoin et la pauvreté qui régnaient au Luxembourg. Ils se sont battus au coude à coude avec le prolétariat parisien, dans la Garde nationale, sur les barricades ; certains sont tombés dans les combats ou ont été fusillés sans distinction et sans procès par les mercenaires de Versailles après la répression de la Commune. D’après les registres des tribunaux militaires qui ont commencé à sévir après la défaite du mouvement d’émancipation populaire de Paris, il ressort que sur 43 522 communards arrêtés, environ 200 communards luxembourgeois ont été pris et la moitié d’entre eux ont été condamnés, certains à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

    Parmi les communistes déportés en-Nouvelle-Calédonie figurent 30 Luxembourgeois. Une autre référence vers le Luxembourg est celle des communards qui se sont réfugiés au Luxembourg. Deux communards morts au Luxembourg sont enterrés dans un cimetière de la ville de Luxembourg. Ce sont : August MARTIN, décédé le 11 juin 1873 à l’âge de 36 ans et François SORDET, décédé le 19 mai 1873 à l’âge de 52 ans. En leur honneur, une fête communarde annuelle est organisée depuis des décennies au cimetière de Siechenhof au Luxembourg.

    Une troisième référence vers le Luxembourg est Victor Hugo, qui a soutenu les communards en fuite à Bruxelles après l’écrasement de la Commune, ce qui l’a contraint à déplacer son exil de Bruxelles à Vianden au Luxembourg le 30 mai 1871. La défaite de la Commune est essentiellement due à deux causes. Premièrement, la brutalité de la bourgeoisie a été sous estimée et la dictature du prolétariat n’a pas été assurée avec assez de vigueur ; deuxièmement, la classe ouvrière, bien que soutenue par l’Internationale, n’avait pas de parti révolutionnaire de lutte. « Si vous voulez une révolution, vous devez avoir un parti révolutionnaire », a déclaré à juste titre Mao·Tsetung. « Forces révolutionnaires du monde entier, unissez-vous, luttez contre l’agression impérialiste ! » (novembre 1948), Mao Zedong’s Selected Works, Vol. IV.

    La Commune de Paris n’était pas un événement historique isolé qui s’est terminé par sa défaite ; au contraire, c’est de sa défaite qu’ont été tirées les autres leçons pour la lutte de classe mondiale. Car malgré sa courte durée et sa défaite, la Commune a eu le mérite historique d’avoir montré aux travailleurs du monde entier que le socialisme était possible. La Commune de Paris constitue un premier pas sur la voie de la révolution prolétarienne mondiale, suivie de la révolution socialiste d’octobre 1917 sous la direction de Lénine, de la construction du socialisme en 1956 sous la direction de Staline, de la révolution chinoise de 1949 et surtout de la grande révolution culturelle prolétarienne (1966-1976) sous la direction de Mao Tse-Toung.

    Dans le monde entier, il existe actuellement de nombreuses luttes dans de nombreux domaines et à de nombreux niveaux : luttes sociopolitiques et démocratiques, luttes contre le racisme et le sionisme, contre l’impérialisme, la guerre et le fascisme, contre l’exploitation et l’oppression, contre le danger et la destruction de l’environnement, pour la libération nationale et sociale, etc. Enfin, toutes ces luttes ne peuvent être couronnées de succès que si elles se déroulent sous la direction d’un parti révolutionnaire et sont sécurisées au niveau international, au sens de l’ICOR fondée en 2010.

    De la Commune de Paris au communisme mondial, c’est la voie lumineuse de l’émancipation de l’humanité.

    Avec des salutations révolutionnaires.

  • Salutations de nos camarades de l’ICOR pour la Commune de Paris

    Salutations de nos camarades de l’ICOR pour la Commune de Paris

    Après la campagne pour les 150 ans de la Commune de Paris, nous avons reçus les salutations de diverses organisations et partis revolutionnaires membres de l’ICOR. Nous les remercions et republions ces messages chaleureux de salutations et de solidarité. Construisons la solidarité internationale avec l’ICOR !

    Salutations pour Paris

    BKP Bulgarie

    Chers camarades,

    Salutations des communistes bulgares !

    La Commune de Paris, en tant que premier succès de la lutte de la classe ouvrière pour la libération sociale, a toujours été un modèle pour nous. Le héros de notre lutte de libération nationale et brillant poète Christo Botev a télégraphié les salutations suivantes à Pâques 1871 :

    «Paris, comité de la Commune.

    Salutation fraternelle et cordiales de la part de la Commune Bulgare.
    Vive la Commune !

    Révolutionnaires émigrés»

    Botiof, Popov


    À cette époque, notre pays était sous domination étrangère et la lutte pour la libération nationale était au premier plan. C’est pourquoi nous n’avons pas d’informations directes sur la Commune et nous utilisons comme source les œuvres de Karl Marx. L’expérience et les leçons de la Commune de Paris en tant que première dictature du prolétariat sont impérissables et toujours d’actualité. De l’ouvrage de Marx « La guerre civile en France », nous tirons la troisième tâche de la dictature du prolétariat : protéger la société socialiste de ses propres fonctionnaires et les empêcher de devenir ses seigneurs et ses maîtres de serviteurs de la société. Très brièvement, cela implique 3 principes :

    1. tous les fonctionnaires, de la base au sommet, ne doivent pas être employés, mais doivent être élus ; ils sont responsables à tout moment et peuvent être exclus par vote à tout moment.
    2. abolition à jamais de tous les privilèges matériels et spirituels.
    3. des salaires fondés scientifiquement pour le travail. Le salaire le plus élevé dans le Comite du

    Commune n’était pas supérieure à celle d’un ouvrier qualifié.

    L’échec de cette tâche de dictature du prolétariat a été l’une des causes de la dégénérescence du socialisme après 1956 et finalement des contre-révolutions en Europe de l’Est en 1989. C’est pourquoi nous ne devons pas oublier les leçons de la Commune et éviter de telles erreurs la prochaine fois. Marx et Engels ont prouvé que le développement objectif de la société conduit au communisme. Mais elle ne viendra pas seule ; comme le montre l’exemple héroïque de la Commune, elle nécessite une lutte acharnée.

    Et aujourd’hui, comme nos précurseurs il y a 150 ans, nous devons crier haut et fort :

    Vive la Commune !

    Salutations à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris

    KSRD

    Chers camarades !

    La Commune de Paris a été un important rayon de lumière avant l’aube révolutionnaire de l’Europe et du monde entier. Ce rayon a allumé une nouvelle ère dans laquelle le peuple travailleur luttera activement pour ses droits contre le capitalisme et la bourgeoisie. Ils se battront, acquerront de l’expérience – et auront des victoires.

    Cet anniversaire, ce jour remplit à nouveau nos cœurs de feu, de l’énergie de la lutte des classes pour un avenir meilleur, pour le socialisme. Félicitations au nom du peuple travailleur d’Ukraine ! Nous portons nous-mêmes une partie de ce feu dans notre pays au nom de nos objectifs communs, et de nos victoires communes.

    Salutations révolutionnaires,

    KSRD

    Salutations à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris

    Rode Morgen

    Chers camarades

    Nous vous souhaitons beaucoup de succès avec le merveilleux programme que vous avez organisé en l’honneur du 150e anniversaire de la Commune de Paris.

    Nous sommes vraiment désolés de ne pas pouvoir participer.

    Aux Pays-Bas, de février à mai, de mois en mois, dans notre journal ‘ Rode Morgen ’, nous avons décrit les développements de la Commune de Paris, surtout à la lumière de la lutte pour une société socialiste à l’heure actuelle. Nous avons accordé une grande attention aux expériences et aux leçons de la Commune de Paris lors de la Journée Internationale des femmes et du 1er Mai. Nous avons célébré les deux jours comme des jours de bataille dans les rues – selon les règles anti-corona.

    La Commune de Paris a été la première révolution ouvrière réussie de l’histoire moderne. Du 18 mars à la répression sanglante du 28 mai 1871, elle a offert à la classe ouvrière de Paris, pour la première fois dans l’histoire, un aperçu d’une société véritablement démocratique. Pendant plus de deux mois, les travailleurs ont décidé eux-mêmes de la manière dont leur ville devait être gouvernée, comment les usines et les ateliers devaient être organisés et quelles lois devaient s’appliquer. La Commune a été une source d’inspiration importante pour la révolution russe. Ils ont pris d’assaut le ciel – ça ne pouvait pas durer à cette époque.

    Aujourd’hui, il y a autant de raisons d’abolir le capitalisme – mais il y a incomparablement plus de possibilités d’organiser une véritable démocratie pour la majorité de personnes. Et d’organiser la production et la distribution de manière à ne pas nuire à l’environnement, mais à l’améliorer, et à réparer les dommages causés par l’économie capitaliste de profit.

    Vive la Commune de Paris !

    En avant vers le socialisme !

    Avec solidarité,

    au nom de Rode Morgen

    Jeroen Toussaint