Catégorie : Communiqués

  • TKP-ML : Nous nous souvenons de celles et ceux qui sont devenus immortels dans la lutte pour la révolution et le communisme !

    TKP-ML : Nous nous souvenons de celles et ceux qui sont devenus immortels dans la lutte pour la révolution et le communisme !

    « Reformons les rangs, demain il y aura une autre bataille ! » — İbrahim Kaypakkaya

    Nous traversons une période où la roue de l’histoire tourne plus vite. Alors que l’ancien ordre disparaît, les douleurs de l’accouchement du nouveau se font sentir. Ce processus rappelle les paroles du président Mao : « Le chaos règne sous les cieux, la situation est excellente. » Dans ces conditions, nous commémorons une nouvelle fois celles et ceux qui sont devenus immortels dans la lutte pour la liberté, l’indépendance, la démocratie populaire, la révolution et le communisme.

    À sa première conférence en février 1978, notre Parti a déclaré la dernière semaine de janvier de chaque année « Semaine de la mémoire des martyrs du Parti et de la révolution » afin de commémorer ceux qui se sont immortalisés dans la lutte des classes et d’embrasser leur combat. Les dirigeants et enseignants immortels du prolétariat international, V. I. Lénine, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, ont été immortalisés en janvier. Les dirigeants communistes du prolétariat turc et des peuples opprimés, M. Suphi et les Quinze, ont été assassinés ce mois-ci. Ali Haydar Yıldız, membre de notre Parti et premier commandant de notre armée populaire, et Meral Yakar, également membre de notre Parti et l’une des principales cadres de la lutte communiste des femmes, ont été immortalisés ce mois-ci.

    Janvier est donc un mois d’importance symbolique dans la lutte de la classe ouvrière et des peuples opprimés du monde entier pour leur libération de l’exploitation, leur indépendance, leur liberté, la révolution et le communisme. En conséquence, chaque année, pendant la dernière semaine de janvier, notre Parti commémore les martyrs du prolétariat international et des peuples opprimés du monde qui sont tombés dans la lutte pour la révolution et le communisme, et adopte résolument les pratiques de lutte qu’ils ont laissées en héritage à la classe ouvrière, aux travailleurs et aux nations opprimées.

    Cette année, nous faisons face à la dernière semaine de janvier dans une période marquée par de nombreux signes annonciateurs d’une nouvelle guerre impérialiste de partage du monde. À l’international et dans notre région, les impérialistes et les forces réactionnaires régionales se préparent à la Troisième Guerre impérialiste de partage du monde. D’un côté, les impérialistes des USA, de Grande-Bretagne et de l’UE ; de l’autre, les impérialistes de Chine et de Russie, avec les forces réactionnaires régionales alignées sur ces deux camps impérialistes, se préparent de toutes leurs forces à une nouvelle guerre impérialiste de partage du monde. Les impérialistes américains et britanniques sont les principaux acteurs de la provocation impérialiste à la guerre. Les impérialistes chinois et russes, en revanche, sont dans une position davantage défensive.

    Ceux qui ont propagé l’idée que « la lutte des classes est terminée » en retirant leur masque aux puissances révisionnistes modernes et en les annexant ouvertement au camp capitaliste sont désormais confrontés à la réalité. Ceux qui proclamaient hier la « victoire » de l’impérialisme sont aujourd’hui à nouveau confrontés à la réalité de génocide, d’occupation, de banditisme et d’exploitation de l’impérialisme.

    En plus de toutes ces attaques et menaces, les impérialistes augmentent le niveau de leurs attaques idéologiques et théoriques contre le socialisme et le communisme à chaque occasion. Ils veulent rejeter jusqu’à l’idée même de lutte armée. Car, ils savent aussi que ce sont la lutte armée et la révolution qui amèneront leur propre perte et ouvriront la voie à un avenir rempli de liberté. À la lumière des leçons qu’ils ont tirées de l’histoire de la lutte des classes en général et des Première et Seconde Guerres mondiales impérialistes en particulier, ils luttent contre le socialisme et le communisme sur tous les fronts. Le prolétariat international, les peuples du monde et leur avant-garde, les Partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes, doivent appliquer les leçons tirées de l’Histoire et intensifier la lutte idéologique, politique et armée contre l’impérialisme, le capitalisme, le fascisme, le patriarcat et toutes les formes de réaction. Sinon, il n’y aura plus de monde pour lequel se battre.

    Car, ceux qui sacralisent le régime de la propriété privée et sous-estiment la lutte pour le communisme seront témoin du fait que, à ce stade, non seulement l’humanité, mais tous les êtres vivants et la planète sont conduits à l’extinction en raison de la cupidité excessive du capitalisme pour le profit. Ce qui se passe confirme une fois de plus la prédiction de Rosa Luxemburg, immortalisée lors de la dernière semaine de janvier : « socialisme ou barbarie. »

    Le génocide perpétré contre le peuple palestinien à Gaza est une réalité de notre époque. La guerre qui a débuté avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie se poursuit sans relâche, malgré la mort de centaines de milliers de personnes. En Syrie, une fois de plus, des meurtriers ennemis de l’humanité tuent des Druzes et des Alaouites et menacent les Kurdes de génocide. En Inde, les peuples autochtones sont massacrés sous prétexte de « combattre les maoïstes ». L’impérialisme américain poursuit son agression contre les peuples d’Amérique du Sud, qu’il a déclarés être son « arrière-cour ». L’impérialisme sans retenue et toutes sortes d’agressions réactionnaires battent actuellement leur plein.

    À la suite de toutes sortes d’attaques menées par l’impérialisme et toutes sortes de réactionnaires régionaux, les combattantes et combattants de la résistance palestinienne à Gaza, les combattantes et combattants arabes et kurdes au Rojava et les guérilleras et guérilleros kurdes en Irak ont été immortalisés. À nouveau, aux Philippines, nos camarades engagés à différents niveaux dans la lutte pour la révolution démocratique nouvelle ont été immortalisés. En Inde, des centaines de nos camarades, dont le camarade Namballa Kesava Rao, secrétaire général du Parti communiste d’Inde (maoïste), dont certains occupaient des postes de direction, ont été immortalisés dans les attaques menées par l’État réactionnaire indien contre le Parti communiste d’Inde (maoïste) sous le nom de « guerre Kagaar ».

    Notre Parti rend hommage à nos amis et camarades révolutionnaires tombés à la fois dans les luttes de libération nationale et les luttes pour la révolution démocratique nouvelle, le socialisme et le communisme, s’incline devant leur mémoire de lutte et embrasse leur résistance. La voie pour résister à cette nouvelle politique offensive déployée par le front contre-révolutionnaire est d’embrasser l’héritage de lutte de celles et ceux qui sont décédés et de faire avancer leur combat plus loin.

    Cette tâche doit aussi être entreprise simultanément avec la mise en place d’alliances anti-impérialistes et antifascistes tant dans notre région qu’à l’internationale, ainsi qu’avec divers pas vers l’unité du mouvement communiste international, en opposition à une nouvelle guerre impérialiste de partage du monde. En cette période pratique, les mots du fondateur de notre Parti, le camarade İbrahim Kaypakkaya, résonnent : « Cessez de vous plaindre, camarades, ce qui est fait est fait. Réorganisez les rangs, le combat continue demain ! ».

    Une fois encore, nous réaffirmons notre engagement envers les luttes de nos camarades qui sont devenus immortels au nom de l’indépendance nationale, de la révolution et du communisme.

    Une fois encore, nous rendons hommage à nos camarades qui se sont immortalisés dans la lutte pour la liberté, l’indépendance, la démocratie populaire, le socialisme et le communisme, tant à l’international que dans notre propre région, où la lutte des classes fait rage, à commencer par les centaines de martyrs de notre Parti. Nous déclarons que leur héritage de lutte est la garantie de notre victoire.

    Gloire à celles et ceux qui sont devenus immortels dans la lutte pour la révolution et le communisme !

    Vive l’internationalisme prolétarien !

    Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

    Comité central du TKP-ML
    Janvier 2026

  • TKP-ML : Rojava est résistance — il ne peut être soumis !

    TKP-ML : Rojava est résistance — il ne peut être soumis !

    La révolution du Rojava fait face à une nouvelle offensive militaire menée par des forces réactionnaires internationales et régionales. Dans une région comme le Moyen-Orient, soumise aux guerres, aux occupations et aux massacres perpétrés par les impérialistes et les puissances réactionnaires régionales, l’Administration autonome — un important bastion de résistance qui a adopté une ligne progressiste et axée sur le peuple centré sur la libération des femmes — est visée pour liquidation et pour être rendu « acceptable » pour les forces impérialistes et réactionnaires régionales.

    À cette fin, d’une part, les attaques des gangs HTS autoproclamés Administration transitoire syrienne sont facilitées ; d’autre part, des pressions sont exercées sur l’Administration autonome par diverses négociations diplomatiques.

    Il est clair que derrière cette attaque contre l’Administration autonome se cachent les impérialistes et les forces réactionnaires régionales, au premier rang desquelles l’État turc. En effet, ce n’est pas un hasard si ces attaques ont été lancées le jour même des attaques contre les quartiers de Şêxmeqsûd et Eşrefiyê à Alep — où les Kurdes ont vécu depuis des siècles — le 6 janvier, immédiatement après l’accord entre l’Administration transitoire syrienne et Israël, auquel l’État turc a également pris part, signé à Paris, la capitale de la France.

    Avec les gangs salafistes-djihadistes HTS amenés au pouvoir en Syrie, la politique de massacre d’abord dirigée contre les Alaouites et les Druzes a désormais été tournée contre le peuple kurde et la révolution du Rojava. Des quartiers d’Alep où vivent des centaines de milliers de personnes ont été assiégés et des attaques ont été lancées avec la provocation de la Turquie et l’approbation des États-Unis et d’Israël. Un concert international visant le statut et les acquis obtenus par les peuples de la région, en premier lieu la nation kurde, par la révolution du Rojava, a été mis en œuvre.

    Face aux attaques des gangs HTS — coordonnés et soutenus par l’État turc — sur les quartiers de Şêxmeqsûd, Eşrefiyê et Benî Zêd à Alep, où vivent principalement des Kurdes, les Forces de sécurité intérieure de Şêxmeqsûd ont annoncé qu’elles défendraient leurs communautés et résisteraient pour empêcher le massacre de civils. Malgré leur faible nombre et leur armement inadéquat, ces forces de résistance ont fait la démonstration d’une résistance significative pendant cinq jours.

    Après l’attaque d’Alep, les gangs HTS ont réorienté leurs assauts vers les territoires sous le contrôle de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie. Le fait que ces attaques soient menées par les gangs HTS montre clairement que l’agression est menée avec l’approbation des impérialistes occidentaux — principalement les États-Unis — et par la coordination et la direction directes des forces réactionnaires régionales, particulièrement le fascisme turc. En effet, pendant que des attaques militaires sont lancées d’un côté, la guerre psychologique se poursuit de l’autre, et les peuples vivant dans les zones sous le contrôle de l’Administration autonome sont montés les uns contre les autres. Des spéculations et des méthodes de guerre spéciales menées par l’État fasciste turc et les États arabes réactionnaires du Golfe ont été mises en œuvre contre la population vivant dans les zones sous le contrôle de l’Administration autonome.

    Pour l’État turc, qui coordonne personnellement ces attaques, l’objectif principal est l’élimination complète de la révolution du Rojava et de l’Administration autonome. Là où cela ne peut pas être réussi, le but est d’empêcher les peuples de la région, au premier desquels les Kurdes, d’obtenir jusqu’au moindre gain.

    Face aux objectifs régionaux des impérialistes et aux attaques réactionnaires et anti-populaires menées par le fascisme turc, l’Israël sioniste et les cheikhats arabes, la défense de la révolution du Rojava et de ses acquis est d’une importance historique. Descendre dans les rues et sur les places pour défendre la révolution du Rojava est un devoir internationaliste.

    Défendons la révolution du Rojava !

    À bas l’impérialisme, le fascisme, le sionisme et toutes les formes de réaction !

    Janvier 2026
    Comité central du TKP-ML

  • PCI(maoïste) : Célébrons le 25e anniversaire de la PLGA !

    PCI(maoïste) : Célébrons le 25e anniversaire de la PLGA !

    Célébrons le 25e anniversaire de la PLGA du 2 au 8 décembre 2025 dans tout le pays avec un enthousiasme révolutionnaire !

    Protégeons le Parti ! Protégeons la PLGA ! Protégeons les organisations de masse ! Protégeons le mouvement révolutionnaire. Tout cela est nécessaire en face de la guerre révolutionnaire et défensive contre Kagaar.

    Intensifions la lutte de classe contre l’alliance des classes impérialiste, capitaliste bureaucratique compradore et propriétaire foncière ! Intensifions la lutte contre les gouvernements fascistes brahmaniques hindutva RSS-BJP du centre et des États !

    À l’occasion du 25e anniversaire de la PLGA, la Commission militaire centrale (CMC) et le PCI(maoïste) adressent ce message à l’ensemble du Parti, à la PLGA, aux structures du peuple et aux peuples opprimés.

    Commission militaire centrale,
    Comité central,
    PCI(maoïste)

    Célébrons le 25e anniversaire de la PLGA du 2 au 8 décembre 2025 dans tout le pays avec un enthousiasme révolutionnaire !

    Chers camarades et cher peuple,

    L’Armée de guérilla de libération du peuple (PLGA), qui mène la guerre populaire pour la victoire de la révolution démocratique nouvelle dans le pays, fête ses vingt-cinq ans le 2 décembre. À cette occasion, la Commission militaire centrale (CMC) appelle tous les comités du Parti, tous les membres du Parti, tous les commandements de la PLGA, toutes les unités, toutes les organisations de masse et le peuple révolutionnaire à célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la PLGA du 2 au 8 décembre dans tout le pays. Cela doit se faire dans les forêts, dans les plaines et dans les zones urbaines. Cela doit se faire avec une ferveur révolutionnaire. Cela doit se faire avec une détermination sans faille.

    La CMC lance l’appel suivant à l’ensemble du camp révolutionnaire.

    Protégeons le Parti. Protégeons la PLGA. Protégeons les organisations de masse. Protégeons le mouvement révolutionnaire. Tout cela est nécessaire en face de la guerre révolutionnaire et défensive contre Kagaar. Intensifions la lutte de classe contre l’alliance des classes impérialiste, capitaliste bureaucratique compradore et propriétaire foncière. Intensifions la lutte contre les gouvernements fascistes brahmaniques hindutva RSS-BJP du centre et des États.

    À l’occasion du 24e anniversaire de la PLGA, la CMC a présenté ces tâches à l’ensemble du Parti, à la PLGA, aux organisations du peuple et au peuple révolutionnaire. Au cours de l’année précédente, tous les comités du Parti ont travaillé avec enthousiasme. Ils ont travaillé avec détermination, courage et discipline. Le CMC adresse ses salutations révolutionnaires à tous les membres du Parti, à tous les commandements et commandants de la PLGA, à tous les combattants, à tous les dirigeants des organisations de masse, à tous les militants, à tous les membres de la milice populaire et à tout le peuple révolutionnaire.

    La CMC adresse ses salutations révolutionnaires à tous les camarades qui ont participé aux efforts politiques, militaires, organisationnels, culturels et tactiques au cours de l’année précédente. Ils ont fait cela tout en menant par leurs propres forces la guerre révolutionnaire et défensive contre l’opération Kagaar. La CMC exprime également sa confiance dans le fait que les camarades blessés dans la guerre de guérilla dans les différentes régions révolutionnaires du pays se sont rapidement rétablis avec courage. Elle estime qu’ils ont repris leur place et rempli leurs responsabilités dans la guerre de guérilla.

    Au cours de l’année précédente, nos camarades ont affronté seuls la guerre Kagaar et y ont résisté avec une détermination inébranlable. De nombreux guérilleros courageux sont devenus des martyrs dans ces batailles. Beaucoup ont perdu la vie lors d’opérations d’encerclement et d’anéantissement. De nombreux camarades ont sacrifié leur vie lors d’affrontements avec l’ennemi. Beaucoup ont été tués lors de faux affrontements. D’autres ont atteint le martyr lors d’actions offensives contre l’ennemi. Certains ont perdu la vie à cause de trahisons. Quelques camarades sont morts dans des accidents, tandis que d’autres sont décédés de mauvaise santé. La Commission militaire centrale (CMC) s’incline et rend un humble hommage révolutionnaire à tous ces martyrs.

    À partir de janvier 2024, la guerre Kagaar est devenue chaque jour plus intense. Nos camarades n’en ont pas eu peur. Ils ont tenu tête à l’ennemi. Ils n’ont pas reculé. Ils se sont battus jusqu’à leur dernier souffle. Les martyrs ont fait preuve d’un courage sans pareil. Ils ont fait preuve d’une défiance qui ne s’est jamais rendu à l’ennemi. Ils ont fait preuve d’un style de lutte qui ne craignait pas la mort. Ils ont fait preuve d’une persévérance qui ne s’est jamais épuisé. Ils ont prouvé leur engagement et leur dévouement envers le peuple. Ils ont démontré une foi inébranlable dans la victoire révolutionnaire. Ils sont un grand modèle pour nous. Ils sont un exemple éternel. Nous défendrons leurs idéaux. Nous ferons connaître au monde entier leur résistance héroïque et leurs actes. Nous louerons leurs principes. Nous suivrons leurs traces. Nous nous engagerons à lutter sans relâche jusqu’à notre dernier souffle pour la réalisation de leurs idéaux.

    Au cours des onze derniers mois, de décembre 2024 à novembre 2025, 320 camarades sont devenus des martyrs à travers le pays en résistant à la guerre Kagaar. Parmi eux, 183 étaient des camarades masculins ; 117 étaient des camarades féminines. L’identité de 20 personnes reste encore inconnue.

    Vingt-deux camarades sont devenus des martyrs au Bihar et au Jharkhand. Un en Assam. Deux cent quarante-trois à Dandakaranya. Trente-trois en Odisha. Sept au MMC [Maharashtra-Madhya Pradesh-Chhattisgarh]. Huit au Telangana. Six à l’AOB [frontière Andhra-Odisha]. Parmi eux se trouvait le secrétaire général de notre parti, le camarade Basavaraju (BR).

    Parmi les martyrs figuraient huit membres du Comité central et quinze membres de divers comités d’État. Vingt-cinq étaient membres des Comités de district et soixante-treize étaient membres des Comités régionaux. Cent seize étaient membres du Parti. Treize appartenaient à la PLGA. Trente-trois étaient des cadres et des militants de diverses organisations de masse. Plusieurs membres des masses révolutionnaires ont également donné leur vie. En outre, trente-sept personnes dont le statut organisationnel n’a pas pu être établi de manière concluante ont été tuées.

    De nombreux dirigeants et militants révolutionnaires, progressistes et démocratiques d’organisations de masse sont devenus des martyrs à travers le pays au cours des luttes du peuple. Certains intellectuels, révolutionnaires, sympathisants et amis ont également perdu la vie. Aux Philippines, certains membres du Comité central du Parti communiste de ce pays, certains commandants et membres de la Nouvelle armée populaire et certains dirigeants et militants du Front national démocratique sont devenus des martyrs. En Palestine, 75 000 Palestiniens et combattants ont été tués au cours de la guerre génocidaire menée par Israël avec le soutien du gouvernement américain au cours des deux dernières années à Gaza. La CMC rend un hommage révolutionnaire à tous ces martyrs.

    Au cours de la guerre Kagaar, nous avons perdu le camarade Basavaraju, secrétaire général de notre parti. Nous avons perdu huit membres du Comité central et quinze membres de Comités d’État. Nous avons perdu 320 camarades au total. Le mouvement a subi de lourdes pertes. Dans cette situation, certains, comme Sonu et Satish, se sont rendus. Ils ont remis leurs armes à l’ennemi et se sont enfuis. Ils ont causé d’immenses dommages au mouvement. C’est dans ce contexte que nous célébrons le vingt-cinquième anniversaire de la PLGA.

    À un tel moment, il incombe à notre Parti et à notre PLGA de répondre aux questions qui se posent dans le camp révolutionnaire concernant l’avenir du mouvement. Il est notre tâche de dissiper la peur et l’anxiété. Il est notre tâche d’insuffler du courage et de renforcer la confiance en soi. Il est notre tâche de mener tout le camp révolutionnaire vers l’avant avec une détermination sans faille et un courage sans pareil. Comme partie de cette tâche générale, nous célébrons l’anniversaire de la PLGA.

    Pour accomplir cette tâche, nous devons identifier les causes des pertes importantes que subit actuellement le mouvement. Nous devons les corriger. Nous devons identifier les conditions objectives. Nous devons examiner les conditions subjectives. Nous devons identifier les facteurs qui favorisent l’avancement du mouvement. Sur la base de ces facteurs, nous devons revitaliser le Parti. Nous devons consolider la PLGA et les organisations de masse.

    Depuis le début de la guerre Kagaar, notre Parti, nos forces de la PLGA et les organisations du peuple secrètes locales ont subi de lourdes pertes. Elles continuent de souffrir. La raison fondamentale en est la suivante. Nos organisations et nos forces n’ont pas suivi les méthodes nécessaires du travail clandestin. Elles n’ont pas appliqué les règles de la guérilla. Elles n’ont pas correctement mis en œuvre les tactiques politiques prescrites par le Comité central.

    Selon les tactiques élaborées par le Comité central et le Politburo, nos forces ne doivent pas se limiter aux zones les plus petites. Elles doivent travailler dans les zones les plus vastes. Elles ne doivent pas rester centralisées. Elles doivent passer à des formations décentralisées. Elles doivent se déplacer en petites formations. Elles doivent coordonner des formes légales et illégales, ouvertes et secrètes de lutte et d’organisation. Elles doivent mener la lutte des classes de ces manières coordonnées. Elles doivent mobiliser les ouvriers, les paysans, les classes moyennes, la petite bourgeoisie, la bourgeoisie nationale, les couches sociales opprimées et les nationalités opprimées dans les régions urbaines, de plaines et de forêts. Elles doivent intégrer ces couches dans le mouvement révolutionnaire.

    Nous n’avons pas suivi correctement ces tactiques. En conséquence, le Parti, les forces de la PLGA et la direction ont subi de lourdes pertes. Ils en souffrent encore aujourd’hui. Le Parti et les forces de la PLGA ont subi de lourdes pertes parce que nous n’avons pas retiré certaines troupes de Dandakaranya, le principal centre de la guerre Kagaar, vers d’autres régions.

    Identifions les erreurs qui se sont produites dans notre pratique au cours des 22 derniers mois. Corrigeons-les. Mettons correctement en œuvre les stratégies formulées par le Comité central et le Politburo. De cette manière, protégeons le Parti, la PLGA et les organisations de masse. Protégeons le mouvement révolutionnaire.

    Les gouvernements central et étatiques ont infligé de lourdes pertes au mouvement révolutionnaire dans la guerre Kagaar. Malgré cela, les forces de la PLGA et le peuple révolutionnaire sous la direction de notre Parti mènent des batailles défensives. Ils résistent. Dans cette résistance, les forces armées ennemies subissent également des pertes importantes. L’ennemi ne déclare pas ces pertes, car cela renforcerait le moral du camp révolutionnaire. Cela fait partie de la guerre psychologique. Le camp révolutionnaire ne doit pas se laisser influencer par cette guerre psychologique.

    Au cours de l’année précédente, au Dandakaranya, au Bihar et au Jharkhand, dans l’est du Bihar et le nord-est du Jharkhand, dans l’Odisha et au MMC, les forces armées centrales et étatiques ainsi que diverses forces commando ont subi des pertes. Cent seize policiers ont été tués. Deux cent huit ont été blessés. Certains agents secrets, certains informateurs de la police et certains ennemis politiques appartenant au BJP ont été éliminés par les forces de la PLGA. Les forces de la PLGA ont incendié certains bureaux gouvernementaux et certaines tours de téléphonie mobile dans les zones de communication routière.

    Dans tout le pays, les forces de la PLGA ont résisté à la police, aux forces paramilitaires, aux forces de police armée centrale, aux unités de commando et aux unités de l’armée indiennes lors de soixante-douze opérations et affrontements d’encerclement et d’anéantissement.

    Au cours de l’année précédente, pour vaincre la guerre Kagaar, nos forces de la PLGA ont principalement utilisé des engins explosifs improvisés (EEI) et ont frappé les cibles ennemies. Elles ont vaillamment résisté aux encerclements et aux affrontements. Elles ont mené des embuscades et éliminé des informateurs de la police. Certains dirigeants du BJP qui étaient des ennemis du peuple ont été éliminés, et des trous à pics ont été installés comme pièges. Ce sont là quelques-unes des méthodes utilisées pour mener la guérilla.

    L’ampleur et l’intensité des actions de guérilla ont diminué. En conséquence, les actions visant à éliminer ou à blesser des policiers ont diminué. La PLGA n’a pu saisir que cinq armes à l’ennemi. D’autre part, en raison de la guerre Kagaar, nos forces de la PLGA et les organisations de masse ont subi de lourdes pertes. Le mouvement révolutionnaire dans tout le pays a été durement touché en conséquence.

    Bien que le mouvement révolutionnaire dans le pays ait subi de lourdes pertes, le Parti, qui existe toujours dans tout le pays, poursuit son travail politique parmi la population sous diverses formes. Il continue à diffuser la propagande politique révolutionnaire auprès des masses, à mobiliser le peuple et à faire avancer les luttes contre l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique-comprador (BCC), le latifundisme, la corporatisation et la militarisation. Il organise le peuple sous diverses formes de mouvements de masse et, s’appuyant sur le peuple et la milice populaire, le Parti et la PLGA poursuivent une guerre de guérilla prolongée, décentralisée et défensive.

    Même si, au nom de Kagaar (la dernière guerre), les gouvernements central et étatiques ont mobilisé 850 000 policiers, forces de police armée centrale, forces de commando, l’armée indienne et de l’armée de l’air dans les zones révolutionnaires — menant des opérations à grande échelle — ces opérations ont été courageusement combattues et repoussées. Les embuscades ont été contrées avec courage et fermeté. Dans les États du Chhattisgarh, du Maharashtra, de l’Odisha, du Telangana et du Jharkhand, plus de 50 000 membres de tous les types de forces armées — forces armées centrales, unités de commandos, armée indienne et armée de l’air — ont été mobilisés. Parallèlement, des officiers et des techniciens militaires américains et israéliens ont participé à des exercices conjoints visant à vaincre le mouvement révolutionnaire.

    Même si, au cours des trois dernières années, les gouvernements central et étatiques ont mené des opérations concentrées dans le district du Singhbhum occidental, dans l’État du Jharkhand, ces attaques ont été repoussées et des pertes importantes ont été infligées aux forces armées ennemies. Ce sont là nos aspects positifs. En consolidant ces aspects positifs, surmontons les revers temporaires et faisons progresser le mouvement révolutionnaire.

    Pour défendre le Parti, la PLGA, les organisations de masse et le mouvement révolutionnaire dans le cours de la guerre de contre-offensive révolutionnaire « Kagaar », nous devons tout mettre en œuvre pour mener à bien les tâches politiques, organisationnelles et militaires suivantes :

    1. La priorité doit être donnée à la protection des forces dirigeantes et les pertes doivent être évitées. Au cours de l’année précédente, 320 camarades appartenant au Parti, à la PLGA et aux organisations de masse à travers le pays sont devenus des martyrs. Après 53 ans, la perte du camarade Basavaraju, secrétaire général de notre Parti, qui fait suite au martyr de l’un des dirigeants fondateurs du Parti, le camarade Charu Mazumdar, est un coup terrible pour notre Parti et le mouvement révolutionnaire.

    Au cours de cette année, huit membres du Comité central et quinze membres de divers comités d’État ont été martyrisés. Nos comités centraux et d’État ont subi de lourdes pertes. Ces pertes auront des répercussions sur le mouvement révolutionnaire pendant une longue période.

    En plus de ces pertes dans la direction, un grand nombre de dirigeants et de cadres du Parti, des forces de la PLGA, de dirigeants et de militants d’organisations de masse, ainsi que de membres du peuple révolutionnaire ont été martyrisés. En conséquence, le Parti, la PLGA, les organisations de masse et le mouvement révolutionnaire ont subi de graves dommages.

    Dans cette situation, en mettant en œuvre et en respectant correctement les directives politiques et militaires formulées par le Comité central et le Politburo, nous devons empêcher de nouvelles pertes. En prévenant ces pertes, nous préserverons le Parti, la PLGA, les organisations de masse et le mouvement révolutionnaire, et nous les reconstruisons et renforcons.

    Même après le 31 mars 2026, la guerre de contre-offensive révolutionnaire sous le nom de Kagaar (et sous d’autres noms opérationnels connexes) se poursuivra. L’objectif de Kagaar étant d’écraser les masses opprimées et d’établir le « pays corporation hindou », le RSS-BJP, ses organisations affiliées et les gouvernements central et étatiques fonctionnant sous leur direction continuent de qualifier tous ceux qui s’opposent à la corporatisation, à la militarisation et à l’hindutva d’extrémistes et d’extrémistes urbains et mènent des attaques fascistes contre eux.

    Sans perdre cela de vue, nous devons protéger les forces dirigeantes. Ce n’est qu’en menant une lutte contre le fascisme brahmanique hindutva dans tous les domaines de la vie sociale — aux côtés de tous les individus, forces, organisations, institutions et partis qui s’opposent à la corporatisation, à la militarisation et à l’hindutva — que nous pourrons protéger nos forces dirigeantes.

    1. Nous devons surmonter la crise créée par la clique des renégats, Sonu et Satish.

    En devenant des renégats, des scissionnistes, et des agents de la contre-révolution, la clique de Sonu et Satish s’est rendue à l’ennemi les 14 et 16 octobre et a remis 203 armes appartenant au Parti. Dans le prolongement de l’impact de cette clique, vers la fin du mois d’octobre, 21 personnes du nord du Bastar, dans le Dandakaranya, avec 18 armes, se sont rendues à l’ennemi ; au cours de la première semaine de novembre, 7 personnes de la zone du Comité d’État d’Odisha – des divisions du Dhanthari, Gariband et Nawapada – se sont rendues avec 6 armes. Ainsi, en octobre et novembre, 299 personnes se sont rendues à l’ennemi et ont remis 227 armes.

    La clique de Sonu et Satish a attaqué notre ligne politico-militaire et créé une crise au sein du Parti en remettant une grande quantité d’armes à l’ennemi. Dans tout le pays, les forces révolutionnaires honnêtes et toutes les forces participant à la guerre Kagaar ont immédiatement reconnu le caractère creux et trompeur des arguments avancés par la clique de Sonu et Satish et les ont identifiés comme des renégats. Cependant, même aujourd’hui, au sein de notre parti et de la PLGA dans certaines régions du pays, ainsi que dans une partie du camp révolutionnaire, la confusion et les troubles idéologiques persistent en raison des arguments de Sonu et Satish. Nous devons donc dénoncer toute la fraude, la tromperie et la duplicité des arguments de Sonu et Satish, dissiper la confusion qui règne dans ces sections et ancrer fermement notre ligne politico-militaire dans leur conscience.

    Sonu présente trois raisons principales pour affirmer que la ligne politico-militaire de notre parti est erronée :

    (1) « Nous n’avons pas de parti révolutionnaire. »

    (2) « Le programme central formulé par le Congrès de 2007 est une déviation extrémiste. »

    (3) « Nous avons rejeté les luttes légales. »

    En avançant l’argument étrange selon lequel « le Parti se compose uniquement de révolutionnaires à plein temps et les comités du Parti sont composés uniquement de ces révolutionnaires à plein temps », il nie la légitimité de toute la structure des membres et des comités à temps partiel du Parti qui existent à travers le pays. Il déforme encore davantage cette idée en affirmant que seuls les comités de révolutionnaires à plein temps travaillant clandestinement et avec des armes constituent le Parti, et il les qualifie tous d’une forme d’armée. Il nie également que le Parti organise des comités régionaux clandestins, des membres ACM/DVC/DC et des membres du Parti qui, sans armes, restent dans les zones civiles pour mener des actions de masse. Tout cela sont des interprétations totalement incorrectes et sans fondement. Selon lui, les comités du Parti qui existent sans porter d’armes, intégrés parmi la population dans les villages et les villes, sont le seul Parti. Selon sa logique, le Parti révolutionnaire est une structure à temps partiel intégrée parmi la population des villages et des villes ; par le même raisonnement, les comités régionnaux jusqu’au Comité central qui travaillent de manière armée et clandestine ne sont pas le Parti. Il s’agit là d’arguments fondamentalement incorrects, opportunistes de droite et révisionnistes concernant l’organisation et le fonctionnement du Parti révolutionnaire.

    L’affirmation selon laquelle le Programme central formulé par le congrès de 2007 est une déviation extrémiste est également un argument opportuniste de droite et révisionniste. En 2007, après 27 ans de travail à Dandakaranya, cette région était devenue une zone de guérilla ; après 37 ans de travail au Bihar-Jharkhand, elle était également devenue une zone de guérilla. Ces deux régions possédaient des bases révolutionnaires de masse étendues et consolidées. Alors que ces deux régions et plusieurs autres dans le pays étaient dans une phase de résistance rouge, certaines régions étaient dans une phase temporaire de recul. Dans ce contexte, après la fusion des deux partis révolutionnaires et la formation d’un parti unifié, il y avait un enthousiasme et une confiance considérables dans tout le camp révolutionnaire du pays.

    Compte tenu de tout cela, et en gardant à l’esprit la situation politique internationale et nationale de l’époque, le Congrès de 2007 a formulé le Programme central visant à développer les régions de Dandakaranya et du Bihar-Jharkhand en zones libérées. Le congrès a décidé que, pour transformer ces régions en zones libérées, les zones de résistance rouges devaient être davantage consolidées en tant que zones de guérilla ; les régions en recul temporaire devaient être relancées ; et le travail urbain devait être étendu. Pour mener à bien ces tâches, le congrès a appelé l’ensemble du parti à corriger les déviations internes et à travailler selon une méthode unifiée. Cependant, malgré des efforts intenses pour rectifier les déviations internes, en raison de la répression sévère exercée par les gouvernements central et étatiques, le mouvement révolutionnaire à travers le pays s’est retrouvé en position défensive en 2012. Dans cette situation, le Comité central a décidé que le plan visant à transformer l’Armée de guérilla de libération du peuple en une armée régulière et à transformer la guerre de guérilla en guerre de mouvement ne pouvait être mis en œuvre immédiatement et a donc modifié le Programme central.

    Mettre de côté cette réalité et qualifier la tâche centrale déterminée par le Congrès d’« aventurisme de gauche » revient à insister pour que, au lieu de mener la lutte pour la prise du pouvoir d’État en fonction des forces et des faiblesses du mouvement, le mouvement révolutionnaire se limite uniquement à des luttes partielles et à des luttes économiques. En d’autres termes, cela signifie sacrifier le mouvement révolutionnaire à l’économisme et au réformisme. Cela devient une position légaliste qui cherche à maintenir le mouvement strictement dans les limites de la légalité.

    L’affirmation selon laquelle « nous avons rejeté les luttes légales » est également fausse et trompeuse. En 2007, à une époque où le nord du Telangana, l’Andhra et l’AOB étaient en recul temporaire et où la force organisationnelle avait diminué, de nombreuses luttes légales et ouvertes ont été menées. Dans ce cadre, le mouvement politique du Telangana a été entrepris. Dans le Telangana et l’AOB, des luttes ont été menées pour mettre en œuvre le cinquième annexe [de la Constitution indienne] et la PESA [Provisions of the Panchayats (Extension to Scheduled Areas) Act] dans les régions adivasis. Entre 2006 et 2011, au Bengale occidental, le Parti a coordonné des luttes légales et illégales et a dirigé les mouvements de Singur et Nandigram. Au cours de la même période, dans l’AOB, le mouvement sur les problèmes fonciers a été mené.

    En 2008, lorsque le gouvernement central a formulé la nouvelle loi sur les forêts, le Comité central a décidé que dans les régions où le mouvement révolutionnaire était intense, ainsi que dans les régions émergentes, les organisations révolutionnaires (Janatana Sarkars là où elles existaient) devaient lutter pour que la loi contienne des dispositions favorables au peuple et que ces gouvernements révolutionnaires populaires délivrent des titres fonciers aux Adivasis. En 2013, le CRB a publié un document sur les réformes de la classe exploiteuse et la position du Parti. Il a décidé que les luttes devaient être menées sous toutes leurs formes – légales, illégales, ouvertes et clandestines – en fonction des conditions objectives, tout en maintenant la primauté de la lutte armée. Par la suite, dans le district de Gadchiroli, le mouvement pour la PESA et les Gram Sabhas [gouvernements locaux autonomes] a été mené. Depuis 2021, le mouvement en faveur de la PESA et des Gram Sabhas se poursuit dans tout le Dandakaranya.

    Depuis sa création, le Parti a toujours mené, dans tout le pays, des mouvements populaires légaux et ouverts contre les déplacements de population. Ignorer tous ces faits et les déformer de manière sélective pour affirmer que « nous avons abandonné les luttes légales » est une position révisionniste qui vise à limiter le mouvement aux seules luttes légales.

    Par ailleurs, Sonu a présenté deux déclarations importantes : une « cessation temporaire de la lutte armée » et deux « appels », l’un au peuple et l’autre aux cadres. Ceux-ci démontrent non seulement un rejet de la ligne révolutionnaire du Parti, mais aussi un rejet de la lutte armée elle-même. Il ne propose aucune stratégie alternative. Son point de vue est essentiellement celui de la capitulation. Au fond, son argument revient à mener des luttes légales, à dissoudre le Parti clandestin et à transformer le Parti en une entité ouverte.

    Il s’agit là, en substance, de positions révisionnistes. Rejeter tout ce que le Parti a enseigné, remettre les armes du Parti à l’ennemi et devenir un agent de la contre-révolution — voilà ce qu’est devenu Sonu. En ralliant ses partisans, il a tenté de diviser le Parti. Satish a souscrit à toutes ces positions. Il est donc également devenu un renégat, un scissionniste du Parti et un agent de la contre-révolution.

    Par conséquent, l’ensemble du camp révolutionnaire doit clairement comprendre la fraude et la tromperie qui sous-tendent les arguments de Sonu et Satish. La confusion au sein du camp révolutionnaire doit être éliminée, la clarté établie et la confiance rétablie. Les arguments de Sonu et Satish sont totalement dépourvus d’intégrité ; ils sont purement motivés par la peur et le désir de justifier leur voie de capitulation. En propageant des mensonges – affirmant que le secrétaire général du parti avait l’intention de suspendre temporairement la lutte armée – ils ont induit en erreur des cadres idéologiquement et politiquement faibles. Ils les ont amenés à capituler devant l’ennemi. Par conséquent, leur tromperie doit être dénoncée au sein du camp révolutionnaire.

    1. Nous devons intensifier la lutte des classes contre l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique comprador, l’alliance des classes féodales et contre les gouvernements centraux et régionaux fascistes brahmaniques hindutva RSS-BJP.

    Sous la direction des documents formulés par notre Comité central – « Changements dans les relations de production en Inde et notre programme politique » (document MOP), « La question des castes en Inde et notre voie » et « La question de la nationalité en Inde et la position du Parti » – nous devons mobiliser les classes opprimées (la classe ouvrière, la paysannerie, les couches moyennes [la petite bourgeoisie], la bourgeoisie nationale), les couches sociales opprimées (femmes, Dalits, Adivasis, minorités religieuses) et les nationalités opprimées, et mener la lutte des classes sur les questions de classe, la lutte sociale sur les problèmes sociaux et la lutte nationale sur les problèmes de nationalité. Conformément au développement inégal qui prévaut dans le pays, le document MOP a identifié le pays en sept catégories et formulé des programmes politiques spécifiques à chaque région. Sur la base de ce programme politique, nous devons intensifier la lutte des classes.

    Depuis 2014, après l’arrivée au pouvoir du fascisme brahmanique hindutva RSS-BJP au centre, celui-ci s’est transformé toujours plus en fascisme politique. Depuis lors, il mène des attaques continues contre toutes les classes opprimées, les couches sociales opprimées et les nationalités opprimées dans les sphères économique, politique, culturelle et toutes les sphères de la vie sociale. Dans ce cadre, il tente de transformer le pays en un « État majoritaire » par la liquidation des minorités. En intimidant et en manipulant des institutions telles que la Direction de l’application de la loi (ED), le CBI, la Commission électorale et même le pouvoir judiciaire, il les utilise comme des armes pour servir ses propres intérêts. Il mène des attaques incessantes contre le peuple et les partis d’opposition. Dans ce cadre, il tente de créer une « Inde sans opposition » (Vipaksh-mukt Bharat). C’est pourquoi il est aujourd’hui devenu le principal ennemi du pays et de son peuple.

    Dans cette situation, nos unité du Parti à travers le pays doivent unir toutes les forces qui résistent à ces assauts – ouvriers, paysans, organisations, associations, institutions, partis, y compris les partis bourgeois qui peuvent être considérés comme des alliés tactiques – en établissant des plateformes et des programmes de front uni, intensifiant ainsi la lutte des classes. En outre, nous devons dénoncer, preuves à l’appui, le mensonge et la tromperie qui se cachent derrière la campagne de propagande du fascisme brahmanique hindutva RSS-BJP des gouvernements central et des États, prétendant qu’ils transformeront l’Inde en un « pays développé (Viksit Bharat) » d’ici 2047.

    Cette année, en avril, l’État indien a mené des opérations militaires sous le nom d’« opération Sindhur », présentant l’attaque terroriste qui a eu lieu à Poonch, dans l’État de Jammu-et-Cachemire, comme un acte du Pakistan. Tout différend avec le Pakistan – ou avec tout autre pays d’Asie du Sud – doit être résolu sur la base de principes pacifiques, par le dialogue, la diplomatie et les négociations. Au lieu de respecter ces principes, il a recouru à des opérations militaires. Il a tenté de résoudre le problème par la guerre, ce qui est incorrect. Cependant, sur instruction des États-Unis, il a mis fin à ces opérations en quatre jours, affichant ainsi sa soumission. D’un côté, tout en démontrant cette servilité envers les États-Unis, il a simultanément attisé la frénésie nationaliste, l’hystérie guerrière et le jingoïsme parmi le peuple indien au cours des sept derniers mois.

    Au cours des onze dernières années de règne du BJP au centre, celui-ci n’a résolu aucun des problèmes majeurs auxquels le pays est confronté — pauvreté, chômage, hausse des prix et suicides de paysans. Au lieu de s’attaquer à ces problèmes, il n’a cessé d’attiser le majoritarisme hindou, la frénésie communautaire et l’hystérie guerrière afin de détourner et de réprimer les masses en lutte. Le BJP, Modi, et leur protégé, Adani, ont arbitrairement cédé les richesses nationales au capital corporatif. Pour protéger Adani, qui a été impliqué dans des pratiques commerciales illégales aux États-Unis, ils ont hypothéqué les intérêts nationaux auprès des États-Unis. Le régime a signé de nombreux accords avec Israël, les États-Unis, l’Afghanistan et bien d’autres pays au profit du capital corporatif national et étranger.

    Au cours des onze dernières années de règne fasciste du BJP, les attaques contre les Dalits et les Adivasis ont drastiquement augmenté. Le harcèlement et l’humiliation des fonctionnaires dalits et bahujans (IAS, IPS, etc.) par les autorités administratives brahmaniques se sont également intensifiés. L’exploitation et l’oppression corporative dans l’agriculture, l’industrie et le secteur des services – tant par le capital corporatif national qu’étranger – se sont considérablement développées. En conséquence, les larges masses à travers le pays mènent sans relâche des luttes défensives.

    Dans cette situation, nous devons intensifier les programmes de propagande, d’agitation et de lutte contre toutes les politiques économiques, politiques et culturelles des gouvernements central et étatiques fascistes brahmaniques hindutva RSS-BJP qui s’opposent au peuple ; et contre l’exploitation et l’oppression des corporations, renforçant ainsi le soutien des masses. En intensifiant la lutte des classes à l’échelle nationale et en élargissant le soutien des masses sur cette base, faisons progresser la guerre de guérilla.

    Chers camarades et masses !

    Depuis 1973, pour surmonter la crise fondamentale, l’impérialisme a poussé à la mondialisation impérialiste. Cependant, la crise économique mondiale de 2008 a prouvé que la mondialisation impérialiste a échoué. Cette crise n’est toujours pas été résolue. Toutes les politiques économiques, politiques, militaires et culturelles que les pays impérialistes et les pays arriérés qui les suivent, ou qui ont été contraints de les suivre, ont mises en œuvre pour surmonter cette crise ont échoué lamentablement ou sont en train d’échouer. Pour mettre en œuvre les politiques associées à la mondialisation impérialiste, dans de nombreux pays à travers le monde, des partis de droite, racistes et fascistes sont arrivés au pouvoir. Ces partis de droite, racistes et fascistes ont bafoué les droits démocratiques bourgeois les plus élémentaires dans leurs pays respectifs et imposent la répression et le fascisme. Dans le cadre de la mise en œuvre de la mondialisation impérialiste, bien que l’exploitation impérialiste se soit considérablement intensifiée en Asie, en Afrique et en Amérique latine, son fardeau continue d’être supporté par la classe ouvrière et la classe moyenne, même dans les pays impérialistes qui exportent du capital impérialiste. Dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, les classes de la bourgeoisie compradore et des propriétaires fonciers, agissant comme agents de l’exploitation impérialiste, ont intensifié l’oppression et le pillage des populations. Face à cela, les luttes populaires se poursuivent à des niveaux divers dans ces pays.

    Les soulèvements du « printemps arabe » qui ont éclaté dans les pays africains vers 2012-2013 n’ont pas réussi à renverser le système d’exploitation. Au cours des 3-4 dernières années, bien que les déclencheurs immédiats des soulèvements populaires au Sri Lanka, au Bangladesh, au Népal, aux Philippines et au Cachemire occupé par le Pakistan semblent variés, la cause fondamentale derrière ceux-ci est la mondialisation impérialiste et l’intensité de l’exploitation et de l’oppression par le capital (étranger et national) corporatif comprador et les classes propriétaires foncières dans ces pays. Au cours de cette même période, même dans les pays d’Europe occidentale, la classe ouvrière et la classe moyenne se sont soulevées contre l’exploitation par le capital financier.

    La victoire du candidat démocrate Zohran Kwame Mamdani à la mairie de New York, aux États-Unis, est due à l’opposition des travailleurs, des employés de la classe moyenne et des populations immigrées de cette ville à l’administration Trump, raciste et fasciste. De même, au cours des 2-3 dernières années, en Europe et dans d’autres pays, les victoires électorales des candidats sociaux-démocrates et démocrates sur les partis de droite, racistes et fascistes ont été motivées par une opposition généralisée aux politiques de mondialisation impérialiste et à la montée des forces de droite et fascistes. Dans les jours à venir, cette contradiction va s’intensifier davantage.

    S’emparant de ce moment, les communistes et les révolutionnaires du monde entier doivent s’organiser en partis révolutionnaires dans leurs pays, transformer les petits partis en grands partis, et renforcer les partis faibles.

    Au cours de l’année précédente, la guerre tarifaire résultant de l’intensification du conflit entre les États-Unis et la Chine a abouti à une trêve temporaire lorsque le président américain Trump et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés à Busan, en Corée du Sud, au cours de la première semaine de novembre. Les deux pays ont annoncé une suspension d’un an de la guerre commerciale. Les États-Unis ont décidé de réduire de 10 % les droits de douane sur les importations chinoises. En contrepartie, la Chine a accepté de lever son interdiction d’exporter des minéraux rares. En raison du ralentissement économique et de la récession, les États-Unis et la Chine ont été contraints de prendre ces décisions. Cet accord temporaire ne signifie pas pour autant que le conflit entre les États-Unis et la Chine a pris fin. Les deux pays sont en concurrence pour l’hégémonie mondiale. Selon cette tendance, la confrontation entre les États-Unis et la Chine va s’intensifier dans les jours à venir dans tous les domaines.

    Depuis l’avènement du système capitaliste, en particulier après sa transformation en impérialisme, ce dernier est devenu un destructeur de l’environnement. Aujourd’hui, non seulement l’humanité, mais aussi la planète entière sont confrontées à un grave danger. Dans ce contexte, les conférences des Nations unies sur le climat n’ont donné aucun résultat significatif. Seule la destruction du système capitaliste-impérialiste permettra aux mesures de protection de l’environnement de véritablement aboutir, sauvant ainsi l’environnement, la Terre et l’humanité. À cet égard, seuls les communistes et les révolutionnaires du monde entier peuvent mener le mouvement de protection de l’environnement.

    Dans le cadre des sanctions imposées mondialement par les États-Unis, ceux-ci ont imposé en août un droit de douane de 25 % à l’Inde. Invoquant l’achat de pétrole russe par l’Inde, les États-Unis ont augmenté les droits de douane de 25 % à 50 %. Cela a gravement affecté l’économie indienne. Dans cette situation, l’Inde a considérablement réduit ses importations de pétrole de Russie. Les États-Unis n’ont prolongé l’exemption du droit de douane de 11 % qu’ils imposent sur les importations de crevettes indiennes que jusqu’au 31 décembre. Dans les jours à venir, les États-Unis pourraient lever cette exemption. Cela n’est rien d’autre qu’une capitulation de l’Inde devant les États-Unis. Dans ces conditions, l’accord commercial entre l’Inde et les États-Unis actuellement en discussion sera totalement contraire aux intérêts du peuple indien. C’est pourquoi le peuple indien – en particulier les paysans, les producteurs laitiers et les pêcheurs – doit lutter contre la soumission du gouvernement indien. Il doit dénoncer la supercherie qui se cache derrière le discours du Premier ministre Modi sur « l’autosuffisance ». Une véritable autosuffisance ne peut voir le jour que lorsque les accords économiques et commerciaux inégaux imposés par les pays impérialistes seront annulés. L’autosuffisance ne devient réalité que lorsque la révolution démocratique nouvelle est achevée. La souveraineté et l’indépendance du pays doivent servir à atteindre l’autosuffisance. Les partis appartenant aux classes exploiteuses ne peuvent y parvenir. Par conséquent, seul le succès du mouvement révolutionnaire dirigé par le parti prolétarien permettra d’atteindre cet objectif.

    Le BJP, après avoir fait de la Commission électorale son institution de poche, s’est livré à des fraudes électorales et à de nombreuses illégalités et a remporté les élections législatives et parlementaires. Même lors des élections législatives au Bihar, il a gagné grâce à des irrégularités généralisées et à des fraudes électorales. Cette situation a une fois de plus mis en évidence la fausseté totale du système parlementaire actuel. Dans cette situation, pour établir une véritable démocratie, un nouveau système démocratique doit être mis en place. Pour cela, les larges masses du pays doivent s’unir, s’armer et renverser cet ordre exploiteur.

    Chers camarades et masses !

    Dans la situation actuelle, le mouvement révolutionnaire ayant subi de lourdes pertes, nous ne pouvons pas célébrer l’anniversaire de la PLGA comme nous l’avons fait par le passé. C’est pourquoi, dans la phase actuelle, le parti et les forces de la PLGA doivent commémorer cet anniversaire en mettant l’accent sur la sécurité. À travers les forêts, les plaines et les zones urbaines du pays, des réunions de groupe et des petites réunions doivent être organisées et l’anniversaire doit être célébré de manière appropriée. Des affiches et des brochures doivent être distribuées dans toute la région afin d’informer la population de la nécessité de renforcer la PLGA. Les personnes éligibles doivent être recrutées dans la PLGA.

    • Protégeons le Parti, la PLGA, les organisations de masse et le mouvement révolutionnaire contre la guerre contre-révolutionnaire « Kagaar ».
    • Intensifions la lutte des classes contre l’impérialisme, le capital corporatif comprador (étranger et national) et les classes foncières.
    • Intensifions les luttes du peuple contre les gouvernements central et des États fascistes brahmaniques hindutva RSS-BJP.
    • Prévenons les pertes. Opposons-nous à la déviation et à la trahison. Défendons fermement les intérêts des opprimés.
    • Vive le marxisme-léninisme-maoïsme.
    • Vive la révolution de nouvelle démocratie en Inde.
    • Longue vie à l’Armée de guérilla de libération du peuple (PLGA).
    • Longue vie au Parti communiste d’Inde (maoïste).

    Avec nos salutations révolutionnaires,

    Commission militaire centrale,
    Parti communiste d’Inde (maoïste)

    14 novembre 2025

  • Déclaration commune des organisations : Solidarité — Liberté pour la Palestine !

    Déclaration commune des organisations : Solidarité — Liberté pour la Palestine !

    Avec une lutte héroïque et des sacrifices indescriptibles, le peuple palestinien fait face depuis deux ans à l’assaut bestial, au génocide perpétré par les sionistes d’Israël avec le soutien direct et actif des États-Unis. Les impérialistes américains soutiennent par tous les moyens leur chien de garde dans cette région cruciale du Moyen-Orient, cet État meurtrier mis en place par l’impérialisme pour servir ses objectifs sanglants contre les Arabes et tous les peuples de la région. Les impérialistes européens, toutes les classes bourgeoises, et même les impérialismes russe et chinois sont complices de cette atrocité.

    Avec le plan de Trump pour Gaza, les impérialistes américains se précipitent pour soutenir la formation sioniste de la manière la plus directe qui soit ; ils visent à créer un protectorat sous leur hégémonie et à rallier les régimes arabes réactionnaires autour de leurs plans de guerre. Les impérialistes européens ont applaudi ce plan visant à asservir le peuple palestinien, tandis que Moscou et Pékin l’ont accueilli avec des « commentaires positifs ».

    Mais si, d’une part, le plan de Trump expose la brutalité et la barbarie crues de l’impérialisme, d’autre part, il démontre la force indomptable de la lutte armée de libération nationale d’un « petit » peuple qui reste debout, sans fléchir, face aux monstres impérialistes.

    Le ralliement exprimé entre les forces de la résistance palestinienne, autour de la ligne de lutte irréconciliable contre l’impérialisme et contre toute reconnaissance de l’État meurtrier – dont l’existence même nie le droit du peuple palestinien à une patrie libre et indépendante – est la seule voie réelle pour justifier les luttes et les sacrifices de ce peuple au cours des 78 dernières années ! Sur la base de cette lutte armée de libération nationale, et indissociable de celle-ci, le mouvement et parti communiste révolutionnaire peuvent et doivent être formés pour diriger et guider la lutte pour la révolution et le socialisme.

    Dans les conditions actuelles d’intensification incessante de la sauvagerie capitaliste, d’exacerbation des rivalités impérialistes, d’augmentation vertigineuse des armements militaires et de formation d’économies de guerre — en bref, dans les conditions de préparation d’une nouvelle grande guerre impérialiste qui couve déjà dans le massacre injuste en Ukraine —, la lutte du peuple palestinien est à l’avant-garde de la lutte anti-impérialiste des peuples ! C’est pourquoi elle inspire et déclenche des vagues mondiales de solidarité populaire et de la jeunesse, au mépris des interdictions et même de la criminalisation de la solidarité que les pouvoirs en place imposent partout.

    Il est de notre devoir de renforcer la solidarité. Il est de notre devoir, à travers tous les peuples, de transformer la solidarité en lutte anti-impérialiste et antiguerre dans chaque pays et chaque région de la planète. La classe ouvrière et les peuples du monde doivent former et élever un Front de lutte anti-impérialiste et antiguerre — un front d’amitié et de solidarité des masses exploitées et opprimées.

    • Mort au fascisme, au sionisme et à l’impérialisme !
    • Liberté pour la Palestine — Victoire à la résistance armée palestinienne !
    • Un État palestinien unifié de la Jordanie à la Méditerranée !
    • Seule la lutte commune des peuples et des travailleurs peut arrêter les impérialistes !
    • L’occupation de la Palestine doit cesser et le droit des Palestiniens à un État doit être reconnu !

    Communist Party Australia (M-L)
    ΚΚΕ(μ-λ) (Grèce)
    OCML-VP (France)
    Peoples Student Movement (Malte)
    TKP/ML
    Unité communiste (France)
    Unión obrera comunista (MLM) (Colombie)
    Revolutionnary communist league (Norvège)

  • PCI(maoïste) : Célébrons le 21e anniversaire de la fondation du PCI(maoïste) !

    PCI(maoïste) : Célébrons le 21e anniversaire de la fondation du PCI(maoïste) !

    Célébrons le 21anniversaire de la fondation du PCI(maoïste) avec un esprit révolutionnaire dans tout le pays du 21 au 27 septembre !

    Sauvegardons le Parti, l’Armée de guérilla de libération du peuple (PLGA), le Front uni et le mouvement révolutionnaire !

    Mobilisons les larges masses dans la lutte des classes et la guérilla pour vaincre la guerre contre-révolutionnaire « Kagaar » !

    Rendons le Parti invulnérable à l’ennemi !

    Renforçons la capacité du mouvement révolutionnaire à surmonter le retard !

    Appel du Comité central du PCI(maoïste) aux rangs du Parti, aux forces de la PLGA, aux organisations révolutionnaires de masse et aux masses !

    Comité central
    Parti communiste d’Inde (maoïste)

    Chers camarades, cher peuple !

    L’année dernière, nous avons célébré avec enthousiasme le 20anniversaire de notre Parti, en résistant à la guerre contre-révolutionnaire « Kagaar ». À l’occasion de cet anniversaire, notre Parti, la PLGA et les organisations locales ont travaillé avec beaucoup de courage et de détermination pour vaincre la guerre contre-révolutionnaire « Kagaar » au cours de l’année écoulée, afin de remplir les tâches assignées par notre Comité central à l’ensemble du Parti et au mouvement révolutionnaire. Notre Comité central adresse ses félicitations révolutionnaires aux membres du Parti, de la PLGA, des organisations de masse, aux cadres de tous les secteurs, aux masses révolutionnaires et aux partisans de la révolution qui ont participé à cet effort.

    À l’occasion du 21anniversaire de la fondation du Parti, notre Comité central appelle tous les rangs du Parti et les masses révolutionnaires à protéger le Parti, la PLGA, le Front uni et le mouvement révolutionnaire, à unir les larges masses dans la lutte des classes et la guérilla pour vaincre la guerre contre-révolutionnaire « Kagaar », à rendre le Parti invulnérable à l’ennemi et à accroître la force et les capacités du Parti pour surmonter le retard du mouvement révolutionnaire.

    Cette année, le secrétaire général de notre Parti, le camarade Basava Raju (Nambala Kesava Rao), alors qu’il luttait pour la révolution de nouvelle démocratie et résistait à la guerre Kagaar, a été martyrisé avec les camarades membres du Comité central Chalapathy, Vivek et Uday, et membres du Comité d’État Sharma (Jagjit Singh Sohal), Gautam, Madhu (Sajja Venkata Nageswara Rao), Jaya, Rupesh, Neeti, Karthik, Chaythe, Guddu, Satyam, Alok, Papanna, Madhu (Egolapu Malayya), Baskar, Jagan, Aruna et Vijay. Au cours de la même période, 26 camarades du Comité de district du Parti, 86 camarades du Comité régional, 152 camarades du Parti et du PLGA, 38 camarades d’organisations révolutionnaires locales et 43 camarades dont les informations sont inconnus ont été martyrisés. Au total, 366 camarades ont été martyrisés. Le camarade Louis Jalandani, membre du Comité central du Parti communiste des Philippines et dirigeant du Front national démocratique des Philippines, est décédé le 7 juin à l’âge de 90 ans. Au cours de cette année, plusieurs dirigeants et militants révolutionnaires de différents pays ont été martyrisés dans les feux de la révolution mondiale. Le Comité central rend humblement hommage à tous ces martyrs. Nous nous engageons à travailler avec détermination pour réaliser les nobles aspirations des martyrs.

    Chers camarades, cher peuple !

    Pour la première fois en 53 ans, quand le secrétaire général de notre Parti d’alors, le camarade Charu Majundar, a été tué par la police en 1972, un secrétaire général de notre Parti a été martyrisé lors d’une attaque ennemie. C’est la première fois depuis les luttes de Naxalbari et Srikakula que quatre membres du Comité central et 17 membres du Comité d’État, en plus du secrétaire général, ont été martyrisés en l’espace d’un an. Ces pertes pèseront lourdement sur le mouvement révolutionnaire indien pendant un temps relativement long. Il est de notre devoir de travailler pour surmonter cet impact. Dans une situation où le mouvement révolutionnaire subit de lourdes pertes en raison de l’opération Kagaar, il est du devoir du Parti de répondre aux questions qui se posent dans le camp révolutionnaire concernant son avenir, d’insuffler du courage à ceux qui ont peur, d’insuffler de la confiance en soi et de diriger l’ensemble du camp révolutionnaire avec une détermination ferme et un courage sans précédent. Pour remplir ce devoir, il est nécessaire d’identifier les causes des pertes et d’y remédier. Il est nécessaire d’identifier les facteurs favorables à l’avancée du mouvement révolutionnaire dans des conditions objectives et subjectives et d’organiser le Parti, la PLGA et le Front uni sur cette base.

    Dans l’histoire du mouvement révolutionnaire mondial, dans de nombreux pays, en particulier en Russie et en Chine, malgré les revers et les défaites temporaires subis par les mouvements révolutionnaires, ceux-ci ont surmonté ces situations et ont gagné. Ces mouvements révolutionnaires n’ont gagné que grâce à l’analyse correcte par les partis révolutionnaires des raisons de ces revers et défaites, des conditions objectives et subjectives de leurs pays, à l’application du marxisme, à l’adoption de stratégies politiques et militaires correctes et à leur mise en œuvre avec une détermination sans faille.

    Dans l’histoire de notre parti, après la défaite des mouvements révolutionnaires à Naxalbari et Srikakula, nous avons créé un mouvement révolutionnaire dans les États d’Andhra Pradesh et du Bihar, en analysant soigneusement les raisons qui ont conduit à cette défaite, en adoptant les mesures politiques et militaires appropriées et en les mettant en œuvre avec une détermination sans faille. Après les luttes de Naxalbari et Srikakula, au cours des 53 années qui ont suivi 1972, les gouvernements central et des États ont planifié de nombreuses opérations contre-révolutionnaires pour écraser le mouvement révolutionnaire indien et ont poursuivi leurs attaques fascistes contre le mouvement révolutionnaire, causant des pertes au mouvement révolutionnaire dans certains États. Après la formation du PCI(maoïste) en 2005, les attaques et les opérations organisées par les gouvernements central et des États sous les noms de Salva Judum, Green Hunt, Samadhan et Surajkund, entre autres, se sont poursuivies, mais nous avons résisté, les avons arrêtées et les avons toutes vaincues. La raison en est que nous avons poursuivi la lutte des classes, la guerre populaire, avec des tactiques politiques et militaires correctes et du courage. Appliquons cette méthode révolutionnaire pour vaincre également la guerre actuelle Kagaar.

    La raison pour laquelle notre Parti, les forces de la PLGA et les organisations de masse locales ont subi de lourdes pertes depuis le début de l’opération Kagaar est que nos forces n’ont pas correctement appliqué la méthode de travail clandestine, les règles de la guérilla et les tactiques formulées par le Comité central. Selon les tactiques formulées par notre Comité central et le Politburo, nos forces ne doivent pas se concentrer dans de petites zones, elles doivent opérer dans des zones plus vastes ; elles doivent être décentralisées plutôt que centralisées. Nous devons mener la lutte des classes en coordonnant les formes légales, illégales, ouvertes et secrètes de lutte et d’organisation. Nous devons mobiliser les quatre catégories du peuple dans les zones urbaines, les plaines et les zones forestières dans le mouvement révolutionnaire. En outre, notre Comité central a formulé des tactiques politiques et militaires supplémentaires. En raison de l’échec de la mise en œuvre de ces stratégies, nous subissons de lourdes pertes. Examinons ces pertes dans tous les comités d’État et de district et poursuivons la lutte des classes et la guérilla avec les stratégies politiques et militaires correctes formulées par le Comité central. De cette manière, nous réduirons les pertes.

    Mettons en œuvre les stratégies formulées par le Comité central et le Politburo et protégeons le Parti, la PLGA, le Front uni et le mouvement révolutionnaire, déjouant ainsi le sombre plan des gouvernements central et des États visant à anéantir le mouvement révolutionnaire d’ici le 31 mars 2026.

    Alors que les gouvernements central et locaux nous infligent de lourdes pertes avec l’opération Kagaar, les forces armées ennemies subissent également des pertes importantes en raison de notre résistance. L’ennemi ne rend pas publiques ces pertes. Il exagère les pertes subies par notre camp, dissimule celles subies par le sien ou, parfois, ne les divulgue que partiellement. Cela fait partie de la guerre psychologique. Le camp révolutionnaire ne doit pas se laisser influencer par cette guerre psychologique. Au cours de l’opération Karrigutta, nous avons posé des milliers de pièges, empêchant les forces ennemies d’avancer pendant 16 jours. Finalement, un homme nommé Mukkal a déserté, s’est rendu à l’ennemi, a trahi et a servi de guide à la police pour attaquer nos forces, ce qui explique pourquoi nous avons subi des pertes. L’ennemi a rapporté nos pertes, mais pas les siennes. Au cours de cette opération, des pièges ont explosé à 110 endroits, tuant 45 à 50 soldats ennemis et en blessant 70 à 80. De même, le 8 mai, malgré l’encerclement et l’attaque des forces ennemies, nos forces ont courageusement repoussé cette attaque. Au cours de cette résistance, nos forces ont tué cinq commandos Greyhound, en ont blessé quatre et ont saisi un AK, un fusil d’assaut à reflex, 150 cartouches et d’autres équipements. Cachant ce fait, ils ont prétendu que les Greyhounds avaient été tués par des tirs amis de leurs forces. Le 8 juillet, les forces du PLGA ont lancé une embuscade audacieuse à Muggonda, tuant 11 ennemis et en blessant cinq, mais l’ennemi n’a déclaré que trois membres du CRPF blessés. De même, l’ennemi ne divulgue pas les pertes subies lors de notre résistance dans les États du Jharkhand, de l’Odisha et d’autres États.

    Cela prouve la faiblesse du moral de l’ennemi. C’est pourquoi l’ennemi déploie 30 à 100 unités armées pour chaque combattant de guérilla du Parti ou de la milice populaire. Bien que les gouvernements central et des États aient déployé des centaines de milliers de soldats armés dans les zones du mouvement et les aient équipés d’armes et de technologies modernes, la raison pour laquelle ils n’osent pas attaquer nos forces en nombre égal est que leurs forces sont mercenaires. C’est là la faiblesse stratégique des forces armées ennemies. Cette faiblesse conduira finalement à la défaite de l’ennemi.

    Bien que certaines de nos forces aient été perdues à cause de l’opération Kagaar, nous avons le Parti et des organisations de masse dans de nombreux États. Sous leur direction, des milliers de personnes participent au mouvement révolutionnaire dans diverses régions. Dans certains États, nous avons encore des forces de guérilla qui poursuivent la guerre de guérilla au mieux de leurs capacités. L’essence de l’expérience des luttes de classes dans tous les pays du monde est la théorie socialiste scientifique. La théorie révolutionnaire affirme que même lorsque les avantages prédominent dans le mouvement révolutionnaire, il y a des inconvénients, et lorsque les inconvénients prédominent, il y a des avantages. En outre, les forces ennemies exploiteuses doivent être évaluées sur le plan stratégique et tactique, et les forces exploiteuses doivent être évaluées stratégiquement comme des tigres de papier. Notre théorie affirme que nous devons faire cela. C’est pourquoi, en termes de tactique, nous devons analyser la situation immédiate et subjective comme étant tactiquement plus faible. En d’autres termes, nous ne devons pas faire d’évaluations arbitraires et subjectives. C’est pourquoi nous pensons que la situation objective changera en faveur de la révolution, mais que la situation subjective est faible, que le mouvement révolutionnaire est temporairement en recul et que l’ennemi a actuellement l’avantage. Cependant, nous pouvons certainement changer cette situation, et il est de notre devoir de travailler à la changer. Même si le mouvement révolutionnaire est temporairement en recul ou subit une défaite, la lutte des classes se poursuivra tant qu’il y aura des classes. Si cette lutte des classes est menée avec les bonnes tactiques, le parti révolutionnaire retrouvera sa force et le mouvement révolutionnaire progressera.

    C’est pourquoi, dans la situation actuelle, ne vous découragez pas, ne vous laissez pas abattre et ne restez pas passifs simplement parce que vous voyez la supériorité de l’ennemi et les pertes que nous subissons. En gardant à l’esprit la supériorité et les faiblesses de l’ennemi, les aspirations de millions de personnes qui veulent que notre Parti les soutienne dans tous les domaines du mouvement et dans tout le pays, ainsi que la participation et le soutien de ceux qui sont actifs sous diverses formes dans le mouvement révolutionnaire, nous devons travailler avec une confiance, un courage, une activité et une initiative sans faille, et mener la lutte des classes et la guérilla en fonction de l’évolution de la situation.

    Certaines erreurs ont été commises dans l’application de la méthode du travail secret, qui est à la base des avantages du mouvement révolutionnaire. En corrigeant ces erreurs, nous devons rendre notre parti invulnérable à l’ennemi. De même, nous devons éviter la capitulation. Ce n’est qu’en menant la lutte des classes et la guérilla en fonction de l’évolution de la situation sociale et en surmontant les revers temporaires que la force et l’efficacité du Parti augmenteront. C’est pourquoi nous poursuivons la lutte des classes contre l’impérialisme, la classe capitaliste bureaucratique compradore et la classe des propriétaires terriens, guidé par les documents Changements dans les relations de production en Inde — Notre programme politique et Le problème des castes — Notre perspective. Continuons la guérilla par des actions modestes et décentralisées.

    Nous soutenons le mouvement mené par le peuple à travers le pays pour mettre fin à l’opération Kagaar et exiger que les gouvernements central et des États engagent des pourparlers de paix avec les maoïstes. Nous réaffirmons que notre parti est prêt à engager le dialogue à tout moment, dans l’intérêt du peuple. Cependant, pour cette raison, nous exigeons une fois de plus que les gouvernements central et locaux mettent fin à l’opération Kagaar et cessent d’établir des camps militaires dans les zones du mouvement.

    Chers camarades, cher peuple !

    Tous les événements récents sur la scène internationale sont les conséquences de la crise économique impérialiste qui sévit depuis 2008 et reflètent l’instabilité, les turbulences et la confusion du monde multipolaire qui dure depuis 12-13 ans. Les pays sous-développés, qui souffrent des droits de douane et des représailles imposés par le président américain Donald Trump au reste du monde, concluent des accords commerciaux avec la Chine et la Russie. Cela aggrave encore la crise économique aux États-Unis, et la population descend dans la rue pour s’opposer à la politique économique de Trump. La Chine, d’une part, tente d’améliorer sa situation économique en concluant un accord temporaire de réduction des droits de douane avec les États-Unis et, d’autre part, en concluant des accords commerciaux avec les pays sous-développés (le Sud global). La Russie est en mesure de poursuivre la guerre en Ukraine et conclut des accords commerciaux avec les pays sous-développés.

    Aujourd’hui, il existe une concurrence intense entre les pays impérialistes dans les secteurs des semi-conducteurs, des véhicules électriques, des terres rares et de l’espace. Dans le cadre de cette concurrence, l’alliance de l’OTAN dirigée par les États-Unis mène une guerre par procuration contre la Russie en Ukraine, tandis que les États-Unis mènent simultanément une guerre d’agression en Asie occidentale, aidant Israël à anéantir le peuple palestinien et à occuper l’ensemble du territoire palestinien, y compris Gaza. Dans ce contexte, les tensions entre les États-Unis et la Chine persistent. En raison des politiques économiques, militaires et technologiques menées par l’impérialisme pour surmonter la crise économique, les impérialistes mènent des guerres d’agression contre les pays arriérés. Avec la montée du fascisme, la contradiction entre l’impérialisme et les nations et peuples opprimés des pays arriérés s’aggrave. La contradiction entre la classe capitaliste et la classe ouvrière dans les pays capitalistes est de plus en plus aiguë. En conséquence, la situation dans le monde devient de plus en plus favorable à la révolution.

    Le peuple doit comprendre que le slogan « Vikasit Bharat » [« Inde développée »], propagé par les gouvernements central et des États du parti fasciste brahmanique Hindutva RSS-BJP, qui prétend que le pays deviendra un pays développé d’ici 2047, ne signifie rien d’autre qu’un pays hindou corporatiste. Cela signifie que l’exploitation et l’oppression par les entreprises nationales et étrangères (capitalistes impérialistes et compradores) se développent et gagnent en légitimité dans tous les secteurs économiques, politiques, sociaux et culturels du pays. Grâce à la collusion entre ces entreprises et la classe des propriétaires fonciers, cette triple alliance écrase le peuple et les groupes sociaux opprimés, et les castes opprimées souffrent encore plus d’exploitation et d’oppression. C’est pourquoi « l’Inde développée » signifie l’augmentation de la richesse de la classe capitaliste impérialiste, de la bourgeoisie compradore et bureaucratique et des propriétaires terriens, et la diminution de la richesse, des possibilités d’emploi et des droits des masses (secteurs et groupes sociaux opprimés, et castes opprimées). C’est pourquoi « l’Inde développée » signifie détruire la vie des masses dans le pays. C’est pourquoi il est désormais du devoir du peuple de ce pays de comprendre la supercherie que représente « l’Inde développée » et de s’y opposer.

    Récemment, à la suite de l’augmentation des droits de douane sur les marchandises exportées de l’Inde vers les États-Unis, le Premier ministre Modi et les ministres de l’Union ont intensifié leur campagne en faveur de l’autosuffisance et de l’achat de produits locaux. Tant que les accords économiques et commerciaux inégaux signés avec les pays impérialistes ne seront pas abrogés et qu’une économie indépendante et libre de l’impérialisme ne sera pas mise en place, les slogans tels que « Atmanirbhar Bharat » [« Inde autosuffisante »] et « Vocal for Local » [c’est à dire la promotion de produits locaux] ne seront rien d’autre que de fausses politiques et des slogans qui trompent le peuple de notre pays et n’apporteront aucun changement à l’économie du pays. D’une part, le gouvernement indien, qui ne peut imposer de droits de douane de rétorsion en réponse aux droits de douane américains, a annoncé qu’il prolongerait jusqu’en décembre la période de réduction des droits de douane sur le sucre importé des États-Unis. Cette seule mesure révèle que les affirmations de Modi selon lesquelles il « protégera les agriculteurs, les producteurs laitiers et les pêcheurs du pays en empêchant les multinationales d’entrer sur le marché indien » sont un canular. D’autre part, alors que des accords commerciaux sont en cours de négociation avec la Russie et la Chine, la récente déclaration du ministère indien des Affaires étrangères selon laquelle les relations entre l’Inde et les États-Unis sont spéciales et stratégiques et que les intérêts des deux pays ne seront pas compromis, est une démonstration de la capitulation de l’Inde, et non de son indépendance et de son autosuffisance. C’est pourquoi il est aujourd’hui du devoir du peuple indien de déjouer les tromperies de Modi et du BJP et d’intensifier la lutte en cours contre les classes capitalistes impérialistes, compradores, bureaucratiques et propriétaires fonciers.

    Depuis que Modi était ministre en chef du Gujarat, le BJP a remporté les élections parlementaires et locales tout en commettant de nombreuses fraudes électorales, notamment des vols de votes. C’est dans ce contexte que le parti a réussi à s’emparer du pouvoir lors des élections parlementaires et locales d’avril 2024, puis lors des élections parlementaires suivantes dans le Maharashtra et d’autres États. Bien plus tard, le Parti du Congrès a réussi à dénoncer les irrégularités liées au « vol de votes ». Ainsi, le peuple a une fois de plus compris la nature frauduleuse du système électoral parlementaire. C’est pourquoi la véritable démocratie ne peut être réalisée que par la victoire de la révolution démocratique nouvelle.

    C’est pourquoi nous appelons les larges masses du pays à participer activement à la révolution de nouvelle démocratie en cours menée par le Parti maoïste. Nous appelons les larges masses du pays à participer activement à la révolution de nouvelle démocratie en cours afin d’établir un nouveau système démocratique et le socialisme dans le pays, libéré de l’exploitation et de l’oppression, en renversant l’impérialisme, la classe capitaliste compradore et la classe des propriétaires fonciers.

    • Renversons la guerre contre-révolutionnaire « opération Kagaar » que mènent les gouvernements central et des États pour éliminer notre Parti et le mouvement révolutionnaire.
    • Protégeons le parti, la PLGA, les organisations populaires/le Front uni et le mouvement révolutionnaire, en renforçant la base populaire et les forces subjectives.
    • Prévenons les pertes.
    • Opposons-nous à la capitulation et à la trahison de la révolution. Luttons avec détermination pour protéger les intérêts des opprimés.
    • Rendons le parti invulnérable à l’ennemi.
    • Poursuivons la guérilla de toutes nos forces, en nous appuyant sur notre base populaire qui ne cesse de croître.
    • Intensifions la lutte des classes contre l’impérialisme, le capitalisme bureaucratique comprador et les propriétaires fonciers.
    • Combattons le fascisme brahmanique Hindutva.
    • Vive le marxisme-léninisme-maoïsme.
    • Vive la révolution indienne de nouvelle démocratie.
    • Vive l’Armée de guérilla de libération du peuple (PLGA).
    • Vive le Parti communiste d’Inde (maoïste).

    Avec nos salutations révolutionnaires,
    Comité central
    Parti communiste d’Inde (maoïste)

  • Sur les purges au sein du MJCF

    Sur les purges au sein du MJCF

    Nous assistons depuis plusieurs semaines à une vague de purges au sein du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF), dont celles du MJCF du Nord (59) et de la Loire (42). Ces sections sont parmi les plus développées : ce sont celles qui ont le plus de membres formés, la pratique la plus poussée et le plus de relations avec d’autres organisations. Ce sont donc les sections qui réussissent à avoir le niveau théorique nécessaire pour remettre en cause les positions politiques du MJCF et du Parti communiste français (PCF), mais également, qui ont l’envergure nécessaire pour bousculer le fonctionnement du MJCF. Pour le PCF, ce sont donc des antennes dangereuses qui doivent être exclues.

    Ces purges ne sont pas une grande surprise ! Elles ne sont qu’une énième démonstration de l’impossibilité de changer le PCF (et par extension le MJCF) de l’intérieur. Ces purges, comme toutes les précédentes, étaient nécessaires. Est-il possible d’être révolutionnaire dans une organisation réformiste, sans organisation révolutionnaire ? Non. Le MJCF du Nord a communiqué ouvertement à ce sujet, en faisant une autocritique pour leur aveuglement face à la réalité du MJCF et du PCF. Cela montre le fond du problème, qui n’est pas le manque d’indépendance du MJCF par rapport au PCF, mais le fait de croire que le MJCF pourrait en être indépendant. Il est normal que de jeunes militantes et militants croient en ces illusions. Mais, il est moins normal que des militantes et militants plus aguerris aient pu ou puissent toujours croire en celles-ci, c’est-à-dire en la possibilité de transformer le PCF de parti réformiste en parti révolutionnaire.

    Nous ne leur jetons pas la pierre pour autant. La période actuelle ne peut que produire ce genre d’erreurs. Aujourd’hui en France, le prolétariat français est aristocratisé, c’est-à-dire embourgeoisé et allié à l’impérialisme français (« corrompu et soudoyé » par la bourgeoisie), et les organisations communistes sont soit réformistes soit réduites à l’état de sectes insignifiantes. Dans cette situation historique de faiblesse du mouvement ouvrier et communiste, il est très difficile d’avoir une ligne politique claire. Que faire ?

    Les précédentes scissions du MJCF, dans les années 2000 et 2010, n’ont pas réussi à se développer : les militantes et militants, toutes et tous peu formés, ont pour la plupart quittés le mouvement communiste, épuisés par le manque de sens et de résultats de leur pratique, ainsi que par les conflits internes (par exemple, dans les cas de violences sexuelles). Cette génération, aujourd’hui trentenaire, a été décimée par la médiocrité du mouvement communiste. La sincérité et l’enthousiasme ne suffisent pas pour construire l’alternative révolutionnaire et sortir de l’impasse réformiste.

    Nous avons déjà défendu dans plusieurs de nos documents quelles étaient les tâches des communistes dans la période actuelle : la formation de cadres, la construction d’organisations révolutionnaires et la lutte idéologique au sein du mouvement communiste. Nous avons déjà critiqué le manque d’ambition et de sérieux du mouvement communiste français. Aujourd’hui, nous voyons la prise d’indépendance de plusieurs sections du MJCF comme quelque chose de positif parce que celles-ci auront désormais la possibilité structurelle de se construire, en théorie et en pratique, et arrêteront de perdre une énergie et un temps précieux à lutter pour transformer ce qui ne peut l’être (le PCF). Il est préférable pour le mouvement communiste français d’avoir des Jeunesses communistes de plus en plus radicales, plutôt que des Jeunesses communistes bridées par un parti social-démocrate. D’autant plus que les pertes matérielles qu’engendre cette indépendance (comme les locaux et les tracts gratuits) peuvent permettre le développement de nouvelles méthodes ingénieuses et originales d’organisation et de lutte.

    Cependant, il ne sert à rien de chercher à développer une organisation de jeunesse de masse sans avoir d’abord une organisation communiste de cadre pour l’organiser et la diriger. Or, cette organisation n’existe pas. Les jeunes communistes se sont libérés d’une direction réformiste mais ils doivent maintenant en créer une révolutionnaire. Nous leur souhaitons de travailler patiemment leur nouveau projet plutôt que de foncer tête baissée et de se perdre dans le mouvementisme. Nous leur souhaitons de former une structure indépendante au sein de laquelle elles et ils pourront développer leur idéologie.

    Les communistes ne doivent pas avoir peur devant la tâche de construction d’une organisation révolutionnaire, même lorsqu’ils et elles sont peu nombreux. Toutes les grandes organisations commencent petites, nous n’échapperons pas à cette règle en France. Peu importe d’où nous partons, nous devons tout faire pour construire le Parti, et pour ne pas nous perdre dans l’opportunisme. Le chemin est long et sinueux, mais il n’y en a qu’un, et il n’a pas de raccourci. Les communistes s’engageant sur cette voie doivent s’armer de patience et avancer en sachant que la qualité nécessaire à la création du Parti ne s’obtiendra qu’au bout d’un travail collectif difficile de plusieurs décennies.

  • TKP-ML : Camarade Namballa Kesava Rao Amar Rahe !

    Nous avons appris que le camarade Namballa Kesava Rao, secrétaire général du PCI(maoïste), connu sous le nom de « camarade Basavaraju » parmi le peuple, a été immortalisé. Il a été annoncé que lors du même affrontement, 26 de nos camarades de l’Armée de guérilla populaire de libération (PLGA), dont le camarade Sajja Nageswara Rao, ont également péri. Nous adressons nos plus sincères condoléances au peuple opprimé d’Inde, en particulier à la classe ouvrière indienne, ainsi qu’aux camarades du Parti communiste d’Inde (maoïste) et de l’Armée de guérilla populaire de libération (PLGA).

    L’immortalisation de nos camarades, dont le camarade Basavaraju, n’est pas seulement une perte pour la révolution indienne. C’est aussi une lourde perte pour le mouvement communiste international, la lutte pour la révolution et le socialisme. Mais nous, communistes, savons très bien, grâce à notre expérience historique, que « la roue de l’histoire ne peut être inversée ».

    Chaque camarade qui tombe au combat est en même temps une graine semée pour la victoire de la révolution et l’avenir. La perte de nos camarades, au premier rang desquels Basavaraju, est une telle perte. Ils ont donné leur vie pour l’avancée de la révolution indienne.

    C’est l’État fasciste indien qui connaît le mieux cette vérité. C’est pourquoi il poursuit ses attaques contre la révolution indienne et son avant-garde, le mouvement maoïste organisé. La campagne d’assaut contre-révolutionnaire lancée sous le nom d’« opération Kagaar » vise à vaincre le mouvement maoïste d’ici mars 2026.

    Le véritable objectif de l’État fasciste indien et du gouvernement fasciste brahmanique hindouiste de Modi est avant tout de chasser les peuples adivasis, véritables propriétaires de la terre indienne, d’exploiter les ouvriers, les paysans et les travailleurs, et de livrer les ressources souterraines et superficielles d’Inde aux impérialistes et aux capitalistes bureaucratiques compradores. C’est dans ce but que l’État réactionnaire indien s’attaque à la révolution indienne. Car ils savent que le seul obstacle aux politiques fascistes et réactionnaires de l’Hindutva brahmanique est la guerre populaire menée par le PCI(maoïste), uni aux masses, pour créer une Inde nouvelle démocratique.

    La peur de l’État réactionnaire indien n’est pas sans fondement. Le système capitaliste impérialiste est en crise profonde. C’est pourquoi les impérialistes se préparent à une nouvelle guerre de repartage impérialiste. L’État réactionnaire indien, au service de l’impérialisme, considère comme la principale menace à son pouvoir la guerre populaire et la lutte pour la révolution de nouvelle démocratie menée par le PCI(maoïste). La peur de l’État fasciste indien et du gouvernement fasciste brahmanique hindouiste de Modi, c’est la nouvelle Inde ! C’est pourquoi ils attaquent et massacrent. Pourtant, chaque fois qu’ils tuent, ils se rapprochent de la fin de leur propre règne.

    Le fait que le camarade Basavaraju ait lutté sans relâche pendant 50 ans pour une société juste et libre, qu’il ait commencé sa lutte révolutionnaire dans sa jeunesse et l’ait poursuivie avec détermination pendant de nombreuses années, qu’il ait adopté une position intransigeante et mené une lutte idéologique contre toutes les formes de déviation de droite et de gauche, le révisionnisme et le réformisme, constitue un héritage extrêmement important pour le mouvement communiste international.

    Le fait que le camarade Basavaraju ait été l’un des leaders pionniers de l’unification des forces maoïstes en Inde et de l’établissement d’une forte unité centrale du PCI(maoïste) est une pratique d’une importance vitale dont le mouvement communiste international doit tirer des leçons. Une fois encore, nous tirons inspiration du leadership du camarade Basavaraju dans de nombreuses victoires militaires du mouvement révolutionnaire indien, en particulier dans la construction de bases de guérilla à Dandakaranya et dans le rôle décisif qu’il a joué dans la mise en place des institutions démocratiques populaires.

    Le camarade Basavaraju a pris la direction du PCI(maoïste) à l’âge de 65 ans, pendant une période très difficile pour le mouvement révolutionnaire. Il n’a jamais renoncé à la lutte et est mort en héros à l’âge de 72 ans. Le camarade Namballa Kesava Rao est devenu le deuxième secrétaire général tué par l’État réactionnaire indien après Charu Majumdar.

    Comme l’a déclaré le camarade Basavaraju dans une interview, « des milliers de martyrs ont versé leur sang pour cette avancée ». Aujourd’hui, avec le camarade Basavaraju et des dizaines d’autres camarades, dont le camarade Sajja Nageswara Rao, ils ont versé leur sang pour l’avancée de la révolution en Inde et dans le monde. Gloire et honneur à eux !

    Le camarade Namballa Kesava Rao est immortel !

    « Lal Salam » aux camarades immortels !

    Longue vie au PCI(maoïste) et à la PLGA !

    Longue vie à la révolution indienne !

    Longue vie au marxisme-léninisme-maoïsme !

    Longue vie à l’internationalisme prolétarien !

    Comité central du TKP-ML

    Mai 2025

  • Le camarade Basavaraju est immortel !

    C’est avec tristesse que nous avons appris que Namballa Kesava Rao, « camarade Basavaraju », secrétaire général du Parti communiste d’Inde (maoïste) et l’une des forces d’avant-garde du prolétariat international, a perdu la vie avec 27 guérilleros lors d’affrontements avec les forces militaires fascistes indiennes. Au cours du même affrontement, un autre cadre estimé du PCI(maoïste), Saija Naeswara Rao, a également donné sa vie.

    Les médias d’État affirment qu’il a été tué sur le champ de bataille, mais ils trompent souvent le public sur la mort des dirigeants. Auparavant, ils ont tué de sang-froid le camarade Kisenji, puis ont qualifié cet assassinat d’« affrontement », qui s’est avéré être un faux. Il est donc possible que le camarade Basavraj ait également été tué de la même manière. Quelles que soient leurs affirmations, ils ont brutalement assassiné le camarade Basavraj ainsi que 26 autres personnes.

    L’immortalisation du camarade Basavaraju, avant tout, et de nos autres camarades est une grande perte pour la classe ouvrière indienne, la paysannerie et le peuple, ainsi que pour le PCI(maoïste), l’Armée de guérilla de libération du peuple (PLGA) et le mouvement communiste mondial. Mais nous savons que des dizaines de communistes indiens prendront la place du camarade Basavaraju et assumeront la tâche de mener à bien la révolution démocratique populaire.

    Le camarade Basavaraju était un leader communiste !

    Le camarade Basavaraju a commencé sa lutte dès son plus jeune âge en s’organisant au sein du mouvement étudiant, puis il a assumé diverses missions confiées par son parti. Il a notamment joué un rôle déterminant dans la création et le développement de la PLGA. Il a apporté une contribution significative à l’unification des forces maoïstes indiennes et, lorsque le PCI(maoïste) a été formé en 2004, il a rejoint la Commission militaire centrale et le Bureau politique, qu’il a dirigés.

    À l’âge de 65 ans, en 2018, le camarade Basavaraju a assumé le rôle de secrétaire général du PCI(maoïste) et, à l’âge de 72 ans, il est tombé au combat le 22 mai. Malgré son âge avancé, il a dirigé le parti et commandé la guerre populaire contre les assauts de l’État fasciste indien.

    De même, le camarade Basavaraju était un dirigeant qui a œuvré et contribué à la lutte commune du prolétariat international. Malgré tous les encerclements et les attaques d’anéantissement de l’ennemi, les camarades indiens ont maintenu des relations avec de nombreux partis communistes à travers le monde, et il a apporté d’importantes contributions théoriques à l’établissement d’une unité centrale des partis maoïstes.

    Si l’ennemi attaque, tout va bien !

    Le camarade Mao a dit il y a des années : « Si l’ennemi attaque, tout va bien. » Aujourd’hui, l’État fasciste indien sous Modi poursuit son offensive globale contre le mouvement maoïste, qui renforce la guerre populaire, dans le cadre de l’« opération Kagaar ». Dans le cadre de cette opération, les peuples autochtones sont victimes d’attaques généralisées, les villages sont évacués, les résistants sont massacrés et torturés. Cette offensive, menée pour livrer les ressources souterraines et superficielles d’Inde aux impérialistes, sera contrecarrée par la lutte des communistes indiens et la contribution de la solidarité internationale.

    Le prolétariat international n’oubliera pas le camarade Basavaraju !

    Le camarade Basavaraju, qui a lutté pendant cinquante ans depuis sa jeunesse pour l’établissement d’une Inde nouvelle démocratique et qui est tombé au combat contre l’ennemi, vivra à jamais dans le cœur du prolétariat international et des peuples opprimés.

    Ci-dessous, en tant que partis et organisations communistes de nombreux pays à travers le monde, nous adressons nos plus sincères condoléances au PCI(maoïste) et à l’Armée de guérilla de libération du peuple. Une fois de plus, nous affirmons que nous garderons le camarade Basavaraju vivant dans notre lutte.

    Le camarade Basavaraju est immortel !

    Vive la lutte du peuple indien !

    Vive l’internationalisme prolétarien !

    Parti communiste révolutionnaire du Népal

    Parti prolétarien du Purbo Bangla (PBSP/Bangladesh)

    Parti patriotique démocratique socialiste – Tunisie (PPDS Tunisie)

    Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste (TKP-ML)

    Parti Elkadihines – Tunisie

    Union des maoïstes de l’Oural

    Parti communiste en Suisse

    Parti communiste révolutionnaire (Argentine) (PCR)

    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan

    Parti communiste révolutionnaire d’Uruguay

    Comité communiste du Brésil

  • ICSPWI : Rendons hommage sous toutes les formes au camarade Basavaraj et à tous les martyrs maoïstes tombés au combat ! Intensifions la mobilisation et les actions contre l’opération Kagaar ! MAINTENANT !

    Le Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde (ICSPWI) salue le camarade Keshava Rao, Basavraj, secrétaire général du CPI (maoïste), assassiné par les forces répressives du régime fasciste de Modi, laquais de l’impérialisme, avec 26 autres cadres maoïstes dans la forêt d’Abuijhmad, dans le district de Narayanpur, au Chhattisgarh, le 21 mai.

    C’est une perte énorme pour le Parti, l’Armée de guérilla de libération du peuple, le prolétariat et les masses d’Inde engagés dans la guerre populaire, pour le Mouvement communiste international, pour les prolétaires, les exploités et les peuples opprimés dans le monde.

    Le camarade Basavraj a fondé l’Armée de guérilla populaire en 2000 et a mené, en tant que commandant, les actions les plus importantes de la guerre populaire de ces dernières années, portant des coups audacieux au régime réactionnaire indien et à l’impérialisme. Son rôle dans la formation des bases de guérilla et la naissance des Organisations de pouvoir populaire a été crucial. Basavraj est devenu secrétaire général du Parti en 2018. Il a été formé par le Parti et les masses, donnant toujours un exemple extraordinaire de bravoure, de sagesse et de détermination. Il était un maître de la guerre populaire et a donné sa vie pour la révolution. Il ne sera jamais oublié !

    Le régime indien de Modi a assassiné les camarades dans le cadre de l’« opération Kagaar », une campagne génocidaire de répression, de massacres, d’arrestations, de bombardements et de dévastation du peuple, en particulier des masses les plus opprimées et exploitées, les Adivasis, etc., dans le cadre d’un plan visant à anéantir la guerre populaire et le Parti qui la mène d’ici mars 2026. Ils crient maintenant victoire, mais les masses indiennes et le Parti savent comment répondre à cette attaque par une stratégie et des tactiques adéquates, en renforçant et en étendant la résistance et la mobilisation des masses.

    Le Comité avait déjà lancé une campagne de solidarité et de soutien internationaliste d’une durée d’un an, en organisant une première semaine d’action réussie du 7 au 12 avril.

    La mort du camarade Basavraj nous appelle, également en son honneur et en son nom, à multiplier nos efforts pour que cette campagne soit encore plus forte et plus large et à contribuer à porter des coups durs au régime indien et à l’impérialisme ; d’autant plus qu’elle est inextricablement liée à la solidarité internationale avec le peuple palestinien, qui affronte héroïquement le plan génocidaire d’Israël et de l’impérialisme — Netanyahu est soutenu sous toutes les formes par le régime réactionnaire de Modi — et fait partie de la lutte du prolétariat et des peuples contre la guerre impérialiste.

    Honorer sous toutes ses formes le camarade Basavraj !

    Intensifier la mobilisation et les actions contre l’opération Kagaar, pour la libération des prisonniers politiques en Inde.

    Étendre le soutien à la guerre populaire en Inde et au Parti communiste d’Inde (maoïste), en tant que point de référence international important pour la lutte de libération des peuples opprimés par l’impérialisme, pour la révolution prolétarienne mondiale, le socialisme et le communisme.

    ICSPWI

    25 mai 2025

    csgpindia@gmail.com

  • Meurtre du camarade Basavaraj, Secrétaire général du CPI(maoist), par les forces réactionnaires du fasciste Modi

    Depuis 2024, une vaste opération d’extermination a été lancée contre les révolutionnaires d’Inde, l’opération Kagaar. Depuis 2019, les opérations militaires de l’État comprador, réactionnaire et pourrissant indien se sont gravement intensifiées pour annihiler ce qui a été désigné comme « le principal ennemi intérieur ».

    Le 21 mai 2025, un escadron de 100 hommes des forces de police de l’État indien, accompagnée du commando COBRA, lance une battue dans les forêts du Chhattisgarh. Cet État indien est un des poumons du corridor rouge, le centre de la guerre populaire indienne, débutée en 1967 par le mouvement Naxal et menée de nos jours par le Parti communiste d’Inde (maoïste), l’unification des forces combattantes révolutionnaires les plus déterminées et disciplinées du pays.

    Les forces de police ont trouvé des cadres centraux du Parti, signalés par leur service de renseignement. Les 50 cadres ont courageusement ouvert le feu, tuant sur le coup un soutien des forces de police. Malheureusement, la débauche de moyens matériels et personnels des forces de police a porté ses fruits, clamant les vies de 27 camarades. Parmi eux, le camarade Basavaraj, secrétaire général du Parti, successeur du camarade et fondateur Ganapathy.

    Basavaraj et ses camarades sont morts comme ils ont vécu : héroïquement dévoués à la révolution. D’abord en tant que Commandant en chef de la Commission militaire centrale, puis en tant que Secrétaire général, Basavaraj s’est démarqué par son audace et ses qualités de stratège militaire, multipliant les attaques à grand risque et grand succès contre les forces de sécurités. Son leadership fut exemplaire dans une phase difficile pour la guerre populaire indienne.

    Les nervis fascistes du BJP se félicitent de cette victoire, mais nous n’oublions pas que même suréquipée et prête à tous les crimes, la horde policière de la bourgeoisie compradore n’est qu’un tigre de papier en face des masses populaires. Sous attaque constante et croissante depuis plusieurs années, le Parti subsiste, ainsi que sa lutte !

    Rendons hommage aux martyrs qui sont tombés, et soutenons par tous les moyens celles et ceux qui se tiendront debout à leur place.

    Vive le CPI(maoist) ! Vive la guerre populaire prolongée et la révolution de nouvelle démocratie en Inde ! Vive la lutte du prolétariat et des peuples opprimés du monde entier !