Auteur/autrice : unitecommuniste

  • La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    Solidarité avec les inculpés et inculpées du mouvement social !

    Ce premier mai fut sous le signe de la répression la plus sévère. plus de 200 interpelés à Paris. Plus d’une centaine de plus dans le reste de la France. La bourgeoisie a montré les dents et a frappé fort. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa solidarité avec l’ensemble des inculpés du mouvement social, avec l’ensemble de celles et ceux qui subissent les foudres de la police, de la justice, dont la nature de classe est indéniable.

    L’Unité Communiste de Lyon soutiendra les événements visant à défendre les inculpés et inculpées, à leur fournir solidarité et soutien financier. Nous formons tous et toutes une même ligne de front, une même ligne de combat contre l’ordre bourgeois, contre la dictature de classe.

    D’autres font raisonner un sont de cloche tout à fait différent, et que nous, communistes, trouvons répugnant.

    Nous ne sommes pas pro-« black blocs ». Nous considérons que ce mode de fonctionnement correspond à une stratégie et des tactiques que nous ne partageons pas. Les menus dégâts sur des vitrines, sur des banques, sur quelques policiers ne sont pas les prémices de la révolution. La « propagande par le fait », chère à Bakounine, n’a jamais débouché sur les succès promis, n’a jamais formé « l’étincelle qui met le feu à la plaine. »

    Dans certains cas, des membres d’organisations -bien que ce mot soit récusé par leurs membres- ont agit de manière opportuniste, traitant les cortèges de manifestant comme des boucliers humains. Il s’agit là de pratiques qui sont incorrectes et qui dénotent une conception individualiste et romantique de la lutte politique.

    Ce n’était pas le cas à Paris. Ce n’était pas le cas à Lyon. Les actions se sont faites dans leurs cortèges, au sein desquels ils et elles se sont organisées. Leurs actions ont été faites sous leurs modalités. Ils et elles en ont assumé la responsabilité et en paient le prix fort.

    Alors, allons nous crier avec les loups ? Allons nous crier que ce sont des fascistes, comme l’a fait Mélenchon ? Allons nous condamner avec fermeté, comme le fait le PCF ? Allons nous, comme certains révisionnistes, dire qu’il faut un « Guépéou » anti-black blocs ? Allons nous pleurnicher pour quelques vitrines cassées et réclamer une fermeté sans précédent de la part de la Justice ?

    Alors nous faire bloc avec Le Pen et Wauquiez, dans leur exigence de sanctions ?

    Non. Nous sommes solidaires des interpellés et des interpellées.

    Il est possible d’être en désaccord avec les pratiques des Black Blocs. Il est tout à fait possible de considérer que leur tactique est inadaptée. Il est tout à fait tolérable et acceptable de publiquement le faire. Nous venons d’en apporter la preuve.

    Mais on ne poignarde pas -et c’est là une habitude des réformistes et des perfides cliques à double visage- ses camarades dans le dos, surtout quand ils et elles subissent la répression. Faire cela est une trahison. Celles et ceux qui l’ont fait ont révélé leur vrai visage, celui de réformistes complets, celui d’agent de la dictature de la bourgeoisie.

    Ils et elles demandent des enquêtes, demandent à comprendre comment la bourgeoisie, comment l’Etat a pu laisser passer cela, comment n’a t’il pas prévenu la présence de ces grossiers personnages vêtus de noir ! Ce que cela veut dire, in fine, c’est « comment se fait-il que la police ne les aient pas interpellés, interdits de manifester, assignés à domicile, retenus en détention de sécurité. » Voilà ce que signifient ces discours. Ces discours sont des appels du pied à la réaction.

    L’Etat n’est pas une institution neutre. L’Etat n’est pas un arbitre juste. L’Etat est un Etat de classe. Il est un Etat conçu, organisé, structuré, pour servir les ordres et les désirs de la bourgeoisie. C’est pour cela que la « révolution citoyenne par les urnes -dans les respect des institutions », promue par Mélenchon, est une farce. C’est pour cela que les nationalisations -démocratiques ou non- ne sont pas des ersatz de révolution. C’est pour cela que sans pouvoir prolétarien, sans Etat prolétarien, aucune victoire stratégique n’est possible.

    Les arguments des « anti » sont plus ridicules les uns que les autres.

    L’image médiatique ? Ont-ils, ont-elles, oublié à qui appartiennent les médias ? Qui détermine les lignes éditoriales ? Qui conçoit l’ordre du jour des rédactions ? La bourgeoisie. Elle fait tout pour trainer dans la boue les grévistes, celles et ceux qui luttent.

    Il n’y aurait pas eu d’affrontements, cela aurait été les allergies, le muguet, ou n’importe quel fait divers. Les revendications des manifestants et manifestantes auraient été, quelque soit la situation, passées à la trappe. Suivre cette logique revient à dire qu’il ne faut pas faire grève pour ne pas nuire aux usagers, qu’il ne faut pas manifester, car on ne retiendra que les embouteillages, qu’il faut ne faire que des pétitions polies et -surtout- voter.

    La peur de la violence ? Les cortèges de tête ont résolu le problème d’une manière plutôt élégante, en créant un espace dans lequel ceux et celles qui acceptent tacitement le risque d’un tir de lacrymogène peuvent se retrouver. De plus cette peur de la violence est hypocrite. La violence institutionnelle contre les masses est sans commune mesure avec une vitrine brisée. Une vie brisée, sans assurance derrière, jetant dans la misère les individus, voilà la violence véritable.

    Ceux et celles qui subissent de plein fouet l’oppression et l’exploitation savent reconnaître cette violence et cette colère. N’oublions pas que le luddisme, le fait de détruire les machines-outils lors des grèves, tout comme les émeutes, font partie de l’histoire ouvrière. Non, cette peur de la violence camoufle surtout une peur petite-bourgeoise d’effrayer les homologues de classe.

    « La violence est partout, vous nous l’avez appris

    patrons qui exploitez, et flics qui matraquez

    mais à votre oppression, nous crions « résistance »

    vous expulsez Kader, Mohammed se dresse.

    Car on expulse pas, la révolte du peuple…. » chantait Dominique Grange dans Les nouveaux partisans. Cela est toujours valable. Seulement les réformistes et les opportunistes veulent se prétendre la seule et unique porte de sortie. Tout doit passer par eux et par le vote. Ils se déclarent l’alpha et l’oméga de la politique et de la démocratie.

    L’argument de la répression est le plus ironique de tous. Ironique car, en prétendant protéger les manifestants de la répression, les tenants des ces tribunes appellent, en réalité, à réprimer certaines portions des manifestants. Ce serpent qui se mord la queue est d’autant plus vicieux que les lois répressives, même appliquées à des cas anecdotiques, tendent à le systématiser par la suite. Fichage ADN réservé aux délinquants sexuels puis adapté à tous et toutes ; contrôle des téléphones portables, écoutes illégales… etc. La bourgeoisie est une opportuniste : chaque loi peut lui fournir un angle d’attaque pour frapper. Tout est utilisable, du moindre fait divers à l’attentat le plus abominable.

    Oui, il est vrai que ces violences servent de point d’appui pour faire passer des lois scélérates. Mais sont-ce les anarchistes ou les autonomes qu’il faut condamner, ou bien une bourgeoisie vicieuse et agressive ?

    Gérard Collomb, grand artisan de la répression, s’est fendu d’un tweet fustigeant les violences inqualifiables. Nous allons les qualifier : elles sont faibles.

    Elles sont faibles en regard de celle qu’exerce, chaque jour, la bourgeoisie française. En France, où elle jette dans la misère, dans la rue, les masses populaires. Où elle condamne à un sombre avenir les travailleurs et travailleuses de l’hexagone. Mais également dans ses colonies et néo-colonies, où elle surexploite, vole, spolie des nations entières. Où son armée occupe les territoires, commettant exactions et crimes, tout en empêchant l’émergence de tout pouvoir indépendant. Dans le monde entier, le pays des droits de l’homme marchande des armes, signe des contrats avec des fascistes obscurantistes, noue des traités avec les fanatiques de Daesh.

    Et les larmes coulent pour des vitrines, montées en épingle, pour justifier tout et n’importe quoi. Simplement car, aux yeux de certains, de certaines, les manifestations sont là pour se pavaner, pour investir, et récolter les dividendes sous forme de vote.

    Nous, communistes, ne croyons pas dans les méthodes des blacks blocs, mais nous ne laisserons pas les loups de la bourgeoisie et du réformisme hurler à plus de brutalité policière, plus de violence, à un renforcement de la machine d’oppression étatique.

    Solidarité avec les inculpés et les inculpées ! Soutenons les initiatives de solidarité.

  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 24/04/2018

    Les militants syndicaux sont actuellement attaqués au Bangladesh. Récemment, il y avait un mouvement revendiquant un salaire minimum de 16 000 BDT (environ 190 USD) par mois. Les membres de l’organisation de l’ICOR, le PCB (Parti communiste du Bangladesh), jouent un rôle important en organisant les travailleurs et le mouvement, mais ils sont confrontés à une forte résistance de la part des propriétaires d’usines et du gouvernement. Le 31 janvier, les travailleurs d’Ashiana Garment Industry à Dhaka et des dirigeants du Garment Workers’ Trade Union Centre (GWTUC) ont été attaqués de manière barbare, lorsqu’ils réclamaient des droits syndicaux pour les travailleurs. Après l’incident, de fausses plaintes ont été déposées contre les dirigeants et les travailleurs blessés par l’organisation patronale de la Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA). La plainte déposée par la BGMEA est dirigée contre 15 dirigeants de première ligne de la GWTUC et plus de 150 travailleurs. La police a accepté les fausses accusations des propriétaires de l’usine, mais n’a pas enregistré les accusations de la part des travailleurs. La secrétaire générale de la GWTUC, Joly Talukder, et Sadekur Rahman Shamim, un membre éminent de la direction, ont été envoyés en prison l’après-midi du 1er avril 2018 lorsqu’ils se sont rendues au tribunal CMM de Dhaka après avoir passé la période de libération sous caution accordée par la Haute Cour. Malgré le fait que les plaintes déposées se référaient à des articles qui permettent la libération sous caution, le tribunal a refusé d’accorder une caution aux dirigeants ouvriers en raison de l’influence de la BGMEA. Dans la même affaire, deux ouvriers de l’usine ont été arrêtés en février et se trouvent toujours en prison. De plus, 30 travailleurs ont également été licenciés par Ashiana Garments sde elurs usines. Des poursuites policières complètement fausses sont engagées intentionnellement contre des dirigeants ouvriers afin d’arrêter le mouvement en faveur d’un salaire minimum plus élevé. Le gouvernement soutient la BGMEA et refuse les revendications des travailleurs de façon cohérente. Bien que la Haute Cour ait accordé aux dirigeants arrêtés la libération sous caution le 4 avril, ils doivent encore être libérés de prison.

    Aussitôt que ces nouvelles de l’arrestation des syndicalistes dirigeants ont été rendues publiques par le PCB, l’ICOR et d’autres organisations de soutien et surtout la Conférence mondiale des femmes ont organisé des actions de solidarité.

    L’ICOR condamne la manière répressive dont les dirigeants ouvriers ont été traités. Elle appelle les ouvriers dans le monde entier à descendre dans les rues pour les revendications suivantes :

    1. Libération immédiate de tous les dirigeants ouvriers de la GWTUC ;

    1. Suspension de toutes les fausses plaintes portées contre eux ;

    1. Des mesures contre les vrais coupables, responsables des blessures et attaques contre les dirigeants ouvriers.

    Signataires (en date du 24.04.2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    8. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    9. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    11. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    1. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    2. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    3. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    4. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    5. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    6. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    7. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    8. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    9. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    10. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    11. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    12. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    13. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    14. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    15. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    16. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    17. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    18. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))

  • 1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    Pour un premier mai de lutte de classes, pour un 1er mai de solidarité,

    pour un premier mai révolutionnaire !

    Préface de l’Unité Communiste de Lyon.

    Partout dans le monde, les bourgeoisie, les impérialismes frappent.

    Partout dans le monde, l’exploitation s’accroît.

    Partout dans le monde, la police frappe.

    Partout dans le monde, le sang coule.

    Partout dans le monde, la misère, la famine, le fascisme gagnent du terrain.

    La bourgeoisie est l’ennemie de l’humanité !

    Ceux et celles qui organisent l’exploitation des richesses, l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, la ruine de l’environnement, promettent un avenir sombre. Un avenir néfaste pour l’humanité entière.

    Détruire les protections sociales, réduire les salaires, presser jusqu’à la dernière goutte la sueur et le sang de ceux qui produisent toutes les richesses du monde. Voilà le programme des bourgeois et des bourgeoises.

    En concurrences les unes avec les autres, les bourgeoisies et les impérialismes embrigadent les masses pour les dresser les unes contre les autres. Les guerres de repartages menacent.

    Ce n’est pas une fatalité ! Ce n’est pas inéluctable !

    Partout sur le monde, les masses en colère se rebellent.

    Partout dans le monde, elles s’organisent pour lutter, pour combattre.

    Partout dans le monde, le drapeau de la révolution prolétarienne se dresse.

    Partout dans le monde, le spectre du communisme cause la terreur de la bourgeoisie.

    En Asie, en Afrique, aux Amériques, en Europe, en Océanie, partout sur la Terre, les organisations révolutionnaires défilent, aujourd’hui, jour international de la lutte des travailleurs et des travailleuses.

    Contre la terreur du régime d’Erdogan dans l’Etat Turc, contre le fascisme de Duterte aux Philippines, contre les réactionnaires Hindoux en Inde, les drapeaux rouges sont dressés. Contre les régimes réactionnaires partout dans le monde, le drapeaux des organisations révolutionnaires, sous la bannière de l’ICOR, défilent.

    Combattons l’exploitation partout dans le monde ! Combattons contre la bourgeoisie et ses Etats réactionnaires !

    Vive la premier mai de lutte internationale !

    Déclaration commune de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

     

    Le premier mai est la journée internationale de lutte de la classe ouvrière. Il est le jour du combat des travailleuses et des travailleurs du monde entier contre l’oppression organisée par les capitalistes, par la bourgeoisie, par les exploiteurs et les exploiteuses.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, sont toutes deux membres des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) en France. Nous clamons, d’une seule voix, la nécessité de faire de ce jour une date illustrant la combativité des masses populaires et leur solidarité internationale.

    Dans le monde, les impérialistes poussent à la guerre. Les USA, la France,  le Royaume-Uni, la Russie soufflent sur les braises ! Poussée par la concurrence exacerbée entre puissances impérialistes, celles-ci désirent partager le monde à nouveau. Le camp de la paix existe, mais reste fragile. Les Amis de l’ICOR et l’ICOR contribuent à travailler à le renforcer, à le solidifier, à lui donner corps.

    Dans notre État, la bourgeoisie monopoliste mène une charge, tambour battant, contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement de La République en Marche, véritable missile de croisière du patronat, mène frappes sur frappes contre les conquêtes sociales.

    La bourgeoisie mène une stratégie ambitieuse. Son but n’est ni plus ni moins que de reprendre le terrain perdu durant un XXème siècle de lutte. Elle veut tout ; elle veut briser chaque droit :

    • Détruire le Code du Travail, opération dans laquelle les laquais sociaux-démocrates du gouvernement précédent ont ouvert largement la voie. Plus de conventions collectives, plus de lois contraignantes, plus de droit de grève –de facto. Les travailleurs et les travailleuses sont à la merci de leur patron ou de leur patronne.

    • Démanteler les protections sociales. La réforme de l’impôt, préparée par le gouvernement, vise à asphyxier l’intégralité des caisses fonctionnant par cotisation. Le chômage, l’Assurance Maladie, les retraites passent entre les mains de l’État. Désormais, elles sont à sa merci. Pourtant, la ponction repose toujours sur les masses populaires, au travers de la hausse de la CSG, que la bourgeoisie sait contourner par ses experts fiscaux, par ses évasions, par sa triche.

    • Pulvériser le service public. Macron et ses sbires ouvrent des marchés immenses aux investisseurs. Le rail, la santé, l’éducation, l’énergie sont en droite ligne de mire. Cela permet d’offrir de splendides cadeaux à la bourgeoisie, aux frais des masses. Qu’importe si la mort frappe les malades, qu’importe si les prix des transports sont exorbitants… tout est bon pour répondre à la commande de la bourgeoisie. D’autant que casser la reconnaissance des diplômes revient à attaquer en douce le code du travail.

    • Un changement dans le rapport de l’État bourgeois aux masses populaires. La suppression de la taxe d’habitation étrangle les collectivités locales, qui repassent, comme sous De Gaulle, entre les mains de l’État. Une commune se montre insolente ? Les vivres lui sont coupées. De plus, le mode de gouvernement restreint les débats à l’Assemblée, déjà peu démocratiques. Macron, finalement, agit comme un royaliste dans son style de direction.

    • Les lois répressives et les opérations de police sont là pour écraser toute résistance populaire. De manière croissante, les mouvements sociaux connaissent une répression sans bornes. Lorsque la police ne peut intervenir, ce sont les fascistes, qui la remplacent, agissant en toute impunité.

    • L’impérialisme français porte la mort et la guerre partout où ses intérêts sont présents. Bombes sur la Syrie, interventions en Libye, au Mali, en Centrafrique, Afghanistan,… néo-colonialisme en Afrique… Et ceux qui fuient la guerre et la misère sont refoulés, emprisonnés -mineurs comme adultes- ou meurent dans la neige des Alpes, dans les vagues de la mer.

    Le monde d’avant Macron était un monde d’inégalité, un monde d’exploitation. Mais le monde qui s’annonce est glaçant, rétrograde. Nul doute que ce qui attend les masses populaire sera une illustration de la tendance à la paupérisation, tant relative qu’absolue, prédite par Marx.

    Les communistes ont des tâches à remplir. La lutte économique seule ne suffit pas. Les grèves seules ne feront pas plier le gouvernement, et encore moins la bourgeoisie et son pouvoir d’État. Nous ne sommes pas de ceux ou de celles qui défendent des mots d’ordres creux de nationalisations « démocratiques ». La réponse ne saurait être un simple rejet de la politique gouvernementale ou la remise entre les mains de l’État des moyens de production. Non, la réponse est politique.

    Les croyances dans la possibilité d’une alternance politique par la voie des urnes sont des chimères. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun », clame l’Internationale. A raison. Les politiciens et les politiciennes bourgeoises sont passées maîtresses dans l’art de tromper les masses populaires. Ils et elles ne voient la misère que comme un moyen d’accéder aux postes, aux sinécures, aux fauteuils du pouvoir.

    Le cadre de la démocratie bourgeoise est un cadre étriqué, trompeur, traître. Nous le rejetons. Pourtant, nous clamons le fait que nous sommes légitimes à représenter une opposition au gouvernement, aux programmes des bourgeois et des bourgeoises. Seulement cette opposition ne peut être que hors des pièges de la bourgeoisie, elle ne peut être qu’extra-parlementaire. La démocratie des masses, des assemblées générales d’usine, de lieu de travail ou d’étude, de lieu de vie ou de lutte. Une démocratie réelle, une démocratie populaire.

    Organisons-nous !

    Reconstruisons le camp du peuple, « celui de la fraternité et de la liberté » !

    Prenons part aux mobilisations des ouvriers, à la défense des services publics, des étudiants, des femmes, des écolos, du personnel aérien, contre tout licenciement…

    Assurons la victoire des cheminots qui mènent une lutte pour les générations à venir.

    Avec l’ICOR, renforçons la coopération des prolétaires à l’échelle internationale contre les capitalistes et les chauvins qui veulent nous dresser les uns contre les autres.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent contribuer à construire un Parti Révolutionnaire. Un Parti Communiste réel, qui ne soit pas le croupion de la social-démocratie, le paravent de l’abandon. Un Parti, qui organise les exploités et exploitées, les opprimées et opprimés, ceux et celles qui subissent la dictature de la bourgeoisie.

    Nous voulons construire le Parti qui dirigera et qui mènera le prolétariat au pouvoir, par la révolution. Le Parti qui bâtira une société sans classes, ni État. Le Parti qui mettra fin à la misère, à la guerre, à la précarité, à la souffrance. Le Parti qui chassera du pouvoir les ennemis du peuple, qui les chassera de leurs palais, de leurs hôtels particuliers, de leurs forteresses.

    Pour un Parti qui mènera les masses à l’assaut du ciel !

    Le capitalisme a fait son temps – vive le communisme !

  • Résolution de l’ICOR à l’occasion du bi-centenaire de la naissance de Karl Marx

    Résolution de l’ICOR à l’occasion du bi-centenaire de la naissance de Karl Marx

    Résolution de l’ICOR à l’occasion du bi-centenaire de la naissance de Karl Marx

    Le 5 mai de cette année marque le bi-centenaire de la naissance de Karl Marx, sans doute la personne dont la pensée a eu le plus grand impact sur l’histoire de l’humanité. La pensée de Marx est ample et polyvalente. Il développa le socialisme scientifique. Ses trois composants principaux sont le matérialisme dialectique et historique, l’économie politique et l’enseignement de la lutte de classe. Résumé brièvement, son analyse était une analyse concrète des conditions concrètes. De telles analyses ont conduit Marx à découvrir les relations complexes du capitalisme, la nécessité de la révolution socialiste et communiste et l’interprétation correcte de l’histoire. Il était un universaliste génial et écrivit des élaborations d’ampleur, e.a. sur la politique, l’économie, l’histoire, la culture, la sociologie et les sciences. Il a jeté les bases scientifiques du mouvement prolétarien de la femme et du mouvement environnemental et a prévu le mouvement antiraciste et celui contre les castes.

    Mais son point fort n’était pas seulement sa pensée. Il fut actif dans la Première Association ouvrière internationale (avec la Ligue des communistes comme organisation précurseur), formée par différents syndicats de différents pays. Il fonda l’Association ouvrière allemande (alors qu’il était en Belgique). C’est à la demande de la Ligue des communistes que Marx et Engels écrivirent le Manifeste communiste en 1848. Ainsi Marx a mis en pratique le principe de l’internationalisme prolétarien qu’il développa pour s’opposer au nationalisme bourgeois.

    Ce travail exigea les plus grands sacrifices personnels de la part de Karl Marx. Lui et sa famille souffraient souvent de pauvreté et de la répression policière. Il fut expulsé de pays (deux fois de France et une fois de Belgique) et se retrouva apatride en Angleterre qui lui refusa la citoyenneté, tandis que la Prusse refusa de rétablir sa citoyenneté. Il était contraint de faire son travail dans des conditions extrêmement difficiles. Sa femme et sa famille ont dû payer un lourd tribut pour une telle vie. Quatre de ses sept enfants sont morts dans le plus jeune âge.

    Beaucoup ont accepté que la pensée de Karl Marx dans divers domaines, tels que l’économie, la sociologie, l’histoire, etc. est juste. Cependant, ils affirment que sa pensée de la révolution n’est pas correcte et ne se trouve pas en accord avec ses autres pensées. C’est manifestement faux. L’essence de la pensée de Karl Marx est son concept de la révolution. C’est le souffle de vie de son travail.

    Nous commémorons Karl Marx en ce jour non seulement pour rendre hommage à ses réalisations passées. Nous défendons surtout que la pensée de Karl Marx est l’avenir – que le socialisme scientifique est le seul avenir possible dans un monde assailli par divers types de crises – économiques, politiques, environnementales, ethniques et culturelles. C’est dans un tel monde que Karl Marx nous montre la possibilité d’un monde sans classes – sans partialité face à n’importe quelle race, ethnie, à n’importe quel sexe ou caste. Un monde basé sur l’abolition de la propriété privée des moyens de production – le sol et les usines, – un monde où peut commencer l’histoire réelle de l’humanité.

    Efforçons-nous tous de commémorer Karl Marx de la seule manière authentique. En renouvelant notre détermination et notre enthousiasme de lutter pour l’esprit de l’internationalisme prolétarien, pour la démocratie et la liberté, pour le socialisme et le communisme, pour un monde pour lequel Karl Marx nous avait donné une vision.

    L’ICOR appelle tous les révolutionnaires de profiter du bi-centenaire :

    • pour propager la pensée de Karl Marx !

    • pour inspirer la jeunesse de prendre la voie révolutionnaire montrée par Marx !

    • pour changer le monde dans la voie vers le socialisme et le communisme selon le sens du slogan suivant :

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

     

    Signataires (en date du 24/04/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    8. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    9. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    11. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    13. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    14. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    15. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    16. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    17. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    25. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    27. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    28. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    29. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    30. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))

  • Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :  Une instrumentalisation.

    Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :  Une instrumentalisation.

    Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :

    Une instrumentalisation.

                    Dimanche 22 avril, 300 personnalités, et non des moindres, ont signé, dans les colonnes du journal Le Parisien, une tribune. Celle-ci s’insurge contre le « nouvel antisémitisme » en France.

                    Il serait possible de se réjouir, de voir derrière cela une ferme intention de lutter contre le développement fulgurant d’une extrême-droite radicale, raciste et antisémite. De voir une condamnation de l’existence des Bastions Sociaux, de se dresser contre les opérations menées par les Jeunesses Identitaires.

                    En somme, de voir un texte important fustiger l’attitude de Gérard Collomb, qui considère que condamner le fascisme est une « gesticulation. »

                    Mais nous sommes dans la France en 2018. Et les signataires de cette pétition lui donnent d’ores et déjà un contenu politique dont on ne peut qu’être méfiant.

                    Manuel Valls ; Bernard Cazeneuve ; Laurent Wauquiez ; Nicolas Sarkozy ; Alain Finkielkraut sont de la partie. Voilà qui annonce la couleur. En fait de texte progressiste, en fait de texte dénonçant le racisme, il s’agit d’une instrumentalisation pure et simple de la question de l’antisémitisme. Elle est de plus, orchestrée par Philippe Val, ancien directeur de Charlie Hebdo, notoirement connu pour son soutien la politique d’Israël tout comme pour ses tendances à l’islamophobie quelque peu débordantes.

                    Les pétitionnaires dénoncent rien moins qu’une « épuration ethnique » et exigent le fait que  « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ».

                    Oui, l’antisémitisme existe, c’est un fait. Oui, il est présent dans les masses populaires, une forme latente, dans certains milieux anticapitalistes, sous l’équation juif = bourgeois. Oui, il est sain et il est légitime de le combattre. Il existe également du fait de l’instrumentalisation  par des réactionnaires de la question de l’existence d’Israël et de la politique de cet Etat. « au vieil antisémitisme de l’extrême droite s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des juifs en victimes de la société » dit le texte. Une manière de faire exactement ce même tour de passe-passe, et de faire de l’antisionisme un antisémitisme pour le combattre.

                    Mais cette réaction, cet antisémitisme, qui le combat ? Ce ne sont nullement les signataires de cette pétition. Eux ont comme ambition de créer un faux débat, un faux choix. Etre contre eux, selon eux, c’est cautionner et soutenir l’antisémitisme. Un désaccord avec eux serait un geste de sympathie en direction d’une nébuleuse terroriste islamiste. Cela revient à prendre en otage le débat, à prendre en otage la lucidité politique. Il s’agit d’une méthode terroriste au sens premier du terme.

                    Qui lutte contre l’antisémitisme ? Ce sont les communistes et les progressistes. Ce sont eux qui, par l’éducation, par l’explication, font prendre conscience que ce qui forme le grand fossé dans la société n’est pas la question religieuse. Ce ne sont ni les différences de nation, de religion, de genre qui le sont, mais les différences de classe qui priment. Ce sont elles qui répartissent la population en deux camps antagoniques : les masse populaires contre la bourgeoisie. Les prolétaires contre ceux qui les exploitent.

                    Cette tribune est le fruit d’une coalition de réactionnaires qui, à aucun moment, ne cherchent à lutter contre l’antisémitisme. Elle n’est que de l’huile versée sur les flammes déjà rugissantes du racisme et de l’islamophobie qui en est le paravent. Elle sert de catalyseur à toute une mentalité pogromiste présente dans unes partie des masses de France. Les réactionnaires et les fascistes veulent attiser cette xénophobie, cette tendance au conflit, veulent l’instrumentaliser et s’en servir comme appui pour écraser les masses populaires dans leur ensemble.

                    Eux sont du côté de ceux qui, en secret, se réjouissent de l’antisémitisme. Ils sont ceux et celles qui, cyniquement, instillent les luttes entre les ethnies, entre les genres, entre les nations pour le compte de leurs intérêts.

                    Oui, les religions portent un poids réactionnaire. Elles défendent des modes d’organisation de la société basées sur des conceptions rétrogrades, patriarcales, obscurantistes. Il est légitime de combattre les aspects réactionnaires des pratiques. Mais combattre ces aspects ne signifie pas réclamer un recours au couperet du législateur, autrement que par une non-ingérence des affaires religieuses dans les affaires publiques. Kalinine, brillant éducateur, président de l’URSS de 1924 à 1947, résumait ainsi sa politique : « Chez nous, personne n’est persécuté pour sa religion. Nous la voyons comme une erreur idéologique comme les autres, et nous la traitons par l’éducation. »

                    Les signataires de cette tribune ne veulent pas appuyer les éléments progressistes parmi les membres de la communauté des fidèles. Ce n’est pas leur but. Leur but est de frapper fort, violemment, contre les musulmans. Leur but est de déclencher un Pearl Harbor religieux, en s’attaquant au symbole le plus sacré des religions monothéistes, leur livre, le Coran. Exiger la réécriture ou la condamnation de certains passages, cela revient à frapper au cœur ceux et celles qui croient. Cela revient à exiger un acte d’auto-humiliation pour des communautés déjà frappées par la stigmatisation quotidienne. D’autant que les individus pris dans l’abominable spirale de la radicalisation religieuse n’ont jamais été des lecteurs avides du Coran ou des textes religieux. Car, miroir des fascistes, les obscurantistes mentent et déforment sans vergogne les faits pour qu’ils collent à leur désirs et leurs projets.

                    Non, tout ce qui les intéresse, c’est de se positionner dans la course à la réaction la plus virulente. Une compétition dans laquelle Les Républicains et le Front National rivalisent pour tenter d’appuyer les thèses les plus putrides, les plus réactionnaires, les plus fascisantes. Ils rivalisent pour nourrir les masses de messages incitant à la haine raciale. Ils rivalisent pour semer la discorde et le chaos parmi des masses populaires qui ont le plus grand besoin d’union et d’unité.

                    La bourgeoisie sent que les masses se raidissent, même privées d’un parti politique révolutionnaire. Elles se raidissent contre les menaces, contre les assauts, contre les liquidations de leurs droits. Elles se raidissent, se durcissent, radicalisent leur pensée. Semer la discorde, semer les germes de la guerre, voilà une méthode qui permet de les fragmenter.

                    Rejetons l’agitation et la propagande des provocateurs réactionnaires ! Opposons la solidarité de classe à l’agression raciste camouflée. Ne laissons pas la bourgeoisie diviser ceux qu’elle exploite, ceux qu’elle opprime. Ne laissons pas les fascistes imposer leur chape de plomb sur la société et sur le monde ! Défendons les droits démocratiques des minorités religieuses.

                    Défendons la solidarité populaire ! Dénonçons le racisme  !

  • Osons poser la question de la politique dans la grève !

    Osons poser la question de la politique dans la grève !

    Oser poser la question de la politique dans la grève.

                    L’offensive du patronat bat son plein. La bourgeoisie monopoliste, profitant du champ libre, frappe de toutes ses forces de larges parties de la population, des pans entiers de la société. Santé, chômage, retraites, éducation, SCNF, code du travail… En quelques mois, les exploiteurs et les exploiteuses tentent de reprendre l’équivalent de dizaines d’années de luttes.

                    Pourtant, les masses ne se laissent pas faire. Les syndicats -bien que la CFDT, dont le sens proverbial de la trahison s’illustre de nouveau- appellent à résister, à combattre. Les grèves sont suivies, les manifestations sont denses, les facultés sont bloquées.

                    Cependant, pour le moment, les liens entre les mobilisations demeurent ténus. Les luttes sont parallèles, se regardent mutuellement, se soutiennent mutuellement, mais demeurent des luttes. Elles comptent sur leurs forces séparées, sur leurs capacités de résistance, sur leurs capacités à durer dans le temps. Elles sont des fronts. Souvent, hélas, ces fronts sont battus les uns après les autres, dans le détail. Ils tombent les uns après les autres.

                    L’idée de répondre à ce problème de division ne date absolument pas d’hier. Elle est une thématique récurrente, constante, au travers des forces qui luttent. Il faut dire qu’elle est logique et répond à un besoin reconnu par tous. C’est de ce constat que sort l’idée de convergence des luttes, notamment popularisée par l’organisation trotskiste N.P.A. et par les interventions de son leader, Olivier Besancenot.

    Qu’est ce que la convergence des luttes ?

                    L’idée de la convergence des luttes est définie par Wikipédia de la manière suivante : La convergence des luttes est une démarche syndicale en usage dans le syndicalisme de lutte, mais aussi parfois dans le monde associatif militant, qui tend à faire converger dans un mouvement social commun des luttes différentes mais proches.

                    La convergence des luttes est donc une manière de tenter de faire marcher ensemble différent secteurs, de les coordonner, de les synchroniser. C’est une étape importante dans le fait de constituer un front unique contre la politique gouvernementale, mais il s’agit fondamentalement d’une étape insuffisante.

                    Nous défendons l’idée qu’un comité national de grève puisse émerger et représenter une instance de débat et de coordination des différents secteurs en lutte, que cela permette de concrétiser cette jonction. Mais, surtout, nous défendons le fait qu’il ne suffit pas d’adjoindre les revendications les unes aux autres, comme dans un empilement accidentel. Une unification des luttes, ce n’est pas une addition, c’est une synthèse.

                    La lutte heurte un plafond de verre. Celui du traitement économiste et sectoriel de questions qui dépassent ce cadre. Restant dans l’idée de revendications -légitimes au demeurant- concernant les conditions de travail, celles-ci forment une riposte au coup-par-coup, une contre-offensive limitée.

                    Les syndicats ont leurs limites. Ils sont des outils de défense des droits des travailleurs, et dans ce rôle, sont irremplaçables. Mais la question qui se pose, à l’heure actuelle, n’est plus celle de l’adjonction de revendications nouvelles, mais bien celle de leur synthèse.

                     leur synthèse est politique, elle ne peut être que politique.

                    C’est  là la tâche des communistes, d’apporter cette synthèse politique, laquelle est le fruit d’un travail demandant une réflexion théorique et idéologique préalable.

                     Les réformistes le font d’une manière mensongère, en orientant les voix des ouvriers vers leurs organisations, en surfant sur la colère des masses pour gagner en postes et en sièges.

                    Quant aux trotskistes, un simple coup d’œil sur leur programme politique permet de déterminer la fausseté de leur pratique. Ces programmes « politiques » sont des programmes de syndicats : hausse des salaires, baisse du temps de travail… Au lieu de faire progresser la conscience politique des masses, ces organisations la maintienne en arrière, la rabaisse au niveau le plus platement économiste de la lutte.

                    Dans la bouche des syndicats, parler de hausses de salaires, de réduction de temps de travail, de nationalisations, tout cela est logique et cohérent. Dans celles des organisations politiques, elles sont des reculs et des diversions.

                    Les organisations politiques posent la question en termes politiques, ou se muent en échecs. Lénine écrivait que « hors du pouvoir, tout est illusion. » Or, c’est bel et bien le rôle des organisations politiques d’expliquer, de défendre, l’idée que seule la question du pouvoir est à même de résoudre les problèmes de la société. De défendre que le front uni, le front unique des travailleurs, ne peut que se créer derrière une conception politique -même minimale- commune.

                    La bourgeoisie n’a qu’a attendre. Elle est patiente. Elle peut tenir le choc des grèves et des mouvements, comme l’a fait Thatcher. Tant que le mode opératoire et les mots d’ordre demeurent économistes, rien de mal ne peut se passer. Le pire scénario serait d’avoir une opposition politique sociale-démocrate. Elle serait un marchepied, un paillasson, tout comme l’ont été Mitterrand et Hollande.

                    Une grève générale pourrait faire reculer certaines attaques. Mais l’unité de volonté de la bourgeoisie semble être de fer. La bourgeoisie veut remporter cette bataille centrale, celle du contrat de travail, celle de pouvoir faire travailler les exploités avec un revolver sur la tempe. Même la plus grande des grèves générales demeure défensive. L’offensive est politique. L’offensive se fait derrière l’idée que c’est la conquête des outils du pouvoir qui permet la victoire.

                    C’est pour cela que la bourgeoisie exècre la politisation des luttes. Elle exècre le fait que les masses puissent mettre en doute la légitimité de son pouvoir et de son ordre. La politisation de la lutte et le renforcement des organisations politiques révolutionnaires, des organisations de masse, des fronts, l’avancée de la conscience politique sont tout autant de menaces pour elle.

                    C’est pour cette raison, justement, que les questions politiques doivent être développées.

                    Le mouvement du 5 mai, maladroitement, derrière une ambition opportuniste et électoraliste, pose néanmoins la question de la politique. La France Insoumise, en effet, veut sortir de la lutte économiste, mais bel et bien pour fédérer celles et ceux qui sont en colère dans les rangs de leur organisation, pour que ceux-ci et celles-ci votent Mélenchon et l’acclament comme le tribun de la plèbe qu’il rêve d’être.

                    La question politique est pourtant légitime, tout comme l’est la question du pouvoir. Le gouvernement est un gouvernement au service de la bourgeoisie. L’Etat est l’instrument de cette même bourgeoisie. l’Assemblée Nationale est une chambre d’enregistrement des désirs de cette classe sociale. Les élections n’existent que pour la légitimer.

                    La question politique se pose donc, sous une forme qui est hors des cadres établis, qui est hors des salons, des institutions. Elle est dans le fait de réclamer, pour les masses, une légitimité. Une légitimité politique, basée non pas sur la démocratie bourgeoise, sur les élections organisées par celle-ci, mais sur la démocratie populaire, sur les assemblées de lutte, sur les assemblées générales organisées par les masses populaires. Elle est le fait de réclamer, comme le disait Mao, une fraction du pouvoir réel.

                    L’Unité Communiste de Lyon défend depuis fin 2016 la notion d’opposition extra-parlementaire. Une opposition hors des lieux et des cadres de la bourgeoisie. Une opposition dont le but n’est pas de concurrencer sur son propre terrain les organisations de cette classe, mais bel et bien de se réclamer comme un noyau légitime.

                    Car, la vérité, la voilà : les masses populaires produisent l’intégralité des richesses de la Terre. Les travailleurs, les travailleuses, sont celles et ceux qui sont les forces créatrices du monde. La bourgeoisie les en spolie et les spolie également du pouvoir. Or, ceux et celles qui produisent doivent être ceux et celles qui dirigent !

                    Cette question est cruciale, au final, car elle est ce qui sépare deux conceptions de la lutte. Une vue comme restreinte au cadre bourgeois et parlementaire, comme une prière adressée au gouvernement, aux députés, pour qu’ils et qu’elles abandonnent leurs attaques. L’autre vu comme le fait que la légitimité du pouvoir bourgeois est remise en question, et que l’édification d’un pouvoir populaire est le point central des luttes.

                    Même si une défaite apparaît, elle ne sera pas une réelle défaite si les organisations révolutionnaires ressortent grandies, renforcées, légitimées par leur action dans les luttes. Si le drapeau rouge de la révolution est plus présent, plus fort, si les idées révolutionnaires font leur chemin, alors c’est la bourgeoisie qui aura subit une défaite stratégique.

                    Politisons les luttes ! Dénonçons le pouvoir de la bourgeoisie ! Défendons l’opposition extra-parlementaire !

  • Les funestes projets répressifs de la bourgeoisie

    Les funestes projets répressifs de la bourgeoisie

    Les funestes projets répressifs de la bourgeoisie

    Aujourd’hui, au Parlement Européen, l’eurodéputé écologiste Belge, Philippe Lamberts, s’est adressé au Président de la République Française, Emmanuel Macron. Le contenu illustre la perception que peut avoir l’étranger de la politique intérieure de notre Etat.

    L’Education Nationale, les médias bourgeois -et même parfois certains égarés, les politiciens et politiciennes bourgeoises nourrissent l’illusion d’une  « France mère des droits de l’Homme », d’une civilisation pétrie par l’humanisme et les Lumières, d’une grandeur et d’une mission civilisatrice. Celle-ci ne sert qu’a maintenir la paix sociale par l’idée que « les choses sont pires ailleurs », tout comme à justifier les charniers de la colonisation.

    Mais, pour les observateurs qui bénéficient de recul sur cette situation, pour ceux qui peuvent bénéficier d’une certaine objectivité, le tableau est autre. Le discours de l’eurodéputé Belge l’illustre. A ses yeux, Emmanuel Macron et son gouvernement sont l’antithèse de la devise de la République qu’ils représentent .

    Sur la Liberté, le député est revenu sur les pratiques policières, sur la garde à vue systématique des opposants, sur les interdictions de manifester, les assignations à domicile, sur les perquisitions et la surveillance constante de la société et de ses éléments revendicatifs.  Revenant sur les grenadages massifs de Notre-Dame-des-Landes, Philippe Lamberts a déclaré que les forces de l’ordre « écrasent dans la violence les projets de celles et ceux qui inventent depuis des années une autre manière de vivre ».

    Sur l’Egalité, le programme politique et social du président est passé en revue. Se vantant « premier de cordée », Emmanuel Macron reçoit la réplique suivante : « Dans nos sociétés, cette corde n’existe plus: les riches s’enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort. » Il s’agit pourtant d’un euphémisme bien doux. Les ventes d’armes aux dictatures qui s’en servent pour écraser leurs masses populaires ou pour faire la guerre au voisin n’ont pas été épargnées.

    Sur la Fraternité, les propos du « philosophe Macron » sont revenus sur le devant de la scène : « Vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien. » Illustrant bien là de darwinisme social poussé à l’extrême du président. De même, le projet de loi Collomb avec « ses procédures expéditives, ses recours non suspensifs et ses détentions administratives » tout comme la Police qui lacère les tentes de ceux qui fuient la misère et la guerre.

    Macron a répondu. Il a répondu sur la forme, sur son orgueil blessé, sur l’aspect discourtois de l’attaque. Mais non sur le fond. Qu’aurait-il eu à dire ?

    Car la vérité, la voici. La bourgeoisie et le gouvernement à ses ordres préparent une vaste offensive de répression.

    Sur le terrain, les forces de l’ordre frappent fort. Les mobilisations universitaires et Notre-Dame-des-Landes sont noyées sous les gaz lacrymogènes, chaque fois plus forts, chaque fois plus toxiques. Les coups de matraques pleuvent, tandis que le recours aux grenades de désencerclement, celles qui ont tué Rémi Fraisse, devient banal.

    Les préfectures font pression pour que les présidents d’université autorisent les expulsions violentes par la Police -avec arrestations à la clé- tandis que les fermetures administratives sabotent la mobilisation étudiante. Ainsi, à Lyon II, la présidente de l’université, Nathalie Dompnier, réputée progressiste, a courbé l’échine sous les demandes de la préfecture, et a fait sonner la charge contre les étudiants et étudiantes qui occupaient le campus.

    Lorsque cela ne suffit pas, les fascistes sont envoyé pour faire le sale travail, en toute impunité. L’Etat encourage la formation de milices anti-grévistes, tandis que les médias tenus par la bourgeoisie hurlent à la prise d’otage.

    Ce qui était possible et relativement anodin, en termes d’actions et de mobilisation, il y a dix ans à peine, devient un danger considérable qui peut mener à la prison ferme.

    Mais le législateur réactionnaire veut plus. Veut aller plus loin. Les servants se pressent autour de la bourgeoisie, chacun rivalisant d’inventivité pour mettre à genou le droit des travailleurs et des travailleuses.

    Le 11 avril 2018, une coalition de députés Les Républicains ont ainsi fait une proposition de loi, la proposition n°871, visant à encadrer le droit de grève.  14 députés et députées ont ainsi élaboré un texte qui illustre avec une clarté d’eau de roche la perception qu’a la bourgeoisie du droit de grève.

    Dès l’exposé des motifs, les auteurs tirent à boulets rouges : Le Préambule de la Constitution de 1946 prévoit que le « droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». Malgré cette invitation du constituant, le législateur n’a encore pas véritablement tracé les limites de l’exercice du droit de grève en France.

    Très concrètement, la France est le pays où le recours à la grève est le plus pratiqué. Pour exemple, entre 2005 et 2014, la France a perdu entre 6 et 8 fois plus de journées de travail que le Royaume-Uni ou l’Allemagne ! Pour la seule année 2016, la France a connu 801 grèves, dont 691 grèves locales et 113 grèves générales interprofessionnelles. [Nous ne pouvons que nous en féliciter, même si cette information est particulièrement contestable.]

    Les solutions aux conflits sociaux varient selon les systèmes juridiques. Dans les pays scandinaves et anglo-saxons, il existe des méthodes très élaborées permettant de mettre fin à la grève à travers le dialogue. En Norvège, une entité spécifique appelée « Commission technique des rémunérations » (TBU) présente les estimations de compétitivité permettant des négociations salariales. L’exercice du droit de grève est également encadré en Allemagne où le déclenchement de la grève suppose une phase préalable de négociation entre les partenaires sociaux et implique que 75 % des salariés adhérents à un syndicat aient voté favorablement. [C’est nous qui le soulignions]

    Le droit de grève, comme tout droit, est susceptible d’abus. Cela peut notamment être le cas face à des grèves à objectif purement politique et des grèves portant une atteinte excessive à la continuité du service public. [Idem] Aujourd’hui, en France, les sanctions de l’abus du droit de grève sont réglementées par des règles jurisprudentielles, qui au-delà d’être laissées à l’appréciation du juge, sont souvent morcelées et incohérentes. Cela pose un véritable problème d’intelligibilité du droit. (…)

    Il ressort de cette entrée en matière deux aspects principaux qui caractérisent parfaitement le projet des réactionnaires : S’attaquer aux « grèves politiques » en premier aspect. En second aspect, instaurer un système de démagogie et d’individualisation du rapport à la lutte sociale, en soumettant chaque décision de lutte à un référendum.

    Une grève politique qu’est ce que c’est ?

    Le Comité européen des droits sociaux (CEDS) du Conseil de l’Europe a autorisé les gouvernements des États membres à prohiber les grèves « purement politiques » dans le respect de l’article 6§4 de la Charte sociale européenne (Conclusions I, 1969, Observation interprétative relative à l’article 6§4, p. 39). Selon le CEDS « une grève peut être organisée uniquement pour résoudre un différend collectif du travail ». L’article 6§4 de la Charte sociale européenne ne reconnaît pas le droit de mener des grèves portant sur des matières relevant de la politique gouvernementale.

    Dans l’histoire moderne, les premières grandes limitations des grèves politiques en Europe sont intervenues au Royaume-Uni, sous l’impulsion du Premier ministre Margaret Thatcher, en 1982, pour éviter que les dirigeants syndicaux deviennent les arbitres de l’économie britannique. En Allemagne, toute « grève politique » contre les lois discutées au Parlement ou projetées par le gouvernement est illégale et peut être sanctionnée par une mesure de licenciement. Mais, cette prohibition existe aujourd’hui dans la plupart des pays européens…

    Cela signifie en somme qu’une grève politique est une grève qui s’attaque au travail du législateur, aux projets de lois -comme celui-ci. En somme, il indique que le travail de la chambre des députés, que le travail du gouvernement, est intouchable. Qu’il est oint de la légitimité des urnes.

    Il pourrait y avoir une certaine logique, dans un monde merveilleux, à partir de ce principe là. Si le gouvernement et l’Assemblée étaient réellement ceux des masses populaires, si les mandats politiques étaient définis, en place et lieu de blancs-seings et de chèques en blancs laissés aux agents de la bourgeoisie, il serait possible d’y voir une cohérence.

    Mais l’Assemblée Nationale, tout comme l’ensemble des institutions de l’Etat bourgeois, sont les arènes de la lutte contre les intérêts des masses, contre les droits et les gains sociaux des travailleurs et des travailleuses. Les programmes et les mandats ne sont que de la poudre aux yeux des votants et des votantes, que des jeux de lumière et des trompes-l’œil. Le mandat et le programme est celui de la bourgeoisie. Point final. Le reste est dans la nuance.

    Ecraser et interdire les grèves politiques, cela revient à briser tout droit de regard de la part des travailleurs et des travailleuses sur la manière dont ils et elles sont exploitées. Cela revient à limiter la lutte contre des aspects d’application de lois décidées en amont. Pour le reste ? Il faut voter dans une démocratie étriquée et étranglée par les règles définies par la bourgeoisie. Cela revient à limiter la grève à une opération tactique, à une critique des conditions de travail, mais de priver les syndicats d’une dimension d’outil stratégique, d’outil de combat contre un projet de société et contre une offensive généralisée des capitalistes.

    Voilà comment ces apprentis-fascistes veulent définir le droit de grève :

    Art. L. 2511-1. – L’exercice du droit de grève ne peut porter que sur les conditions de travail définies dans les protocoles d’accord, conventions d’entreprise ou de branche.

    Toute participation à une grève politique est constitutive d’une faute lourde justifiant le licenciement.

    Une loi, la Loi Travail, par exemple, serait une grève politique. Elle serait donc, pour l’ensemble des individus qui ont participé à la lutte, un motif de licenciement. Voilà la démocratie à laquelle nous voue le patronat. Mais cette démocratie, justement, est à double tranchant.

    Voter à bulletin secret avec les patrons ?

    Le second aspect est tout aussi pervers et vicieux : il s’agit de jouer sur la démocratie, ou plutôt le démocratisme, pour saboter les grèves. l’exemple des 75% de votants dans un syndicat -En Allemagne- pour décider de la grève est en contradiction même avec la conception de la lutte syndicale, qui vise à protéger les syndiqués en tant qu’individus, pour éviter qu’ils ou elles ne subissent les foudres vengeresses des patrons ou des patronnes. En pratiquant ce type de fonctionnement, les individus peuvent être pressurés et pousser à refuser la grève.

    Le démocratisme est une facette intéressante des régimes bourgeois. D’un côté on demande aux individus de se prononcer, mais on insiste sur un point : « Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins des salariés de l’entreprise s’y déclarent favorables. »  (Art.2) Et « Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins du personnel, mentionné à l’article L. 2512-1, s’y déclarent favorables. », pourquoi avons-nous souligné le caractère secret du vote ? Car nous sommes de véritables démocrates, et que tout vote est l’engagement d’une responsabilité qui transcende, qui dépasse celle de l’individu pris isolément. Celui qui, par peur, par frayeur, vote contre la grève dans la solitude de l’isoloir, se déresponsabilise des conséquences funestes de son acte. Le vote public, le fait d’assumer publiquement une position dans l’Assemblée Générale, est un acte de démocratie dans son essence la plus pure, la plus politique au sens strict du terme. Il est amusant de voir que les salariés de l’entreprise signifie qu’un P.D.G., un contremaître, un laquais de l’exploiteur, peut voter. C’est une rupture complète avec le fonctionnement normal d’une lutte, il s’agit d’une aberration complète.

    Ce projet de loi est une attaque complète envers le droit de grève, sous des prétextes de modernisation. Il s’agit, in fine, d’étrangler les luttes, d’étrangler les luttant et les luttantes, de fragmenter en rapports individuels les rapports collectifs de combat.

    Cette loi peut-elle passer ? L’avenir le dira. Mais dans l’état actuel des choses, la bourgeoisie à plus d’un tour dans son sac à répression. Dernier cas en date, une Question Prioritaire de Constitutionalité a été posée au Conseil Constitutionnel. Désormais, il est interdit de refuser de donner la « convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie », comprenez, en langage courant, le code PIN de votre téléphone portable. En 2016, dans la plus grande discrétion, l’article 434-15-2 du code pénal est mis en place. Il punît désormais  « de trois ans d’emprisonnement et de 270.000 € d’amende » le fait de refuser de transmettre les codes des outils numériques, dans la mesure où ils sont « susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit. » Or, cette disposition était perçue comme contradictoire avec le droit de garder le silence ou le refus de s’auto-incriminer.

    Depuis le 30 mars, le Conseil Constitutionnel a statué sur la question. L’article 434-15-2 du code pénal entre en application. La police n’a plus besoin de forcer les serrures électroniques et les logiciels de cryptage, l’accusé est désormais sommé de fournir les clés pour le déverrouiller. En Russie, le gouvernement a réclamé à la société qui détient l’application de messagerie Telegram les clés permettant de déchiffrer les messages. Là aussi, la vie privée est au cœur des enjeux.

    Les « libertés » permises par le capitalisme dans ses moments d’embellie, ou arrachées dans la lutte et la douleur, ne sont que des illusions. Ces libertés ne sont pas des montagnes immenses, des rocs, elles sont des enjeux.

    Le capitalisme, la bourgeoisie, sentant l’aiguillon de la crise économique, resserrent leur étau. La répression se fait plus féroce, car elle est le miroir de la situation sociale. Plus la misère est forte, plus la colère est forte. Plus la colère est forte, plus la répression est puissante. Puissante, car la bourgeoisie ne partage pas, ni le pouvoir, ni les richesse.

    Face à la répression, face aux tentatives de division, face aux tentatives d’écrasement, nous ne devons former qu’une seule ligne, qu’un seul front. Chaque coin enfoncé dans nos flancs, chaque attaque réussie par la bourgeoisie est un coup porté à l’ensemble et l’intégralité du mouvement populaire, du mouvement ouvrier, du mouvement révolutionnaire.

    Halte à la répression !

  • Tensions syriennes

    Tensions syriennes

    Tensions syriennes

                  USA, Angleterre, France d’un côté, Russie de l’autre, se font face. Chacun se menace de missiles, chacun se jauge, chacun se scrute. Dernièrement, le ton s’est haussé entre les différentes puissances militaires. Les USA et la coalition occidentale ont, en effet, annoncé leur intention de procéder à une action militaire dans le but de riposter à une attaque chimique présumée de la part du gouvernement Syrien contre les opposants au régime. L’intervention directe prendra probablement la forme de tirs massifs de missiles de croisières « beaux, nouveaux et intelligents » -dixit Trump.

                    La Russie, de son côté, a annoncé son intention de stopper ces missiles à l’aide de ses nouveaux systèmes d’armes, les S-400, déployés autour de ses bases. Pour les uns comme pour les autres, les muscles se gonflent. Pour les uns comme pour les autres, la guerre de Syrie est l’occasion de pratiquer un test grandeur nature des systèmes militaires de pointe, tant pour séduire une clientèle que pour marquer de stupeur les forces adverses. L’addition est payée, au final, en sang syrien.

                    La Syrie est, pour le grand malheur des peuples qui l’habitent, un enjeu géopolitique sans cesse plus important pour les puissances impérialistes. Point d’achoppement, point de fixation, point de confrontation, la Syrie est un espace courtisé, et cette cour ne se fait pas que dans la douceur et la tendresse.

                    D’un côté par la Russie, qui cherche à s’affranchir du barrage formé par le détroit du Bosphore, sous contrôle Turc, pays membre de l’OTAN. Celle-ci s’élance vers les mers chaudes, vers les mers libres, vers l’accès à l’océan mondial.

                    De l’autre, une coalition tactique des Etats occidentaux, qui voient, chacun, dans la montée en puissance de la Russie une menace. Une nouvelle fois, un cercle d’acier est bâti autour de celle-ci, dans le but de la contenir, de l’étouffer, de l’étrangler. C’est dans la mise en place de cet étau que se trouve la raison fondamentale du soutien de la part de l’occident aux rebelles, y compris fascistes.

                    Disons le clairement, le plan de déstabilisation du régime en place, son remplacement par une clique au service des intérêts de l’occident -ou au moins anti-russe- a échoué complètement. Il a fait long feu. Cette permutation qui devait s’opérer, surfant sur les mobilisations de 2011, s’est muée en une impitoyable guerre civile.

                    Cette guerre civile a connu différentes phases, différents retournements d’alliances. D’affrontement binaire entre pro et anti Bachar Al-Assad, elle est devenue un billard à quatre bande, avec l’entrée fracassante de l’Etat Islamique d’un côté, de l’autre, l’irruption des Forces Démocratiques Syriennes. Les puissances régionales, Iran, Israël, Arabie Saoudite, Turquie, ont chacune joué leurs cartes, dans l’espoir de pouvoir sortir renforcé de l’affrontement, dans l’espoir de gains, territoriaux, politiques, ou dans l’espoir d’affaiblir les concurrents et les adversaires. La Turquie en a d’ailleurs profité pour porter sa guerre génocidaire hors de ses frontières, et pourchasser les combattants et combattantes de la Liberté au Rojava.

                    Cette guerre touche à sa fin. Les forces soutenues par l’occident et l’Etat Islamique sont en lambeaux. La Turquie et la Russie ont trouvé un modus vivendi sur le dos des révolutionnaires Kurdes. Mais l’enjeu est bien trop important pour être réglé si simplement. L’occident ne veut pas perdre les têtes de pont payées si chèrement. Alors l’escalade reprend, avec l’idée, cette fois, d’une intervention directe de la part des forces militaires occidentales en Syrie. Un acte qui entrainerait inévitablement une escalade militaire accrue, laquelle pourrait potentiellement dégénérer.

                    La coalition occidentale semble vouloir prendre cette voie. Une voie qui serait pavée de sang. Elle est applaudie par certains « démocrates » qui sont en réalité des bellicistes maquillés. De l’autre côté, certains, certaines, fantasment. Fantasment sur la figure de Poutine, fantasment sur l’entrée en lice d’une prétendue « flotte chinoise », rêvassent sur une guerre de l’Eurasie contre l’occident. Nourries à coup de publications de Russia Today ou de Sputnik, ces rêveries n’en sont pas moins des tromperies.

                    Tromperies sur la nature politique de la Chine et de la Russie actuelle, tromperie envers les engagements et les discours sur le rôle de la Russie dans la guerre en Syrie et dans le conflit entre les Kurdes d’Afrîne et la Turquie.

                    Nous ne voulons pas de guerre, nous exécrons la guerre impérialiste, cette guerre de rapine, cette guerre pour l’or, cette guerre qui est payée du sang des masses populaires. Cette guerre est une lutte entre alliances impérialistes pour un nouveau partage du monde. Elle est une guerre de bourgeois contre d’autres bourgeois, tandis que les massent paient le prix fort. Dans ce conflit, la force porteuse d’escalade et d’aggravation est l’occident, non la Russie, en effet, mais nous ne nous cachons pas derrière cela pour soutenir en sous-main la présence militaire de la Russie et le régime Syrien.

                    A nos yeux, la seule solution viable, qu’il est possible de soutenir positivement, est celle du projet des Forces Démocratiques Syriennes : Une Syrie démocratique, dans laquelle le droit et les aspirations des peuples comme des masses populaires qui les constituent sont respectés.

  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant le blocage de l’université Lyon II.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant le blocage de l’université Lyon II.

    L’Unité Communiste de Lyon salue la décision de l’Assemblée Générale de Lyon II, réunie ce matin sur le campus de Bron, de mettre en place de manière concrète la grève étudiante. En effet, les étudiants et étudiantes se sont réunies et ont choisi, dans une très large majorité, de voter le blocage illimité de l’Université.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que le blocage des universités, au même titre que les autres modes d’expression de la grève et de la lutte, est un moyen légitime. Le blocage est à la fois un outil tactique et un outil stratégique.

    Il est un outil tactique dans le sens où il permet à la mobilisation étudiante de prendre réellement corps, de bouleverser la routine imposée par un bachotage toujours plus fort, à chaque réforme. Il permet de créer les espaces de mobilisation, mais également les espaces d’information, de prise de décision et de mise en œuvre des actions concrètes. Comprendre les enjeux, les menaces et les attaques pour les contrer.

    Il permet de se dégager de l’épée de Damoclès constante que fait peser le contrôle des absences sur les étudiants et les étudiantes, et, parmi eux et elles, sur les plus précaires et les plus vulnérables : les boursiers et boursières. Ce chantage n’est pas négligeable !

    Le blocage est une arme stratégique, au même titre que la grève elle-même, pour permettre de peser dans la bataille. Elle est le moyen d’expression, le moyen de combat de la grève étudiante. Elle est ce qui pèse dans la bataille d’usure qui se joue face à un gouvernement directement au service des ennemis de classe.

    Les dernières années ont vu l’émergence d’une perception ultra-individualiste et libérale de la grève : celle-ci devrait ne plus gêner, ne plus perturber la vie de tous les jours, d’usagers pris et d’usagères prises en otage. Elle devrait se faire en catimini, loin des yeux, loin de la vie, et n’être qu’une idée abstraite, un concept.

    Or, les attaques sont concrètes. Les méfaits des réformes liquidatrices sont concrets. Les enjeux sont concrets. La réponse ne saurait être autre chose qu’une réponse tout aussi concrète ! Les trains roulants, les usines tournantes, les hôpitaux soignants, les facultés ouvertes ne le sont que parce qu’elles sont animés par un personnel qui travaille, qui s’use, qui s’épuise dans des conditions toujours plus précaires. Les formations délivrées par ces dernières, tout comme au sein des autres établissements ne peuvent être coupée d’un droit de regard de la part des étudiantes et des étudiants, qui ont toute légitimé à rejeter le fait d’être traités comme une clientèle -une clientèle, qui plus est, qui est flouée par ce qu’on lui propose comme avenir !

    L’Unité Communiste de Lyon affirme le droit de ceux qui produisent de ceux qui travaillent, d’exercer leur pouvoir de blocage de l’activité et de la production. Elle soutient que la légitimé est entre les mains des assemblées générales faites par les travailleurs et travailleuses, par les étudiants et étudiantes, par chaque secteur.

    D’autres ne sont pas de cet avis. Contre la grève, un vaste front réactionnaire se forme. Quoiqu’ils en disent, quoi qu’ils prétendent, les fascistes marchent aux ordres de LREM. Malgré le maquillage pseudo-social, malgré les prétention populiste, ils sont les petites mains du gouvernement. A chaque mouvement social, ceux-ci se démasquent et révèlent leur véritable nature : celle des croupions de la bourgeoisie.

    Ils instrumentalisent les inquiétudes et les tracas de ceux qui ne sont pas en grève, ils surfent sur celles-ci, mentent autour d’elle, les gonflent, leur font prendre une ampleur démesurée pour saboter les mouvements et pour initier des mouvements de masse réactionnaire.

    Ils nient que chaque avancée sociale s’est payée chèrement. Chaque droit est une conquête, chaque perte de celui-ci est un coup de pelle dans les charniers du passé. Ils parlent de prise d’otage quand leur profits sont touchés. Que diront-ils quand leur pouvoir le sera ?

    Malgré leur verbiage, malgré leurs entraves, la détermination et le courage sont dans les rangs de ceux et celles qui luttent. Emmanuel Macron et son gouvernement sont, nous l’écrivons une fois de plus, des kamikazes au service de la bourgeoisie. Ils sèment le chaos et la misère, liquident autant qu’ils peuvent les conquêtes sociales, chargent tambour battant contre les masses.

    Mais chemin faisant, ces laquais, ces âme-damnées de la bourgeoisie creusent leur tombeau, ainsi que celui du système dont ils sont les serviteurs. Jetant dans la rue des centaines de milliers de personne, grossissant les grèves et les manifestations. Une nouvelle vague militante, écœurée par le réformisme, dépitée par les promesse de politiciens professionnels du mensonge, menace de tout submerger.

    Les travailleurs, les travailleuses, qu’ils ou elles soient en formation ou en exercice, les retraités et retraitées, ceux qui produisent les richesses du monde, qui les produisaient, qui les produiront, tout comme ceux qui sont privés de tout par la rapacité et l’avidité de la bourgeoisie, tous se dressent et réclament leur dû.

    Non pas une illusoire nationalisation -prétendument démocratique ou non- sous l’égide d’un Etat bourgeois qui œuvre à les enfermer, mais bien d’une prise réelle des moyens d’exercer le pouvoir et d’en priver les exploiteurs et les exploiteuses !

    Les travailleurs, les travailleuses sont le monde, et le monde est à eux !