Auteur/autrice : unitecommuniste

  • Combien de confinements ?

    Combien de confinements ?

    Après bientôt une quarantaine de jours de confinement, la question qui est légitimement dans tous les esprits est : comment en sortir ? Or, la réponse n’est absolument pas évidente.

    Ces dernières semaine, la mortalité a été extrêmement fortes. Plus de 21 000 morts, principalement des personnes âgées. Mais le bilan est loin d’être encore réellement réalisé. Il a déjà été annoncé que la mortalité anormale avait largement dépassé celle de la canicule de 2003 tout comme celle de la plupart des épidémies de grippe saisonnières. Et l’épidémie n’est pas encore terminée. Nous adressons nos condoléances les plus sincères à toutes celles et ceux qui ont perdu un être cher. Nos pensées vont vers eux et elles.

    Malgré ces terribles deuils, il est important de reconnaître que le confinement a permis un aplanissement de la courbe des infections. En dépit de toutes les inégalités, en dépit des violences policières innombrables et cruelles, en dépit des violences conjugales et familiales, le confinement à contribué à éviter une destruction complète du tissus hospitalier.

    Mais quelque part, il est aussi victime de son succès. Avec un taux d’infection de 5,7 % (estimé) de la population, le confinement a fonctionné. Mais il laisse aussi un sentiment amer et inquiétant : celui d’une pandémie qui est loin d’être terminée. Il n’est pas non plus rassurant de penser qu’il y a eu une saturation des services de santé avec un taux d’infection qui est demeuré, malgré tout, très bas.

    Cela signifie qu’il reste donc, au minimum, un potentiel de 94,3 % de la population qui court le risque d’être touchée, en partant du principe d’une immunité acquise à 100 %. Principe qui d’ailleurs n’est pas encore avéré et qui est, en dernière instance un problème insurmontable.

    La question qui se pose est de savoir quels sont les projets du gouvernement, projets qui ont tendance à avoir l’air pris au jour le jour, avec des ordres, des contre-ordres, des revirements brutaux…Une partie de ce qui suit est donc du domaine de la spéculation. Spéculation cependant alimentée par des principes de rationalité qui sous-tendent tout raisonnement.

    En somme, nous pouvons penser que les objectifs du gouvernement sont les suivant :

    • Tenter de juguler au plus vite et avec le moins de casse possible la crise pandémique. En réalité il n’y a pas d’intérêt au fait de causer des morts.
    • Tenter de limiter la pression au maximum sur le cœur de l’économie à la fois pour éviter de nuire aux intérêts de la grande bourgeoisie, mais également pour tenter de limiter le délitement du tissus économique du pays.
    • Tenter de ménager une certaine stabilité politique dans le pays pour éviter une crise politique majeure.
    • Ne pas se laisser enterrer par les États qui peuvent se permettre une politique de remise en route beaucoup plus rapide et brutale.

    Mais ces objectifs sont extraordinairement difficiles à atteindre sans que cela ne dépasse les limites de l’acceptable pour la population, déjà largement échaudée par l’incompétence du gouvernement et par les tensions sociales préexistantes. Il existe des points de ruptures qui sont déjà dépassés, notamment dans les quartiers populaires, dans lesquels 40 jours d’isolement n’ont absolument rien de romantique ou de reposant, bien au contraire. Plus les discriminations sociales étaient fortes avant le confinement, plus elles ont eu tendance à s’accentuer, avec d’ailleurs le rôle de catalyseur, voire de détonateur, de la police.

    L’idée d’une reprise progressive le 11 mai, puis d’un retour en classe le 18 mai, est probablement une remise en route temporaire. Il serait tout à fait envisageable et rationnel pour le gouvernement, et conforme aux intérêts de la bourgeoisie, que de tenter au maximum de faire coïncider une nouvelle étape pandémique avec la prise des congés payées.

    • D’une part cela éliminerait le besoin d’une législation spéciale sur la réduction de celles-ci, ce qui serait mal perçu et pourrait accentuer encore davantage les tensions.
    • De l’autre, le secteur du travail saisonnier (hors agriculture) risque, quelque soient les scénarios, de demeurer fermé.

    Nous nous dirigeons donc vers une possible série de confinements, suivis de sas de décompression, pendant lesquels la maladie se répand à nouveau, puis avec de nouveaux confinements. Ces espaces permettraient des contaminations « contrôlées » et adaptées à la dimension du système hospitalier.

    Mais, d’une part cette solution va se heurter au poids de plus en plus grand de l’endettement et de la concurrence internationale toujours plus aiguë. La baisse de la consommation intoxique aussi l’espoir d’une reprise rapide de l’économie. Et ceux et celles qui, sous la sidération, ont accepté des mesures d’autorité, les accepteront-ils à nouveau, la deuxième ou la troisième fois ? La lassitude pourrait très bien faire triompher des lignes hostiles au confinement, lignes soutenues par les franges des exploiteurs les plus radicales et les plus déterminées à sacrifier des vies humaines.

    Pour relancer l’économie et éponger rapidement la dette, il n’est d’ailleurs pas exclu que soit mis en marche la menace de taxer l’épargne. Cette taxe, non seulement frapperait les plus petits épargnants, mais pousserait à sortir l’argent des comptes pour le dépenser. Cette mesure est extrêmement inéquitable, puisqu’elle ne touche pas aux investissements, aux placements, à l’immobilier, ce qui représente le patrimoine des plus aisés.

    Pour faire accepter cette stratégie, maintenir le pays sous contrôle, pressurer le plus vulnérables, gérer le chaos de la perte de plusieurs millions d’emploi, des mesures politiques seront certainement mises en œuvre. Il n’est pas dit que la notion de liberté démocratique ne change pas de sens rapidement, sur l’autel de la gestion de crise.

    Quelque choix les stratégies employées par le gouvernement, il n’en reste pas moins que la réponse reste la même : préparer les luttes à venir, quelques soient leurs formes. Mais surtout, préparer également une réponse politique à la hauteur des enjeux de la période. Une réponse politique qui ose poser la question de la nature du régime, de la nature du pouvoir et de quels intérêts sert l’État.

    Cette crise, la crise économique et la crise écologique doivent mettre à l’ordre du jour l’idée d’un pouvoir populaire, seul à même de mettre fin à la dictature des rendements financiers, à la dictature de l’argent.

    Cette pandémie, est, en réalité, non pas un événement isolé, mais bien un symptôme de la déstabilisation des écosystèmes. Il est vital que cette déstabilisation s’arrête.

    La philanthropie, la charité, ne seront pas les réponses efficaces à ces maux. La seule réponse est par une gestion démocratique et populaire de l’ensemble des moyens de production des richesses et par l’exercice du pouvoir politique par celles et ceux qui les produise.

    Elle passe aussi par le fait de chasser du pouvoir les pantins des exploiteurs. Cela demande donc d’être organisés et organisées.

    Nous sommes dans le purgatoire du confinement. Ce temps peut, et doit, être mis à profit pour avancer sur cela, pour se préparer à affronter la sortie.

    Confinement I, confinement II, ou pas, organisons-nous pour ne plus revivre cela !

  • Message sur le plan de création de l’ILPS-Europe

    Message sur le plan de création de l’ILPS-Europe

    En tant que communistes et plus particulièrement en tant qu’organisation membre du Front Uni International, impulsé par l’International League of People Stuggle (ILPS) et l’International Coordination Of Revolutionnaries Parties and Organisations (ICOR), nous saluons le plan de création de l’ILPS-Europe. Nous leur souhaitons un développement rapide et de grands succès. Leur développement consolide celui de l’ensemble du mouvement communiste international.

    E.V.

    Jose Maria Sison, Président émérite de la Ligue internationale de lutte des peuples

    4 avril 2020

    Chers collègues,

    La Ligue internationale de lutte des peuples est un front uni d’organisations de masse pour la lutte anti-impérialiste et démocratique à différents niveaux. Depuis sa fondation en 2001, elle a une portée internationale. Mais pour atteindre la profondeur, elle doit construire ses forces composites aux niveaux régional, national et local.

    Elle peut gagner du souffle à chaque niveau en ayant davantage d’organisations de masse comme composantes de chaque préoccupation.

    Pr. Jose Maria Sison

    Elle peut également gagner en ampleur en pouvant s’allier à d’autres formations de front unique à tous les niveaux. On peut appeler cela l’élargissement de l’alliance pour rassembler la plus grande force possible afin d’isoler et de submerger l’adversaire.

    Pour construire l’ILPS à n’importe quel niveau, vous devez connaître la situation dans son champ d’application géographique et vous devez rassembler les organisations de masse que vous pouvez à un moment donné. Vous devez réunir les délégations de ces organisations afin d’échanger des points de vue et des expériences, de convenir d’un programme d’action et d’élire l’organe qui dirigera le travail et la lutte qui découlera de l’assemblée.

    Je suis heureux que dans votre projet de création de l’ILPS-Europe vous appréciez sa place dans la structure de l’ensemble de l’ILPS et que vous ayez fait des préparatifs pour la mise en place de cette formation régionale en connaissant la situation en Europe, en réunissant des délégations de différents pays, en formulant un programme d’action et en élisant votre organe directeur régional.

    Sur la formation de l’ILPS-Europe

    En formant l’ILPS-Europe, vous prenez en compte et tirez profit de la charte et du programme de l’ensemble de l’ILPS et vous vous concentrez sur les conditions, les préoccupations et les demandes des peuples de la région et des pays qui la composent afin de poursuivre et de faire progresser la lutte anti-impérialiste et démocratique pour le socialisme et la solidarité dans l’intérêt des peuples d’Europe.

    Vous devez construire l’ILPS-Europe comme un front uni de formations de masse définies en son sein aux niveaux régional et national. Vous pouvez attirer dans le giron de l’ILPS plus d’organisations anti-impérialistes et démocratiques intéressées par l’une des préoccupations de l’ILPS. En même temps, vous pouvez avoir une alliance et une coopération consensuelle, consultative et pratique avec d’autres organisations qui sont indépendantes de l’ILPS mais qui ont un intérêt commun avec l’ILPS.

    En raison de l’aggravation de la crise du système capitaliste dans le monde et en Europe, il existe des formations de masse anciennes et nouvelles qui mènent des luttes anti-impérialistes et démocratiques sur un large éventail de questions de nature économique, sociale, politique, culturelle et environnementale et qui touchent la classe ouvrière en général, les migrants et les réfugiés, les femmes, les jeunes, l’intelligentsia et d’autres secteurs de la société.

    Le capitalisme monopoliste a aggravé l’exploitation du prolétariat et du reste de la population, en particulier sous la politique du néolibéralisme. Il leur a infligé le chômage, la précarité de l’emploi, des salaires réels plus bas, un coût de la vie plus élevé, l’érosion des services sociaux, des mesures d’austérité, la discrimination sexuelle, la diminution des opportunités pour les jeunes, la dégradation de l’environnement et une augmentation de la fiscalité sur les personnes (mais pas sur les sociétés commerciales) sous divers prétextes.

    Dans le même temps, le capitalisme monopoliste a aggravé l’oppression du peuple. Des lois, des politiques et des pratiques anciennes et nouvelles sont utilisées pour restreindre les droits démocratiques et les libertés fondamentales. Les moyens d’information et d’éducation dominants répandent des préjugés chauvins, racistes et fascistes. Pire encore, des mouvements fascistes sont apparus et collaborent avec les forces coercitives de l’État contre le peuple et les forces démocratiques.

    Vous construisez l’ILPS-Europe à un moment où le prolétariat et les peuples de la région s’élèvent, comme dans d’autres régions du monde, contre l’escalade de l’exploitation et de l’oppression en raison de la politique néolibérale de cupidité débridée, du terrorisme d’État, de la montée du fascisme et des guerres d’agression sans fin déclenchées par l’impérialisme américain. Votre lutte en Europe est nécessairement liée aux luttes des peuples à l’échelle mondiale.

    En harmonie avec le Front uni international

    Tout en construisant l’ILPS-Europe, vous devez également être en harmonie avec l’engagement international et la politique de l’ILPS en front uni avec d’autres formations internationales et organisations individuelles. En ce moment, l’ILPS initie conjointement avec la Coordination internationale pour la révolution (ICOR) la formation du Front uni international anti-impérialiste et antifasciste (AIAIUF), qui vise à inclure d’autres formations internationales.

    Dans ce type de front uni international de plus en plus large, l’ILPS espère amplifier les forces communes et individuelles des participants, s’entendre par consensus sur des tâches et des actions communes et maintenir des relations consultatives et consensuelles entre des participants égaux et se respectant mutuellement.

    Les participants ont le droit à l’indépendance et à l’initiative et ne sont pas liés par le centralisme démocratique. Ils s’accordent à conserver et à accroître leurs forces et leurs capacités respectives, à faire des déclarations communes ou similaires, à entreprendre des actions et des campagnes communes sur certaines questions à certaines dates ou périodes convenues.

    Nous pouvons nous attendre à ce que les protestations de masse mondiales qui ont éclaté de façon spectaculaire depuis l’année dernière continuent de s’étendre et de s’intensifier et prennent des formes plus élevées de lutte non seulement pour un changement de régime mais aussi pour un changement de système. Elles signalent la transition vers des luttes anti-impérialistes plus importantes et la résurgence de la révolution prolétarienne-socialiste mondiale.

    La montée des luttes anti-impérialistes et démocratiques est la conséquence de l’aggravation rapide de la crise du système capitaliste mondial. La crise de surproduction a été aggravée et accélérée par l’adoption de technologies plus avancées, la diminution délibérée des revenus réels et nominaux des travailleurs, l’accumulation rapide du capital dans les mains de la bourgeoisie monopoliste et l’émergence de nouvelles puissances impérialistes en plus des puissances traditionnelles.

    Intensification des contradictions inter-impérialistes

    Toutes les puissances impérialistes, traditionnelles et nouvelles, semblaient bien s’entendre sous les auspices de la mondialisation néolibérale tant qu’elles pouvaient exploiter les travailleurs de tous les pays et transférer le fardeau de la crise aux pays sous-développés et moins développés. Mais la crise de surproduction s’est aggravée trop vite pour perturber l’équilibre des forces entre les puissances impérialistes, au point que la concurrence économique et la rivalité politique sont devenues de plus en plus prononcées.

    Le changement le plus spectaculaire a été le déclin stratégique des États-Unis, qui sont passés du statut de superpuissance unique de 1991 à 2008 à celui de simple puissance dans un monde multipolaire. La Chine a développé son économie à un point tel que les États-Unis la considèrent comme son principal concurrent économique et son principal rival politique. L’Union européenne elle-même est ébranlée par la sortie de la Grande-Bretagne et est mise à rude épreuve par la récession prolongée depuis la crise financière de 2008.

    Le prolétariat et les peuples d’Europe de l’Est et de Russie sont scandalisés par la dégradation des conditions de passage d’un régime révisionniste à un capitalisme débridé. Ils s’indignent de la montée du chômage, de la perte drastique des services sociaux et des mesures répressives. Ils ont un fort désir de changement de système du capitalisme au socialisme.

    Les puissances impérialistes d’Europe occidentale sont encore principalement alignées sur les États-Unis et le Japon au sein du FMI, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du G-7, du G-20 et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), mais certains pays ont des besoins particuliers qui les obligent à avoir des relations amicales avec la Russie et la Chine. L’alliance des États-Unis et des puissances d’Europe occidentale est mise à l’épreuve et mise à rude épreuve par les fréquentes demandes de sanctions et d’actions d’agression des États-Unis contre leurs ennemis.

    A l’exception de l’Asie du Sud-Est où la Chine revendique 90 % de la mer de Chine méridionale et est agressive, les Etats-Unis restent le premier fauteur de troubles du monde capitaliste. Mais ils ont décliné précisément à cause de l’excès de zèle impérial, en dépensant trop dans les bases militaires à l’étranger et les guerres d’agression sans fin, et en ayant fait des concessions économiques, commerciales et technologiques majeures à la Chine jusqu’en 2018.

    Alors que les contradictions inter-impérialistes s’aggravent, nous pouvons nous attendre à ce que les puissances impérialistes fassent davantage d’efforts pour transférer le fardeau de la crise aux États clients ainsi qu’à leur propre classe ouvrière et à la classe moyenne. Nous devons être très attentifs à la manière dont la bourgeoisie monopoliste exploite la classe ouvrière et dont elle génère le chauvinisme, le racisme et le fascisme afin d’obscurcir les racines de la crise et de prévenir la montée des forces révolutionnaires.

    La crise du système capitaliste mondial qui s’est développée depuis le krach financier de 2008 n’a pas été résolue par la bourgeoisie monopoliste et a conduit à une crise plus profonde et plus grave en cette année 2020. La ligne néolibérale de la mondialisation impérialiste s’est effilochée après plus de 40 ans de domination.

    Alors qu’elle fonctionne et alarme la plupart des pays, la pandémie de Covid-19 est utilisée par les gouvernements bourgeois pour renforcer le contrôle social et appliquer des mesures répressives. Mais elle sert également à exposer et à souligner le caractère antisocial du capitalisme monopoliste et les déprédations flagrantes que la politique néolibérale a engendrées. Les larges masses populaires sont donc incitées à se rebeller.

    Elles sont scandalisées par le fait que la bourgeoisie monopoliste utilise depuis longtemps le mode néolibéral d’exploitation effrénée et se sert de la pandémie comme excuse pour prendre des mesures de sauvetage financier et bénéficier de prétendus plans de relance. Ils sont révoltés de voir qu’ils sont soumis à des conditions de vie pires, à savoir des revenus faibles, le chômage, l’absence de domicile fixe, l’érosion des prestations sociales et la privation de soins de santé et d’autres services sociaux.

    Construire le mouvement de masse à travers le Front uni

    Nous pouvons nous attendre à ce que, dans les mois et les années à venir, la lutte de classe entre la bourgeoisie monopoliste et le prolétariat s’intensifie et à ce que la lutte entre les mouvements fascistes et antifascistes s’intensifie en Europe ainsi que dans d’autres régions du monde. Il est urgent de construire le mouvement de masse par le biais du front uni des forces révolutionnaires dans les luttes anti-impérialistes et démocratiques pour la libération nationale, la démocratie et le socialisme.

    En Europe, nous devons être capables d’éveiller, d’organiser et de mobiliser le prolétariat (y compris les travailleurs migrants) et la classe moyenne, qui se réduit et vit dans la précarité. La politique économique néolibérale a fait ressortir le pire caractère antisocial, antiprolétarien et antipopulaire du capitalisme monopoliste.

    Quel que soit le taux de croissance du PIB, il signifie l’augmentation implacable de la dette publique insoutenable au profit de la bourgeoisie monopoliste, la maximisation du profit privé en comprimant les revenus de la classe ouvrière, la montée du chômage, les mesures d’austérité, l’érosion des prestations sociales et la diminution des services sociaux.

    En Europe occidentale, le prolétariat et les populations de tous les pays souffrent de l’aggravation des conditions de la crise économique et financière, celles de certains pays étant plus touchées que celles d’autres pays. En Europe de l’Est et en Russie, le prolétariat et la population sont dégoûtés par la nouvelle détérioration de leurs conditions, de la période de régime révisionniste à la période actuelle de capitalisme débridé.

    Alors que la crise du capitalisme s’aggrave, chaque clique dirigeante de la bourgeoisie monopoliste utilise les appareils coercitifs de l’État pour réprimer la montée du mouvement de masse révolutionnaire et génère les courants de chauvinisme, de racisme et de fascisme. Le prolétariat et le peuple sont ainsi mis au défi de riposter avec le mouvement anti-impérialiste et démocratique pour le socialisme.

    De nombreuses questions se posent et appellent à l’action de la part des larges masses populaires. Mais la tâche principale est de construire le mouvement de masse par le front uni des forces révolutionnaires et de faire avancer la lutte de classe contre la bourgeoisie monopoliste et de viser le socialisme. Les forces révolutionnaires en Europe doivent faire avancer les luttes anti-impérialistes et démocratiques de concert avec les peuples des autres régions et du monde entier.

    Merci.

  • Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France.

    Appel à l’unité d’action des communistes présents et présentes en France.

    Nous avons rédigé cet appel avec nos camarades de l’UPML, faisant suite à deux lettres ouvertes proposant un travail conjoint des communistes. Nous considérons que la situation actuelle ne nous autorise pas à rester dispersés et désunis. Nous avons, en tant que militants et militantes communistes, une « obligation de moyens » dans le fait de lutter et de chercher, constamment, les moyens de pouvoir progresser et avancer. Nous relançons donc cet appel, et nous invitons celles et ceux qui se retrouvent dans son analyse et ses mots d’ordres à prendre contact avec nous. Ripostons ensemble, construisons ensemble, gagnons ensemble.

    21 Avril 2020.

    La crise mondiale liée à la pandémie représente la situation la plus grave qu’a connu la planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle secoue de fond en comble le monde. Avec plus de la moitié de la population en confinement, elle fournit également l’expérience la plus universelle de l’histoire de l’humanité.

    Toujours est-il que cette situation chaotique peut déboucher soit sur une aggravation générale et durable de la situation sur la planète entière, soit sur des perspectives nouvelles de lutte et de victoire pour le mouvement ouvrier, le mouvement des opprimés et opprimées, le mouvement communiste. Nous considérons que cela dépendra de notre action et de notre capacité à travailler ensemble.

    Les bourgeoisies préparent leur sortie de confinement. Elles développent des plans pour passer à l’offensive sur les droits sociaux, profiter de la période de trouble pour justifier un durcissement des institutions et de la répression.

    La crise sanitaire a de nouveau démasqué les gouvernements et leur vraie nature : des agents serviles des intérêts capitalistes, prêts à sacrifier la santé et la vie des travailleuses et des travailleurs. Elle rétablit également la vérité sur le caractère essentiel du travail des ouvrières et des ouvriers, des agricultrices et des agriculteurs…etc. Par opposition, elle rappelle le caractère parasitaire de la grande bourgeoisie, laquelle ne vit que comme un vampire sur le dos de celles et ceux qui, avec la nature, produisent toutes les richesses. Il existe parmi les masses populaires un immense désir de justice sociale, tout comme une immense combativité potentielle. Cependant, l’efficacité de la propagande réactionnaire peut également faire basculer l’issue de la crise en faveur du chauvinisme, du fascisme, de la collaboration de classe.

    Nous avons un travail massif immense à réaliser, quelles que soient nos stratégies.

    Le mouvement communiste international peut sortir renforcé de cette épreuve. Le fait de parvenir à réaliser cette tâche immense dépend en partie de la capacité des organisations politiques qui composent ce mouvement de coopérer et de surmonter les écueils pour travailler ensemble.

    Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible. Que des fronts unis puissent naître et se renforcer, pour contrer les plans de la bourgeoisie et des impérialistes, mais également pour faire naître ou pour renforcer les forces qui rendront la victoire possible.

    Un travail défensif est nécessaire, pour protéger les droits sociaux, économiques et politiques des masses populaires, pour s’opposer à la guerre, au fascisme… dans le cadre de fronts unis les plus larges possibles. Mais également un travail offensif, pour conquérir de nouveaux droits sociaux, économiques et politiques, pour rassembler et organiser largement les masses vers la lutte politique. Une lutte politique pour une nouvelle société, à laquelle toujours plus de travailleuses et de travailleurs aspirent. Cette société ne peut être que le véritable socialisme.

    Nous mêmes, membres de l’UCL et de l’UPML, soucieux de collaborer systématiquement, travaillons au sein de la Coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires (ICOR). Cette coordination fait partie du Front Uni International construit avec la Ligue internationale de luttes des peuples (ILPS). Nous avons fait ce choix car nous considérons qu’on ne pouvait se contenter de notre activité isolée. Nous respectons les choix stratégiques de toute organisation et le fait qu’elles puissent ne pas souhaiter adhérer à la coordination dans laquelle nous sommes. Ce n’est pas le but de notre courrier mais celui de nous rapprocher pour agir ensemble.

    Travaillons ensemble, discutons, rencontrons-nous dans la mesure du possible. On pourrait s’imaginer des campagnes de solidarité commune – au niveau local, régional, national, continental, pour construire une défense et une riposte la plus large possible. Mais faisons un premier pas par cet appel commun !

    Nous pensons que les positions à défendre en commun peuvent se résumer simplement autour de constats :

    • Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies. A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité.
    • L’échec du libéralisme : Même les États les plus ouvertement libéraux ont pris des mesures pour protéger les intérêts de leurs bourgeoisies. C’est une démonstration de plus de la collusion entre États et exploiteurs & exploiteuses.
    • La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coûts astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
    • Le système capitaliste n’est ni réformable ni amendable. Il doit être détruit et remplacé par un système économique, planifié, conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète. Place à la société du futur – le socialisme révolutionnaire !

    Notre propagande prend vie en lien avec les luttes des masses :

    • Pour un système de santé répondant aux besoins réels et prévisionnels.
    • Aucune législation spéciale du travail et aucun recul du droit du travail durant la crise et après celle-ci.
    • Non à une reprise économique et scolaire sans protection
    • Apporter de l’aide aux plus démunis, protéger et organiser les personnes les plus vulnérables dans un esprit internationaliste.
    • Condamnation et sanctions pour les responsables des victimes, dues à la gestion bourgeoise de la crise sanitaire.
    • Contre la droitisation des politiques, contre la militarisation des appareils d’États et la fascisation. Pour la défense et l ‘élargissement de nos droits et libertés démocratiques. Lutter contre l’action des forces réactionnaires, qui utilisent régulièrement les crises pour faire du prosélytisme ou instiller des idées racistes / réactionnaires.
    • Halte à toutes les guerres de rapine et à toutes les opérations de repartage du monde entre puissances impérialistes.

    Au delà de ces tâches immédiates, et en lien étroit avec elles, préparons les luttes à venir dans une période qui va ébranler les bases économiques et surtout politiques d’un système dépassé. On verra des révoltes, des insurrections et des effervescences révolutionnaires naître. La crise engendrera d’énormes souffrances pour les masses, mais aussi des potentialités pour renverser le capitalisme. La bourgeoisie s’y prépare – et nous !? Ces mouvements forts auront-ils une perspective et une direction unifiée ?

    • Parlons-nous entre organisations et mettons ensemble ce que nous avons en commun, sans esquiver le débat sur nos divergences. L’heure est à la coopération, à l’unité d’action !
    • La voix de la révolution socialiste doit se faire entendre. Développons des méthodes et des moyens pour une propagande, pour un débat large sur l’alternative socialiste au niveau de la société. Combattons l’anticommunisme à l’œuvre comme « dernière arme » de la bourgeoise pour défendre son système pourri.
    • Apprenons les uns des autres et soutenons mutuellement nos efforts pour construire une alternative révolutionnaire.

    Camarades, travaillons ensemble, agissons ensemble. Le temps du confinement, qui concerne plus de la moitié de la population mondiale, est un temps que nous devons mettre à profit pour préparer l’après-pandémie.

    Faisons avancer la lutte du prolétariat, faisons de cette crise sanitaire le point de départ d’une grande victoire politique, d’un nouveau jalon vers le socialisme !

    UPML et UCL, membres de l’ICOR

    ANNEXE : Nos constatations sur la situation actuelle.

    • Cette pandémie est coûteuse en termes de vies humaines. Si les critiques occidentales se portent principalement vers la Chine, en l’accusant de minimiser sa surmortalité, il ne fait aucun doute que chaque État tend à pratiquer une politique similaire. Cette surmortalité est un critère qui dévoile publiquement l’insuffisance des moyens sanitaires, y compris dans des pays considérés comme développés ou dans des puissances impérialistes.
      • La première vague, qui a déferlé sur l’Asie-Pacifique, semble stoppée pour le moment. Cependant, rien ne permet de s’assurer qu’elle ne réapparaisse pas.
      • La seconde vague touche l’Europe et les USA. Elle a stoppé l’activité économique de la plupart des États du « vieux continent ». Les USA deviennent le nouveau centre de celle-ci. La politique de Trump semble être celle d’un « darwinisme immunologique », laissant vivre ceux qui survivent, et mourir ceux qui n’ont pas de mutuelle.
      • Une troisième vague, sur les pays les plus pauvres et les plus dominés, pourrait naître. Ce serait elle qui serait la plus dévastatrice tant les infrastructures sont défaillantes.
    • Cette pandémie était envisagée et considérée comme une certitude. De nombreux acteurs ont dénoncé l’impréparation des systèmes de santé face à son irruption. Cependant, pour des raisons d’austérité et de rentabilité, l’ensemble des pays impérialistes ont eu tendance à réduire leur possibilité de soigner massivement la population, et ont remis sans cesse à plus tard toute politique de santé publique sur cette question et toute politique de coordination sérieuse.

    • Cependant, ce n’est pas tant la hausse de la mortalité qui pose problème, pour la bourgeoisie, que le coup d’arrêt porté à l’économie mondiale. La bourgeoisie peut sans problème accepter des génocides ou des massacres. Mais elle n’accepte pas le moindre ralentissement de ses rendements. Or, la pandémie a accéléré le développement de la crise économique. Elle préexistait à celle-ci, mais la maladie a eu un effet catalyseur. En désorganisant les chaînes de production, cette situation met en péril les pays dépendant des importations pour leurs denrées alimentaires. Ce sont souvent des pays de monoculture, comme les États dominés d’Afrique ou d’Asie. Ces États produisent pour l’export, et ne sont absolument pas auto-suffisants. Une famine mondiale peut se profiler.
    • Dans l’ensemble des pays touchés, le coût économique de cette crise risque de créer des vagues de chômage immenses. De plus, les différentes bourgeoisie en profitent pour s’attaquer aux droits sociaux, y compris les plus élémentaires. Non seulement elles comptent faire payer la crise aux masses populaires, mais elles escomptent même en tirer profit. Elles ont invoqué une économie de guerre pour justifier que les pertes soient socialisées, tandis que les profits tombent toujours dans la poche des mêmes bandits.
    • La politique de confinement, qui concerne plus de la moitié de l’humanité, accentue les inégalités de classe et les inégalités entre hommes et femmes. Les prolétaires et les femmes en subissent les conséquences les plus néfastes. Désignés « travailleuses et travailleurs essentiels », les prolétaires sont constamment exposés, sans protection, aux risques de contamination. Les femmes subissent de manière accrue la pression des tâches domestiques ainsi que les risques de violence et de viols.

    • Le durcissement de la situation économique se traduit mécaniquement par un durcissement de la situation politique interne aux pays. Déjà dans certains États comme la Hongrie, le spectre du fascisme se fait menaçant.
    • La situation est propice également au développement d’idées chauvines, bellicistes ou réactionnaires. Dans certains États, le racisme décomplexé a frappé. Les étrangers et les étrangères sont accusés de propager le virus. Un climat pogromiste s’installe. Les théories conspirationnistes et les rumeurs les plus folles circulent. Les peurs peuvent être employées comme une épée par les réactionnaires, pour frapper dans l’intérêt des bourgeois et des bourgeoises.

    • L’affaiblissement de certaines puissances entraîne de fait un risque accru de guerre. Nul ne sait, à l’heure actuelle, dans quelle situation seront les États d’occident à la sortie de cette crise. Les choix qui sont faits à l’heure actuelle peuvent les avoir durablement affaiblis. Il ne fait aucun doute que d’autres États en profiteront logiquement. Peut-être pour certaines nations, cela sonne l’heure de la liberté, mais pour d’autres, cela se résumera à un changement de maître. Il y aura certainement des luttes de libération qu’il faudra soutenir, mais également des affrontements inter-impérialistes qu’il nous faut dénoncer et combattre.

  • Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

    Non aux agressions contre le peuple vénézuélien, arrêt du blocus criminel de l’impérialisme américain contre le Venezuela

    Résolution de l’ICOR

    L’impérialisme américain a épuisé toutes les formes d’agression – jusque’á preśent, à l’exception d’une invasion directe –  contre le peuple vénézuélien pour renverser le gouvernement légitimement élu et présidé par Nicolás Maduro.

    L’impérialisme ne permet pas à une nation d’agir selon ses décisions, avec sa souveraineté et de se débarrasser de la tutelle dont elle fait l’objet depuis près de 200 ans.

    Les impérialistes ont attaqué la monnaie, contrôlé les mécanismes du commerce intérieur, généré des pénuries, bloqué l’argent que la nation possède dans les banques du monde entier, ainsi que l’entrée de produits essentiels tels que la nourriture et les médicaments. Toutes ces mesures visent à provoquer une explosion de la population contre le gouvernement en raison d’un mécontentement croissant.

    Dans le même temps, l’impérialisme a réalisé des coups d’État, promu des gouvernements parallèles, organisé des actions terroristes, attaqué la production d’électricité et les services de transport public volé des entreprises publiques nationales à l’étranger et contrôlé leurs ressources.

    Toutes ces actions ont finalement été vaines bien qu’elles aient laissé de terribles conséquences sur les infrastructures nationales. Le peuple vénézuélien a maintenu une forte résistance, attaché à un processus de libération nationale qui a commencé il y a plus de 20 ans.

    Ainsi, au milieu d’une crise qui n’est pas seulement due à des menaces et des actions extérieures, mais aussi à des erreurs de leadership du gouvernement lui-même, où le système de santé a été considérablement affecté, et où malgré le fait que les salaires réels et donc la qualité de vie se sont détériorés, les gens ont été prêts à défendre leurs conquêtes.

    Récemment, une nouvelle agression est venue s’ajouter à cette liste déjà longue, du fait que le procureur général des États-Unis a offert une récompense pour le président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela et pour d’importants responsables du pays, tels que le président de l’Assemblée nationale constituante, le ministre de la défense et le président de la plus haute cour de justice.

    Cette mesure fait partie d’une nouvelle tactique, déjà appliquée en République du Panama, qui consiste à accuser le président d’un crime de droit commun tel que le trafic de drogue, puis à agresser le pays avec des unités de commando et le kidnapper.

    Ce plan a été découvert par le gouvernement vénézuélien. Des unités paramilitaires s’entraînaient en Colombie et acquéraient des armes, en attendant le moment où le gouvernement américain offrirait la récompense, afin que l’action de kidnapping puisse avoir lieu et qu’à partir de là, on chercherait à démoraliser le peuple vénézuélien.

    Ensuite, le président des États-Unis dirige une flotte navale et l’aviation dans la mer des Caraïbes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Alors qu’Il est bien connu que la plupart des drogues dans la région quittent la Colombie par l’océan Pacifique. Par conséquent, il est clair que l’action militaire proposée correspond en réalité à un blocus, qui pourrait être le prélude à une intervention militaire au Venezuela ou produire un nouveau coup d’État. Il s’agit de la plus grande opération militaire américaine dans cette région depuis 30 ans. Les observateurs compétents établissent un lien avec l’invasion américaine du Panama en 1989. Il est clair qu’il y a aussi une intention politique intérieure de la part de Trump : il veut détourner l’attention des dizaines de milliers de morts dont il doit répondre pour sa banalisation ignorante de la pandémie de coronavirus.

    Cette nouvelle agression contre le Venezuela et son peuple se produit à un moment où la population est en quarantaine, conséquence de la politique judicieuse du gouvernement qui a pris des mesures immédiates pour sauvegarder la santé du peuple vénézuélien, en luttant contre la pandémie de coronavirus. Cette quarantaine aiguise la lutte quotidienne des masses ouvrières et populaires pour leur survie. Mais elle est menée avec beaucoup de discipline et d’organisation. Le Venezuela présente aujourd’hui une croissance très modérée de la transmission de la pandémie, malheureusement au milieu d’un blocus impitoyable.

    Les partis et mouvements organisés au sein de l’ICOR sont solidaires du peuple vénézuélien, de son admirable résistance, de sa capacité de lutte et d’organisation. Nous appelons les peuples démocratiques du monde entier : ne permettez pas que les effets graves, l’attention des médias sur la pandémie de coronavirus, ainsi que les effets massifs de la crise économique et financière mondiale sur votre vie qui commencent à se faire sentir, vous empêchent de développer la solidarité nécessaire d’urgence avec le Venezuela.

    Et nous soulignons également la perspective nécessaire de cette lutte pour lutter pour les conditions socialistes. 

    Au milieu de la pandémie qui secoue aujourd’hui l’humanité entière, nous appelons à exprimer notre solidarité avec le Venezuela : Réalisons une journée mondiale de communication le 2. Mai 2020 dans les réseaux sociaux avec des messages de solidarité au peuple vénézuélien ! Utilisons les slogans et labels suivants pour les réseaux sociaux 

    Non au blocus  du Venezuela !

    Les agressions impérialistes contre le Venezuela ne cesseront  que si nous nous y opposons! Ils ne réussiront pas ! 

    Les peuples du monde doivent s’unir contre l’impérialisme !

    Pour la démocratie et la liberté – le socialisme !

    #LesSanctionsSontUnCrime #SanctionsAreACrime

    #NeTouchezPasAuVenezuela #HandsOffVenezuela

    #PlusDeTrump #NoMoreTrump

    Signataires (en date du 18.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. PCC CPI (ML)   Provisional Central Committee Communist Party of India (Marxist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste))
    10. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    14. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    15. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    16. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    17. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    18. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
    28. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    29. Sympathisants de la PFLP
    30. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    31. NCPH Haiti
  • Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Communiqué de l’UCL sur le 11 mai.

    Comme l’ensemble de la population, nous avons pris note de la déclaration d’Emmanuel Macron relative au déconfinement.

    Nous considérons que nous sommes hostiles, dans l’état actuel des choses, à ce que l’activité des écoles et d’un grand nombre de lieux de travail reprennent le 11 mai.

    Nous considérons que, à l’heure actuelle, il n’existe aucune des conditions qui puisse permettre à cette reprise d’avoir lieu dans des conditions de sécurité suffisantes.

    A l’heure actuelle, les études sur l’immunité acquise contre le virus donnent des résultats plutôt déprimant.

    • A Wuhan, seul 2 à 3 % du personnel médical, pourtant très exposé, a développé des anticorps.
    • Il y a eu des cas de recontamination (il y a eu plusieurs cas recensés en Corée du Sud), ce qui laisse supposer une caractère cyclique de l’épidémie, notamment du fait des mutations du virus.
    • Certaines études laissent supposer que les réactions immunitaires, plus fortes après la première exposition, pourraient en réalité aggraver l’état de santé des patients. L’une des causes des décès étant une surréaction immunitaire.

    Donc il n’y a pas, de très loin, d’immunité de masse, ni en Chine, ni en France.

    • Les test sont particulièrement faibles, la France est un des pays qui a le moins dépisté : 5000 dépistages par million. C’est 5 fois moins que la Suisse, 4 fois moins que l’Allemagne.
    • Il n’y a toujours pas de matériels qui permettent une protection suffisante de la population, et donc de pouvoir faire passer le taux de contamination en dessous de 1.
    • Le système hospitalier, sans être complètement saturé, reste sous une tension forte, avec un personnel, un matériel, qui s’épuise. Il a besoin de pouvoir souffler.

    Aussi terrifiant que cela puisse paraître, il faut envisager que la sortie réelle, définitive, peut potentiellement arriver uniquement après la mise en œuvre d’un vaccin définitif.

    Nous jugeons que la réouverture des lieux d’éducations, sous un prétexte cynique (le risque de décrochage et d’accroissement des inégalités), n’a vocation qu’à décharger les parents pour qu’ils retourner travailler. Elle fait courir des risques immenses tant à la communauté éducative qu’aux élèves, et, par voie de conséquence, à leur parents et leurs proches…

    Ce sont uniquement des impératifs économiques qui dictent cette reprise prématurée. Dans son rapport du 7 avril, l’OIT estime que 2,7 milliards de travailleurs et de travailleuses sont touchés par le confinement, soit 81 % de la main d’œuvre mondiale. La productivité mondiale a diminué de 6,7 %, ce qui correspond à 195 millions d’emplois à plein temps.

    1,25 milliards de personnes (soit 38 % de la main d’œuvre mondiale) est menacée soit dans son salaire, soit dans son temps de travail. Le commerce de détail, l’hôtellerie, la restauration, l’activité manufacturière sont les plus touchés par la crise économico-sanitaire.

    Les femmes, en particulier dans l’aide à la personne et les tâches domestiques, et les populations des pays dominés (dans lesquels le secteur informel représente une part immense de l’économie) sont les plus touchés.

    L’effondrement du secteur informel ailleurs aura d’ailleurs des répercutions sur l’économie ici-même, accentuant par là même la crise économique mondiale.

    C’est donc devant cette situation que la bourgeoisie envisage de passer les morts en perte et profit.

    • D’une part, il y a l’avidité et l’appât du gain, la contraction de près de 10 % du PIB effraie les exploiteurs.
    • Il y a la peur panique qu’une fraction de la bourgeoisie puisse tirer profit de la situation mieux qu’elle, et capter les intérêts des investisseurs.
    • Surtout, une inquiétude immense les étreint : le premier pays qui lâchera le confinement sera probablement bien placé pour occuper les vides dans le commerce international, et donc prendre l’ascendant sur les autres.

    Cette panique doit les empêcher de dormir, sachant que la Chine est économiquement sur le pied de guerre, alors que l’Europe et les USA sont au point mort. Une grande partie de la bourgeoisie se converti alors progressivement à une ligne que nous pourrions qualifier de Raoult-Trumpienne. Cette ligne est répercutée massivement dans les journaux bourgeois, tels que le Figaro.

    • Elle appelle à un déconfinement le plus rapide possible.
    • Elle considère qu’il faut « prendre des risques », risques que la bourgeoisie est prête à faire assumer aux classes populaires.
    • Elle offre, en échange, un élixir de longue vie, une promesse de soin, le fameux traitement à la chloroquine. Ce traitement, qui a suscité des espoirs immenses, est devenu un enjeu plus politique que médical. L’étude d’impact de ce produit a d’ailleurs été maquillée grossièrement pour permettre d’être élogieuse. Voir ici

    Elle s’accompagne donc d’une intense propagande de défiance envers le confinement et envers une politique d’État jugée trop timorée. Même le poulain des exploiteurs, Macron, a du mal à prendre une posture aussi radicale, qui le mettrait dans une position très inconfortable. Sa rencontre avec Raoult ne peut être cependant comprise que comme un premier pas vers un déconfinement.

    Nous redoutons que celui-ci prenne la forme d’un déconfinement « à la hongroise », c’est à dire d’une possibilité de sortie qui se limite au travail et qui remette à d’autres lendemain la possibilité d’exercer les droits démocratiques, notamment celui de manifester.

    L’Unité Communiste de Lyon s’inquiète également du caractère hégémonique des théories conspirationnistes.

    L’inquiétude face à la situation, le sentiment d’impuissance nourrissent ces théories. A cela s’ajoute une peur panique devant le sentiment d’être le jouet de la nature et des éléments, cette peur panique pousse à chercher des boucs-émissaires et des explications « rassurantes », « rassurantes » car faisant intervenir des acteurs humains, identifiables.

    Elles place des biais d’intentionnalité dans chacune des actions qui ont pu donner naissance au virus et le disséminer. Ainsi, il y a eu des controverses sur l’origine du virus, sur son « utilité » ou sur l’attitude des autorités par rapport à la crise. Or, nous remarquons des similitudes frappantes et classiques :

    • Un biais d’intentionnalité : il existe un « but » à ce qui se passe.
    • Des acteurs nébuleux et monolithiques.
    • Une aggravation volontaire de la situation par les autorités.

    Elles ont été souvent diffusées et soutenues par des acteurs en mal de reconnaissance, à l’exemple du très controversé Dr Luc Montagnier, qui préconisait la papaye pour guérir le VIH ; ou encore par les groupes fascisants, pour semer les germes de la terreur et de la discorde.

    En revanche, ce qui devient inquiétant, c’est sa diffusion larvée par des médias « mainstream », comme le Nouvel Obs ou le Point, qui mettent en avant des titres racoleurs et répugnants.1 Elle est reprise également au niveau des directions politiques, telle Trump ou même Macron2. A noter que le Figaro, qui défend une ligne libérale, s’est empressé de démonter l’argumentaire. L’idée d’un virus de longue durée, du type VIH, ne fait effectivement pas les affaires de la politique anti-confinement.

    • Nous dénonçons cette campagne de désinformation propre à stimuler l’inquiétude et à anesthésier toute analyse rationnelle de la situation.
    • Nous soutenons que les processus d’apparition des virus et des zoonoses sont suffisamment maîtrisés pour qu’une origine naturelle et une diffusion par les canaux de la mondialisation soit la théorie centrale.
    • Nous constatons que les États ont agi de manière différentes, et que des contradictions très importantes sont apparues dans les gouvernements, montrant qu’il n’y a pas de plan unique et que les États ont souvent réagi dans la panique et la précipitation.
    • Que, selon l’adage de « à quelque chose malheur est bon », certaines cliques de la bourgeoisie utilisent cette catastrophe sanitaire. Les investisseurs, d’ailleurs, sans vergogne, se sont reconvertis vers les secteurs sanitaires. Cela ne signifie pas qu’elles l’aient provoquée.
    • Nous considérons que la politique de lutte contre les Fake News, menée par Facebook, est faite sous une forme contre-productive. En permettant de créer un sentiment de persécution, elle donne un caractère de prophétie autoréalisatrice aux théoriciens du complot.
    • Nous dénonçons également la préparation mentale à une ère de dureté.

    D’autant qu’il y aura des tensions extrêmement fortes à l’issue de ce confinement. Des tensions économiques, sociales, et donc, par voie de conséquence, politiques. Si le spectre du chômage est une peur constante, quotidienne, il s’ajoute à cela d’autres phénomènes. Notamment, l’effondrement d’une partie de la petite bourgeoisie commerçante, petite-manufacturière, sous-traitante (notamment dans l’automobile) pose des questions inquiétantes. L’attitude de 3 000 000 d’artisans et d’artisanes, ruinés, peut créer une situation d’instabilité politique majeure, voire de crise de régime.

    L’Unité Communiste de Lyon, ainsi que l’UPML en France, mais aussi les coordinations mondiales de l’ICOR et de l’ILPS appellent à préparer une solidarité active et à construire un mouvement pour défendre les intérêts des travailleuses et des travailleurs.

    Nous appelons :

    • A ne faire aucun sacrifice pour les intérêts de la bourgeoisie et de militer pour un report du déconfinement dans les secteurs à risque.
    • A la construction de front uni locaux, avec l’ensemble des forces progressistes, anticapitalistes et populaires.
    • A la coordination des organisations politiques pour préparer un premier mai offensif, malgré la situation.
    • A la réunion et la coordination des organisations communistes dans le but de faire entendre une position politique claire et à construire un mouvement de masse.
    • A une diffusion la plus large possible d’explications scientifiques et rationnelles sur la pandémie, permettant de lutter tant que le conspirationnisme, mais également d’être armé politiquement pour affronter la situation future.

    1https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200417.OBS27646/comment-est-apparu-le-coronavirus-la-pression-monte-sur-pekin-qui-se-defend-de-toute-desinformation.html

    2https://www.atlantico.fr/pepite/3588872/gestion-du-virus-en-chine–emmanuel-macron-estime-qu-il-y-a-des-choses-qui-se-sont-passees-et-qu-on-ne-sait-pas-

  • Sur la situation à Gaza, par des sympathisants du FPLP

    Sur la situation à Gaza, par des sympathisants du FPLP

    La bande de Gaza souffre du siège imposé depuis 2006, qui s’est intensifié après la division politique palestinienne en 2007. Par conséquent, nous avons deux gouvernements : un en Cisjordanie et l’autre dans la bande de Gaza supervisé par le Hamas, où M. Ismail Haniyeh a continué à gouverner la bande de Gaza en tant que Premier ministre pendant plusieurs années, et depuis 2017, un comité administratif a été formé appelé le Comité gouvernemental, qui supervise à ce jour les institutions gouvernementales et les ministères dans la bande de Gaza.

    En lien avec cette réalité, les conditions de vie, sociales, économiques et sanitaires des citoyens de la bande de Gaza – dont la population dépasse les 2 millions de citoyens – continuent de se dégrader, et cette situation peut être résumée comme suit :

    1. Une augmentation des taux de pauvreté et de chômage qui a atteint 53 % et dépassé 70 % chez les jeunes.
    2. Une crise complexe représentée par des coupures de courant pendant plus de 12 heures / jour, et parfois plus de 16 heures / jour.
    3. De sévères restrictions à la circulation des personnes, en particulier des patients, par les deux principaux points d’entrée : le point de passage de Rafah du côté égyptien et le point de contrôle d’Erez (Beit Hanoun) des territoires occupés.
    4. De sévères restrictions à la circulation des biens, y compris des équipements médicaux (car il est strictement interdit d’envoyer des équipements médicaux de la bande de Gaza à l’étranger pour maintenance, ce qui a provoqué la perturbation d’une grande partie des équipements médicaux du gouvernement, des ONG et des institutions privées).
    5. Des restrictions strictes sur les exportations, notamment agricoles, de la bande de Gaza vers l’étranger et sur les importations de produits de base.
    6. De fortes restrictions sur la réception de fonds et les transferts bancaires à destination et en provenance de la bande de Gaza.
    7. Un grand nombre d’employés du secteur public dans la bande de Gaza ont été orientés vers la retraite anticipée.
    8. Adopter la politique de déduction des salaires des employés du secteur public.
    9. Le secteur privé a été affecté négativement et ses activités ont été limitées aux seuls domaines de base et vitaux.
    10. Une pression psychologique et sociale accrue et sa réflexion sur les indicateurs élevés de violence et de crimes sociaux.
    11. La faiblesse des infrastructures et le retard dans les travaux de reconstruction des maisons et des installations qui ont résulté de la fréquente agression israélienne sur la bande de Gaza. 12- L’incapacité des institutions gouvernementales et des ONG à fournir tous les services nécessaires aux citoyens, principalement les services de santé dont ont besoin les groupes marginalisés et les plus touchés (les blessures causées par les agressions israéliennes ou par la Grande Marche du Retour).
    12. La pénurie aiguë de médicaments, de consommables, de fournitures médicales et d’équipements médicaux nécessaires à la poursuite du travail du secteur de la santé, où le déficit en médicaments a atteint 46%, alors que le pourcentage du déficit en médicaments jetables a dépassé 28%.

    Le secteur de la santé :

    Le secteur de la santé dans la bande de Gaza se compose de trois éléments de base : (I) le secteur gouvernemental de la santé qui est la plus grande composante du secteur de la santé et qui fournit des services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires, (II) le programme de santé de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui fournit ses services principalement dans le domaine des soins de santé primaires, (III) le secteur non gouvernemental et privé qui fournit de multiples services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires.

    Le secteur de la santé dans la bande de Gaza souffre de crises successives dues au blocus imposé à la bande de Gaza il y a 14 ans, en plus des résultats catastrophiques créés par les fréquentes attaques et agressions en (2008 – 2012-2014), qui ont conduit le secteur de la santé et toutes ses composantes à un état de faiblesse dans la fourniture des services de santé en raison du manque de ressources matérielles et humaines qui a conduit à une longue liste d’attente pour les patients à subir des opérations chirurgicales dans les hôpitaux du ministère de la santé.

    Le nombre d’hôpitaux dans la bande de Gaza est de 32, dont 13 hôpitaux gouvernementaux, 17 hôpitaux d’ONG et 2 hôpitaux militaires, et la capacité en lits est de 2943 lits, dont 2240 pour le ministère de la santé, 527 pour le secteur des ONG et 177 pour le secteur militaire.

    Le nombre de centres de soins de santé primaires 158 centres, dont 51 centres pour le secteur gouvernemental, 22 centres pour l’UNRWA et 95 centres pour le secteur des ONG. Le nombre de lits d’unités de soins intensifs (USI) dans les hôpitaux de la bande de Gaza est de 110 lits.

    Union des comités de travail de la santé :

    L’Union of Health Work Committees (UHWC) est une organisation de base, communautaire, non gouvernementale palestinienne, à but non lucratif et la plus grande et la plus active organisation de santé dans la bande de Gaza. Elle a été créée en 1985 sous la licence n° 2042. L’UHWC fournit des soins de santé holistiques à la population de la bande de Gaza, en se concentrant sur le secteur marginalisé le plus vulnérable de la société palestinienne. UHWC s’engage à élever le niveau et la qualité des services de soins de santé au sein de la communauté, en s’efforçant de garantir que tous les individus et les familles ont un accès égal à des soins de santé de qualité. L’UHWC cherche à améliorer le bien-être physique, psychologique et social global de tous les Palestiniens, quel que soit leur statut racial, politique, social ou religieux, grâce à ses installations spécialisées, ainsi qu’à des services et activités de proximité avec une approche communautaire.

    L’UHWC adopte le slogan « Le service de santé est un droit pour quiconque en a besoin » et les installations de l’UHWC sont réparties dans les 5 gouvernorats de la bande de Gaza, où l’UHWC dispose de 6 centres de soins de santé primaires, 7 centres communautaires, en plus de l’hôpital Al Awda. Les services de l’UHWC touchent plus de 500 000 citoyens par an, soit plus d’un quart de la population de la bande de Gaza. En raison de l’intensité du siège, en particulier ces deux dernières années, l’UHWC est confronté à des défis difficiles en raison de l’augmentation des besoins en services de santé, en particulier par les groupes les plus touchés, car les conditions économiques et de vie ont augmenté le secteur de la vulnérabilité et de la pauvreté.

    À la lumière de la propagation de la pandémie de Corona, le secteur de la santé a concentré la plupart de ses services et de sa main-d’œuvre sur les services de quarantaine et les centres domestiques. Le ministère de la santé a mis fin aux interventions chirurgicales électives et aux consultations externes dans les hôpitaux, et l’Office de secours et de travaux des réfugiés palestiniens (UNRWA) a restreint et réduit les services de soins de santé primaires aux citoyens, ce qui a obligé l’UNRWA à adopter une stratégie basée sur la poursuite de la fourniture de services de santé et l’élargissement des domaines de travail. Cette stratégie a fait peser des charges supplémentaires sur l’Union des comités de travail de la santé en tant qu’engagement éthique, national et professionnel, à la lumière de son slogan stratégique « Les services de santé sont un droit pour quiconque en a besoin ».

    Jusqu’à présent, le CTSU est toujours en mesure de continuer à fournir des services grâce aux alliances et aux partenariats que le CTSU a accumulés grâce à son processus de travail et à son expérience pendant plus de 35 ans.

    En raison de la pandémie de Corona, le CSMEU travaille dans plusieurs directions :

    1. Fournir des mesures de sécurité au personnel du CSMEU afin qu’il puisse continuer à fournir des services de santé et à répondre aux nouveaux besoins.
    2. Mettre en place des mesures de sûreté et de sécurité pour les patients et les bénéficiaires afin de limiter la propagation et la transmission de l’infection de l’environnement extérieur aux établissements de santé du CSUR et vice versa.
    3. Mobiliser des ressources pour répondre aux besoins des patients en médicaments et en fournitures médicales pour les tests de laboratoire, les radiographies et les diagnostics médicaux, car le nombre de bénéficiaires devrait passer de 1 750 à 2 500 par jour dans les installations du CSMEU.
    4. Mise en place d’un plan d’urgence pour continuer à fournir des services à la lumière de la transition vers la phase de diffusion du virus de la corona dans la bande de Gaza pour une période de six mois, à partir du 1/4/2020 jusqu’au 10/31/2020.
    5. Renforcer les capacités du CSSAU à répondre aux besoins de santé dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires pour les groupes marginalisés qui ont augmenté en raison de la perte de dizaines de milliers de leurs possibilités d’emploi suite aux mesures prises par le gouvernement pour faire face à la menace de propagation de la pandémie de Corona (fermeture des cafés, des cafétérias, des marchés populaires et perte des travailleurs de ces lieux à leurs possibilités d’emploi).
    6. La réponse du CSMEU aux besoins des patients en matière de santé à la lumière de l’accent mis par le ministère de la santé sur les services d’urgence et les efforts pour faire face à la propagation de la pandémie de Corona.
    7. Réponse de l’UHWC à certains services spécialisés, dont Fournir des ventilateurs et des lits d’USI pour augmenter le nombre de lits de soins intensifs dans les hôpitaux de la bande de Gaza de 48 à 60 lits, en particulier à la lumière des craintes de propagation de la pandémie de Corona.
    8. Utiliser les techniques des médias sociaux pour sensibiliser la société et la rendre plus sensible.
  • Le COVID-19 est il une « maladie communiste » ?

    Le COVID-19 est il une « maladie communiste » ?

    While the pandemic’s final human toll is still unknown, those who have perished from the outbreak must be included in the global count of 100 million deaths at the hands of Communism,

    « Alors que le bilan humain final de la pandémie est encore inconnu, ceux qui ont péri de l’épidémie doivent être inclus dans le compte mondial des 100 millions de morts des mains du communisme, »

    La Victims Of Communism Memorial Foundation, fondation américaine conçue pour commémorer les victimes du communisme, a déclaré aujourd’hui un fait important et significatif. Elle intégrera désormais les morts et mortes du coronavirus dans sa comptabilité des « crimes communistes ».

    Cette déclaration peut surprendre. La fondation le justifie en considérant que la Chine et son gouvernement ont menti sur l’ampleur de la maladie et qu’ils ont sciemment mis le monde en danger. Aux yeux de ses rédacteurs, cela en fait donc un crime par essence lié au communisme.

    Pour l’Unité Communiste de Lyon, cette déclaration, qui ressemble à une farce de premier avril, est illustrative d’une certaine conception des choses.


    • La fondation est une officine qui répercute les positionnements
      d’une partie de la bourgeoisie US, de la frange la plus
      réactionnaire. Elle instrumentalise des souffrances réelles pour
      appuyer des projets politiques impérialistes. L’un d’entre eux
      est la guerre économique entre USA et Chine, qui date d’avant le
      COVID-19.


    • En fait respect des « victimes du communisme », il
      s’agit d’une instrumentalisation de tragédies dans un but
      cynique. Cette fondation produit d’ailleurs régulièrement des
      communiqués qui appuient les revendications de réactionnaires
      fascistes. Cela va des nostalgiques ukrainiens de Stepan Bandera ou
      des soutiens à la SS lettone. Ils sont également des promoteurs de
      la thèse d’une intentionnalité dans les famines soviétiques,
      reprenant l’idée d’un « génocide de classe » ou de
      l’holodomor. Ces
      thèses sont pourtant tombées en désuétude à l’ouverture des
      archives.


    • Elle s’inscrit dans une stratégie d’attaque, laquelle sous
      tendait la résolution européenne prise durant l’été 20191.
      Cette résolution avait pour but de provoquer la Russie de Poutine,
      Russie anticommuniste au demeurant, en l’obligeant à avaliser une
      vision du passé qui la mettait sur le même plan que le IIIe Reich.
      Il est d’ailleurs possible de retrouver nos analyses sur cette
      question, tant de manière synthétique2
      que de manière beaucoup plus détaillée.3

    Il est possible d’avoir un regard critique sur l’histoire des États socialistes. Elle n’a pas été une histoire faite de calme et de repos. Elle a été un combat. Nous ne nions pas que ce combat, cette lutte, a parfois causé des dommages terribles, a parfois fait périr des innocents et des innocentes, a parfois été tâché de sang. Mais la construction mentale qui vise à considérer que ceux-ci étaient l’objectif premier, le but de ces États et de leurs directions, est une construction bancale, basée sur du vent.

    Nous avons toujours cherché à comprendre et à expliquer les périodes les plus difficiles. Expliquer n’étant pas justifier, nous considérons qu’il faut reconnaître des erreurs profondes et dramatiques. Nous nous désolons qu’elles aient pu causer des victimes. Nous comprenons que cela puisse susciter des réactions de rejet.

    Comprendre et expliquer ne sont, en revanche, absolument pas ce qui est recherché par la Victims Of Communism Memorial Foundation. Elle se moque des morts, elle se moque des raisons, elle se moque des causes. Ce qui l’intéresse est d’instrumentaliser les douleurs, de se repaître des morts, de s’en servir comme marchepied pour ses propres objectifs. Des objectifs cyniques.

    Il s’agit d’une méthode classique d’amalgame, il s’agit de confondre les responsabilités et d’en faire un bloc.

    Nous n’analysons pas la Chine comme un État socialiste ou comme promouvant le communisme. S’il existe des aspects socialistes dans l’économie chinoise, ces derniers ne sont pas prédominants. Surtout, le socialisme ne peut être pensé que comme une transition vers un but : le communisme. Surtout il ne saurait être pensé en dehors de la question de savoir quelle classe est au pouvoir.

    En Chine, dire que le prolétariat exerce le pouvoir est une vision fausse.

    Depuis que Xi Jinping exerce le pouvoir, par ailleurs, l’évolution penche d’avantage vers la droite que vers la gauche. Avant, lors de la direction de Hu Jintao, beaucoup plus social-démocrate, il existait encore un espace pour la nouvelle gauche4, pour qu’elle s’exprime. Il recherchait d’ailleurs plutôt le compromis dans les conflits sociaux. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    Enfin, que dire de la stratégie internationale de la Chine et du fait qu’elle exporte des capitaux partout et consent des prêts usuraires à ses alliés avant de mettre la main sur des secteurs clé de leur économie ?

    Mais faisons nous l’avocat du diable.

    Considérons la Chine comme menteuse et défaillante dans sa gestion de la crise. C’est possible que le bilan humain soit beaucoup plus lourd que celui qui est annoncé. C’est également le soupçon qui pèse sur la plupart des États.

    Cependant :


    • Les voies par lesquelles l’épidémie s’est répandue sont les
      voies de la mondialisation, non une opération téléguidée par
      Beijing. Ces mêmes voies de la mondialisation sont précisément
      celles qui sont unanimement saluées par les libéraux.

    • Les États qui sont les plus touchés aujourd’hui sont parmi les
      États les plus puissants de la planète. Ils ont traité cette
      épidémie chinoise avec morgue et mépris, la considérant comme
      une maladie du tiers-monde et ont pris des mesures tardives –
      particulièrement les USA, pour limiter celle-ci.

    • Du point de vue de tous ceux et de toutes celles qui sont rentrés
      d’Asie, l’attitude générale des États d’occident a été un
      choc : absence de mesures prophylactiques, absence de
      prévention…

    • Même des super-capitalistes comme Bill Gates travaillaient
      d’arrache-pied à avertir du risque de pandémie mondiale. Elle
      était prévisible. Rien n’a été fait.

    • La mortalité liée à la saturation des hôpitaux et à
      l’épuisement du personnel hospitalier est de la responsabilité
      des États seuls. Contrairement aux « rumeurs » il
      n’existe aucune agence supranationale qui dictait ses ordres à la
      France ou aux USA, il s’agissait d’un choix délibéré. Ni l’UE
      (qui, dans sa Constitution,
      est neutre sur la propriété des moyens de production, voir
      son article 3455)
      ni les accords de l’OMC (que la France transgresse allègrement
      sur d’autres points) n’obligeaient
      à ces privatisations. Il s’agissait d’un choix politique dont
      les partis au pouvoir sont intégralement responsables. Et
      le PS, EELV, LR ont tous suivi cette ligne.


    • Le
      fait que les USA soient désormais les premiers en termes de morts
      est révélateur. Révélateur de la faillite complète de leur
      système de santé et de leurs droits sociaux. De plus,
      économiquement, leur situation se rapproche de la catastrophe. Et
      la transcription politique de cette crise se fera très certainement
      par un durcissement brutal de l’attitude des gouvernements de ces
      mêmes pays. Comme illustration de la supériorité du capitalisme,
      il est difficile de faire moins convainquant.

    • Il est possible de blâmer la Chine
      pour certains aspects, mais elle a globalement joué le jeu en
      avertissant rapidement et en faisant d’ailleurs démonstration de
      sa force dans la construction d’hôpitaux de campagne en un temps
      record. L’accusation selon laquelle la Chine noyauterait l’OMS
      est une accusation dont la véracité n’est pas démontrée.

    Ce type d’amalgame fait par la Fondation rejoint d’ailleurs ceux qui sont faits sur l’histoire du communisme et de ses 100 000 000 de morts. Ils imputent l’intégrale responsabilité de tout ce qui peut arriver de néfaste dans le monde à l’existence de forces antagonistes.

    Ainsi, par le passé, ce type de tour de forces à pu être observé à plusieurs reprises.


    • Pour l’historien fascisant Ernst
      Nolte, les crimes nazis
      étaient la réponse aux crimes communistes, et donc la Shoah était,
      en tout premier lieu, causée par le communisme. Si
      Nolte se servait de cela pour réhabiliter en catimini le fascisme,
      d’autres, comme François Furet, se sont contentés d’une simple
      équivalence.

    • Pour des gens comme Stéphane
      Courtois, directeur du Livre
      Noir du Communisme
      et
      « historien » de référence de la bourgeoisie, il y a
      une obsession. Obsession
      de trouver les 100 millions de morts, quitte à tout mélanger.
      Ainsi, il n’hésite pas à
      intégrer les 27 millions de
      morts de l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie. Les
      civils assassinés, les juifs tués
      sont donc des « morts du communisme ». Par ailleurs,
      Courtois intègre aussi dans les morts les « âmes perdues »,
      c’est à dire le déficit de natalité. C’est
      un crachat sur ces morts tragiques, engloutis par l’impérialisme.

    • Pour un grand nombre d’acteurs politiques, les crimes coloniaux
      sont justifiés par le fait de protéger le monde d’une infection
      communiste. Cela justifiait tant les exactions commises par les
      anglais en Grèce et en Malaisie, les assassinats en Allemagne, la
      mise en œuvre de dictatures en Amérique du Sud, les crimes
      français en Algérie, Afrique, Indochine… Cela justifie aussi les
      régimes d’apartheid et de ségrégation. Les morts de ces crimes
      sont également imputés au communisme par certains extrémistes.

    Ce communiqué s’inscrit dans une campagne de fond contre le communisme et contre les forces progressistes et révolutionnaires. Il s’inscrit également dans une géopolitique cynique et méprisante. Dans un sens, il est un prélude à une politique générale de la part des États d’occident pour la période de l’après : une volonté de détourner les masses populaires du renversement du capitalisme, en criminalisant sa seule alternative réellement viable. Une volonté également de mobiliser les esprits en vue du monde géopolitique de demain : un monde fragmenté en groupes ennemis.

    Le ridicule de la démarche, cependant, tend à nuire à la cause anticommuniste. En amalgamant tout et n’importe quoi, ces fanatiques montrent que leur capacité à analyser les choses se réduit à des tours de passe-passe. Leur rhétorique leur permet de gagner du temps, uniquement du temps. Car la crise sanitaire ne fait pas ralentir la roue de l’histoire, au contraire. Elle accélère la décomposition des impérialismes les plus vulnérables.

    Nous avons défendu et nous défendons toujours la plus grande transparence, le rejet de l’amalgame, la volonté de poser un constat scientifique sur notre histoire.6La reductio ad absurbum qu’ils font eux-mêmes de leur propre vision du monde montre que ce n’est pas le cas de nos adversaires. Cependant, il nous faut reconnaître que l’ONG Mémorial et toute la gangrène qu’elle représente, a, pour un temps, gagné la bataille idéologique.

    L’opinion majoritaire ou médiane, en effet, a assimilé, en France et dans nombre de pays du moins, la criminalisation du communisme, qui avait elle-même pour motif de conjurer l’idée même de révolution et de servir le « There is no alternative » du capitalisme.

    Il n’y a malheureusement rien d’étonnant à ce que l’idéologie de la classe dominante, la bourgeoisie, soit elle-même l’idéologie dominante dans la société, du moins tant que la domination bourgeoise tient bon. Marx en son temps avait bien analysé ce fait.

    Cependant, la criminalisation du communisme a laissé, chez beaucoup de gens, un goût amer. L’idée même de progrès, l’idée que l’humanité puisse tendre vers un mieux, est remise en cause. Le pessimisme est à son comble, et celui-ci a d’ailleurs trouvé son paroxysme dans la popularité de la « collapsologie », si à la mode, dite théorie de l’effondrement. L’être humain n’a plus de perspective.

    Le philosophe Jean-Paul Sartre, compagnon de route des communistes, sans l’être lui-même, avait pressenti cela. Il avait dit que sans le communisme, l’humanité ne serait guère différente des termites, c’est à dire sans conscience de soi, sans perspective collective, sans horizon autre que la survie au jour le jour.

    Comme pour y faire écho, le philosophe allemand Ernst Bloch avait dit que le pire régime socialiste vaudrait toujours mieux que le meilleur régime capitaliste, car il maintient le « principe d’espérance ».

    Aujourd’hui, le coronavirus est en train de mettre à l’épreuve toutes les sociétés du monde capitaliste, d’en révéler au grand jour les faiblesses. Le fait que, n’ayant rien compris à ce qui arrive, l’ONG Mémorial puisse ainsi se couvrir de ridicule en ressortant de vieilles rengaines moisies et totalement décalées par rapport aux attentes de la société est hautement révélateur.

    On ne fait pas l’économie de l’histoire. Dans la théorie de Marx, il existe aussi une forme « d’inconscient marxiste » (qui d’ailleurs n’est pas forcément contradictoire avec l’inconscient freudien). Selon leur position dans la société de classe et la fonction qu’ils occupent, les individus peuvent, sans en avoir conscience, réaliser des tendances qui sont l’expression des lois de l’histoire, et de la lutte des classes. Autrement dit, avec ou sans une conscience claire, le communisme reste d’actualité, peut-être plus que jamais.

    Il se trouve en réalité qu’à travers différents mouvements de fond dans la société, qu’il s’agisse de la contestation des « 1% » et des plans d’austérité, des mouvements écologiques grandissants, de la montée en puissance de la contestation du patriarcat, de la revendication d’une démocratie directe et de bien d’autres façons, un nombre croissant de personnes, tout en se refusant à endosser le communisme, tendent, chacun à leur manière, à un projet de société qui se rapproche, dans le fond, des fondamentaux du programme communiste.

    Les militants et les militantes formés aux fondamentaux du marxisme continuent d’avoir un rôle à jouer, une responsabilité. En être à la hauteur n’est pas chose aisée, vu l’immensité de la tâche. La situation continuera probablement de prendre des tours inattendus. A nous de penser stratégiquement, de nous donner de l’ambition, de faire vivre ce que nous avons appris avec esprit d’initiative, souplesse et créativité face à cette multitude de situations, et de penser en acteurs (et non en spectateurs) de l’histoire qui s’écrit.

    Nous dénonçons ces fanatiques anticommunistes de l’ONG pour ce qu’ils sont : des ennemis de la libération des peuples, des ennemis de la libération des classes. Nous rejetons leurs analyses injurieuses, insultantes. Si les impérialistes, les réactionnaires, les fascistes, veulent faire le bilan du coronavirus, des maladies, des guerres, des famines, nous les aiderons volontiers à ne pas en oublier un seul. Car leurs responsabilités sont écrasantes dans cette crise. Et leur appétit de sacrifice aussi.

    1https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2019-0021_FR.html

    2https://unitecommuniste.com/international/repondre-a-lanticommunisme/ et https://unitecommuniste.com/communiques/resolution-anticommuniste-une-reponse-rapide/

    3https://unitecommuniste.com/histoire/23-aout-1939-la-decision-terrible-1-3/

    4Par nouvelle gauche nous entendons ce qui est parfois nommé en Chine « néo-maoïsme ». Il s’agit d’un mouvement qui se nourrit de l’héritage de la révolution culturelle. Il est présent dans les luttes sociales, les grèves ouvrières, les mouvements paysans, regroupe aussi des intellectuels et différents groupes militants pour beaucoup clandestins, et défend le retour de la Chine sur la voie d’un socialisme authentique. Ce mouvement est la principale force de contestation en Chine, de très loin. Ses militants sont victimes d’une répression bien plus forte que celle qui touche les prétendus « militants des droits de l’homme » sponsorisés par l’occident que nous voyons dans les médias occidentaux. Nous avons d’ailleurs relayé certaines de leurs luttes: https://unitecommuniste.com/lutte/solidarite-avec-les-travailleurs-de-lusine-jiashi-shenzen/

    5« Les traités ne préjugent en rien le régime de la propriété dans les États membres. »

    6https://unitecommuniste.com/non-classe/la-bataille-pour-lhistoire/ mais aussi https://unitecommuniste.com/histoire/100-millions-sinon-rien-premiere-partie/ toujours en cours de rédaction.

  • Depuis les antipodes : Deux articles du CPA/ML

    Depuis les antipodes : Deux articles du CPA/ML

    Les préparatifs d’urgence ne doivent pas être l’otage de mesures d’austérité ou du non-respect des avertissements

    CPA/ML, Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    Nick G. le 1er avril 2020

    En Australie, le gouvernement fédéral et les gouvernements des États n’ont pas réussi à se préparer adéquatement aux énormes feux de brousse de 2019-20 ou à la pandémie actuelle de Covid-19.

    Dans les deux cas, les avertissements ont été nombreux, allant des médias populaires aux articles universitaires et scientifiques évalués par des pairs.

    Le gouvernement fédéral a créé une Réserve médicale nationale (NMS) il y a environ 15 ans. Elle est « destinée à être utilisée dans le cadre de la réponse nationale à une urgence de santé publique qui pourrait résulter de causes naturelles ou d’activités terroristes. Les articles sont stockés pour augmenter le niveau d’autosuffisance de l’Australie en période de forte demande mondiale et nationale et de pressions sur la prestation de services ».

    Les entrepôts sont situés à divers endroits du pays, mais leur emplacement est un secret d’État « pour des raisons de sécurité nationale ».

    Il y a peu de transparence au sujet des NEM. Il y est fait référence dans les rapports de l’auditeur général, mais les NEM eux-mêmes ne semblent pas devoir faire rapport au Parlement. Nous savons qu’en 2014, un financement a été accordé pour « améliorer la rentabilité des dispositifs nationaux de stockage », y compris « l’externalisation de la gestion quotidienne du stock ».

    Comment les principes de « rentabilité » et de gestion externalisée ont-ils positionné les NEM par rapport à la pandémie actuelle ?

    Pénurie de fournitures médicales

    Le 29 janvier, l’ABC a rapporté qu’ »environ 100 millions de dollars de fournitures médicales – dont 20 millions de masques, d’antibiotiques, de vaccins et d’équipements tels que des désinfectants de base pour les mains – sont posés sur d’énormes palettes enveloppées de plastique, prêtes à être déployées ».

    Sur la base de ces chiffres, le ministre de la santé Greg Hunt a affirmé que l’Australie était « bien approvisionnée » et que la priorité était de « protéger les cliniciens de première ligne ». Cependant, le même rapport cite le professeur de biosécurité mondiale de l’UNSW, Raina MacIntyre, qui a déclaré que l’Australie « verra un impact » dans la fourniture de certains équipements médicaux et de médicaments.

    « Nous avons des économies à flux tendus où nous n’avons pas d’énormes stocks qui nous permettront de tenir pendant des mois et des mois », a-t-elle déclaré.

    Le personnel médical doit réutiliser les masques

    Hunt avait tort et MacIntyre avait raison. Le jour même où Hunt a pris la parole, le président du Collège royal australien des médecins généralistes, Harry Nespolon, a déclaré que les médecins généralistes avaient besoin de toute urgence de plus d’équipements de protection – notamment de lunettes et de combinaisons de protection.

    C’est également le même jour que le président de l’AMA WA, le Dr Andrew Miller, a critiqué le gouvernement de l’AMA pour ne pas avoir fourni aux médecins généralistes de l’AMA des équipements de protection individuelle (EPI). Il n’y avait pas de sentiment d’urgence, mais plutôt une approche « business as usual » de la part des médecins en chef.

    Un porte-parole du ministère australien de la santé a refusé de dire combien de masques chirurgicaux se trouvaient dans le stock du gouvernement, mais a concédé qu’aucun n’était fabriqué en Australie.

    Le porte-parole a admis qu’aucun EPI n’était fabriqué localement. Tous les fournisseurs dépendent de fabricants étrangers.

    Le 16 mars, les hôpitaux du Queensland manquaient cruellement d’équipements de protection individuelle, et les médecins et les infirmières ont été priés de réutiliser certains équipements pour protéger les stocks en diminution. A la fin du mois, les médecins de Nouvelle-Galles du Sud qui traitaient des cas suspects de coronavirus affirmaient également qu’on leur avait dit de réutiliser les masques faciaux. Dans le même temps, afin de préserver les réserves de l’État en équipements de protection individuelle, y compris les masques chirurgicaux, le seul traitement chirurgical qui peut désormais être effectué en Australie-Méridionale est la chirurgie d’urgence et les procédures nécessaires pour prévenir la perte de la vie, la perte d’un membre ou une invalidité permanente.

    Le gouvernement voit soudain la nécessité d’une fabrication locale

    Parce que les NEM ne peuvent pas répondre à la demande d’EPI et parce que la demande mondiale signifie que les fabricants étrangers (la « chaîne d’approvisionnement mondiale ») s’avèrent peu fiables, les mêmes partis libéraux et travaillistes qui ont présidé à la destruction néo-libérale de l’industrie manufacturière australienne ont maintenant dû lancer des appels d’urgence pour que ce qui reste de notre secteur manufacturier soit « outillé » et commence à produire des masques faciaux, des ventilateurs et des blouses chirurgicales.

    Dans son désespoir de combler le manque de masques, le gouvernement fédéral a affecté des soldats australiens pour aider à augmenter la production à Med-Con près de Shepparton dont les installations pourraient être utilisées pour les masques. Med-Con a révélé qu’il avait été chargé de fabriquer 30 millions de masques d’ici novembre.

    Fin mars, une société d’Australie du Sud, le groupe Detmold, s’était réorganisée pour la fabrication de masques, et a été engagée pour produire 145 millions de masques, dont 100 millions pour le stock médical national et 45 millions pour l’Australie du Sud.

    Le gouvernement arrête l’exportation de fournitures médicales

    Le 1er avril, le gouvernement a interdit l’exportation de fournitures médicales d’urgence depuis l’Australie. Cette décision fait suite à des informations antérieures faisant état de quantités énormes de masques chirurgicaux et d’autres EPI achetés localement par des entreprises chinoises et envoyés à Wuhan.

    Si l’Australie a une capacité excédentaire d’équipements médicaux, elle a le devoir internationaliste de mettre cet excédent à disposition, que ce soit à Wuhan, à New York ou en Nouvelle-Guinée. Il est clair que nous n’avions pas de capacité excédentaire en prévision d’une épidémie de coronavirus début février, lorsque le promoteur immobilier privé chinois Risland a envoyé 90 tonnes de matériel médical à Wuhan. Fin février, le géant chinois de l’immobilier mondial, le Groenland, a envoyé 82 tonnes supplémentaires. Ces deux opérations ont eu lieu avant la publication, le 18 mars, du plan d’intervention d’urgence du gouvernement fédéral pour le Covid-19. Cependant, l’Australie du Groenland est partiellement détenue par le gouvernement chinois et aurait eu besoin de l’autorisation du trésorier Frydenberg pour exporter les fournitures.

    Mais où Risland et le Groenland ont-ils obtenu ces fournitures ? Ils n’auraient pas pu acheter des masques, des gants et des robes en ces quantités à la pharmacie du coin. Les fournitures ont-elles été mises à disposition par la gestion externalisée des NEM ? C’est une question à laquelle il faut répondre.

    A tous les niveaux, le gouvernement australien contrôlé par l’impérialisme a échoué à l’épreuve de la réponse à la pandémie, tout comme il a échoué à l’épreuve de la réponse à la crise des feux de brousse.

    Les hôpitaux et l’ensemble des services de santé, y compris les pathologistes et les travailleurs paramédicaux, ont été privatisés ou se sont vus imposer des mesures d’austérité. Les médecins et les infirmières sont peu nombreux et travaillent dans des conditions terribles. Des écoles maternelles aux maisons de retraite, en passant par toutes les tranches d’âge, les gens sont insécurisés et anxieux.

    Ce n’est tout simplement pas suffisant.

    In the short-term we need a completely revamped approach to preparedness for pandemics, floods, bushfires and other consequences of global warming.
    Il devrait y avoir une seule installation de stockage d’urgence nationale (NESt), entièrement détenue et exploitée par le gouvernement et publiquement responsable par le biais d’un rapport annuel au parlement ; ses directeurs devraient répondre aux questions des commissions du parlement. Il devrait non seulement disposer de fournitures médicales d’urgence aux niveaux requis pour une pandémie, mais aussi de produits chimiques ignifuges contre les feux de brousse, d’EPI pour la lutte contre les incendies, de bouteilles d’oxygène, de pompes à eau et d’autres éléments nécessaires pour faire face à des catastrophes climatiques naturelles d’une gravité sans précédent.

    À court ou moyen terme, nous devons accepter l’inévitabilité d’un retour des épidémies et des pandémies. Le 21e siècle s’est ouvert avec l’épidémie de SRAS, la pandémie de grippe porcine de 2009, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRM) de 2012 et maintenant le Covid-19. Nous devons nous attendre à des épidémies, de temps en temps, d’autres virus zoonotiques (virus provenant d’animaux). Le réchauffement de la planète entraînera une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, des incendies et des inondations.

    À plus long terme, nous devons évidemment abandonner le système social qui néglige le peuple et permet à une poignée de s’enrichir grâce à la force de travail et à l’intelligence de la grande majorité.

    Ces vautours qui s’assoient sur le dos du peuple, qui préconisent d’imposer des mesures d’austérité encore plus importantes au peuple, sont les mêmes qui deviennent soudainement « socialistes » alors qu’ils doivent être sauvés par les deniers publics parce qu’ils sont « trop grands » ou « trop importants » pour échouer.

    Eh bien, s’il est normal qu’ils soient « socialistes » en pleine crise, passons au socialisme et évitons les crises.

    Reprenons la direction de notre économie et relançons l’industrie manufacturière australienne.

    Nous renouvelons notre demande : Luttez pour l’indépendance et le socialisme anti-impérialistes !

    Un spectre de rébellion hante la réponse du capital au COVID-19

    CPA/ML (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)), John G., 23 mars 2020

    La crise financière mondiale de 2008 a eu d’énormes répercussions économiques et idéologiques, en particulier à l’étranger.

    Les licenciements massifs, les saisies de logements, les expulsions, les sans-abri, l’appauvrissement, la faim et les soupes populaires, ainsi que l’effondrement de communautés entières ont conduit à des actions politiques de masse dans les mouvements Occupy (2011), Printemps arabe (2009) et Indignados espagnols (2011) au cours des années suivantes. Ces mouvements ont donné lieu à des actions de masse et à une organisation concertées et persistantes, à des gouvernements renversés dans le tiers monde et à des réflexions à différents niveaux de gouvernement en Amérique du Nord et en Europe.

    Le Green New Deal et divers mouvements de masse et formations parlementaires en Europe en gardent un écho.

    La colère de masse, l’action et l’organisation que la crise financière mondiale a générées doivent être examinées en détail au milieu de la crise actuelle. Elle donne un aperçu des besoins des populations et de la manière dont elles ont agi à l’époque. Les réponses capitalistes doivent également être examinées. Une grande partie de ce qui est fait par les gouvernements capitalistes reflète maintenant leurs conclusions de cette période.

    Les leçons de la crise financière mondiale

    Il est à noter que l’Australie a eu beaucoup moins d’impact de cette crise. Cela se reflète dans la pensée et l’organisation des classes ouvrières et des autres classes opprimées. Cela se reflète également dans la pensée et l’action du gouvernement capitaliste ici.

    Le capital a tiré les leçons de l’expérience acquise à l’étranger. Les mesures visant à interdire les saisies et les expulsions, les subventions salariales et le soutien financier aux petites entreprises sont toutes assez nouvelles par rapport aux réponses apportées à la crise financière mondiale. En 2008-2009, le gouvernement a versé des indemnités et a entrepris plusieurs programmes, des constructions scolaires, de l’isolation, etc., apportant un soutien aux secteurs des petites entreprises et stimulant l’emploi, ainsi que des garanties aux banques et au secteur financier.

    Le capital répond au spectre qui hante son échec face au virus. Il investit pour éviter une rébellion de masse.

    Le capital a un point aveugle par rapport à la main-d’œuvre. Il construit le pont de la subsistance des entreprises et des subventions aux petites entreprises. Ses mesures de soutien à la main-d’œuvre sont liées au rôle de la main-d’œuvre dans le maintien des entreprises. Leur « pont vers la reprise » est placé sur les épaules de la main-d’œuvre.

    Un pont vers la reprise économique construit sur le dos des travailleurs

    Le gouvernement, faisant écho au capital, voit la classe ouvrière comme un simple complément du capital, un apport économique à protéger pour en faire un esclave à l’avenir. C’est un point de différence essentiel avec les gens, pour qui les affaires sont un complément à la vie. Le capital avant les gens. Cela se reflète dans la référence répétée du Premier ministre à la mise en œuvre des conseils des experts de la santé, alignés sur les besoins pour soutenir l’économie.

    Les dirigeants du parti travailliste s’inquiètent du soutien des travailleurs aux côtés du conseil d’entreprise, mais gardent la perspective que le pont vers la reprise soit construit sur le dos des travailleurs.

    L’État-providence est institué pour soutenir les entreprises. Le néolibéralisme est sous perfusion.

    Cela s’applique en partie au débat sur les fermetures d’écoles. Sacrifiez certains pour raccourcir la période de crise, plutôt que de soutenir tous autant que possible pour minimiser les décès et veiller sur la population. Le pont est en partie construit sur le risque sanitaire pour les enseignants, le personnel scolaire, les élèves et leurs familles.

    Le capitalisme, avant l’homme, est au cœur de l’action.

    Cela les hante alors qu’ils sont confrontés non seulement à une crise de santé mais aussi à une crise de confiance dans le capitalisme, le spectre de la rébellion.

  • 1400 morts en France, 2000 aux USA…Que faire ?

    1400 morts en France, 2000 aux USA…Que faire ?

    1400 morts hier en France.

    Près de 2000 morts aux USA.

    Ce sont des chiffres qui paraissent abstraits. Pour la France ils représentent un doublement de la mortalité journalière (600 000 morts par an, soit 1 600 par jour). Ce sont des chiffres qui correspondent à des temps de guerre, et qui sont encore incomplets.

    Derrière ces chiffres se cache une réalité et des responsabilités. Les responsabilités de l’intégralité des gouvernements de droite et de gauche depuis la fin du XXe siècle, qui ont tous cherché à liquider l’hôpital et la recherche scientifique.


    • C’est la responsabilité de Michel Rocard (PS), qui, dans les
      années 1990, commence à mettre en place la CSG pour financer la
      Sécurité Sociale. On commence à l’affamer et la finançant de
      manière fixe et plus selon ses besoins.

    • Les cadeaux fiscaux de Lionel Jospin (PS aussi), pour faire avaler
      les 35h, qui créent un manque à gagner supplémentaire. Dans le
      même temps, un deuxième aspect, qui rejoint l’attaque contre le
      financement de la Sécurité Sociale, concerne les excédents
      budgétaires. Les années où la Sécurité Sociale dispose de plus
      que ses besoins, ceux-ci sont exonérés — auprès du patron. Des
      micro-accords dérogatoires permettent d’étendre cela auprès
      d’autres entreprises. Au final, cela signifie qu’une partie du
      salaire brut n’est pas versée au salarié, mais rentre dans la
      poche du patron.


    • La mise en place de la RGPP, Révision Générale des Politiques
      Publiques, par Sarkozy, en 2008, qui autonomise les services publics
      et leur donne la responsabilité de trouver des financement et
      d’être retable, mais même profitable. Elle est ce qui créé
      hémorragie la plus grande dans les hôpitaux en termes de place.
      Dans les universités, elle s’est traduite par la LRU (Loi sur la
      Responsabilité des Universités) qui a liquidé toutes les
      recherches qui ne débouchaient pas sur une valeur sonnante et
      trébuchante.


    • Les politiques de la coalition EELV-PS-PRG entre 2012 et 2017, puis
      le règne de LREM, qui tous ont continué la même politique de
      sacrifice sur l’autel des intérêts financiers.

    LR, PS, EELV, PRG font mine d’être offusqués de ces morts. Ce sont pourtant des responsables indirects de ceux-ci. Toute personne qui suit le PS et ses déclaration n’a jamais vu la moindre once d’autocritique de la part de cette organisation pour le quinquennat de Hollande et pour ses méfaits passés. Tous ceux et celles qui suivent les fanfarons et les fanfaronnes de LR les voient s’exempter de la moindre responsabilité. Pourtant, les responsables sont connus et connues.

    Le RN, incapable d’assumer son programme, se prétend désormais grand défenseur du service public, en espérant gagner des voix. Leur existence se fait coup de déclarations agressives demandant toujours plus de répression, plus de brutalité, plus d’ordre. Les ultras de la réaction soufflent sur les braises des tensions sociales tout en se présentant comme des sauveurs. En réalité ils auraient exécuté le même programme que les autres, répression fasciste en supplément.

    A cela s’adjoint l’attitude des EHPAD, qui sont souvent des machines à amasser un fric considérable, tout en étant des mouroirs hors de prix. Ce sont dans ces lieux fermé, remplis de personnes vulnérables, que les pertes humaines les plus grandes ont lieu.

    Derrière cela il y a l’incurie, l’incompétence, l’aveuglement dans la croyance à l’invulnérabilité des pays occidentaux, à croire que les pandémies sont d’autres temps et d’autres lieux. Cela, malgré la terrible leçon d’humilité que nous recevons, se voit aussi dans les déclarations abjectes sur les « pokémons » ou sur l’expérimentation de vaccins en Afrique. D’autres, comme Trump, en profitent pour menacer de guerre, pour avancer leurs pions. Orban le fascisme, l’armée, au Brésil, un retour à la dictature…

    Le plus triste, ce sont ceux et celles qui se retrouvent intoxiqués par les agents les plus sournois du libéralisme. Toute critique du gouvernement n’est pas une main tendue, ni un espoir. Parmi ceux et celles qui critiquent le confinement, il y a ceux, il y a celles, qui en réalité préfèrent sauver l’économie et sacrifier ceux qui doivent être sacrifiés. Quand ils demandent, « la liberté, des masques et de la chloroquine », c’est pour reprendre au plus vite le chemin du travail, c’est pour « vivre et laisser mourir. » Bien des personnes qui passent pour des héros de la médecine sont en réalité de ceux qui veulent donner un os à ronger, donner un peu d’homéopathie, et remettre la France, vaille que vaille, au travail.

    Déjà, le confinement montre les écarts de classe. Les travailleuses et les travailleurs les plus essentiels ne sont pas les actionnaires, les bourgeois et les bourgeoises, ce sont ceux et celles qui produisent les richesses, toutes les richesses issues de la société. Eux, elles, sont aussi en première ligne, comme les soignantes et les soignants, sacrifiés pour que la machine à exploiter tourne au mieux possible. De plus on ne vit pas confiné en cité comme en banlieue pavillonnaire.

    Cette promiscuité aggrave les violences conjugales et familiales, sans parler des viols. Quant à la division genrée du travail, elle se voit dans les longues files d’attentes pour les produits alimentaires, parfois presque exclusivement féminines.

    Il faut, dans ce cadre, voir la mortalité aux USA non comme un particularisme, mais bien comme la résultante de l’aboutissement du processus de liquidation des droits sociaux. Elle est la trajectoire obligée de tous les pays défaillant, au système de santé hors de prix et sans protection sociale. A cela se surajoute le caractère profondément inégalitaire et la division raciale de la société. Les afro-américains et les afro-américaines représentent le plus grand contingent de morts. Nul doute que les alt-right doivent jubiler.

    On voit bien quelle est la réalité de l’Union Européenne. Cette machine vue comme « monolithique, asservissant les peuples et détruisant les nations souveraines » s’est révelée pour ce qu’elle est réellement : un château de carte. Une alliance fragile, bâclée, dans laquelle les pôles dominants (France et Allemagne, principalement) mènent des politiques contradictoires. Contradictoires car conformes à leurs intérêts spécifiques et exclusifs. Si l’UE était l’incarnation d’un ordre autoritaire, cet ordre serait bien minable.

    Aujourd’hui est chaotique.

    Et il faut penser à après.

    Le confinement dure en France depuis plus de trois semaine. Il est, depuis quelque jour, une expérience à laquelle est confrontée la plus grande majorité de l’humanité. Nul ne sait encore comment est-ce que le confinement finira, ni dans combien de temps. Il ne semble pas que l’État, le gouvernement, sache vraiment comment s’y prendre.

    Mais il est clair que, lorsque ce déconfinement aura lieu, il nous jettera dans un monde différent de celui d’avant. Différent d’hier, mais paradoxalement très proche d’avant-avant-hier.

    La bourgeoisie va vouloir nous faire payer. D’une part parce que les richesses sont le produit du travail de ces travailleurs et de ces travailleuses essentiels (ainsi que de la nature), et absolument pas le fruit du travail de la bourgeoisie. C’est donc fatalement ici qu’elles seront puisées.

    De l’autre, car la bourgeoisie ne le peut pas, du fait de sa situation de classe en concurrence contre elle-même. Le moindre affaiblissement, dans les rendements, dans la richesse, dans la capacité d’investir ou d’agir, peut se répercuter sur sa place dans la société.

    Elle ne le veut pas non plus, dans le sens où elle est également très attachée à son train et son confort de vie, et où la possibilité de pouvoir faire endosser le poids des dettes à d’autres qu’elle.

    Elle explore des voies pour pouvoir parvenir à cela. Soit dans la réduction drastique des salaires et des conditions de travail, soit en faisant main basse sur les économies des petits épargnants et des petites épargnantes. Ainsi, la nouvelle législation peut permettre de porter la durée maximale du travail hebdomadaire à 60h, limiter le repos à 9h entre les prises de service, travailler 7j/7. Bien évidemment cette législation est « temporaire ». Mais ce temporaire signifie ce qu’il signifie. Ou plutôt il laisse un vide.

    Deuxième voie, la saisie de l’épargne. Elle a été employée par exemple à Chypre. Elle est vendue comme un système égalitaire, c’est à dire que « les plus riches paient le plus ». Mais en réalité, c’est une arnaque des plus répugnantes. Pourquoi ? Parce que, comme pour la TVA ou comme pour la CSG, ce n’est pas linéaire ! L’épargne est en réalité quelque chose qui est majoritairement une solution pour les classes sociales les plus modestes. Lorsque le niveau de vie évolue, le plus souvent l’argent se dirige vers de l’immobilier, puis, encore plus haut, dans l’investissement. Une saisis de 10 % des comptes d’épargne serait très largement majoritairement payée par les plus modeste.

    Aucune autre option n’est non plus particulièrement réjouissante. La possibilité d’une hyperinflation et d’une dévaluation de la monnaie frapperait, là aussi, les ménages modestes et les petits épargnants et épargnantes.

    Dans chacun de ces scénario, l’issue est une situation durable de précarisation et de vulnérabilité. De plus il faut les faire accepter à la population, ou, à défaut, contraindre à ce que cette acceptation soit faite. Cela signifie ce que cela signifie: un régime plus dur, plus répressif, essayant de jouer sur une mobilisation réactionnaire.

    Cette mobilisation dans un sens réactionnaire n’est pas un fantasme nouveau. Depuis maintenant de nombreuses années, un certain nombre d’animateurs et d’animatrices des mouvement de droite et d’extrême-droite rêvent de pouvoir constituer cette réanimation du Parti de l’Ordre, cette droite élargie. C’est la position des individus charnière : Zemmour, Morano, Maréchal… qui essaient de pouvoir constituer ce pôle.

    Ce pôle, en s’appuyant sur des conceptions et des idées réactionnaires, sur le complotisme, la xénophobie… avec le soutien et la bénédiction de la bourgeoisie, peut prendre une place centrale dans la vie politique. Ou du moins il ressemble assez à la formule ad hoc pour la période.

    Il est sûr et certain qu’il y aura des mobilisations, des luttes et des combats importants à mener. Des combats pour les droits économiques, mais aussi des combats pour les droits politiques. Ils risquent de se dérouler dans un contexte particulièrement difficile. Les définitions de la légalité telles que nous les connaissons actuellement, tout comme la définition de la liberté, ne seront peut-être plus valables dans un temps relativement restreint. Or, par voie de conséquence, ce qui est valable pour la situation économique, le droit du travail, le niveau de vie, se répercute également vis à vis de la vie politique. Une dégradation économique entraînant fatalement des troubles, la vis se serrera également politiquement parlant.

    Il faut donc se préparer à cela.

    Il n’est plus possible de fonctionner comme nous avons fonctionné avant. Il n’est plus possible de se contenter de ce que nous pouvions faire en temps « normal ». Il faut trouver les moyens de faire plus, d’être plus, de mieux coopérer et de mieux travailler.

    Un grand nombre d’organisations et de groupes ont opté pour la solidarité de terrain et l’entraide. C’est un premier jalon important, vital, pour pouvoir résister. Ce sont des initiatives qui méritent d’être soutenues, qui méritent d’être amplifiées, qui méritent d’être élargies autant que possible. Il est plus que louable de vouloir essayer de limiter la casse et de poser également les bases d’une solidarité populaire.

    Nous avons besoin de décanter idéologiquement et politiquement, pour comprendre les enjeux actuels et comment s’y conformer, car nous ne pouvons plier la réalité à notre volonté. A cela, il faut également serrer les rangs et se renforcer. Dans un sens, cette expérience sera un test important pour toutes les organisations et pour tous les groupes qui existent. Elle illustrera comment le bagage théorique et idéologique de celles-ci va se transcrire, comment elles vont devoir s’adapter à une situation nouvelle, dans un contexte mouvant, compliqué et plus risqué que jamais.

    Nous ne sortirons de cette situation, vainqueur, que si nous sommes soudés, unis, unitaires. Que si nous plaçons au plus haut degré de l’importance la lutte populaire, contre les exploiteurs, contre les oppresseurs, contre l’impérialisme et contre le fascisme. Que si nous arrivons à faire l’unité grâce, et non pas malgré, à la lutte contre le sexisme, le racisme, les *phobies en tout genre.

    Internationalement, à l’échelle du continent, de l’État, de la région, de la ville, nous ne tiendrons que si nous avons des front unis, simples, accessibles, compréhensibles, sans sectarisme. Il nous faut trouver les moyens de nous défendre, mais aussi les moyens de gagner.

  • Déclaration sur la pandémie de Corona

    Déclaration sur la pandémie de Corona

    La pandémie de Corona s’est transformée en une crise sanitaire mondiale aux conséquences drastiques et menaçantes pour la masse des êtres humains. Il est clair que nombre de ces nouvelles maladies et de ces nouveaux virus apparaissent à un rythme accéléré. SRAS 2003, MERS 2012 et maintenant COVID-19, on pourrait en déduire que l’impérialisme a créé un monde où le climat et l’environnement changent de telle manière qu’il est devenu une menace réelle pour la vie humaine. Dans de nombreux pays impérialistes, notamment en Europe, le principal problème est actuellement la propagation exponentielle du virus. Dans de nombreux pays,, cela se heurte à une situation où les systèmes de santé ont été ruinés à force d’économies orientées vers le profit maximum, à tel point qu’ils sont sur le point de s’effondrer ou se sont déjà effondrés. Dans d’autres pays, il n’y a plus de système de santé publique qui fonctionne depuis des années. C’est pourquoi l’ICOR est avec toutes les victimes précédentes, leurs proches et avec ceux qui sont tombés malades.

    Dans le même temps, la pandémie de Corona est utilisée pour masquer l’émergence d’une crise économique et financière mondiale et pour en faire retomber la charge sur les grandes masses. Plusieurs gouvernements rendent disponibles des milliards pour les groupes industriels – mais pas pour les masses et le système de santé. De plus, la production industrielle doit souvent être maintenue à tout prix dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, et l’exploitation doit même être augmentée (En France par exemple, augmentation des durées journalière et hebdomadaire du travail). En Italie et en Espagne, par contre, des grèves se sont développées que l’ICOR encourage et soutient.

    Les armées sont déployées à l’intérieur, tandis que les manifestations et les protestations sont annulées ou interdites. Les publications scientifiques sur une origine artificielle du virus, éventuellement en rapport avec la recherche militaire sur les armes biologiques, doivent être poursuivies et ne doivent pas être reléguées au domaine des théories  conspirationnistes. Bien que la situation soit urgente, dans de nombreux cas, chaque État agit pour lui-même et contre les autres en termes de recherche, de diagnostic et de traitement. Aujourd’hui, la plus grande partie du monde est en « lockdown » (arrêt). Dans cette situation, la plupart des gouvernements n’ont adopté aucune réglementation pour fournir aux masses les matériaux essentiels. La nourriture, les médicaments et les fournitures médicales ne sont pas mis à leur disposition. C’est comme si la seule option pour les exploités et les opprimés les plus pauvres  était de mourir. Seuls les gens au pouvoir et les riches ont le droit de survivre.

    Bien que la Chine et Cuba ne soient pas ou plus des pays socialistes, les infrastructures qui restent de l’ère socialiste leur permettent de protéger au mieux la santé publique. [Sur ce paragraphe, nos opinions ont tendance à diverger : Cuba est-elle parvenue à atteindre le stade du socialisme ? Comment caractériser cette île aujourd’hui ? Ce sont des questions auxquelles l’UCL ne prétend pas avoir de réponse préconçue dans l’immédiat.]

    Cette situation montre la pourriture et l’incompétence du système impérialiste mondial ! Elle montre que l’impérialisme a sérieusement atteint un stade où il n’est plus compatible avec les épreuves à venir. Le socialisme est la seule réponse. L’ICOR, quant à elle, représente la coordination et la coopération de partis et organisations révolutionnaires pour la préparation de la révolution socialiste internationale.

    Le virus ne connaît pas de frontières de classe. Mais les services de santé sont des systèmes à deux classes. Il est désormais absolument clair que l’avenir de l’humanité réside dans une solidarité communiste sans classes et dans la construction de la communauté mondiale sans exploitation de l’homme et de la nature.

    L’ICOR revendique :

    • Des mesures de santé impératives pour les peuples ! De la nourriture, des produits médicaux et d’autres biens essentiels pour les masses populaires !
    • De nouveaux emplois tout azimut dans le système de santé !
    • Mesures immédiates de protection globale pour tous les travailleurs du secteur de la santé et d’autres secteurs vitaux !
    • Augmentation immédiate des salaires des travailleurs du secteur de la santé !
    • Une éducation sanitaire approfondie et des soins de santé gratuits pour tous !
    • Mettre fin à l’égoïsme national et la concurrence dans l’étude des causes, dans le diagnostic et dans le traitement. Pour une discussion scientifique ouverte, mais compréhensible par tous !
    • Pas de transfert des fardeaux de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Démission des politiciens et politiciennes irresponsables !
    • Arrêt immédiat de la production industrielle non nécessaire sur le plan social ! Congés pour les travailleurs et des employés avec compensation intégrale du salaire !
    • Désinfection des machines et des outils pendant la production nécessaire, en respectant la distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide immédiate et soins d’urgence par les l’États pour les enfants et les personnes âgées et toute personne dans le besoin ! Aide immédiate pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire !
    • Mise en place d’installations nationales de stockage d’urgence dans tous les pays – pour stocker des fournitures médicales d’urgence, des produits chimiques contre les feux de brousse, des pompes à eau et d’autres produits nécessaires pour faire face à des pandémies critiques sans précédent et à des catastrophes climatiques naturelles, et les mettre à disposition pour une utilisation immédiate. 
    • Suspension du fardeau de la dette pour les pays opprimés !

    L’ICOR fait appel à ses organisations membres :

    • Envoyez des rapports sur la situation des masses dans vos pays ! Quelles sont les revendications de vos partis ?
    • Faites connaître les protestations dans d’autres parties du monde ! Veuillez propager la page d’accueil de l’ICOR !
    • Racontez votre travail dans l’aide de voisinage, vos discussions sur l’alternative sociale du socialisme !
    • Racontez comment vous pouvez faire connaître vos partis et les renforcer, gagner de nouveaux membres pour l’ICOR et de nouveaux participants pour le Front uni anti-impérialiste !
    • Mobilisez les scientifiques et les experts autour de vous pour rechercher les causes du virus !

    Avec les masses populaires du monde entier, l’ICOR prend l’initiative :

    • Luttons contre la répercussion des fardeaux de la crise et la restriction des droits et libertés démocratiques !
    • Coopération internationale en matière d’étude des causes, de diagnostic et de traitement – au lieu du nationalisme, du chauvinisme et du racisme !
    • Luttons pour la santé, le travail, le pain et la paix – le socialisme !

    En avant pour la construction de l’ICOR – en avant pour le socialisme !

    Signataires (en date du 03.04 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    2. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    8. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    19. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    20. TKP-ML   Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
    28. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    29. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    30. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))