Auteur/autrice : unitecommuniste

  • Islamo-gauchisme & universités.

    Islamo-gauchisme & universités.

    L’Unité Communiste dénonce la campagne orchestrée par le gouvernement à l’encontre des universités.

    Depuis plusieurs mois, le gouvernement cible l’université et la communauté universitaire. Plusieurs ministres, comme Frédéric Vidal ou Jean-Michel Blanquer, ont déclaré que celle-ci représentait un vivier pour « l’islamo-gauchisme », et qu’il fallait enquêter en son sein.

    Le 14 février, sur la chaîne de propagande ultra-réactionnaire Cnews, Frédéric Vidal et Jean-Pierre Elkabbach ont échangé sur leur vision de l’université.

    « Ce que l’on observe dans les universités, c’est qu’il y a de gens qui peuvent utiliser leurs titres […] pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes de l’islamo-gauchisme, vraiment. » Ces idées, les voilà : ce sont celles d’« indigénistes qui disent la race, le genre, la classe sociale ». Quel outrage.

    Cette fusion est résumée ainsi : «Il y a une sorte d’alliance entre Mao Tsé-Toung si je puis dire et l’ayatollah Khomeini, euh… » (J.-P. Elkabbach).1

    Cette vigilance est d’ailleurs largement appuyée par le Figaro, qui titrait « Comment l’islamo-gauchisme gangrène l’université », et par un ministre de l’intérieur plus à droite que le RN. Il en résulte que le gouvernement souhaite pouvoir contrôler les sujets de recherche et d’étude, donc l’attribution des finances sur des critères politiques. Il désire également mettre fin à la « franchise universitaire ». Celle-ci, datant de la bulle papale de 1231 (!) considérait que l’université devait être indépendante du pouvoir temporel, et donc hors du contrôle étatique et policier.

    La menace est elle si grande ? Il semble surtout que la réalité soit plus complexe.

    Le CNRS a très justement rappelé que le concept de l’islamo-gauchisme est un concept bancal. Il tient de la construction artificielle, du fantasme, et n’a pas de rapport avec la réalité scientifique et objective. Sans définition claire et précise, il décrit à la fois tout et à la fois rien. Il tient donc plus du slogan publicitaire que d’autre chose. Cependant, il démontre une certaine vision du monde.

    Dans l’esprit de ces héritiers de McCarthy, l’organisateur de la traque des communistes aux USA, l’université est un ennemi. En étudiant la société actuelle et en analysant les rapports sociaux, politiques, économiques et culturels en son sein, elle remet en cause -même sans que cela d’ailleurs directement son objectif- l’ordre établi.

    L’université fragilise la magnifique société d’harmonie vue par les exploiteurs les plus réactionnaires.

    Leur vision d’une société harmonieuse est une société qui fonctionne sans entraves. Une société organique dans laquelle les travailleurs et travailleuses font ce qu’on leur demande de faire. Une société dans laquelle les femmes peuvent revendiquer quelques droits, mais ne doivent pas bouleverser le « bon vieux patriarcat », dans lesquelles des valeurs traditionnelles doivent rester le référentiel de base : ordre, autorité, famille, patrie…et travail.

    Le fait de mettre en exergue le patriarcat, l’exploitation, le colonialisme et le néo-colonialisme, en sapant l’harmonie de la société, menacent l’ordre établi. Et, selon les réactionnaires, ces interstices permettent aux musulmans les plus radicaux (ceux-là même auxquels les français vendent des armes, soit dit en passant…) de pouvoir avancer leurs pions.

    De plus, ils anticipent largement les mouvement sociaux à venir.

    Nous l’avions mentionné par le passé, nous sommes dans l’œil du cyclone. La situation économique se dégrade progressivement. Macron, et ses prédécesseurs, en broyant les droits sociaux et en réduisant les salaires, fragilisent la société et en particulier les plus précaires. La pandémie, en se surajoutant à cela, accentue encore ce phénomène de paupérisation toujours plus fort.

    Demain, des luttes explosives auront lieu. Pour le pouvoir, ces luttes doivent être contrebattues par tous les moyens. Par la loi sur la sécurité globale, d’une part, mais aussi en luttant contre les idéologies révolutionnaires : en brisant les manières d’analyser la société et de trouver des moyens d’organiser les colères.

    Le gouvernement n’hésite pas non plus à les détourner, en relançant la vieille machine à haine : l’islamophobie est le racisme d’hier, maquillé, repeint, légalisé. Ses ténors sont adoubés et ont pignon sur rue. Ils vomissent leur haine en toute impunité. Ils sont le pansement de fortune d’une société en échec.

    Dans ce continuum entre les différentes lois – lois économiques et lois politiques – la lutte contre le « séparatisme » sert uniquement de prétexte. Le vrai séparatisme est celui des riches, des exploiteurs, au dessus des lois, fraudeurs, menteurs, assassins. Celui qui est ciblé par la loi éponyme est uniquement celui de miséreux cherchant des issues à leurs souffrances. Il est le reflet de la faillite du système.

    Le bout de la piste.

    Aujourd’hui, des lois comme la loi séparatismes peuvent passer avec un assentiment général. Le fond de l’affaire n’est même plus contesté, alors qu’il est éminemment contestable. Plus de la moitié des élus PCF se sont, par exemple, abstenus sur le vote de la loi séparatisme2. Dans leurs interviews, ils ont reconnu une certaine réalité à ce qui est ciblé par celle-ci. Ils se sont montrés incapables de comprendre le continuum entre ces différentes loi et le sens politique profond de celles-ci.

    Il n’est pas possible de ne pas reconnaître que les réactionnaires gagnent du terrain. «Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres» écrivait Gramsci. L’impérialisme et le capitalisme apparaissent épuisés, incapable de répondre aux besoins de la société. En s’insérant dans ses fêlures, des fanatiques de l’ordre ancien tentent de renverser la roue de l’histoire : ramener vers un passé d’ordre absolu.

    Cependant, croire que les réactionnaires hégémoniques vont combattre les réactionnaires concurrents est, au mieux de la naïveté. Croire que la dissolution de Génération Identitaire, réalisé par un des leurs, est un signe d’antifascisme, est là aussi naïf.

    La réalité est que le gouvernement accepte et soutien les réactionnaires, mais préfère les siens, son sérail, sa clique, à des agents incontrôlables. Ces monstres fanatiques ne menacent pas l’ordre des choses, mais ils sont gênants.

    Notre réponse.

    Nous n’avons, contrairement à cette propagande stupide, aucune sympathie ni affinité pour les réactionnaires religieux. Mais nous savons qu’ils ne sont qu’un épiphénomène, et qu’on ne lutte pas contre eux à coup de lois ineptes.

    Nous n’avons rien contre les croyants et les croyantes. Mais nous voulons proposer des perspectives d’unité populaire qui impliquent de lutter contre les aspects réactionnaires de la pratique religieuse. Cette lutte ne passe pas par des caricatures pipi-caca, mais par un travail de terrain, de solidarité, de développement des intérêts communs.

    Notre lutte contre le séparatisme, c’est la solidarité, l’unité, la lutte commune, la réunion des intérêts des exploités et des exploitées, des opprimés et des opprimées. C’est au travers de celle-ci que les réactionnaires seront battus et que l’égalité et la liberté gagneront.

    Le savoir scientifique, universitaire, n’est pas un ennemi dans cette lutte, mais bien un allié précieux : décrire la réalité, c’est la comprendre, la comprendre c’est pouvoir agir dessus. Et c’est pouvoir la transformer pour qu’elle devienne une autre réalité : celle d’une société sans classes ni État !

    1Toute personne connaissant l’histoire de la Ve République sait qu’il y a une savoureuse ironie dans cette phrase. Quant on songe que le premier Etat occidental à avoir reconnu la République Populaire de Chine est la France de de Gaulle, et quand on songe au fait que l’Ayatollah Khomeini était protégé en France avant 1979.

    2Et non des moindres, Fabien Roussel et Marie-Georges Buffet, par exemple. Manuéla Kéclard-Mondésir a même voté pour.

  • Conférence – 100 ans du PCF.

    Conférence – 100 ans du PCF.

    Le PCF a 100 ans.

    Le PCF a joué un rôle essentiel dans la vie politique française et dans la vie ouvrière dans son ensemble. Si aujourd’hui, il n’apparaît plus que comme une organisation secondaire, comme un vestige du passé, son histoire mérite d’être connue, étudiée, comprise, partagée. Au seuil de son centenaire, si le vénérable parti ne nous livre pas une organisation de combat, il nous livre cependant un autre trésor : celui d’une mine d’expérience. Quoiqu’on puisse penser du PCF, il nous faut regarder celle-ci, la comprendre, en tirer les éléments positifs. Nous lui sommes toutes et tous redevables, d’une manière ou d’une autre.

    Nous voulons proposer une histoire du PCF qui sorte d’une simple lecture événementielle et surplombante. Nous voulons soulever les véritables questions qui se nichent au sein de son histoire : comment il est parvenu à naître, au fil d’un long processus d’agrégation de forces.

    Comment a t-il évolué, quelles ont été les raisons de son déclin. Qu’est ce que son expérience nous apprend sur nous-même en tant qu’organisations voulant œuvrer à la construction d’un Parti.

    Nous vous donnons rendez-vous jeudi 18, à 18h30, pour aborder ces questions.

    Pour toute inscription, merci de nous contacter par mail sur Unite.communiste.lyon[@]gmail.com

  • A fronts renversés.

    A fronts renversés.

    Avant-hier, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, ont débattu. Un débat entre droite et extrême-droite en somme. Sauf que les distinctions entre les deux paraissent de plus en plus floues, de plus en plus indiscernables.

    Il paraît loin, le débat de 2017, classique, simple, entre droite libérale et droite fasciste. Le débat Darmanin – Le Pen préfigure une nouvelle phase politique pour la France.

    C’est une bataille à front renversés.

    La droite élargie contre la boutique.

    Deux trajectoires divergentes se rencontrent.

    D’une part un RN qui, finalement, peine pour trouver la stratégie gagnante. La boutique familiale, qui s’est nourrie de son rôle d’outsider, d’opposition grognante, ne parvient toujours pas à passer pour un parti d’État, capable de gouverner. Il atteint le sommet de sa formule et ne progresse plus que marginalement. Pour gagner encore quelques voix, il se dédiabolise à tout va, tout en espérant ne pas perdre son identité, pour ne pas se couper de sa base historique : les déçus, les déclassés, les perdus, les isolés… ceux qui peuvent être happés par son discours qui monte les uns contre les autres.

    A l’inverse, Darmanin incarne le rêve secret d’une partie de la droite : celui de la droite élargie, d’un nouveau Parti de l’Ordre, hégémonique du centre à l’extrême-droite, massif, immense…et sans vergogne. A l’image de celui qui l’a présenté dans ce débat.

    Cette droite, Darmanin en est le parfait avatar. A t’il la moindre idée personnelle ? La moindre conviction ? Difficile à dire. Le député Charles De Courson l’avait décrit ainsi : « c’est un opportuniste, au sens étymologique du terme. Il s’adapte aux circonstances, sans grande convictions ». Plus explicite, Christiane Taubira l’avait frappé de sa verve proverbiale : “Lorsqu’une personne est à ce point pauvre, indigente moralement, politiquement, culturellement, lorsqu’une personne est à ce point indifférente aux dégâts considérables qu’il peut produire par ses paroles qui sont des insultes, qui sont surtout des déchets même de la pensée humaine, je n’en attends rien”.

    Dans son rapport avec les autres, en particulier avec les femmes, il a tout du prédateur opportuniste. Il flaire la faiblesse, il sait l’exploiter sans la moindre once de vergogne, tout en en tirant, on ose le supposer, une fierté dominatrice.

    Dans le débat, il ne s’est pas gêné pour aller plus loin, pour être plus agressif, plus brutal dans ses propos que le RN. Le visage de Marine Le Pen, au cours de ce débat, dit tout : elle est ébahie de voir un adversaire « centriste » plus agressif et plus brutal qu’elle. Au lieu de parler du salafisme, au lieu de parler du fondamentalisme, de la radicalisation, Darmanin cible directement l’Islam, les musulmans, les musulmanes. Comparativement, Le Pen est passée pour une démocrate bon teint.

    Il n’en pense probablement pas grand-chose. Mais il sait flairer l’occasion. Il sait que ses arguments, sans cesse martelés depuis plus de vingt ans, trouvent un auditoire. Il ouvre même grand les vannes de la haine : lui, ministre de l’intérieur d’un gouvernement centriste, il avalise la haine la plus crasse, l’intolérance. Il la légitime. Il pousse tous les autres à se polariser autour d’elle.

    Et tous ceux, toutes celles, qui seront entraînés dans son sillage seront éclaboussés, pataugeront dans la même boue infâme. Telle Marie-Georges Buffet, du PCF, qui se retrouve a poser des amendements pour que les résultats d’une enquête sur les «dispenses de piscine de complaisance »… pour demander à ce que les résultats soient publics.

    La triste présidentielle :

    L’avenir se décide bientôt. Que nous le voulions ou non, la présidentielle qui se prépare sera cruciale. Son centre de gravité se dessine aujourd’hui : il sera la question musulmane. Et, autour de celle-ci, s’adjoint son compagnon d’infortune, qui lui est artificiellement amalgamé : le débat sur la sécurité.

    En dernière instance, nous pourrions même écrire que c’est l’islamo-gauchisme qui est le cœur de la prochaine présidentielle. L’islam comme paravent, mais, dans le fond, l’étranglement des classes dangereuses, l’écrasement de ceux qui veulent un avenir meilleur. Plus la crise économique s’approfondit, plus la crise politique couve.

    Finalement, le « barrage » contre le RN est devenu une synthèse. Le fait que le programme économique, politique, social de l’extrême-droite soit déjà au pouvoir montre une chose : ce qui est déterminant, ce sont les intérêts des exploiteurs. Ils donnent le ton, dictent leur loi. Le durcissement de la politique est simplement une manière de le faire accepter à une population qui n’en peut plus, qui n’en veut plus.

    Même la gauche réformiste, inoffensive, est absente. Elle ne parvient pas à imposer sa présence sur les plateaux de télévision et dans les médias. Et quand elle parvient à le faire, elle est quasiment inaudible. Elle ne parvient pas à marquer de points notables.

    Le spectre du communisme.

    Dans ce débat, au lieu d’être le spectre, l’esprit frappeur, mentionné par Marx, le communisme est un bien fade fantôme. La situation actuelle est pourtant prévisible. Dès avant 2017, nous déclarions que la victoire au centre obligerait à un affrontement brutal lors des prochaines élections. Aujourd’hui, nous voilà dans l’antichambre de la catastrophe. Le quatre années qui viennent de s’écouler ont permis un relatif développement des organisations communistes. Mais l’étape supérieure, celle qui permet un vrai bond qualitatif, qui réunisse les forces qui veulent se battre, n’a pas été franchie.

    L’année qui s’écoule doit être sous le signe du travail commun, de l’unité, de la volonté d’unification. Nous en faisons notre Delenda Carthago1, notre mantra, notre obsession. Nous sommes en face de nos responsabilités, en tant que communistes, en tant qu’antifascistes, en tant que militantes et militants. Nous ne pouvons nous en défausser sur d’autres. Notre faiblesse est de notre faute, intégralement.

    Ne laissons pas notre pays devenir une terre fasciste, que ce soit sous la férule d’un RN ou d’un candidat d’une coalition répugnante. A nous de faire porter le débat ailleurs. A nous de sortir de jeux truqués, qui ne visent qu’à choisir qui sera l’administrateur de la dictature des exploiteurs.

    Nous avons la possibilité de réclamer la notre fraction du pouvoir réel. Nous l’avons vu dans les AG de Gilets Jaunes. Ces embryons de démocratie populaire existent. A eux de devenir le véritable pouvoir ! A eux d’être l’opposition extra-parlementaire !

    1Delenda Carthago est une locution latine traditionnellement attribuée à Caton l’Ancien, mort en 149 av. J.-C., qui signifie « Il faut détruire Carthage ! ». Selon la tradition, Caton l’Ancien prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat romain, quel qu’en fût le sujet. (Source, Wikipédia)

  • Commémoration pour Ilan Halimi : 15 ans déjà.

    Commémoration pour Ilan Halimi : 15 ans déjà.

    Rassemblement contre les crimes antisémites et tous les actes racistes.

    Ne pouvant pas être présents et présentes, nous avons choisi de ne pas apposer de signature fantôme. Cependant, la lutte contre l’antisémitisme constitue un point non-négociable de notre programme minimal.

    Nous condamnons tout autant les actes antisémites que la rhétorique qui les alimente. Souvent, les Juifs et les Juives ont été utilisés comme des victimes expiatoires, des boucs-émissaires, des diversions. Les pogroms d’hier ou le négationnisme d’aujourd’hui sont tout autant de moyens utilisés pour détourner la colère populaire. Pour se protéger, les exploiteurs et les bourreaux trouvent des stratagèmes, dont celui du racisme.

    Pour autant, nous considérons que certains défenseurs autoproclamés sont de faux alliés. Manuel Valls, par exemple, s’est emparé de cette question, puisant d’ailleurs allégrement dans un inconscient antisémite. De même, l’État d’Israël, par sa politique, prend en otage les Juifs et les Juives en imposant un positionnement par rapport à sa politique d’État.

    Nous pensons qu’il faut lutter sans relâche contre l’antisémitisme et contre le racisme sous toutes ses formes et sous toutes ses expressions. A nos yeux, le remède ne peut se situer que dans l’unité populaire, le front commun contre les bourreaux communs : les exploiteurs capitalistes.

    Le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes, Juives et Juifs Révolutionnaires, Mémorial 98 et le Collectif des Juifves VNR appellent à une commémoration pour Ilan Halimi, assassiné il y a 15 ans.

    Rassemblement contre les crimes antisémites et tous les actes racistes. Dimanche 14 Février – 14h – Jardin Ilan Halimi, 54 rue de Fécamp, 75012

    Il y a 15 ans, Ilan Halimi était kidnappé, séquestré, torturé et assassiné parce que Juif. Il était retrouvé le 13 février agonisant sur les rails du RER C. Ilan manque à sa famille et à ses proches. Et nous ne l’oublierons jamais. Ce sont les stéréotypes antisémites les plus anciens qui ont mené à son assassinat : les Juifs seraient riches et maniganceraient dans l’ombre. Depuis 2006, de l’école Ozar Hatorah à Toulouse jusqu’à l’Hypercacher de la Porte de Vincennes, onze hommes, femmes, enfants ou personnes âgées ont été tuées en France parce que Juives.

    Les actes antisémites et les violences racistes sont en augmentation, ici et ailleurs dans le monde. Les vingt-quatre jours qui ont amené à la mort tragique d’Ilan Halimi nous obligent à une détermination sans faille contre l’antisémitisme et contre toute forme de racisme. C’est pourquoi le dimanche 14 février à 14h nous appelons, en sa mémoire, ainsi qu’à celle de toutes les victimes de crimes antisémites et racistes, à un rassemblement au jardin Ilan Halimi, 54 rue de Fécamp. Nous demandons explicitement qu’aucun drapeau national ne soit brandi, afin de ne pas détourner le sens de cette commémoration.

    A l’appel de :

    Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes, Juives et Juifs révolutionnaires, Mémorial 98, Collectif des Juifves VNR

    Avec le soutien d’organisations juives, de lutte contre l’antisémitisme et d’organisations antiracistes: Ayeka, Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE), Une Autre Voix Juive (UAJV), Comité Adama Traoré, Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), Collectif Nta Rajel, Association Ibuka, Collectif Golema, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), SOS Racisme, QTPOC autonomes Confédération Générale du Travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Solidaires Étudiant-e-s, la FIDL, Union Départementale des Syndicats CGT de Paris, L’UNEF (l’Union Nationale des Etudiants de France) Vigilance Informations Syndicales Antifascistes (VISA), CNT STE75 et Sup-recherche région parisienne,

    Ensemble, Fédération Anarchiste (FA), Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche (PG), Union Communiste Libertaire (UCL), Parti Communiste Français (PCF), La France Insoumise (LFI), Attac France, Action révolutionnaire LGBQTI, Collectif Ecolo-Libertaire Anti-fasciste & Féministe (ELAfF), Collectif Irrécupérables, Collectif féministe révolutionnaire (CFR), Collectif Paris Queer Antifa, Collectif Agitations, Editions syndicalistes, IPAM/CEDETIM, Jeune Garde, La Horde, Collectif Jaggernaut (revue), Les Amis de La Révolution Prolétarienne (revue), SIAMO, Séminaire ETAPE, Transgrrrls, RESOME, Aplutsoc – Arguments Pour la Lutte Sociale, PEPS ( Pour une Ecologie Populaire et Sociale), Fondation Copernic

    Nous appelons sur place à un respect strict des mesures sanitaires : port du masque, respect des gestes barrières et distanciation physique seront de rigueur.

    A lire sur ce sujet :

    https://unitecommuniste.com/france/halte-a-linstrumentalisation-de-la-lutte-contre-lantisemitisme/
  • Solidarité avec les Philippines !

    Solidarité avec les Philippines !

    28 janvier 2021

    Solidarité contre la vague brutale de répression anticommuniste aux Philippines

    Depuis 52 ans, le mouvement révolutionnaire aux Philippines, sous la direction du Parti communiste des Philippines (CPP), mène la lutte justifiée pour la libération nationale et sociale. Le régime fascisant de Duterte aux Philippines agit contre lui avec une terreur croissante, en qualifiant de « terroristes » les organisations de libération et leurs représentants et en les diffamant, en assassinant des représentants de premier plan, en tuant et en persécutant les militants des mouvements pour les droits de l’homme, des femmes et des jeunes ainsi que des syndicats. Avec des méthodes de terreur et une fascisation croissante de l’appareil d’État, le régime Duterte veut réprimer le déclenchement d’une crise qui touche la société dans son ensemble. Mais aux Philippines aussi, la crise économique et financière mondiale s’intensifie en corrélation avec la crise du coronavirus, et la recherche d’une véritable alternative sociale par les masses ne cesse de s’accroître.

    La diffamation de la lutte de libération en tant que terroriste est anticommuniste et criminalise les cinq décennies de lutte de libération aux Philippines et la résistance armée du peuple philippin.

    Duterte a commencé son règne en déclarant une prétendue guerre aux drogues, ce qui a conduit, sous ce drapeau trompeur, à plus de 30 000 meurtres illégaux et à des dizaines de milliers d’autres arrestations. Par ces méthodes contre-révolutionnaires le gouvernement Duterte tente de réprimer le mouvement de libération et de le faire taire. Juste avant la fin de l’année 2020, neuf militants indigènes ont été assassinés de manière coordonnée et sanguinaire dans la ville de Capiz, sept syndicalistes ont été arrêtés. Au début de son mandat, il a très tôt annoncé qu’il organiserait des négociations de paix avec le NDFP, mais ceux-ci ont été abandonnées en 2017 et, à la place, on a commencé à tuer les communistes en masse. Il est très urgent de renforcer la solidarité internationale contre cette répression anticommuniste agressive.

    • L’ICOR condamne le dénigrement anticommuniste de la lutte de libération des Philippines, du CPP et du NDFP, comme étant terroriste.
    • Elle exige du gouvernement philippin qu’il cesse de violer le droit international et de réprimer la lutte de libération !
    • Elle exige la mise hors la loi internationale du régime Duterte et
    • que les organisations CPP et NPA (New Peoples Army) soient retirées des listes de terroristes des États-Unis, de l’UE, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni.
    • Reprise des négociations de paix entre le gouvernement philippin et le NDFP.
    • La solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte du peuple philippin pour la libération nationale et sociale est nécessaire !

    Signataires (en date du 02/02 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    4. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    5. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    6. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    7. PCT Parti Comuniste du Togo
    8. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    9. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    10. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    11. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    12. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    13. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    14. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    15. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    16. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    17. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    18. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    19. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    20. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    21. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    22. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    23. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    24. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    25. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    26. RMP Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    27. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    28. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    29. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    30. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    31. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    32. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    33. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    34. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    35. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Appel de l’ICOR – Célébrons la Commune !

    Appel de l’ICOR – Célébrons la Commune !

    La Conférence continentale de l’ICOR Europe début 2020, sur proposition de ses organisations membres en France Unité Communiste et Union prolétarienne Marxiste- Léniniste, a décidé à l’unanimité de mener une campagne pour célébrer les 150 ans de la Commune de Paris.

    Cet anniversaire, pour nous, n’est pas une chose morte, un fétiche. Nous disons avec Karl Marx : « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle », débarrassée de la dictature des exploiteurs, des capitalistes, des fossoyeurs du progrès humain. Ceci est d’une importance particulière face à des crises touchant toute la société. Elles surgissent dans quelques pays et montrent que les masses cherchent des alternatives.

    La Commune de Paris fut un éclair, flamboyant, puissant, le jaillissement violent de la souffrance, de la colère et de l’espoir du peuple parisien. Elle fut brève mais comme un météore, entre le 18 mars au 28 mai 1871. Elle n’en a pas moins formé un point de rupture, que les révolutionnaires avaient su saisir pour créer leur propre ordre. Un ordre de justice, de démocratie, de liberté, d’égalité et de paix. La Commune de Paris fût une onde de choc qui, après les révolutions de 1830 et de 1848, ne recherchait plus seulement la liberté bourgeoise, mais bien une étape nouvelle, une étape socialiste et internationaliste.

    La Commune de Paris est un exemple brillant pour une alternative fondamentale de société au capitalisme et au système impérialiste mondial secoués par des crises.

    – La Commune de Paris a créé le premier gouvernement d’ouvriers et d’ouvrières, la première dictature du prolétariat. Elle a développé dans le combat des règles et des caractéristiques importantes de cette démocratie des ouvriers et des ouvrières et du peuple. Elle a servi d’exemple aux révolutionnaires du 20ème siècle. Mais la Commune de Paris a été encore trop hésitante dans l’oppression des oppresseurs et des ennemis de la révolution et de leur base comme la banque de France.

    – La Commune de Paris a démontré la nécessité de renverser le capitalisme par une révolution socialiste. L’État bourgeois ne peut être utilisé ou réformé simplement. Marx et Engels ont tiré la leçon : les révolutionnaires doivent le démanteler.

    – La Commune de Paris a montré la nécessité impérative d’une organisation forte, clairvoyante, unifiée et résolue, pour obtenir et pour assurer la victoire. Ceci a été et est toujours un débat entre s’organiser ou compter sur le cours spontané de l’Histoire. L’absence de direction communiste claire a été une des raisons du démantèlement rapide de la Commune de Paris par la bourgeoisie après 72 jours.

    – Enfin, la Commune a confirmé la nécessité de l’internationalisme prolétarien pour une solidarité étroite des révolutions futures: ennemies, les puissances française et prussienne n’en ont pas moins mis de côté leurs différents pour écraser la tempête révolutionnaire de la Commune. Puisque la commune a représentée une menace pour le capitalisme, l’impérialisme naissant et les anciens royaumes autoritaires en Europe. Dans l’avenir, les États socialistes du monde vont créer l’étape transitoire vers une société sans classes, le communisme.

    Aujourd’hui, lors des multiples crises du système impérialiste mondial, la dictature bourgeoise montre de plus en plus ouvertement qu’elle porte le fascisme. La classe dominante cherche à maintenir son système dépassé encore une fois par le fascisme et dans la guerre. Dans cette situation, notre campagne doit être un « éclair » : un État ouvrier et socialiste, la dictature du prolétariat sont l’alternative brillante à un système capitaliste dépassé et pourri. Aujourd’hui, les conditions pour cet État ouvrier et ouvrière sont plus mûres que jamais.

    Les organisations de l’ICOR en Europe prennent l’initiative en 2021:

    • Nous organisons des activités attractives, fières et bien visibles dans nos pays respectifs, liées à l’actualité. Combattons l’anticommunisme sous toutes ses formes – Vive la Commune !
    • Renforçons nos organisations et l’ICOR par de nouveaux camarades et organisations ! Renforçons notre coopération ! L’importance de l’ICOR grandit pour coordonner les luttes et pour les orienter vers la solution révolutionnaire aux multiples crises.
    • Retrouvons-nous en mai 2021 à Paris avec des délégations pour mettre en commun nos forces, nos messages, talents et initiatives pour un week-end digne de la Commune.
    • Une campagne de souscription servira de financer la campagne dans le but de renforcer l’ICOR. Chaque organisation membre, chaque Ami.e de l’ICOR devrait se fixer un objectif financier dans ce sens.
    • Notre campagne se déroulera, dans tous ses aspects, sous des conditions sanitaires correctes et sera adaptée à l’évolution de la crise sanitaire.

    Organisons-nous pour la révolution prolétarienne ! En avant avec l’ICOR !

    Vive la Commune (1871) !

    Signataires (en date du 29/01 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    3. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    4. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    5. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    6. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    7. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    8. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    9. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    10. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    11. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    12. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    13. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    14. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    15. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

  • La politique du pire. – Communiqué UC.

    La politique du pire. – Communiqué UC.

    Communiqué de l’Unité Communiste sur la politique sanitaire.

    Nous avons été surpris, comme beaucoup, de la décision du gouvernement. Elle apparaît comme contraire à la logique et comme contraire aux pronostics des épidémiologistes1. Nous en prenons acte, tout en considérant que ce choix peut être lourd de conséquences.

    Le gouvernement a établi une équation compliquée : elle mêle questions économiques, acceptation des mesures sanitaires renforcées, données épidémiologiques, et… préparation des élections. Le poids de ce dernier point demeure une inconnue. Il ne fait aucun doute, cependant, que l’approche des élections va devenir un poids sans cesse croissant dans les processus de prises de décision. Au cœur de la pandémie, chacun tente de tirer son épingle du jeu, avec des rhétoriques plus ou moins douteuses.

    Nous avons tendance à penser qu’un nouveau confinement paraît inéluctable. L’appel à la responsabilité collective ne servant, en dernière instance, qu’à infantiliser davantage la population, et à lui faire assumer un nouveau confinement. Elle sert aussi à faire oublier que les contaminations sont principalement issues des milieux scolaires, des lieux de travail et des transports. Avant toutes choses, c’est la part subie de l’activité humaine qui contamine, bien au-delà de la part choisie.

    Une dynamique inquiétante.

    La dynamique actuelle en France est inquiétante. Les contaminations n’augmente que peu, mais maintiennent une pression constante sur des hôpitaux usés, épuisés, sur un personnel à bout. Cette pression constante signifie une mortalité toujours importante, de l’ordre de 400 décès quotidiens. Elle signifie également que la marge de manœuvre des hôpitaux sera extrêmement faible lorsque les choses s’envenimeront. De plus, il reste l’inconnue des virus mutants et de leurs effets.

    Nous avons la désagréable impression que l’éventualité d’un scénario catastrophe n’est pas pris en compte. L’hypothèse d’une épidémie submergeant les capacités de réaction et de soin étant ingérable paraissant ingérable, à quoi bon le prendre en compte ? Cette politique de l’autruche, non seulement irrite, mais tue. Combien de personnalités politiques sont en train de perdre définitivement toute crédibilité ?

    La course contre la montre.

    Une course contre la montre s’engage entre la campagne de vaccination – campagne dans laquelle la France n’a guère brillé – et la progression de l’épidémie. En fin de compte, celle-ci sera très probablement terrassée. Mais à quel prix ? A vouloir, encore et toujours, des demi-mesures, des semi-solutions, des relâches prématurées, une addition terrible se constitue.

    Nous n’oublierons pas cette pandémie. Nous n’oublierons pas comment elle a révélé la médiocrité de notre système de santé, sa fragilité, sa vulnérabilité. Nous n’oublierons pas les mensonges, les incompétences, les lâchetés. Nous n’oublierons pas non plus que cette pandémie n’est pas un événement isolé, mais qu’elle s’intègre dans un dangereux processus : celui de la destruction de l’environnement et de la vulnérabilisation de l’humanité.

    D’autres voies sont possible que ce chemin vers une dystopie continuelle. Ces autres voies sont praticables, mais elles demandent une transformation de fond en comble de l’organisation des pouvoirs. Puisque nous ne pouvons compter sur les valets des exploiteurs pour nous diriger, dirigeons-nous nous même !

    1Il nous apparaît important de distinguer les virologues (étude des virus) des épidémiologistes (étude des épidémies). Le Dr Raoult est un virologue compétent, mais il a montré son absence totale de connaissance en épidémiologie. Il s’est trompé avec une telle régularité d’horloge que cela en devient proverbial.

  • Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

    Webinaire international : 200e anniversaire de Engels.

    Le samedi 13 février, la Coordination Internationale des Organisations et partis Révolutionnaires (ICOR), dont nous sommes membres, organise un webinaire (séminaire en ligne) à l’occasion du bicentenaire de la naissance du théoricien et militant communiste Friedrich Engels.

    Ce webinaire sera sous la forme d’une présentation-débat sur sa lutte, son œuvre, son apport au mouvement révolutionnaire et de ses enseignements pour ce dernier. Il sera notamment animé par Sanjay Singhvi, membre du CPI(ML) Red-Star d’Inde.

    Engels est un pilier bien trop peu connu du marxisme. Il est souvent remisé à un rôle de second couteau, occulté par Karl Marx. Pourtant, son œuvre reste encore d’actualité et mérite d’être connue et reconnue.

    Ce Webinaire est pour nous tous l’occasion de revenir sur Friedrich Engels et d’approfondir la compréhension que nous avons de son travail. Cela nous permet de voir, à travers ses combat et ses réflexions toute la pertinence de ses enseignements. Engels a influencé autant l’histoire, la politique, la lutte des classes, les mouvements révolutionnaire, les sciences sociales…

    Evènement international, ce webinaire offre également l’opportunité de pouvoir élargir nos horizons respectifs. Cela permet de découvrir d’autres expériences, d’autres regards, d’autres compréhension de l’histoire des luttes.

    Elle aura lieu à 14 h GMT + 1 (fuseau horaire de Paris.), pout toute inscription, passez par nous ou directement par la coordination, en particulier pour les questions relatives aux traductions.

    Vous pouvez également consulter le film réalisé par le MLPD et traduit en Français :

  • La plus grande grève de l’histoire.

    La plus grande grève de l’histoire.

    Communique ICOR – 22 janvier 2021.

    Vive la lutte des paysans, des travailleurs et des ouvriers de l’Inde.

    Nous soutenons la protestation permanente des agriculteurs et autres travailleurs indiens. Rassemblés par dizaines de milliers dans le froid de l’hiver, campant en plein air, les agriculteurs s’opposent à trois lois qui ont été adoptées de façon anticonstitutionnelle au Parlement sous l’égide du BJP, le parti au pouvoir qui soutient le fascisme hindouiste.

    Le Covid : un catalyseur.

    Le Covid a mis en évidence la fragilité du système capitaliste mondial. Partout, les gens sont désespérés de trouver du travail et des revenus. Partout dans le monde, des gens meurent, non seulement à cause de la pandémie directement, mais aussi à cause du stress économique causé par les politiques capitalistes en arrière-plan de la pandémie. Les seules personnes qui ont tiré des bénéfices massifs de cette pandémie sont les grandes entreprises.

    Apple, Tesla, Amazon, etc. ont vu leurs actions atteindre des sommets sans précédent alors que le niveau de chômage dans le monde entier a également augmenté. Malgré cela, de nombreux gouvernements considèrent que le seul soulagement pour leur économie est de continuer à mettre en œuvre et à intensifier les politiques capitalistes en accordant des allocations et des concessions massives aux employeurs.

    En Inde également, le gouvernement, sous le couvert du covid, a décidé de réduire davantage les droits des travailleurs, des agriculteurs et des autres travailleurs par diverses politiques. Les quatre codes du travail, les trois lois sur les agriculteurs, la loi sur l’électricité et d’autres lois qui vont encore accroître la détresse économique des masses laborieuses tout en enrichissant les grandes entreprises ne sont pas les moindres.

    Le gouvernement Modi à l’attaque.

    Les codes du travail ont d’abord été introduits au nom de la consolidation d’un nombre important de lois sur le travail. Cependant, en réalité, ils autorisent le « travail à durée déterminée » (alors que, auparavant, les travailleurs avaient droit à la permanence et à la protection contre les licenciements arbitraires, les réductions d’effectifs et les fermetures à l’issue de 240 jours de service continu). Ils autorisent également le règlement individuel des conflits par les travailleurs, en contournant les syndicats, et autorisent les licenciements, les réductions d’effectifs et les fermetures dans tous les établissements de moins de 300 travailleurs (contre 100 auparavant).

    Ils ont rendu les grèves légales impossibles et réduit les protections déjà maigres accordées aux travailleurs contractuels en les limitant aux établissements employant plus de 50 travailleurs contractuels (contre 20 auparavant). En outre, de nombreuses grandes entreprises d’État comme Air India, BPCL (Bharat Petroleum Corporation Ltd), les usines d’ordonnances militaires, de nombreuses banques d’État, etc. sont en cours de privatisation. Tous les syndicats et fédérations centrales se sont opposés à ces mesures et sont en train de lutter contre elles.

    Le même jour de septembre où les quatre codes du travail ont été adoptés, le parti au pouvoir a également adopté trois projets de loi sur les agriculteurs. Ces projets de loi ont supprimé la protection accordée aux agriculteurs (comme le fait que le gouvernement a fixé un « prix de soutien minimum » pour les produits, qu’il n’autorise la commercialisation des produits agricoles que dans les comités de commercialisation des produits agricoles (APMC) où la pesée et le prix sont contrôlés, qu’il n’autorise les contrats de vente de terres agricoles que dans certaines conditions, etc.

    L’argument du gouvernement est que toutes ces mesures ne constituaient que des restrictions au droit de chaque agriculteur de conclure des contrats pour lui-même. En réalité, il s’agit de protections contre l’exploitation des agriculteurs et contre l’esclavage contractuel.

    La paysannerie indienne dans le collimateur.

    Dans un pays comme l’Inde, où les personnes possédant ne serait-ce que 10 hectares ou plus sont considérées comme de riches agriculteurs et où la superficie moyenne des terres détenues est à peine d’un hectare, de telles lois sont désastreuses. En bref, ces lois visent à asservir les agriculteurs aux grandes entreprises autant que les codes du travail visent à asservir les travailleurs. De même, la nouvelle loi sur l’électricité démantèle l’ensemble du système d’électrification protecteur en vigueur en Inde et confie le secteur de l’électricité à des acteurs privés.

    Toutes ces lois sont également clairement anticonstitutionnelles. Par exemple, la structure fédérale de l’Inde exige que les lois sur l’agriculture ne soient adoptées que par les gouvernements des États. En utilisant une faille dans d’autres entrées, le Parlement central cherche maintenant à faire ces lois. De même, l’Inde est signataire des résolutions de l’OIT appelant à une consultation tripartite (travailleurs, employeurs et gouvernement) pour apporter des modifications à certains droits du travail. Ces droits ont clairement été violés. On cherche également à restreindre les droits des États et le gouvernement central cherche à s’approprier tout le pouvoir.

    Dans cette situation, les travailleurs et les agriculteurs ont protesté. Après une série de journées de protestation dans l’atmosphère du Covid-19, dans le respect des restrictions en matière de distanciation sociale, de masques et d’assainissement, le 26 novembre a été marqué par une grève massive dans tout le pays. Les syndicats sont toujours en mode de protestation et ont fait le vœu de se joindre aux protestations des agriculteurs.

    La lutte !

    Mais c’est la protestation des agriculteurs qui a coupé le souffle. Des centaines de milliers d’agriculteurs sont descendus à Delhi depuis diverses régions du pays et ont assiégé la capitale nationale. Ils continuent à venir en bus et en tracteurs et à camper aux frontières de Delhi. De nombreux programmes de protestation sont prévus.

    Le 13 janvier sera la journée de l’incinération des nouvelles lois sur l’agriculture et des codes du travail. Le 16 janvier sera le jour des protestations des minorités dans tout le pays, qui comprendront également des protestations contre la nouvelle loi de 2019 sur la citoyenneté, qui est ouvertement discriminatoire à l’égard des musulmans.

    Le 18 janvier sera une journée de solidarité des femmes avec les agriculteurs qui protestent. Le point culminant sera le 26 janvier, qui sera célébré comme le Jour de la République de l’Inde avec un grand défilé à Delhi et dans les capitales des États. Les paysans ont lancé un appel à défiler à Delhi après le défilé du jour de la République afin d’organiser leur propre défilé au cœur de Delhi. De tels défilés auront également lieu dans toutes les capitales des États.

    En préparation de cette manifestation, des manifestations de protestation auront lieu dans toutes les capitales des États à partir du 23 janvier. Tous les syndicats, à l’exception de ceux qui sont directement contrôlés par le parti au pouvoir, ont appelé à soutenir ces manifestations. Une épreuve de force est en vue. La lutte n’est pas seulement pour les droits des travailleurs et des agriculteurs, mais aussi pour l’essence même de la démocratie et pour préserver les droits des masses populaires indiennes contre les entreprises nationales et internationales en maraude.

    Un seul monde : un seul front !

    Nous appelons toutes les forces démocratiques du monde entier à soutenir ce mouvement. C’est la tâche de toutes ces forces démocratiques dans un monde qui est de plus en plus en proie au fascisme encouragé par l’impérialisme. Nous souhaitons le plus grand succès à la lutte des travailleurs et des agriculteurs de l’Inde.


    Pour le travail, la terre, la liberté, la démocratie et le socialisme !



    Signataires (à partir du 22 janvier 2021, autres signataires possibles) :

    1. PCPCI Parti Communiste Prolétarien de Côte d’Ivoire (Proletarian Communist Party of Ivory Coast)
    2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    4. Parti communiste du Kenya (CPK)
    5. MMLPL Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
    6. CPSA (ML) Parti communiste d’Afrique du Sud (marxiste-léniniste)
    7. PCT Parti Comuniste du Togo
    8. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    9. MLOA Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan
    10. Parti communiste du Bangladesh (CPB)
    11. CPI (ML) Red Star Parti communiste de l’Inde (marxiste-léniniste) Red Star
    12. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal
    13. NDMLP Parti marxiste-léniniste néo-démocrate, Sri Lanka
    14. CPA/ML Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    15. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie-Herzégovine)
    17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    18. UC Unité Communiste, France
    19. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchevique (Kurdistan du Nord-Turquie))
    21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation communiste du Luxembourg)
    22. RM Rode Morgen (Red Dawn), Pays-Bas
    23. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    25. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti des travailleurs tchécoslovaques), République tchèque
    26. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti communiste léniniste marxiste Turquie / Kurdistan)
    27. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement de la classe ouvrière), Ukraine
    28. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste paraguayen (indépendant))
    30. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc Démocratique Populaire), Pérou
    31. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République dominicaine
    32. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti communiste révolutionnaire de l’Uruguay)


  • Résolution sur l’intensification du conflit entre la Grèce et la Turquie

    Résolution sur l’intensification du conflit entre la Grèce et la Turquie

    Communiqué de l’ICOR

    Les affrontements des navires de guerre grecs et turcs de ces dernières semaines montrent
    que leurs gouvernements ne reculent pas devant la guerre dans la lutte pour le contrôle des réserves de gaz naturel en Méditerranée orientale. L’État fasciste turc, qui assume de plus en plus le rôle de fer de lance de la contre-révolution dans la région, déclare depuis longtemps ouvertement sa volonté d’explorer les réserves de gaz et toutes les autres ressources maritimes de la Méditerranée, tout comme les autres États riverains. Bien que les ressources minérales soient en jeu, ce conflit est également l’expression de l’aspiration générale à étendre leurs sphères de pouvoir et d’influence (politique, économique, géostratégique).

    Depuis la découverte de gisements de pétrole et de gaz naturel dans la région, tous les pays riverains de la zone tentent d’étendre leur territoire maritime au détriment des autres. Des alliances temporaires sont forgées contre d’autres. Les pays impérialistes, qui n’ont aucune frontière maritime dans cette zone, sont fortement impliqués. Ils alimentent les conflits entre les États riverains, actuellement entre la Turquie et la Grèce. Alors qu’ils mènent essentiellement une politique belliciste, ils se font hypocritement passer pour des agents de la paix ! Même si la situation est atténuée pendant un certain temps, le conflit n’est pas résolu, mais continue de couver et peut à tout moment dégénérer à nouveau !

    Le conflit constitue une réelle menace de guerre, contre laquelle les masses laborieuses doivent lutter. En raison notamment de l’implication de l’UE et de l’OTAN, un conflit militaire – et son escalade à ce jour – aurait immédiatement aussi une dimension mondiale et constituerait une menace sérieuse pour la paix mondiale.

    Lénine exige : « Le prolétariat lutte contre la guerre et luttera toujours contre elle sans relâche, sans jamais oublier un seul instant que la guerre ne peut être abolie qu’avec l’abolition complète de la division de la société en classes » (Lénine « Le capital européen et l’autocratie »).

    La résolution de l’ICOR du 6 août et du 1er septembre (Journée anti-guerre) lance cet appel : « Combattre l’impérialisme, et mettre fin aux provocations militaires et aux exercices de guerre dans le monde entier !

    Dans cette situation, il est particulièrement important que nous, révolutionnaires et internationalistes prolétarien.nes, nous positionnions ensemble par delà les frontières nationales, contre toute agression impérialiste et formions un front uni, en Turquie comme en Grèce, contre les bellicistes et leurs partisans. L’internationalisme prolétarien signifie : pas de soutien aux politiques prédatrices du gouvernement et des dirigeants respectifs en Turquie comme en Grèce ; il n’y a pas de guerre « juste » menée pour les intérêts impérialistes. Nous le savons : Dans une guerre injuste, l’ennemi principal se trouve dans votre propre pays !

    Les travailleurs et les masses en Turquie comme en Grèce tendent la main dans la lutte pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Signataires (en date du 22/1/2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    3. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    4. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
    5. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    6. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    7. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    8. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    9. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    10. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    11. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    12. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    13. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    14. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine